Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

le Mar 20 Fév - 19:18



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
La soirée n'est pas terminée, malgré son cœur chargé en émotions et tensions diverses. Tout ça pour ça. L'Archonte toujours en vie, Marianis aussi malheureusement, mais son paternel n'est plus qu'une carcasse décomposée étalée au milieu d'autres ensanglantées. Le fier patriarche Pavus n'est même plus reconnaissable. Une cérémonie aura bien lieu mais pour l'heure les jumeaux n'ont pas de temps à perdre. Nero invite sa sœur à le suivre jusqu'à sa demeure en Minrathie où une rébellion d'esclave est à coup sûr en train de s'effectuer, puis enfin leur chemin continuera chez Nerva ainsi que la demeure familiale qui se trouvent tous deux à Qarinus. Peut-être Nero ne dormira-il pas cette nuit, quitte à avoir des cernes grosses comme ça le lendemain, mais d'un autre côté il lui est impossible de trouver le sommeil dans cet état. C'est probablement la même chose pour Nerva. Avoir été dupés de la sorte lui laisse une amertume horrible et il se doute que si la réunion importante au Magisterium demain ne sera pas de tout repos, elle ne lèvera sûrement pas le voile sur tout ce qui s'est déroulé.

« Je leur arracherais leurs membres un par un, lentement. Si jamais ils ont osé toucher à Aedan... Comment tu te sens ? » D'un simple regard ils parviennent à comprendre ce qui se trame chez l'autre, peut-être est-ce pour cette raison qu'ils n'ont pas encore abordé le sujet de la mort de leur père. Une chose à la fois non ? La blessure est encore grande ouverte, tout est à vif, même Nero ne sait pas si il réalise complètement. Pour une fois qu'il n'a eu aucun contrôle sur la situation, ni l'impression de pouvoir changer les événements. Au moins pourra-il, avec sa jumelle, satisfaire ses nerfs sur ces maudits traîtres, ces maudits esclaves.

Quand ils débarquent, c'est en plein milieu d'une révolte. Quelques cadavres reposent déjà à terre mais ce sont ceux des larbins les plus courageux - ou suicidaires. Très vite Nero découvre sa femme qui malgré sa grossesse, n'a rien perdu de ses aptitudes magiques et le démontre très bien. Son fils est quant à lui sauf, si on ôte des tâches de sang ayant giclé sur son faciès. Il constate dans son regard une frustration certaine, faute de ne pas avoir encore développé ses dons, ainsi qu'une haine qui se pose sur les esclaves restant qui déposent leurs armes. Implorent à nouveau pitié, particulièrement ceux qui restés en arrière, clament ne rien à voir là dedans. Foutaises. Nero s'occupe déjà de Jezabel qu'il préserve pour son enfant à venir, l'accompagnant dans une pièce saine et propre avec Aedan qui est intimé de veiller sur elle le temps de la purge à faire. Oh que le bambin aimerait au moins regarder son père et sa tante se charger de ces larbins mais malheureusement, ce n'est pas en option cette fois-ci.

Voilà que Nero retourne auprès de Nerva, un sourire mauvais qui se dessine progressivement. Les esclaves encore en vie sont rassemblés dans le salon, à genoux. Que la purge commence, non ? « A nous, maintenant. »
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Mer 21 Fév - 22:26



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
La mort dans l’âme, la veuve ne sait plus ce qu’elle doit croire, doit voir. Ses paupières menacent de se fermer sur le monde tellement elle le trouve laid, ridicule. Mais dès qu’elle ferme l’oeil, qu’un infime clignement vient tomber sur sa rétine, c’est son visage mort, décomposé, hanté qui vient la frapper, tel un martèlement psychologique qui menaçait de l’accompagner des jour, des mois durant. Le pater était mort. C’était une réalité auquel elle devait faire face, mais pas maintenant. Toute son attention, toute sa force s’élançait envers son jumeau qu’elle ne quittait pas du regard, dont la distance ne manquait pas de la faire frissonner de peur. Et si lui aussi disparaissait tout aussi ridiculement, sans grande mise en scène, juste comme ça, pathétique petit homme dans un monde ou, au final, aucune tête n’avait d’importance. Petites fourmis sous la lunette d’un oeil pervers, amusé par leurs petites mises en scènes.

Presque comme une ombre, elle suit les pas de Nero, décidée à abattre son courroux sur n’importe quoi, n’importe qui, mais surtout sur les responsables directe de ce qu’elle venait de subir. La peau porcelaine encore masquée de quelques gouttes écarlates, elle s’était félicitée d’avoir porter le noir pour cette réunion pernicieuse. Lorsqu’il profère ses menaces, elle hoche du chef, toujours coincée dans ce mutisme qui ne semble pas vouloir la quitter de sitôt. Ses mots semblent bloquer dans sa gorge, comme une boule de poison qu’elle n’était pas prête à déverser. Elle devait garder ses objectifs en tête, soit, ne pas quitter Nero, et faire payer quelconque esclave oserait poser les yeux sur elle. Puis elle pense à son neveu, à sa belle-soeur...À sa bâtarde. Mais elle aura beau se forcer, c’est Nero qui prend toute la place, sans équivoque. Elle a bien une pensée pour l’Esclavagiste Vittoria, mais il n’est pas de ceux qui ont besoin de sa protection. ‘’Je me sens...Faustus. Il est partie sans rien dire.’’ Elle s’inquiète lorsque le visage de son cousin vient flotter dans sa mémoire. Elle l’a vu partir rapidement avec son frère, sans un mot, sans même un regard, et une boule d'inquiétude vient se former en son sein. Elle attrape la main de Nero, le fait s’arrêter, le temps de comprendre, de respirer une ou deux fois, de le regarder dans les yeux.

Mais les rumeurs de la révolte dans la demeure de son frère capte son attention, la détourne de son visage rassurant. Elle le lâche, entame une marche déterminée vers les escaliers que ses talons frappent violemment. Elle entre comme si elle était chez elle, son jumeau la suivant de près, de très près, comme s'ils n’avaient fait qu’un au moment de leur entrée.

Tandis que son binôme s’occupe de sa charmante famille, Nerva se détourne d’eux pour attraper le premier elfe qui passe par là. Si la tête reste auprès d’elle, le corps lui poursuit sa course, sans le reste, laissant entendre un déchirement sinistre, un craquement juteux et ne laissant aucun doute sur ce qui venait de se produire. L’écarlate vient noircir encore plus ses jupons, et son visage se retrouve couvert d’un nouveau masque humide et suintant. Le reste de l’armée d’insolents se retrouve à genoux, terrifiés, tremblant, pathétique. Si elle trouvait ridicule l’acte de sa propre vie, elle n'estime pas plus celles de ceux qui se trouvaient devant elle. Du bétail, tant de temps perdu, acharné à montrer le bon chemin, le chemin de la servitude. Tout à recommencer. Enragée, mais surtout triste, sa voix s’élève, doucereuse pourtant, presque comme une mélodie funèbre. ‘’Le moindre espoir est futile. Toutes vos vies, toute votre existence se terminera sous les oeils témoins des autres, jusqu’aux derniers. Si vous souhaitiez quelconque liberté, vous la trouverez, mais non pas sans la mériter, sans l’implorer. Adieu à vous.’’

Elle se souvient de la tête décapitée qu’elle tient entre ses doigts, les cheveux sales de l’elfe glissant sur sa paume, puis tombant au sol dans un bruit visqueux. Puis elle pose son regard hanté sur Nero, hoche doucement la tête tandis qu’elle se retient de ne pas simplement les exploser un à un. Pourquoi épargnerait-elle leur vue, alors que le cadavre de son père, encore frais, s’imprime encore devant elle, masquant presque la scène de soumission se déroulant dans la pièce.
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Jeu 22 Fév - 14:40



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
Lui aussi se remémore de leur cousin, évaporé sans un mot, probablement dans un état semblable au leur. « Oui. J'ai vu... » Bien évidemment cela l'inquiète tout autant mais pour l'heure, ils n'y peuvent pas grand chose ; le Pavus lui rendra une visite dans les jours à venir. L'état de sa jumelle aurait également de quoi l'inquiéter si il n'était pas plongé dans le même, comprenant parfaitement ce qu'elle peut ressentir, elle aussi. Ce qui se trame en son for intérieur, dans sa caboche et toutes les liaisons nerveuses qui ne savent plus où donner de la tête. Les nerfs à bout, usés d'une soirée qui s'est éternisée non sans les priver de leur père. Non sans donner à Nero cette sensation d'avoir perdu tout contrôle sur la situation. Quand Nerva attrape sa main, cela ne dure pas : la révolte n'attend pas, leur réconfort plus intime viendra après, quand ils en auront terminé.

La rébellion orchestrée par les esclaves est sans étonnement rapidement étouffée dans l’œuf avec le retour du maître des lieux accompagné de sa sœur. Une fois sa femme ainsi que son fils en sécurité, il reste tout de même une purge à faire, quitte à repeindre entièrement les murs de sa demeure de rouge. Quand il retourne auprès de Nerva, d'ailleurs, la tête arrachée qu'elle tient ne lui échappe pas et l'encourage à ne pas se monter tendre, lui non plus. En avait-il seulement l'intention, après tout ? Tout comme il n'escompte pas laisser l'un de ces misérables s'en sortir indemne ni en vie, peu importe l'éventuelle promesse de liberté offerte par Nerva avec sa belle tirade. « Toutes ces années passées à me craindre, à comprendre que vous n'êtes rien. Vous n'avez donc pas retenu la leçon ? Vous pensiez avoir une infime chance ? » Un rire exagéré s'échappe de sa bouche tandis qu'il montre du doigt la tête décapitée en possession de sa double.

Nero plonge son regard dans celui de cette dernière. « Aucune pitié. Mais je veux qu'ils souffrent. » Aussitôt dit, il attrape son spectre à son extrémité tranchante. Celle-ci entaille sa chair pour que la magie s'ombre s'effectue, celle du sang, destinée à l'esclave agenouillé juste en face de lui. Il le soumet complètement à sa volonté : d'abord il le fait se lever puis l'arme d'un couteau, venant lui susurrer un ordre destiné à l'un de ses compagnons. « Coupe lui phalanges par phalanges chacun de ses doigts, puis tranche lui la gorge. » Et c'est ce que le bougre contrôlé fait. Il s’exécute. Pourtant Nero reste frustré, c'est trop long, il a besoin d'accélérer les choses. Encore une fois il lance une œillade significative en direction de Nerva ; ces vermines méritent un sort pire que la carcasse de leur paternel qui s'est décomposé sous leurs yeux.
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Mer 21 Mar - 20:08



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
La tristesse la rend las, fatiguée, voir même épuisée d’avoir ressentie, d’être coincée par cette souffrance dont elle ne pourra pas se débarrasser avant des jours, des semaines. L’envie ne manque pas d’abattre son mauvais sort sur les esclaves devant elle, mais elle n’a pas envie de leur accorder le moindre effort. Elle n’a plus envie de se fatiguer pour cette sous-race, cette raclure de mimétisme du vrai monde. Qu’ils exigent la vie, un statut, un bien-être lui lève le cœur, encore plus que l’odeur du sang qui empli déjà la pièce. ‘’Au cas ou vous n’auriez pas compris, la seule liberté possible se retrouve aux portes de la mort. La seule façon de quitter ce monde si...cruel envers vous, pauvre de vous, c’est en vous arrachant le dernier souffle de vie de vos petits corps immondes. Pensiez-vous réellement que l’un d’entre nous se montrerait miséricordieux? ‘’

Un doux rire se mélange à celui plus glacial de son frère, tandis qu’il prend les devants, elle se montre plutôt discrète, spectatrice macabre qui interviendra lorsqu’elle en aura envie. Lorsqu’il s’adresse à elle, elle frissonne de nostalgie, de ces séances qui demeurent de plus en plus distantes. Elle hésite, puis se rapproche de Nero, ignorant volontairement sa famille se trouvant dans l’autre pièce ; elle sait qu’ils ne seront pas déranger. Sa main vient tout naturellement se poser sur la nuque de son homonyme, tandis qu’il passe une lame rougie sur sa paume. Ce seul contact la rassure, lui promet une proximité, une présence qui ne la quittera pas subitement comme son père l’a fait. Elle soupire doucement, puis le laisse opérer sa magie du sang sur le premier elfe. ‘’Aucune pitié. Aucune supplication ne sera tolérée, il vaut mieux accepté le sort qui vous est destiné.’’ Son regard, beaucoup plus sombre que celui de son jumeau se pose sur l’elfe horrifié qui devra couper les phalanges de son compagnon. Étaient-ils amis? Complices? Étaient-ils proches? Les esclaves avaient-ils le temps de nouer des relations entre eux ? Avaient-ils le temps de discuter, de ressentir entre les tâches à accomplir, pendant leur servitude? Elle n’en avait que faire.

Trépignant sur place, elle se montre tout aussi impatiente que son jumeau. Elle n’a pas envie de donner le luxe aux esclaves de s’exterminer entre eux, c’est quelque chose qu’elle a envie de faire elle même. Impatiente, elle arrache doucement le sceptre des mains de Nero et se dirige vers un esclave mâle, de race humaine. ‘’Déshabille-toi.’’ Il hésite, évidemment, le regard perdu entre la fatalité et la peur. Elle agite le bout tranchant devant lui, lorsqu’il met trop de temps à s'exécuter, puis entaille le vêtement ample qu’il porte, ainsi que sa peau au passage. Les lambeaux de tissus dévoilent un corps athlétique, mais tout de même maigre, par manque de nourriture et sans doute de protéine. Elle s’y attarde deux secondes, donne l’impression de réfléchir, et abat la lame du sceptre sur l’organe génitale dépassant des lambeaux.

Tandis qu’il hurle, la Pavus se retourne vers une femme elfe, la regarde, hautaine, hausse un sourcil et s’adresse à elle ; ‘’Qu’attend tu pour le nourrir? Ne vois-tu pas qu’il est affamé? ‘’ Elle pointe le semblant de masse phallique échouée sur le sol, et la femme s’exécute beaucoup plus rapidement qu’espéré, enfournant le membre dans la bouche du malheureux, ce qui a au moins pour résultat d’étouffer ses hurlements, à défaut de le faire s’étouffer avec sa propre viande. ‘’Voilà, c’est beaucoup mieux.’’ Elle se retourne, enthousiasme, regarde l’assistance et s’exclame : ‘’Quelqu’un d’autre à faim? ‘’

(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Ven 23 Mar - 10:44



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
Quand bien même il est dans un état proche à celui de sa chère sœur, Nero ne prend pas toute la part du gâteau. Ses esclaves sont aussi les siens, comme leurs jouets lorsqu'ils étaient jeunes bambins. Cette proximité le conforte dans une étrange nostalgie, notamment avec la récente perte du paternel qui stimule au moins son imagination pour toutes sortes de traitements à infliger à de telles vermines. Nul doute que Nerva n'en manque pas, elle non plus. Face au spectacle qui débute tout juste, les prunelles du Pavus scintillent de manière malsaine, mais aussi de frustration, et s'encrent bientôt dans celles tout aussi sombres de sa moitié. Il grogne légèrement quand elle attrape son spectre même si il laisse faire et observe. Après tout, c'est à son tour, et ils prennent leur temps pour mieux se satisfaire de l'instant.

Le regard planté dans sa jumelle, sur la scène, Nero en oublie presque sa femme installée dans une pièce plus loin avec leur fils ; en sûreté. Le réconfort dont il aurait bien besoin en cette soirée - outre ce à quoi il se livre maintenant, cette dernière est incapable de le lui fournir. Pas comme Nerva. Il affiche un rictus quand la femme elfe étouffe son pair esclave avec son propre membre plus tôt découpé, trouvant l'idée très bonne, même si encore une fois il n'est pas apaisé avec tous ces derniers événements. L'amertume qui s'accroche à son être paraît insatiable, pour l'heure.

Si personne ne rétorque à la demande - sans grand étonnement, le Magister scrute toutes les têtes décomposées par la terreur, pour la plupart, mais tête baissée. C'est un esclave à l'échine tremblante qu'il repère dans le lot ; sa voix s'élève naturellement. « Ne soyez pas timides. Toi, là. Il est évident que tu meurs de faim... Oh non, attends. Je sens que c'est plutôt de la soif. » Il s'approche du susnommé sans perdre de temps. Même avec son spectre toujours entre les mains de Nerva, il n'est guère dépossédé de ses capacités mais attrape au vol une coupelle sur l'un des meubles à côté. « Lève-toi, que j'étanche celle-ci. Plus vite que ça. » La patience de Nero est moins présente que d'habitude et sans perdre de temps, le larbin s'exécute avec la boule au ventre. Bientôt, c'est de son avant bras que celui-ci s'inquiète plus en avant, explosant sous la magie du nécromancien. Un mélange sanglant qui tâche plus encore sa tunique déjà marquée par l'odieuse réception. Il récupère le liquide carmin qui coule au sein du récipient, exaspéré par les cris qui lui vrillent presque les tympans. Ainsi il ordonne à l'esclave à boire son propre sang. « Bois, et étouffe toi avec. Quoi, il n'y en a pas assez ? J'arrange ça toute suite. » Bien évidemment le malheureux ne dit rien, n'ose rien, se contente de subir. C'est sa jambe la suivante, qui explose, l'entraînant au sol ensanglanté. « Et ne gâche pas, abruti. D'ailleurs... Tu fais beaucoup trop de bruit. » Au tour des cordes vocales d'éclater de l'intérieur, qui amènent finalement le bougre à réellement s'étouffer avec son propre sang.

Nero retourne aux côtés de Nerva. « Ils n'apprennent jamais. » Souffle-il avant que sa main se niche sur son épaule, puis qu'il lui vole sans honte une embrassade ; se moquant du reste des esclaves terrorisés à genoux. Néanmoins, c'est là que l'un tente une fuite désespérée qui ne lui échappe pas. Encore une fois, il use de la même manœuvre, sans interrompre l'échange avec sa sœur. Ce sont les chevilles qui explosent et l'entraînent au sol afin qu'il n'aille pas plus loin. Doucement il s'écarte puis susurre. « Qu'est-ce que je disais. »
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Mer 28 Mar - 22:35



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
La tristesse laisse doucement sa place au cynisme, sans grande résistance, elle remplacerait cette boule au ventre, cette douleur par n’importe quoi d’autre. De l’ironie, de l’amusement, de la moquerie, elle revêt le rôle de l’enfant qui joue, qui use de sarcasme jusqu’à en abuser, seulement pour se donner une illusion qu’elle contrôle, que tout va bien, et que le monde à l’extérieur de cette pièce n’existe plus. Ils sont tous morts, l’espace d’un instant, et il n’y aura qu’elle et Nero qui s’en sortiront vivants, ensemble, comme une figure de reine et de roi qu’on ne pourra jamais renverser.

La pièce de théâtre qu’elle est en train d’inventer, forçant des semblants, la ravie, lui arrache un sourire sadique qu’elle partage avec son jumeau. Elle a tellement d’idées, d’envies, qu’il n’y a pas assez d’esclaves pour les assouvir toutes. Puis elle se souvient que sa demeure doit aussi être purgée, et se sent prise d’un regain d’énergie. Elle se montre d’autant plus ravis lorsque Nero semble vouloir participer à cette petite mise en situation, curieuse de voir quelle idée lui était passée par la tête.

Elle reste là, attentive, ignorant totalement l’homme étouffé qui se vide de son sang à côté d’elle, ruinant sa paire de chaussure par la même occasion. Le jeu en valait la chandelle, de toute façon, elle savait bien que ses vêtements étaient déjà complètement ruiner. Elle ne fait qu’à penser à l’éventualité que sa robe sera sans doute impossible à récupérer qu’une explosion sanglante la baigne d’une pluie de gouttelettes écarlates. L’un des esclaves avaient perdus quelques membres, et le résultat se montrait plutôt satisfaisant. Ses hurlements lui vrillant les tympans, elle hésite entre l’agression et la jouissance d’entendre une telle musique. ‘’Ils sont si désobéissants. Nous qui sommes si aimables avec eux.’’

Elle se donne le rôle de la parfaite maîtresse de maison, ayant à coeur les besoins de ses petits protégés, et se rappel avec écoeurement la vie qu’elle menait avec son défunt mari, avant qu’il ne meurt mystérieusement. Le souvenir lui redonne une dose de mépris, rapidement ravaler lorsqu’une embrassade la ramène sur terre. Elle pense rapidement à la femme, l’enfant, qui existent non loin d’eux, ses pupilles brillant d’inquiétudes pendant un instant, puis elle revient à elle, ce monde qu’ils créent, ce monde qui n’habritent qu’eux et leur victimes.

Elle lui rend son embrassade, attirée comme un aimant vers Nero, tandis qu’un fuyard les inonde de nouveau de carmin et d’écarlate. Et il s’éloigne, bien qu’elle n’en ai pas envie, ils ont autre chose à faire pour l’instant. Résistant à l’envie d’arracher sa robe poisseuse, elle se retourne vers le peu de vivants qu’il reste dans les rangs. Assez de sang, elle n’en peut plus de l’humidité qui lui ronge la peau. Elle se retourne vers la gentille elfe ayant nourri l’homme précédemment, puis s’accroupie doucement devant elle, prenant son menton entre ses doigts. ‘’Ma chérie. Assez de tous ce massacre, pourquoi ne porterais-tu pas un peu d’amour à ton voisin? ‘’ Elle regarde l’autre elfe, un homme semblant beaucoup plus jeune que celle à qui elle s’adresse. Puis elle entreprend de défaire les vêtements de la femme elle-même, la dénudant rapidement, puis la pousse rudement dans les bras de l’autre.

Cela fait, elle se redresse, satisfaite, et retourne vers Nero. ‘’La trouves-tu plus jolie que moi?’’ Elle faisant allusion à la jeunesse visible de l’elfe, tandis qu’elle se sentait vieille, plus vieille qu’à l’habitude, et fatiguée. L’oeil torve, elle admire son frère, son visage, ses traits qui ressemblaient aux siens, et étaient pourtant si différents, et prise d’une envie, d’un besoin irrépressible de se débarrasser de cette poisse, elle détache sa propre robe qu’elle laisse tomber à ses chevilles, tandis que les rumeurs d’un viol commencent à s’envoler derrière elle.

(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Dim 1 Avr - 22:23



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
La scène macabre ne retourne pas l'estomac du bourreau Pavus, très accoutumé depuis sa plus tendre enfance où il prenait exemple sur son paternel, entraînant sa jumelle. C'est comme un hommage pour lui après de tels événements. Ce ne sera jamais assez pour racheter un tel décès inopiné, pour panser le cœur lourdement affecté, mais c'est la moindre des choses. Un moyen de se défaire ne serait-ce que de moitié de la frustration qui l'encombre, sans évoquer ce besoin de reprendre le contrôle. Total de préférence. Alors il ne se gêne pas, plus, même en sachant que sa femme se repose dans une chambre non loin avec à son chevet leur fils. Elle ne le contrôle pas, ni lui ni ses envies, sa nature ; enceinte ou non. Nero Pavus ne courbe pas l'échine.

Il retrouve ses marques et une part de lui-même en initiant l'embrassade incestueuse. Une chaleur familière, rassurante, même nostalgique, qui se termine néanmoins avec plus de liquide carmin sur leurs accoutrements. Le voilà donc qui s'écarte en direction du fuyard intercepté, les chevilles explosées mais encore capable de ramper au sol. Le regard qu'il lui lance est dédaigneux, plein de mépris, et il n'hésite pas à enfoncer sa botte sur sa colonne vertébrale pour le retenir sans trop d'efforts là où est sa place : sous sa semelle. « Que vois-tu devant toi ? Une sortie ? Non, regarde mieux. » Le paysage se déforme progressivement aux yeux de l'esclave qui devient prisonnier d'un monde illusoire, cauchemardesque, que le Magister encre dans sa tête à l'aide de sa magie. Et toute résistance s'envole, les muscles se relâchent dans la terreur, les tremblements prennent le relais. C'est son ombre et celle de Nerva qui s'approchent de lui dans une ambiance particulièrement oppressante. Une souffrance mentale, une chimère dont le bougre est prisonnier. Il l'achève lorsqu'il est certain que son mental est définitivement brisé, interpellé par Nerva qui continue de s'amuser de son côté ; avec elle aussi ses méthodes.

Nero lance une œillade à l'elfe dénudée, maigrichonne et usée, pour être bientôt abusée une fois de plus, à la remarque de sa sœur. Puis son attention retourne sur celle-ci qui abandonne ses fripes de haute couture pourtant poisseuses - comme les siennes. La vue lui est toute suite plus agréable, c'est évident, mais le Pavus devine son allusion. « Tu n'es même pas comparable à elle, ce serait te dénigrer. Tu es magnifique et tu le resteras toujours, comme moi. Nous sommes intemporels. » Les rituels sanglants aident à préserver une jeunesse si chère à ses yeux, c'est indéniable. Si ils n'en ont pas encore terminé avec leur tâche dans cette demeure, il s'accorde quelques instants d'égarement : sa paume caressant quelques parcelles de peau identiques aux siennes. De nouveau il se rapproche de manière plus conséquente, mais se sent bientôt gluant à son tour. Il lui susurre tout de même à l'oreille son envie grandissante, comme un vide mutuel à combler. Une fois chez elle, à Qarinus, et surtout après s'être changés.

Bientôt une odeur nauséabonde commence à s'élever, à force d'éparpiller des tripes un peu partout. Nero remarque également le spectacle qui se déroule derrière Nerva sans être choqué, affichant plutôt un rictus en coin. Il lorgne ensuite les esclaves restant, beaucoup moins nombreux. « Ne restez pas sans rien faire, prenez exemple. » Commande-il sans se heurter à un refus, même si ce n'est pas avec beaucoup d'entrain qu'ils s’exécutent. Il affiche une grimace ; d'habitude le sang ne le dérange pas mais c'est trop. Cela lui rappelle la soirée et il se sent encore souillé après avoir été dupé par l'Archonte. Il grince des dents. « Qu'on en finisse vite ici, j'ai besoin de me changer. »
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Lun 23 Avr - 20:20



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
Pendant l’espace d’un instant, ils ne sont plus que deux, le silence se fait dans sa tête, dans son coeur tandis que son regard si sombre, à l’opposé de celui de son frère, se plante sur lui, comme si il était la seule chose réelle en ce monde écoeurant. Pendant quelques secondes, il n’y a plus rien qui compte, mais la réalité se ramène brutalement dès lors que leur contact est rompu par le frère. Elle se retourne, envahie de nouveau de cette tristesse, de ce mal, puis regarde les accouplements forcés qui se déroulent près d’eux. Dégoutée, elle ferme les yeux ; qu’ils soient encore là la dégoute. Ils ont assez pris leur temps et son jumeau semble du même avis.

-Finissons-en, alors.


Puis elle ouvre les yeux tandis que sa magie possède la pièce, et surtout les corps morts, cadavre bientôt ambulés par ses incantations. Si les vivants ne remarquent rien d’abord, trop occupés à se violer les un les autres, c’est le premier cri qui attirent leur attention, tandis qu’un cadavre sans jambes rampe jusqu’à la femme la plus proche, et lui sectionne la jugulaire d’un coup de dent bien placé. Et c’est la fin, le massacre se perpétuant par lui-même sans qu’ils n’aient même besoin de prononcer le moindre mot. La nécromancienne anime les corps restants, puis se retourne vivement vers Nero, le regard rougi.

-Partons d’ici. Ils s’occuperont de s’entre-tuer.

Elle laisse sa robe sur place, ses sous-vêtements d’une blancheur éclatante flottant autour d’elle tandis qu’elle se dirige vers la sortie d’un pas preste. Elle n’a pas l’intention de perdre plus son temps, et la douleur la prend trop fortement pour que l’envie de jouer ne lui reste bien longtemps. Direction Quarinus, et ce même si le bordel ambiant lui permettra de passer inaperçue, elle se rend compte lorsqu’elle est à l’extérieur que le temps est plus frais qu’elle ne l’aurait pensé, mais elle n’arrête pas sa marche impériale pour autant, son corps frissonnant de fatigue et de froid, le regard fixé droit devant. Elle ne sait même pas si Nero est en train de la suivre. Que dit-elle ; elle sait. Si il n’était plus là, elle le saurait également. Elle se permet quand même de jeter un regard derrière elle pour voir si l’héritier Pavus suit son rythme, pour voir si il est aussi pressé qu’elle de mettre un terme à cette nuit et c’est avec satisfaction qu’elle voit la silhouette du jumeau s’avancer vers elle.

Qu’il n’hésite pas à quitter femme et fils alors que des cadavres ambulants s’entre-dévore n’achève pas de la remplir de bonheur. Bonheur vite édulcoré par la réalité ; elle ne serait toujours que sa soeur, qu’un secret à garder, qu’une manie à perdre. Mitigée, elle n’arrive pas à communiquer sa réelle émotion à son visage, ainsi elle reste plantée là à l’attendre, froide et incapable de se prononcer.
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Jeu 26 Avr - 20:34



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
C'est terminé pour ici. Le spectacle sanglant s'achève en vue d'un prochain dans la demeure familiale à Qarinus, même si le trajet en bateau sera pénible et interminable, il en est certain. Nero grimace une fois encore à la sensation de sa tunique baignée de sang, comme si il venait de piquer une tête dans une marre d'hémoglobine. Patience, patience. C'est Nerva qui se charge de clore le bal ici tandis qu'il opine du chef puis emboîte son pas vers la sortie. Inutile qu'il retourne voir sa femme dans son état ; il aurait bien aimé pour son fils si celui-ci ne se trouvait pas dans la même pièce. De plus, prendre dans ses bras Aedan avec une quantité non négligeable de liquide carmin n'est pas le mieux. Qu'est-ce que le Pavus est pressé que les dernières têtes tombent, qu'un retour à la normale et à ses habitudes se fasse. Il bouillonne comme jamais de l'intérieur, insatisfait, frustré, sa sœur le devine sûrement ; ou le ressent même. En ce qui le concerne, l'humeur de cette dernière lui parle.

Particulièrement silencieux, le Magister adresse des œillades noires jusqu'à ce qu'ils parviennent au Port. C'est le chaos, la cohue, Minrathie est bercée par les cris déchirants d'esclaves et en chemin il n'a pas hésité à en massacrer certains qui couraient la queue entre les jambes. Peu importe qu'ils ne soient pas les siens, ils étaient en fuite et vraisemblablement mêlés à la rébellion. Aucune pitié, aucun remord. Nero resserre sa paume contre son spectre tandis que l'autre cherche la présence de Nerva à proximité. Il la pose à sa taille. « Je passerais le reste de la nuit à la maison. Avec toi. » Par maison il entend celle familiale où ils se rendent. Sans étonnement, les nerfs déjà plus crispés par la fatigue, il n'aura pas la foi de refaire le trajet inverse juste après cette seconde purge. Il préfère également, après cette sombre soirée, être aux côtés de sa jumelle plus que jamais. Une fois encore à se perdre tous deux dans des excès qui leur sont si propres. Vitaux ? Bonne question. Au moins sont-ils nécessaires pour leur santé mentale.

Nero est tout tendu, envieux de faire souffrir, de donner la mort à ces esclaves de bas étage. Clairement pas rassasié, son envie est plus forte que la fatigue qui semble pourtant décuplée après ce voyage en bateau. Alors quand ils débarquent enfin à Qarinus, il se fait violence pour ne pas craquer toute suite, espérant que Nerva n'est pas dans un aussi piteux état ; même si il sent que c'est le cas. Comment pourrait-il en être autrement ? Ils partagent une douleur identique, lancinante, dans la poitrine. Une perte marquante, déchirante. C'est une fois parvenus sur le pas de la grande demeure Pavus que le Pavus affronte un coup dur - de pleine face. Leur paternel n'est pas là. Plus là. La réalisation est longue, parfois, et ce retour à la réalité a au moins ça de bon qu'il le réveille. Devant lui, un esclave rebelle enfonce frénétiquement la porte vers la sortie puis se pétrifie face aux jumeaux. La seconde d'après, il explose et Nero en proie à la colère pénètre les lieux. Il n'a plus envie de rire, de jouer, juste de s'adonner à un massacre sans nom. Lui qui perd rarement son self-control, il l'abandonne cette fois-ci sur le côté.
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Lun 9 Juil - 19:44



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
Elle est dans un état second tel qu’elle n’a même pas conscience du voyage en bâteau. Son esprit déconnecté erre dans une réalité alternative ou son paternel est encore en vie, ou son jumeau et elle n’ont plus besoin de se cacher, dans un monde idéal ou elle peut faire ce qu’elle veut, mais hélas, il suffit d’un accostage pour que ses pensées la ramène à elle. Extrêmement las, elle ne lâche pas le bras de son jumeau jusqu’à Qarinus. La peau d’ivoire de la Pavus frémit à la moindre brise, comme si elle menaçait de bientôt s’envoler elle aussi. Elle songe même à prendre son envol, là, sur le quai, mais elle ne peut se résoudre à perdre contact avec Nero, et ses doux mots la rassurent ; elle ne sera pas seule cette nuit.

Tout aussi empressée d’en finir, elle ne réagit même pas sous l’explosion que cause Nero. Si il avait encore l’énergie de les massacrer, elle se montrait plutôt passive pour cette partie de la purge. Pas qu’elle n’était pas révolté, mais le souvenir de son pater remontait dans sa gorge comme une flamme brûlante qui menaçait de la faire vomir. Aussitôt le pas de la porte passé, elle attrape un manteau dont elle couvre ses épaules, évitant ainsi de rester en sous-vêtements encore longtemps, puis elle suit le Pavus vers les quartiers des esclaves, la majorité des voix sortant de ceux-ci.

-Ils se sont tous regroupés au même endroit. Imbéciles. Ce sera vite terminé.

Elle jette un regard au Pavus et l’entraîne vers les quartiers en question, préparant une dose de magie dans sa main afin d’y mettre le feu, tout bonnement. Elle ne connaissait pas d’autre sortie que la porte devant laquelle elle se tenait. Mais elle avait enfin d’en finir vite, quitte à les entendre hurler toute la nuit. D’un coup de bras, elle entre-ouvre la porte, jette sa boule de feu, puis referme rapidement, posant son dos contre le bois. À moins d’en avoir d’autres dans la demeure, elle vient d’en terminer avec la majorité des esclaves de la demeure. Elle soupire, souffle, ferme les yeux tandis qu’une chorale de douleur s’élève derrière la porte fermée.

-Dis moi que c’est enfin terminé, Nero. Je n’en peux plus.

Ses yeux sombres s’ouvrent, laissant apparaître quelques larmes qui semblent obstinées à ne pas couler le long de ses joues. Mais son regard ne se détourne pas de celui de son jumeau. Le massacre fait, il était temps de se consoler, et si elle ne lui avait pas ouvert sa couche depuis longtemps, elle comptait bien le faire ce soir, sans même lui laisser le choix.

(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Mer 11 Juil - 13:02



blood on the walls
Nero & Nerva

« I do it all for free. Your tears are all the pay I'll ever need. »
Tel un écho puissant, l'état second de sa jumelle se répercute sur le sien, quand bien même ils ne sont pas identiques. Seulement embourbés dans ce flot d'émotions désagréables et destructrices, prêts à mettre Thédas en feu pour qu'enfin ce cauchemar s'arrête. C'est Nerva qui l'allume d'ailleurs dans une pièce unique où son regroupés les esclaves à purger. Bien silencieux depuis l'entrée dans cette demeure, Nero se contente de la suivre puis de se satisfaire des hurlements agonisants qui résonnent bientôt ; évidemment suivis d'une odeur de chair brûlée vive. Est-il totalement comblé pour autant ? Non, certainement pas. La sensation d'être vidé matraque ses entrailles ainsi que tout le reste de son organisme. La sonorité qui s'élève derrière eux ne l'aide finalement qu'à ne plus être focalisé sur le souvenir du pater décédé qui hantera probablement ces couloirs un bon moment dans sa tête et celle de Nerva. Il se concentre également sur la présence de celle-ci, ses prunelles fichées dans les siennes.

Le Pavus se niche instinctivement auprès d'elle, l'englobe dans ses bras tandis que leurs faciès ne sont plus qu'à quelques ridicules centimètres. « C'est terminé. Plus jamais ces insectes ne vont salir ni se révolter contre le nom Pavus. » Si sa sœur retient péniblement ses larmes, lui est en proie à ses tremblements nerveux qu'il ne contrôle qu'à moitié. Comme une bombe à retardement. Nero se fiche de rester là, dans ce couloir, à côté de la chambre qui finira calcinée : il l'embrasse frénétiquement et sa main cherche sa cuisse depuis trop longtemps négligée. Voilà trop de temps qu'ils ne se sont pas libérés à deux et ce soir, il doute qu'elle lui refuse. Ce serait même le contraire. « Nerva... Tu es à moi. Et je suis à toi. » Lui siffle-il de façon malsaine dans le creux de l'oreille, totalement éloigné de la réalité, toute son attention à l'heure actuelle reportée sur sa jumelle. Tant pis si le fantôme de Tibère rôde dans le coin cette nuit, il n'a plus rien à camoufler. Plus envie de se cacher, lui et ses envies, ni de perdre encore quelqu'un. Il veut sentir que Nerva est bien là, en vie, avec lui. Il veut sentir qu'il est lui-même toujours en vie. C'est le seul moyen pour lui.
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut