Jeux d'enfants ~ Alois

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le Dim 25 Fév - 21:18


       
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Jeux d’enfants.

       
Il était encore tôt, le soleil ne s’était lever que depuis peu et pourtant, malgré l’heure matinale, un petit garçon trottinait dans les immenses couloirs de la demeure des de Lydes. Arthur n’était pas particulièrement fatigué alors après que sa nourrice se soit occupé de lui, il lui faussa compagnie et décida d’aller voir son oncle Ariel. Il ne passait plus beaucoup de temps avec lui depuis que la petite Juliette était là et cela lui manquait énormément.

On lui avait toujours dit que ce n’était pas très gentil d’aller réveiller ses oncles et tantes, mais voilà ce n’était qu’un petit garçon de huit ans…Les règles n’étaient retenus que quand il voulait bien. Il aurait pu aller réveiller son père, mais la porte était fermée à clé et cela voulait dire qu’il était très fatigué donc il ne fallait pas le déranger.

Il finit par arriver devant la porte des quartiers de son oncle, doucement il ouvrit la porte et entra le plus discrètement dans la chambre. Remarquant une forme endormis sous les draps, le petit garçon s’approcha le sourire aux lèvres. Puis d’un coup, sans prévenir, il sauta sur la forme endormis.

-Debout tonton !

Cependant très vite il remarqua la couleur de cheveux de la personne sous lui…Ce n’était pas ceux de son cher oncle. Il descendit très vite du lit avant d’aller se cacher de l’autre côté pour éviter de se faire rouspéter. Tout doucement il s’excusa.

-Je suis désolé.  

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le Dim 25 Fév - 22:47




Anthelme & Aloïs
Jeux d'enfants


Aloïs n’était plus obligé de rester au lit la quasi-totalité de ses journées mais il le faisait encore, surtout lorsqu’il croisait le regard noir d’Ariel au réveil qui voulait tout dire mais surtout « Tu n’as pas intérêt à te lever tout de suite, tu as besoin de repos pour te rétablir rapidement ». Et Aloïs n’osait pas lui tenir tête parce que, premièrement, son compagnon avait raison et, deuxièmement... Ariel avait réussi, il ne savait par quel miracle, à mettre la main sur du Lyrium pour qu’il n’ait pas à en subir le manque durant son rétablissement. Et il lui en était bien assez reconnaissant pour l’écouter sans broncher.

C’est pour ça que l’ex-Templier s’était finalement rendormi après le départ d’Ariel, peut-être sortie dans les jardins avec Juliette par cette belle journée de fin d’Automne, ou occupé dans la gestion du domaine. Quoi qu’il en soit, il était seul, et dormait – ou plutôt somnolait – lorsque quelque chose le tira soudainement de son sommeil. Aloïs sursauta en émergeant des couvertures, grognant entre ses dents lorsque la douleur le traversa. Elle était plus ténue mais, lorsqu’il n’y prenait pas garde, elle était toujours bel et bien là. « Eva... » commença-t-il en calmant les battements affolés de son cœur, émergeant peu à peu du brouillard de son esprit. Cela ne pouvait pas être Evalyn, pour de très nombreuses raisons. Mais alors...

La petite tête blonde pas inconnue mais jusqu’alors jamais approché ne pouvait qu’appartenir à Arthur. Il n’eut cependant pas le loisir de le voir longtemps, que le petit se cacha en s’excusant. « Ce n’est pas grave du tout. » sourit Aloïs d’une voix douce, une fois le choc passé. « Tu es Arthur, n’est-ce pas ? Je suis Aloïs. L’amoureux de Tonton Ariel... » Le blondin se découvrait une fibre paternelle depuis qu’il avait adopté Juliette ; et même si la réaction d’Anthelme vis-à-vis de cette intrusion et de cet échange le rendait un peu nerveux... Eh bien, il vivait à Lydes, à présent qu’il n’était plus Templier, et il faudrait bien qu’Anthelme s’y fasse : Arthur ne pourra pas être tenu à l’écart indéfiniment. Pourtant, il ajouta doucement : « Ton père n’est pas ici ? »

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le Ven 9 Mar - 1:04


       
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Arthur fut soulagé lorsque la personne dans le lit lui dit que ce n’était pas grave, le petit garçon sorti un peu la tête de sa cachette pour regarder l’homme. Il disait s’appeler Aloïs, l’enfant avait déjà entendu son père dire ce prénom mais il n’avait jamais vu l’homme encore. Cependant il y a une chose qu’il ne comprenait pas, il disait être l’amoureux de son oncle…Mais ce n’était pas une fille.

-Mais tonton Ariel c’est pas une fille, tu peux pas être son amoureux.

Le petit garçon affichait un air interrogateur sur son visage, il ne savait pas grand-chose sur cet homme et cela l’intriguait d’une certaine manière. Arthur grimpa sur le lit pour s’y asseoir et afficha un petit sourire quand Aloïs lui posa une question sur son père.

-Non, papa dort encore, sa porte était fermée donc j’ai pas pu le voir encore. Dis il est où tonton Ariel ?.

Le sourire aux lèvres, il ne comptait pas partir…Pas qu’il y pensait après tout, ce n’était qu’un enfant trop heureux de rencontrer une nouvelle personne.

Ӝ

Anthelme était réveillé depuis plusieurs minutes. Une fois hors de sa chambre il se dirigea vers celle de son fils, cependant il remarqua très vite l’absence de ce dernier. Soupirant, la première idée qui lui vint à l’esprit fut qu’Arthur s’était caché pour jouer, le chevalier commença donc à regarder s’il trouvait son fils dans la pièce. Aucune trace de lui, il était vraiment beaucoup trop tôt pour jouer à cache-cache.

Sortant de la chambre, il chercha dans plusieurs pièces avant de demander à un serviteur s’il avait vu son fils. Par chance ce fut le cas, il savait enfin que son petit garçon était parti voir son oncle…Qui n’était plus vraiment seul désormais depuis le retour du couturier à Lydes. Anthelme se dirigea donc vers la chambre de son frère rapidement, il ne voulait pas que son fils débarque au mauvais moment et interrompe quelque chose…Ariel risquait de lui en vouloir…A lui surtout.

Il arriva devant la porte de la chambre de son frère ainé, toqua puis entra…Bonne nouvelle son fils était bien là et il n’avait rien interrompu, par contre il était seul avec le couturier. Malgré la présence de l’homme, il afficha un sourire, son fils n’avait pas besoin de savoir qu’il ne supportait pas l’homme se trouvant dans le lit.

-Arthur qu’est-ce que tu fais ici ?
-Je suis venu dire bonjour à tonton Ariel, mais comme il est pas là je dis bonjour à Aloïs.

Anthelme se dirigea vers le lit puis attrapa son fils pour le prendre dans les bras, le chevalier embrassa son petit garçon sur le front avant de le poser au sol.

-C’est très gentil de ta part, mais Aloïs doit se reposer. Si tu veux voir ton oncle, il est dans son bureau avec ta petite cousine, va plutôt lui dire bonjour à elle, elle sera contente.

Arthur hocha la tête puis pris la direction de la sortie, sans oublier de dire au revoir à l’ex templier encore dans le lit. Une fois le petit garçon sorti de la pièce, le chevalier afficha un autre visage, légèrement méprisant il regarda le couturier.

-Toujours alité à ce que je vois…C’est fou qu’un poignet cassé met du temps à soigner.

Il ne pouvait pas clairement lui en vouloir d’être resté seul avec Arthur, son fils était venu envahir l’espace privé d’Ariel…Mais rien ne lui interdisait de tourmenter un peu l’homme avant de rejoindre son fils, surtout que son cher frère n’était pas là pour l’en empêcher dans l’immédiat.

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le Ven 9 Mar - 15:04




Anthelme & Aloïs
Jeux d'enfants


Cet enfant était adorable ; c’était la seule constatation que pouvait faire Aloïs, qui eut un léger rire à sa remarque sur le fait qu’Ariel n’était pas une fille et qu’Aloïs ne pouvait donc pas être son amoureux. Loin de s’en vexer (après tout, à son âge, il ne devait pas être mieux), l’ex-Templier laissa le garçonnet monter sur le lit à côté de lui, et répondit d’un air taquin ; « Tu es sûr ? Pourtant, Tonton Ariel porte des robes. Je peux très bien être son amoureux, je ne dormirais pas dans son lit, sinon. » Il ne savait pas vraiment si Arthur comprendrait, mais cela ne l’inquiétait pas. Il se demandait même à quoi ressemblerait Juliette lorsqu’elle aurait son âge. Elle ne pourrait qu’être belle, vu ses parents (et, évidemment, Aloïs ne parlait pas de lui) et il espérait qu’elle soit aussi adorable que semblait l’être Arthur. Mais comment pouvait-il en douter ? Evidemment qu’elle le serait. « Tonton Ariel travaille, il doit certainement être avec Juliette. » avec un sourire, Aloïs ne put se retenir de passer tendrement une main dans les cheveux. Il avait toujours eu la côte auprès des enfants, alors même que – jusqu’à « avoir » Juliette – il n’avait jamais été intéressé par le fait d’en avoir un. Comme quoi, les choses changent...


Lorsqu’on toque à la porte, Aloïs eu d’abord un tendre sourire pour celui qui entra... Avant de se crisper légèrement. Certainement assez pour qu’un adulte ne le remarque mais, pour Arthur, ça ne se verrait sans doute pas. Nul besoin de mêler un enfant à des « querelles » d’adulte. Quoi qu’il en soit, c’était bel et bien le père du garçonnet qui venait d’entrer et... Aloïs ne craignait pas vraiment Anthelme, en soi ; mais moins il avait à faire face à ses remarques sarcastiques, mieux il se portait. Néanmoins, il ne put qu’être attendri par le comportement de l’homme envers son fils, même s’il se retint de tout commentaire. « Au revoir, Arthur » lui répondit le blondin avec un sourire, se retenant de rajouter un « à plus tard » qui n’aurait pas forcément plu à son père.

Père qui, d’ailleurs, restait dans la chambre. Ce qui, du point de vue d’Aloïs, n’était pas de bon augure... Comme pouvait le laisser présager cet air et ce regard condescendant que le chevalier, et comme tendait à le prouver les paroles qu’il lui adressa. Aloïs retint un soupire en se redressant un peu dans le lit. « Anthelme... » le salua-t-il, d’abord, histoire qu’on ne lui reproche pas un manque de politesse. C’est une chose dont Aloïs ne saurait souffrir. D’ailleurs, il aimerait pouvoir répondre à Anthelme sur le même ton, voire lui reprocher d’être rester tranquillement ici, mais... Ce n’était pas dans ses habitudes « Si ça ne tenait qu’à moi, je sortirai de ce lit. Mais ton frère sait être particulièrement persuasif... Mais je ne devrais plus en avoir pour longtemps. » répondit-il, comme si Anthelme s’en souçait.

De sa main libre, Aloïs remonta un peu les couvertures contre son torse. Il ne sentait pas spécialement gêné, ni pudique, et il remerciait le Créateur de n’être pas retourné au lit nu lorsqu’Ariel l’y avait réexpédié (un vrai miracle). La situation n’en aurait été que plus gênante. Le blondin fit légèrement bouger ses doigts qui ressortait du plâtre. Il avait hâte de pouvoir le retirer et commencer la rééducation ; il était déjà fatigué de ne pas pouvoir se servir de sa main, et déprimé de ne pas pouvoir passer le temps par quelques travaux de couture. Il aurait largement préféré se casser une jambe... Quoi que pour certaines autres activités, il valait sans doute mieux que ce soit la main. « Ton fils est adorable. » finit par commenter Aloïs, sincère, comme toujours, en relevant les yeux vers Anthelme. « Je suppose que me rendre visite ne faisait pas parti de tes plans initiaux, mais... Tant que tu es là... Tu veux peut-être boire quelque chose ? » La situation était quelque peu gênante. Aloïs ne savait pas comment se comporter avec le frère de son compagnon qui ne semblait toujours pas l’apprécier, malgré ses efforts continues. Mais Aloïs ne baissait pas les bras...

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le Mar 20 Mar - 0:28


       
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Anthelme avait remarqué le visage légèrement crispé d’Aloïs lorsqu’il entra dans la chambre de son frère, évidemment qu’il ne devait pas être très heureux de le voir…Après tout, il avait tout fait pour ne pas se faire apprécier du couturier. Le chevalier se débrouilla pour faire sortir son fils de la pièce, il ne voulait pas qu’il reste trop longtemps avec l’ex-templier…Aloïs pourrait tenter de convaincre son fils de mettre des robes, ce qui était hors de question !

Une fois son garçon dehors, Anthelme ne put s’empêcher d’envoyer une petite pique à Aloïs…Qui resta toujours aussi calme qu’à son habitude…Ce qui était d’une certaine façon, quelque chose de particulièrement ennuyant. Lorsqu’il entendit l’autre dire qu’Ariel savait être persuasif le chevalier leva les yeux au ciel. Oui Ariel savait imposait son avis, mais parfois il fallait lui tenir un peu tête…Il n’avait pas toujours raison, bon il avait très souvent raison mais pas toujours.

Sans trop faire attention à Aloïs, Anthelme se dirigea vers l’une des fenêtres, vérifiant que son fils n’avait pas préféré aller dans les jardins plutôt qu’avec son oncle. Il sortit de ses pensées à la mention de son fils, tournant le visage pour regarder l’homme dans le lit, il ne cacha pas le petit sourire de fierté, son fils était parfait…Mais il y avait une bonne raison à cela.

-Il ne tient pas son caractère de moi…Enfin très peu, si c’est que tu veux savoir.

Anthelme avait fait en sorte que son fils ne se comporte pas comme lui lors de son enfance, il était au courant de certains de ses défauts et donc il tentait de les masquer devant son fils pour qu’il ne prenne pas exemple sur lui…Comme à cet instant où il risquait d’être irrespectueux avec le couturier. La suite des paroles de l’homme le surpris un peu, sérieusement il lui proposait à boire malgré le fait qu’il devait mourir d’envie qu’Anthelme sorte de la pièce ? Le chevalier réfléchit quelques instants, il n’avait rien à perdre de rester un peu, pour une fois qu’il était seul avec Aloïs.

-Oui, pourquoi pas.

Bien que c’était l’ex-templier qui lui avait proposé à boire, il alla se servir lui-même, remplissant un deuxième verre et le déposant à côté de lit…Oui c’était un crétin, mais il avait un minimum de politesse, on l’avait tellement repris sur les bonnes manières dans sa jeunesse. Le de Lydes alla s’asseoir près de la fenêtre où il se trouvait quelques instants avant, buvant quelques gorgées de vin en silence, le visage tourné vers l’extérieur il se décida enfin à prendre la parole.

-Sérieusement, qu’est-ce que tu fiches encore ici ?

A la fin de la question il tourna son regard vers le couturier, oui la question était sérieuse. Il connaissait la réponse, mais il refusait plus ou moins d’y croire…Il n’arrivait pas à accepter l’idée que quelqu’un s’attache à son frère juste par amour, pour lui il y avait forcément autre chose. Ariel était l’héritier, le meilleur parti dans la fratrie de Lydes.

-Tu ne devrais pas être ici.

Le ton n’était pas méchant et il n’y avait pas non plus de colère…Il était parfaitement neutre, pour le moment Anthelme était calme, même si voir son fils seul ici l’avait légèrement mit sur les nerfs plus tôt.
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le Mer 21 Mar - 14:47




Anthelme & Aloïs
Jeux d'enfants


Ce n’était pas vraiment ce qu’Aloïs voulait savoir, ni même ce qu’il avait voulu sous-entendre, même si – au vue de la situation tendue entre les deux hommes – on aurait pu le croire. L’ancien Templier se contentait de... Constater. Aussi détourna-t-il légèrement le regard vers la porte par laquelle venait de sortir l’enfant, hochant simplement la tête aux paroles d’Anthelme pour lui signaler qu’il avait entendu. Il n’avait aucun commentaire à faire là-dessus, au risque d’envenimer la situation ou de passer pour un hypocrite... Et puis, il lui proposa de boire un coup, s’il en avait envie. Ce qu’Anthelme accepta. Peut-être aurait-il pu se réjouir mais, soudainement, le doute étreignit Aloïs... Avait-il bien fait, réellement ? Il s’agissait d’Anthelme, après-tout.

Bon, il ne servait à rien de paniquer non plus : le chevalier n’allait pas l’assassiner dans le lit de son frère. Voire pas l’assassiner tout court (du moins l’espérait-il), si ce n’est du regard ou en parole. Il laissa glisser un léger « Merci... » lorsque l’homme lui servit également un verre, qu’il eut l’obligeance de déposer à côté du lit. Se redressant quelques peu, abandonnant l’idée de couvrir pudiquement son torse avec les couvertures s’il envisageait de s’asseoir et de boire (essayons de garder un minimum de dignité. Un minimum.) il s’adossant au montant du lit en attrapant le verre pour y tremper ses lèvres.

Anthelme avait repris sa place près de la fenêtre et observait l’extérieur, jusqu’à ce qu’il reprenne la parole, terminant sa phrase en reposant ses yeux sur le blondin qui, pour sa part, était cloué sur place. Et s’il aurait pu hésiter sur le sens de sa phrase – ici dans le lit à attendre de guérir, ou ici à Lydes ? – ce que le chevalier ajouta ne lui donnait plus la permission de douter. Aloïs reposa son verre sur la table de nuit en retenant un léger soupire. On y était. Peut-être avaient-ils attendu longtemps cette « confrontation » mais, soudainement, Aloïs se sentait las et fatigué. « J’aime Ariel... » Devait-il réellement le répéter ? Cela ne se voyait-il pas assez ?

Aloïs secoua légèrement la tête en croisant les bras sur son torse, observant un instant la chambre avant de se lancer ; « Tu t’inquiètes ? Je comprends. Mais je ne suis pas avec ton frère par manœuvre, manipulation ou intérêt... » des mots et des pratiques qui revenaient beaucoup trop souvent dans les cours orlésiennes, et dont il était certainement lui-même tout à fait incapable. « Si c’était le cas, ce serait totalement idiot. Si c’était pour votre argent... Notre richesse est certes loin d’égaler celle de nos seigneurs, mais les Martell sont loin d’être à plaindre. Notre commerce prospère dans tout Orlaïs, et même au-delà : si c’était ce que je voulais, la mienne me suffirait totalement... » Certainement que leur propre richesse devait paraître bien ridicule à Anthelme, mais Aloïs avait cette chance de ne pas vivre dans le besoin, loin s’en faut.

Il hésita à nouveau, et attrapa finalement son verre pour en reprendre une gorgée. Sans le reposer, cette fois – quelque chose lui disait qu’il risquait d’en avoir besoin. « Pour tout le reste... Votre héritage ou je ne sais quoi... Ce serait une pure perte de temps. Je suis... Je suis un homme, Anthelme. Comme si ce n’était pas suffisant, je ne pourrais jamais l’épouser. Comme tu dois si bien le dire, je ne suis rien. Et je ne prétends à rien. » Il ferma les yeux quelques secondes en soupirant. « Je l’aime tant, pour ce qu’il est. Et même s’il était palefrenier ou elfe, ça ne changerait rien. Si quelqu’un se fait manipuler, c’est peut-être moi : mais peu importe. Tout ce que je veux, c’est pouvoir être avec lui, le soutenir, l’aimer, et s’il devait sa lasser un jour... Je chérirai chacune des secondes qu’il m’aura été offerte de passer à ses côtés. » Il sombrait dans le sentimentalisme, mais c’était après tout ce qu’il se passait à chaque fois qu’on le lançait sur le sujet de ses sentiments à l’égard de son Soleil. Il n’avait pas de mot assez fort pour décrire ce qu’il ressentait : alors se justifier ? Il lui faudrait des jours entiers pour terminer, s’il ne s’arrêtait pas lui-même. « C’est pour ça que je suis ici, Anthelme. Pourquoi est-ce si difficile pour toi de le comprendre ? »

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le Sam 7 Avr - 1:51


       
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Le chevalier posa une question plutôt particulière au couturier, pourquoi était-il là ? Cela faisait près de dix ans que l’ex-templier visitait régulièrement les couloirs du château des de Lydes et pourtant Anthelme n’avait jamais pu se résoudre à lui faire confiance. Il avait déjà fait confiance à des gens plus rapidement, alors pourquoi ça coinçait avec Aloïs ?

Franchement, de lui-même il était incapable de fournir une explication valable, peut-être était-ce juste le fait qu’il se fasse accepter aussi facilement de tout le monde qui le poussait à être méfiant. Ou tout simplement une sorte de petite jalousie, jaloux que son frère ainé passe autant de temps avec lui et lui prête autant d’attention…Non Anthelme refusa cette hypothèse, lui jaloux ? Et puis quoi encore ?

Le de Lydes écouta attentivement les paroles du couturier, les explications étaient celle qu’on lui donnait à chaque fois, ‘il tient à lui’, ‘il l’aime’ , ‘il ne pense pas à l’héritage’. Pendant les paroles, il se crispa légèrement à la mention du mot palefrenier, c’était bête, mais il se sentait visé…Est-ce qu’il savait quelque chose à propos de lui et Horace ? C’était impossible, il faisait tout pour que personne ne soit au courant, il ne pouvait pas se le permettre. Puis ce fut au tour d’Aloïs de lui poser une question simple, enfin elle semblait facile mais y répondre était difficile pour le chevalier. Il porta son verre à ses lèvres, prenant juste quelques instants pour tenter de trouver une réponse qui satisferait le couturier.

-Oui c’est difficile.Il soupira puis regarda le contenu de son verre, comment expliquer quelque chose, alors que lui-même ne savait pas exactement comment le dire ?Ariel est l’ainé, l’héritier, beaucoup trop de monde lui tourner autour. Moi je suis que son petit frère, je peux juste garder un œil sur lui…Et toi…Toi t’es venu au milieu de tout ça.

Anthelme avala d’une traite le reste de son verre puis après avoir posé son verre, se leva pour faire les cent pas. Il ne savait pas quoi dire sans avoir l’air idiot, c’était difficile, il n’était pas doué avec les mots, pas comme les autres membres de sa fratrie. Lui, il avait juste un certain don pour être trop direct, ce n’était pas bien pour un noble comme lui, on attendait mieux de sa part.

-Tu es un gêneur, tu es venu t’incruster à Lydes alors que tu avais ta vie ailleurs. Même par amour on ne s’impose pas quelque part.

Il le savait, il n’était pas totalement clair, mais ce qu’Anthelme voulait réellement dire c’est qu’Aloïs c’était mis entre Ariel et le reste de la fratrie…Le chevalier avait juste l’impression d’avoir perdu sa place auprès de son ainé, il le vivait mal. Le chevalier l’avait dit à Alaric,  ses deux grands-frères étaient des exemples pour lui, depuis petit, il en avait perdu un à cause du Noble jeu et de la Garde et il avait perdu le deuxième à cause de l’ex-templier.

-T’es pas l’un des nôtres, tu devrais retourner auprès de ta propre famille plutôt.

Non, le brun n’était clairement pas prêt encore à dire véritablement ce qu’il avait en tête. Peut-être serait-il plus honnête avec Ariel et encore ce n’était pas certain, il ne savait plus comment communiquer avec son grand-frère…Tout cela à cause du couturier qui s’était incruster entre eux deux.


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le Sam 7 Avr - 15:07




Anthelme & Aloïs
Jeux d'enfants


Aloïs accuse le coup, comme il peut. Il ne s’attendait pas vraiment à ça – mais à quoi aurait-il pu s’attendre, d’un autre côté ? Il était clair qu’Anthelme ne l’appréciait pas. Longtemps, il n’avait pas su pourquoi : simple désir de protéger son aîné d’un potentiel profiteur, égare dû à sa condition sociale, ou... Autre chose. Il était venu se mettre entre eux, apparemment. Le Martell avait envie de se cacher sous les couvertures et disparaître. Il n’avait jamais voulu ça, et ne pu s’empêcher de penser que si ça avait Cosette, et non pas lui, aujourd’hui, dans ce lit... L’avis d’Anthelme serait bien différent. Et si le jeune homme avait l’impression d’être victime d’une sorte d’injustice, Aloïs avait la même impression.

S’il pensait que le brun allait s’arrêter là, il se trompait durement. Et chaque nouveau mot qui sortaient de la bouche du cadet d’Ariel lui faisait l’effet d’un couteau planté dans son cœur. Les paroles d’Anthelme ne devraient pas tant le toucher, il devrait savoir à quoi s’attendre avec lui : et pourtant, le Martell est bien plus blessé qu’il ne veut le montrer. Ce n’était pas vraiment de sa faute, s’il était là. Ce n’était pas lui qui s’était imposé : et même s’il ne voulait être nul par ailleurs, il n’aurait jamais osé venir... S’imposer dans leur famille. Il n’était d’ailleurs jamais venu à Lydes que deux fois sans y être invité en plus de dix ans : la première fois, pour avouer ses sentiments à Ariel et, la seconde, parce qu’Armand, son confident et plus proche ami, était dans le comas. Toutes les autres fois, c’était à Ariel qu’il fallait s’en prendre. Et si Aloïs était à Lydes aujourd’hui, c’était bien parce que l’héritier le lui avait demandé – le lui avait même plus ou moins imposé.

Sa gorge se serre, et il détourne le regard pour fixer un point quelque part, au plafond. Il ne savait pas quoi dire, il ne voulait pas alimenter le conflit, un conflit qu’il ne comprenait même pas. Il voulait bien croire que, peut-être, certainement, le comportement d’Ariel avait changé vis-à-vis de sa famille. Dans le sens où le temps qu’il passait avec lui, il ne le passait pas avec sa famille. Mais Aloïs était loin d’être collé à Ariel toute la journée, et même s’il aimait éperdument « son Soleil »... Lui-même avait besoin de prendre l’air, par moment. « Anthelme... » il hésita un instant. Il ne savait plus quoi dire pour se défendre, fatigué de devoir toujours le faire. « Si je suis à ce point un gêneur ou une perte de temps qui s’impose entre ton frère et toi... Pourquoi est-ce que tu perds ton temps à venir me voir alors que tu pourrais profiter de ton aîné qui n’est, comme tu peux le voir, pas avec moi ? » Et promis, Ariel n’était pas caché sous les couvertures. Ce qui serait horriblement gênant aux vues de la situation, même si cela aurait pu être fort agréable en d’autres circonstances.

Il soupira légèrement avant de finalement quitter le fascinant plafond du regard pour reposer ses yeux sur Anthelme. Parfois, le Martell se disait que sa vie serait en effet beaucoup plus simple et tranquille s’il ne s’était pas entiché du de Lydes. Que ce soit vis-à-vis d’Ariel lui-même – même si Alo cédait et pardonnait tout, et l’aimait dans ses moindres détails, défauts comme qualités – ou vis-à-vis de... Son cadet, par exemple. « Je comprends et j’entends ce que tu me reproches... Mais sache que je ne serais pas ici, si Ariel ne l’avait pas décidé. Je n’ai jamais eu la prétention de m’imposer nulle part, je ne suis jamais venu et resté que sur l’invitation d’Ariel, même si... D’accord, je suis bien heureux d’être là aujourd’hui, pour les raisons que je viens de te donner. » Aloïs passa une main gênée sur sa nuque, en détournant le regard. « Je n’ai jamais voulu m’immiscer nulle part, certainement pas entre Ariel et vous, et je suis désolé si c’est ce que tu ressens... Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais je ne le suis pas à la trace, loin de là. Tu as mille occasions de pouvoir passer du temps avec lui, sans moi, je fais attention à lui laisser cette liberté dont j’ai de toute manière moi-même besoin. » Il soupira à nouveau avant de conclure : « Ecoute, si tu as un problème avec ça... Va voir Ariel. Tu sais très bien que je ne partirai pas. Il m’a demandé de rester et, oui, par amour, je vais rester. Sur sa demande. Si ça te pose un problème, dis-lui. Je me ferai une joie d’exaucer ton souhait et de disparaître, si Ariel me le demande... »

Et il aurait aussi certainement le cœur brisé, et plus aucune vie nulle part – mais tant pis. Ce qu’Ariel désirait, Aloïs le lui offrait... Tant que son compagnon était heureux. Alors, oui, si Ariel ne voulait plus de lui, il ne... S’imposerait pas plus, comme le dirait Anthelme. Mais vu qu’il venait de tout quitter à la demande de son amant, Aloïs finirait certainement enfermer dans sa chambre, chez les Martell. Avec un peu de chance, il succomberait rapidement à une crise dû au manque de Lyrium. Evidemment, Aloïs savait qu’Ariel ne le chasserait pas, et il préférait ne pas imaginer toutes ces horreurs. Par contre, il allait sincèrement devoir avoir une conversation avec lui, parce que même s’il pouvait bien endurer plus que tout ça... La situation devenait parfois pesante, et il y avait des choses qui devaient rapidement être clarifiées.

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le Jeu 7 Juin - 23:54


       
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Jeux d’enfants.

       
Le chevalier ne disait rien, il laissait parler le couturier, même si l’envie de partir était bien présente. Anthelme se rendait bien compte qu’il avait tort d’agir comme un salop asocial avec Aloïs, mais il ne pouvait pas s’en empêcher, il était comme ça depuis toujours. La famille était la chose la plus importante, il n’était pas doué au Noble Jeu comme la plupart de sa famille, alors il protégeait sa fratrie comme il pouvait…Avec son sale caractère, parfois cela fonctionnait plutôt bien, mais maintenant ça lui créait plus de problèmes qu’autre chose. En particulier avec sa famille, plus il devenait méfiant plus il avait l’impression de passer pour le méchant aux yeux des autres.

-Si tu connais si bien Ariel, tu devrais savoir que discuter avec lui c’est comme parler avec un mur parfois…Et c’est pire quand le sujet c’est toi.

Le de Lydes avait l’air presque blasé en ouvrant la bouche, cela faisait un moment qu’il n’avait pas eu une vraie discussion avec Ariel, comme avec Alaric, mais récemment il avait réussi à discuter calmement avec ce dernier. Avec son frère ainé il ne savait pas comment l’aborder, au premier abord lui et Ariel étaient totalement différents, mais la réalité était tout autre. Les deux frères avaient le même sale caractère de cochon et avaient tendances à s’énerver relativement vite. C’était ça le problème, leurs ressemblances.

-Enfin je suppose que je n’ai qu’à attendre qu’Ariel se lasse de toi, il a eu ce qu’il voulait, ça ne devrait plus tarder maintenant.

Affichant un sourire mesquin, Anthelme se planta où bout du lit où se trouvait le couturier, cherchant à lui faire face.

-Tu finiras par partir, tu ne seras pas le premier ni le dernier.Il commencait à faire demi-tour, mais se stoppa.Ah au fait, tu as intérêt à ce que je te vois plus avec Arthur. La prochaine fois je serais moins sympa. Sur ce, repose toi bien, le couturier.

Il se dirigea vers la porte de la chambre puis quitta la pièce, il avait essayé de comprendre Aloïs, mais non, il n’arrivait pas encore…Enfin si, il comprenait très bien pourquoi il restait, il ne voulait juste pas l’accepter, pas encore. Comme à son habitude il avait montré les crocs et n’avait pas voulu laisser sa chance à l’ex-templier. Le chevalier soupira, tant que son frère ainé ne le détestait pas il n’était pas vraiment obligé de changer non ? Enfin, il secoua doucement la tête et alla en direction des jardins où il profiterait d’un peu de calme et de solitude avant d’aller voir son fils.
(c) crackle bones

       


Spoiler:
J'suis désolée j'ai pas réussi à adoucir Anty

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