Scared to be Lonely | Libre !

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le Jeu 15 Mar - 0:39


Scared to be Lonely


Tout avait pourtant bien commencé. Les chevaux des de Lydes étaient paisibles et affectueux, comme à leur habitude, et Horace avait bien vite perdu la notion du temps en les brossant et en s'occupant d'eux. C'était une routine rassurante, confortable, dans laquelle il se plaisait, quand bien même il manquait Monsieur Anthelme au tableau. Et encore, Horace avait bien conscience de ne penser cela que parce qu'il entretenait une relation particulièrement proche avec Anthelme. Il y avait toujours de l'agitation et des choses à faire à Lydes, et c'était une bonne chose.

Ce jour là cependant, l'agitation n'était pas du genre bénéfique. Cela commença par une interjection peu flatteuse lancée à son encontre, un recul paniqué et la suite fut floue. Horace avait bien du mal à se rendre compte de ce qu'il se passait : il sut juste, quand tout fut fini, qu'il avait été emmené derrière une petite cabane en bois qui servait de remise, et que sa technique instinctive de faire le mort l'avait sûrement sauvé.

Plusieurs heures passèrent pendant qu'Horace contemplait le ciel au-dessus de lui se noircir. Son corps endolori refusait de bouger, si ce n'est pour tousser à intervalles réguliers et cracher le sang qui lui coulait dans le fond de la gorge.

La nuit était complètement tombée quand il réussit enfin à se bouger assez pour se traîner jusqu'à la bâtisse principale. L'état lamentable de ses habits et de son visage ne manqua pas d'effrayer les quelques domestiques qu'il croisait : il espérait seulement qu'on ne le houspillerait pas et qu'il pourrait rattraper le travail qu'il n'avait pas pu faire. Il ne manquerait plus qu'on le chasse de Lydes... Où irait-il alors ?


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le Jeu 15 Mar - 1:17




Horace & Aloïs & ...
Scared to be lonely


Aloïs avait désespérément besoin d’air. Pas forcément d’air frais... Juste d’air. Il n’en pouvait plus de rester enfermer dans cette chambre à tourner en rond et se reposer, tout ça parce que son poignet était cassé. Avait été cassé. Il n’en voulait pas à Ariel de le surveiller de près ; sans doute avait-il raison de le faire, ou Aloïs n’aurait jamais fait attention à son bon rétablissement. Mais l’ex-Templier avait définitivement besoin de s’aérer un peu l’esprit, d’autant plus qu’il n’avait à présent plus de plâtre. C’est pourquoi, après avoir déposé un baiser sur les lèvres d’Ariel lorsqu’ils revinrent à leur chambre après le dîner, le blondin s’excusa et expliqua qu’il allait passer un peu de temps dans la bibliothèque, pour lire.

Il ne saurait dire combien de temps il y est resté. Un long moment, assurément, et il était presque persuadé qu’en retournant dans leur chambre, il trouverait son compagnon endormi. Avec un pincement au cœur, Aloïs s’en voulu un moment de lui avoir faussé compagnie. Après tout, il avait l’habitude de lire dans le lit, tandis qu’Ariel s’endormait contre lui... Et c’était agréable pour les deux partis. Heureusement que son Soleil n’avait pas eu l’air de lui en vouloir – parce qu’en y repensant, lui, il s’en voulait bien assez pour deux.

Du moins... Jusqu’à ce qu’il n’entende du bruit, provenant certainement du hall, et croise quelques domestiques qui étaient tout sauf calme ; lorsque dans sa grande bonté (comme toujours) Aloïs demanda des explications, celles qu’on lui fourni le fit sursauter et oublier quelques instants ses remords de n’être pas resté avec Ariel. Il courut là où ont voulu bien le mener, et attrapa Horace pour le prendre dans ses bras dès qu’il le vit, dans un réflexe incontrôlé, avant de le relâcher pour se reculer un peu et l’observer. « Horace ? Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Tout va bien ? » A présent, il comprenait mieux pourquoi il avait entendu une telle agitation à une heure pareille. Et si fatigue il y avait, elle avait quitté le Martell sous l’effet de l’inquiétude : aussi sûrement qu’il ne faisait plus attention à son poignet encore fragile. « Je vais m’occuper de toi. On va... On va... » euh... S’occuper de lui. Assurément.

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le Sam 14 Avr - 17:44



Scared to be Lonely
Horace & Aloïs

« So many bright lights that cast a shadow - But can I speak? - Well, is it hard understanding I'm incomplete? »
Il avait du mal à marcher, chaque pas ravivant la douleur dans ses os et sa chair. Hagard, il sentait plus qu'il ne voyait les domestiques s'inquiéter pour lui et se précipiter dans le château pour prévenir quelqu'un de plus haut placé. Ce dernier, bien qu'il ne soit pas la première occurrence d'un 'homme haut placé' à Lydes, ne tarda pas à arriver. Qu'importe, Aloïs n'avait peut-être pas de titre, mais il était la meilleure personne sur qui Horace pouvait tomber ce soir-là, juste après Monsieur Anthelme de Lydes.

Il s'effondra littéralement dans ses bras, cherchant à regarder en arrière si ses frères n'allaient pas ressurgir d'un coin sombre. Tremblant, il s'accrocha à Aloïs pendant qu'on l'emmenait dans une des salles communes des domestiques, essayant de ne pas penser à ce qui arriverait si on lui reprochait d'être incapable de faire son travail. C'était de sa faute, il aurait dû porter plus tôt la lettre de ses frères à quelqu'un qui pouvait la déchiffrer, et maintenant il était trop tard... Ils étaient revenus.

— Je... je ne peux pas partir...


C'était la seule chose qui lui traversait l'esprit, alors même qu'on l'allongeait sur une paillasse, et qu'on examinait ses blessures. Sous la boue et le sang, c'était difficile de s'y retrouver : il lui faudrait retirer ses vêtements et prendre un bain avant tout, chose qu'une des cuisinières fit remarquer.

— Aloïs...?

Son intonation laissait entrevoir qu'il réalisait seulement maintenant de qui l'avait emmené jusque là. Au moins Monsieur Ariel ne tarderait pas à être au courant de ce qu'il se passait, même si c'était une bien piètre consolation face à l'absence de Monsieur Anthelme, parti à Val Royeaux.

— Je dois... Je dois retourner travailler, les chevaux...

Il était cependant incapable de bouger maintenant qu'il était allongé, d'autant plus que l'une de ses arcades et sa lèvre supérieure éclatée commençaient à gonfler.

— Désolé.

Aloïs ne pouvait pas faire grand-chose, Horace en avait la sourde impression. Mais les domestiques dansant autour du jeune homme semblaient avoir la situation bien en main : se tournant vers lui, le palefrenier tenta un sourire d'excuses :

— Ne dites rien aux de Lydes, tout est ma faute, je sais.

(c) DΛNDELION
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le Jeu 10 Mai - 22:25




Horace & Aloïs & ...
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Horace semblait paniqué. Au vu de son état, Aloïs se dit qu’il y avait certainement de quoi, même si pour le moment il ne comprenait pas ce qui avait pu arriver. Des bandits, des brigands ? Un voleur, peut-être ? Son cœur tambourinait dans sa poitrine face à l’état du palefrenier et aux suppositions qui effleuraient son esprit. Le sommeil avait à présent totalement quitté sa personne, et les domestiques évoluaient autour d’eux s’affairaient à préparer une paillasse sur lequel l’allonger. « Tu ne vas pas partir, Horace, je suis là. Ca va aller, maintenant... » Aidé de plusieurs domestiques au courant de son état (Aloïs était à peu près certain qu’Ariel avait prévenu tous le petit personnel de ne pas le laisser faire des choses apparemment trop physique par lui-même), ils finirent par allonger le pauvre homme sur la paillasse.

La réplique à propos d’un bain était plutôt bonne, mais Aloïs avait peur que cela ne prenne trop de temps. Il lança un regard autour de lui, avant de déclarer : « Préparez-donc un bain tiède, mais ça va prendre du temps. En attendant, on peut le débarbouiller avec une bassine et un gant. » Qu’on le soigne au plus vite – s’il pouvait éviter de perdre trop de sang, ce serait tout de même bien mieux. Il fit aussi signe à un domestique de prévenir et renforcer la garde autour de la demeure, histoire qu’ils aillent inspecter. Au cas où. Lorsqu’Horace prononça son nom, le couturier baissa les yeux sur son ami : « Oui, c’est moi... » lui répondit-il alors d’une voix douce, en souriant légèrement. « On va s’occuper de toi... » Il marqua un temps d’arrêt, et repris : « Tu ne peux pas travailler dans cet état, hors de question !... »

Aloïs se sentait un peu inutile. Avec son poignet, il ne pouvait même pas aider à recoudre son ami ; mais au moins attrapa-t-il un gant pour aider à le nettoyer un peu lorsque les domestiques retirèrent finalement sa chemise et son pantalon ; et à partir de ce moment-là, le couturier se retint scrupuleusement de regarder autre chose que le visage du blessé. « Tu sais très bien que je ne cache rien à Ariel... » confessa-t-il avec un sourire, avant de reprendre, la mine plus grave : « Que s’est-il passé ? »

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le Jeu 24 Mai - 21:42



Scared to be Lonely
Horace & Aloïs

« So many bright lights that cast a shadow - But can I speak? - Well, is it hard understanding I'm incomplete? »
La panique qui le prenait aux tripes était plus forte que des eaux d'un barrage fraîchement rompu : impossible à arrêter, elle se répandait dans ses muscles, les faisant trembler alors que sa respiration accélérait. Il ne voulait pas partir, il ne pouvait pas partir, et tous les mots les plus gentils d'Aloïs ne changeraient rien, pas maintenant, pas tant qu'il était dans cet état déplorable.

Il avait vaguement conscience des domestiques qui s'affairaient autour de lui pour lui préparer un bain ou autre, mais c'était bien secondaire : la seule chose qui lui importait, c'était de rester, de pouvoir continuer à travailler, de voir Monsieur Anthelme content de lui. Mais Aloïs s'y opposait. Il ne voulait pas qu'Horace travaille.

— Si si ! Je peux ! Je dois, j'ai pas le choix ! Sinon... Sinon Monsieur Anthelme sera déçu et...

La raison n'était pas vraiment de la partie, malheureusement : c'était la pure panique qui parlait, ce sentiment trop fort pour être appréhendé ou apprivoisé quelqu'un qui avait déjà un sacré problème émotionnel de base.

Oh et en plus Aloïs allait de toute façon tout dire à Monsieur Ariel, le sort d'Horace était scellé, ils allaient le punir, le tuer, ou pire, le renvoyer...

— Non non, ne dites rien, s'il-vous-plaît. C'est ma faute, tout est ma faute, j'aurais dû demander à faire lire cette lettre plus tôt, les aider... Si j'avais su, j'aurais pu donner l'argent que mes frères demandaient et...

C'était décousu, surtout pour quelqu'un qui n'avait pas du tout suivi l'affaire, mais Horace était incapable d'être cohérent, pas tant qu'il se serait calmé... ou qu'on l'aura calmé de force.
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le Dim 3 Juin - 17:11




Horace & Aloïs & ...
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Horace n’était pas dans son état normal. Cela paraissait évident lorsqu’on voyait son état déplorable – le pauvre avait définitivement passé un sale moment – mais il semblait également en proie à la panique. Ce qui n’était pas pour aider à le soigner, le réconforter ou quoi que ce soit. Malgré tout, son obstination à travailler était louable, bien que totalement inconsciente. Aloïs abandonna le chiffon aux domestiques en fronçant les sourcils, prenant un air sévère qui n’était absolument pas crédible sur lui – mais sait-on jamais, vu la situation, cela passerait peut-être. « Hors de question que tu travailles dans cet état ! Je t’assure qu’il ne sera pas déçu si tu prends le temps de te rétablir, et s’il l’est, c’est bien le dernier des cons ! » gronde-t-il d’une voix qui se veut sourde.

Et, non, malgré tout ce qu’Anthelme pouvait lui dire, Aloïs ne pensait pas réellement que le cadet d’Ariel soit réellement con. Même s’il en venait à présent à s’interroger sur « pourquoi diable Horace s’inquiète-t-il d’Anthelme ». Et ce qu’il soupçonnait lui semblait étrange, voir un peu hypocrite de la part du de Lydes, mais ce n’était pas le moment de faire des suppositions ou de réfléchir à tout ça : au moins, ça lui donnerait de quoi penser lorsqu’il devrait encore rester à se reposer et ménager sa main. Conneries. Aloïs est ramené à la réalité par les paroles du palefrenier, qui l’interpelle. Il fronce les sourcils, penche la tête, le fixe pendant que les domestiques continues de s’afférer, et commencent enfin à s’occuper des blessures à présent que l’homme est débarbouillé.

« De l’argent ? Tes frères ? » Aloïs lance un regard aux domestiques autour de lui, mais personne ne semble réellement plus au courant. Il passe une main dans ses cheveux, dépassé, fatigué, mais prend une grande inspiration : « Horace, Ariel ne va rien te faire. Ce n’est pas de ta faute, d’accord ? Dis-moi ce qu’il s’est passé... » Evidemment, le jeune homme ne semblait pas en état de lui délivrer quoi que ce soit comme information. Son état inquiète même Aloïs, qui craint que le palefrenier ne fasse une attaque... Le souvenir cuisant de la mort de son père le hante alors, et sans réfléchir, Aloïs attrape un seau d’eau fraiche et propre qu’il vide sur Horace tant qu’il est dénudé, et avant qu’il ne soit trop tard : l’ex-Templier ne voulait pas voir quelqu’un d’autre mourir. « Bon sang Horace ! Tu es en sécurité ici ! Reprends-toi, s’il te plaît ! » supplie Aloïs d’une voix forte, sous le regard médusé des domestiques qui ne s’attendaient pas à voir l’agneau d’Ariel prendre les choses en main d’une telle manière.

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le Ven 8 Juin - 23:24



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Horace & Aloïs

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Horace avait du mal à penser de manière efficace : trop de choses se bousculaient dans sa tête, trop d'émotions, trop de trucs à gérer. Il aurait juste voulu que tout s'arrête, et qu'il puisse enfin respirer sans avoir rien à penser, mais ça ne marchait pas comme ça. Il n'arrivait pas à se ressaisir seul, à reprendre le fil de pensées plus logiques et calmes, et le petit sursaut dû à la vulgarité d'Aloïs ne suffit pas. Il était rare que son ami soit aussi impoli, et en temps normal Horace en aurait sûrement bien ri, mais là, il était trop bouleversé pour tilter.

Son choc ne passait pas, et il n'allait peut-être pas passer tout seul avant un très long moment. Horace avait bien conscience qu'Aloïs voulait en savoir davantage sur les tenants et aboutissants de ses blessures, mais il dut attendre que son ami ne lui vide un seau sur le corps pour sortir de sa boucle infinie.

— Désolé...

Il chouina encore. Il avait toujours aussi mal et maintenant il avait froid. Tremblotant, cette fois il réussit à former une phrase dans son esprit, quelque chose qui semblait avoir du sens, du moins à ses yeux.

— Mes frères... Ils sont ma dernière famille, et ils avaient besoin de moi, mais je... Je sais pas lire... ils ont envoyé une lettre, c'était trop tard, alors...

Horace détourna les yeux et montra d'un geste évasif ses blessures au visage, son œil gonflé, son arcade ouverte et ses lèvres éclatées.

— Ils sont venus de Val Royeaux.

Sanglotant et cherchant quelque chose pour se couvrir maintenant qu'il était glacé, Horace termina sur une conclusion somme toute très logique dans sa tête.

— Il faut les aider.

Hahem. On lui dit ?

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le Sam 9 Juin - 23:38




Horace & Aloïs & ...
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Aloïs s’autorise un soupire lorsqu’Horace s’excuse. Au moins, il est assez revenu à lui pour s’excuser... A partir de là, le blondin s’autorisa à reposer doucement le seau vide qu’il avait gardé en main, même s’il avait failli voler dans la pièce après que son contenu ait été déversé sur le palefrenier. La présence en masse de domestiques autour avait évité au pauvre récipient en bois de venir s’heurter quelque part, et l’ancien Templier tira une chaise pour s’asseoir auprès du blessé, écoutant son histoire d’une oreille attentive.

Le problème semblait donc venir des frères d’Horace, comme le palefrenier le lui expliqua. Une sombre histoire de lettres, qu’il n’avait pas pu lire faute de n’apparemment pas savoir, et... Le résultat était visible sur le corps de l’homme. Le corps d’Aloïs tout entier fut parcouru d’un frisson : qui étaient donc ces frères pour réagir de la sorte ? Pas des frères. Même les siens, malgré leur différents durant leurs jeunes années, malgré son homosexualité, même son père mille fois déçu n’avait jamais porté la main sur lui.

Le blondin soupira à la conclusion d’Horace. Même lui, Aloïs Martell, voyait bien qu’il y avait un problème là-dedans. D’un signe de main, il demanda à ce qu’on apporte de quoi couvrir le blessé, et etouffa un baillement avant de rétorquer d’une voix bien plus douce que la dernière fois qu’il avait pris la parole : « Tu veux aider des gens qui ont voulu te tuer ? Ils sont peut-être de ta famille, mais même si j’ai des différents avec ma famille qui pourrait me pousser, ou les pousser, dans une colère noire, ils ne feraient jamais ça. » Peut-être y allait-il un peu fort car après tout, il ne savait pas si leur but avait été de se débarrasser d’un frère qu’il jugeait inutile ou juste de se venger sans chercher à le supprimer. Néanmoins, un autre point chiffonnait le couturier, qui pencha légèrement la tête : « Horace... Pourquoi est-ce que tu t’inquiètes qu’Anthelme soit déçu ? Est-ce qu’il t’a fait quelque chose ?... »

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le Dim 10 Juin - 0:26



Scared to be Lonely
Horace & Aloïs

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La crise d'Aloïs et surtout la froideur de l'eau qu'il lui avait versé sur le corps avaient eu le mérite de le sortir de sa boucle infinie. Horace avait réussi à mettre un peu d'ordre dans ses idées, assez pour reprendre une conversation plus ou moins logique. Il comprenait les demandes d'Aloïs, mais ne voyait pas le problème dans ce qu'il disait. C'étaient ses frères, non ? Et la famille, c'était bien. C'était ce qu'on lui avait appris.

Pourtant, Aloïs lui disait que non, que sa famille à lui avait beau ne pas être toujours d'accord avec lui, ils ne lui feraient jamais une chose pareille. Horace sentit toute l'étendue de sa stupidité et sentit une larme couler sous le coup de la honte. Il s'en voulait tellement d'être aussi naïf, il se détestait pour ça.

Il ne répondit rien, car il n'y avait rien à dire. Que son premier réflexe soit d'aider ses frères alors qu'ils l'avaient blessé était, avec le recul, si complètement idiot... Mais en même temps, on ne lui expliquait jamais rien à lui.

Il revint à lui quand il entendit son ami parler de Monsieur Anthelme : un changement de sujet était le bienvenu, surtout quand il s'agissait de lui. Pourtant, Aloïs semblait inquiet. Si Horace comprenait bien, ce qui n'était pas dit.

— Fait quelque chose ? Comme quoi ? Je m'occupe des chevaux, et il aime les chevaux, alors je suppose que mon travail est important... Et puis j'apprends à lire avec Arthur aussi. Parfois on se balade en forêt, ou on regarde les étoiles, même s'il n'y connaît rien, c'est dommage. Je... Je veux pas qu'il soit déçu. Je l'aime bien.

Voilà, c'était tout simple. Aussi simple que ça.

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le Jeu 14 Juin - 14:37




Horace & Aloïs & ...
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Aloïs sourit légèrement, en croisant les bras, assis au fond d’une chaise qu’il avait très certainement emprunté sans le vouloir à un domestique au milieu de toute cette effervescence. Il le savait. Enfin, plutôt : il lui semblait avoir vu juste. « Oh, oui, vous vous aimez bien » lâcha-t-il en reposant son regard sur le palefrenier. Ils devaient certainement s’aimer plus que bien, que ce soit par intérêt ou non, et Aloïs n’allait pas manquer d’en informer Ariel. Ne serait-ce que pour confirmer ou infirmer ses doutes. « Et Arthur est adorable, quand on a la chance de pouvoir le côtoyer. » rajouta-t-il en hochant la tête. Il n’y avait aucune forme de jalousie ou ne rancune d’aucune sorte, au fond de sa voix : il constatait simplement, soulevait les points qui lui faisait penser qu’il y avait... Anguille sous roche.

Soudainement, il sauta sur ses jambes et claqua dans ses mains, ne manquant pas de faire sursauter la pauvre petite domestique qui se tenait non loin de lui. Avec un sourire, posant une main désolée sur l’épaule de la demoiselle, il haussa à nouveau la voix pour se faire entendre : « Est-ce qu’il serait possible de préparer un lit dans un endroit sûr ? Quelque part où vous pourriez intervenir rapidement s’il avait besoin d’aide, s’il vous plaît. » Après quelques approbations, le couturier se pencha vers Horace ; « Tu as besoin de te reposer. Et, ce n’est pas une demande, c’est un ordre. Est-ce que je peux faire quelque chose d’autre pour toi, avant ? »

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le Jeu 28 Juin - 22:47



Scared to be Lonely
Horace & Aloïs

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Horace n'entendit pas le sous-entendu pourtant assez peu subtil d'Aloïs, quand il disait qu'ils s'aimaient 'bien'. Il fallait dire qu'il n'était pas bien subtil lui-même, tout obtus et handicapé des relations sociales. Il ne tiqua donc pas, et répondit sur un ton égal :

— Oui. Enfin, moi je l'aime, lui je sais pas. C'est un de Lydes.

Évidemment, comment un seigneur tel que lui pourrait aimer un simple palefrenier ? Ça n'avait aucun sens. De toute façon, il n'était pas dans la tête d'Anthelme, et n'oserait jamais affirmer quelque chose à sa place. Monsieur faisait et pensait comme il l'entendait, Horace se contentait de le suivre. Ce n'était pas que de l'obéissance aveugle ou une attitude de paillasson, c'était que... Horace avait un immense respect pour Anthelme, il l'admirait assez pour y voir quelqu'un qui lui était en tout point supérieur. Bon, après, ça ne l'empêchait pas de s'adresser à lui très simplement, ou de comprendre quand il avait besoin d'un retour à la réalité.

Les cours de lecture et d'écriture avec Arthur étaient également très plaisants, et Horace aimait beaucoup la compagnie du fils de Monsieur.

— Arthur est un bon garçon, très intelligent.

Il lui apprenait de nombreuses choses, ce qui était agréable et à la fois un peu étrange venant d'un garçon bien plus jeune que lui. Horace s'y était rapidement fait, cela dit, et estimait Arthur plus à ses compétences qu'à son âge.

Aloïs le fit sursauter quand il frappa dans ses mains pour attirer l'attention d'une domestique non loin : il fut surpris également par ce qu'il lui ordonna. Un lit en lieu sûr... Non mais c'était pas gr... Ouais. Si un peu quand même. Horace ne dit rien cette fois, prenant conscience peu à peu que son cas n'était pas si anodin. Quand Aloïs se tourna vers lui pour lui ordonner de se reposer, il ne protesta pas.

— Hmm... Je ne sais pas... Vous en avez déjà fait beaucoup pour un palefrenier. Je... Merci.

C'était quand même la moindre des choses de le remercier pour tout ce qu'il avait fait, même si cela incluait stopper une crise de panique à grands coups de seau d'eau glacée dans la tronche. Chacun ses méthodes.

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le Jeu 19 Juil - 23:53




Horace & Aloïs & ...
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Un poulain égaré – c’était tout à fait ce à quoi lui faisait penser Horace. Cela arracha d’ailleurs un léger sourire à Aloïs, après qu’il eu ordonné à l’homme de se reposer. Il en avait besoin, et l’ex-Templier comprenait à présent un peu Ariel lorsque celui-ci aussi lui demandait de bien vouloir rester au lit. En parlant d’Ariel, celui-ci devait certainement déjà dormir à point fermé, une véritable petite marmotte. La sienne. A qui il allait d’ailleurs toucher deux mots à propos de toute cette histoire – et peut-être lui glisser innocemment qu’il se tramait peut-être quelque chose entre Anthelme et Horace. Quelque chose de « mignon », s’il parvenait à employer le mot « mignon » en corrélation avec « Anthelme ». Mais c’était un autre problème.

« C’est normal, voyons. Tu n’as pas à me remercier pour ça. » lui fit remarquer le blondin avec un doux sourire. Pour Aloïs, en tous cas, c’était normal : il ne comprenait d’ailleurs pas comment cela pourrait ne pas être le cas. Mais le fait qu’il soit trop gentil n’était pas une grande nouveauté ; et à présent que la situation était tassée, il se sentait soudainement épuisée. « Je reviendrais voir comment tu te portes demain. Ne va pas faire des cabrioles dans le foin, en attendant. » S’il pouvait prendre une petite journée de repos, au moins, plutôt que de retourner s’occuper des chevaux immédiatement, cela pourrait être mieux.

Aloïs remercia ensuite la domestique lorsqu’elle vint le prévenir que tout était prêt pour la nuit. Une bonne chose de fait ; il s’excusa de ne pas pouvoir aider à soulever le pauvre homme, frustré par l’incapacité de son poignet. « Essaie de dormir, Horace. Tu en as besoin. » assura-t-il en hochant doucement la tête. Lorsqu’il fut certain que l’homme était à présent en sécurité et dans un endroit douillet où passer la nuit, Aloïs se permit de regagner enfin la chambre de son amant. Il était finalement épuisé, et se doutait qu’Ariel allait le questionner le lendemain matin – de toute manière, il allait lui raconter l’affaire. Mais pour le moment, tout ce qui comptait, c’était aller se blottir contre son Soleil, et l’enlacer pour enfin s’endormir.

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