Dalish on a leash ❖ PV : Joana

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le Mer 27 Juin - 11:44



Dalish on a leash
Joana & Elladan

« I am not a thing to be owned  »
L'amertume de la trahison ronge Elladan depuis cette nuit fatidique qui a vu son destin brusquement basculer. On ne peut pas dire que la vie ait été particulièrement douce avec lui jusque là, mais il pensait honnêtement que cela pouvait difficilement être pire... Oh quelle erreur ! Bien sûr l'elfe savait qu'il ne pouvait pas faire vraiment confiance à Balthazar, mais il pensait qu'il y avait une sorte d'accord tacite entre eux. Une entente entre deux exclus qui ne trouvaient leur place nul part. L'étendue de sa propre naïveté sidère le dalatien, qui depuis rumine son incommensurable bêtise. Être vendu comme une vulgaire marchandise par l'homme avec lequel il voyageait depuis quelques mois est une pilule qui a bien du mal à passer.
Le trajet jusqu'à l'extrême nord du continent n'avait pas été de tout repos, mais le pire restait à venir. Contrairement à certains chanceux, l'heureux acquéreur d'Elladan est loin d'être un maître correct envers ses possessions. Certes il mange à sa faim, cependant ce fait est loin de pouvoir éclipser le reste. Forcé à ravaler sa fierté, l'elfe se voit contraint de se plier à une servitude nouvelle qu'il n'a jamais ne serait-ce qu'envisagée. Quelques semaines seulement se sont écoulées, pourtant il a l'impression que cela fait une éternité...

Ce matin-là, le nobliau tire le mage hors de chez lui relativement tôt. Il a quelqu'un d'important à aller visiter, lui dit-il. Cette nouvelle ne soulève aucun sentiment particulier chez le nouvel esclave, qui se contente de suivre sagement le tevintide, le regard quelque peu dans le vide. Il n'aime pas particulièrement les rues de Minrathie, ceci dit il ne les déteste pas pour autant non plus. En vérité, il se sent comme détaché de son propre corps, indifférent à tout. Il se contente de se laisser porter par les événements. Même l'espèce de collier qu'on lui a placé autour du cou ne le dérange plus. Pourtant il serait difficile de faire plus offensant à ses yeux, pour lui qui peut se changer en chien. Le message qu'on veut faire passer est d'autant plus clair, mais il s'en moque à présent. Advienne que pourra.

C'est donc sans réel intérêt qu'il emboîte le pas à son maître à l'intérieur d'une demeure sur laquelle il se garderait bien de donner son avis. Ses prunelles céruléennes accrochent celles de certains de ses compatriotes d'infortune, le faisant gronder intérieurement tout en détournant rapidement le regard. La vue des autres esclaves lui est encore compliquée, c'est comme se retrouver face à un miroir, une piqûre de rappel de sa propre condition.
Elladan opine légèrement du chef quand on lui demande de rester dans une pièce en attendant que les affaires soient conclues. Malgré tout, une fois son maître sorti, il ne peut s'empêcher de jeter une oeillade discrète aux alentours. C'est une petite antichambre assez austère -pour les goûts tevintides- qui ne présente rien de particulier. L'espace de quelques instants, il se demande s'il a le droit de prendre place sur l'une des chaises qui s'y trouvent, puis se dit finalement qu'il ne va pas rester planté là comme un piquet pendant deux heures. Ce serait idiot. Avec un infime soupir, le dalatien choisit donc de poser ses fesses sur celle qui se tient dans un coin de la pièce, ayant ainsi vue sur les deux portes qui permettent d'entrer. Penser à fuir ? Cela ne lui traverse même pas l'esprit. A quoi bon, on le retrouverait tôt ou tard de toute façon. Et il préfère ne pas imaginer ce que lui infligerait son sadique de propriétaire, qui dans ses bons jours n'est déjà pas des plus délicats avec lui. Non, il préfère encore se tenir à carreaux. S'il doit prendre la poudre d'escampette, il veut être sûr de ne pas retomber entre ses griffes.

Arraché à ses réflexions par une porte qui s'ouvre, Elladan redresse la tête pour voir s'avancer une jeune elfe. Blonde, elle doit avoir plus ou moins le même âge que lui. Une esclave, elle aussi. Aussitôt son expression se renfrogne un peu tandis qu'il se ramasse sur sa chaise. Espérons qu'elle ne reste pas trop longtemps dans les parages... De toute manière, quand elle réaliserait qu'il ne parle pas, il y a peu de chances qu'elle veuille s'échiner à tenter de communiquer.
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le Sam 30 Juin - 21:20



Dalish on a Leash
Elladan Dinlaselan

Verimensis (Wintermarch), 10:41 des Misères

Par rapport à bien d’autre, je n’avais pas à me plaindre de ma condition. Mon maître n’était pas encore revenu de son long voyage en dehors de Tevinter. Bien que je sois en quelque sorte attacher à lui, je devais faire attention. Avec la rébellion des esclaves, je me demande encore pourquoi je suis à ses côtés. Me trouvant à la demeure et dans ma chambre, je passe ma main sur mon ventre qui commence à pousser. Les troubles liés à la grossesse semble s’être quelque peu dissiper. Mais je reste tout de même gênée face à ce qui pousse à l’intérieur de moi.  Je n’ai pas encore eu le courage d’en parler à Caïus… Comment le lui dire ? En sachant que cette fameuse nuit me hante encore depuis que cela s’est produit… Je n’ai rien oublié… Je réfléchissais à tout ça et je me dis que plus j’attends et plus cela risque d’être compliqué. Puis quelque chose vient me tirer de ma torpeur avant d’entendre que quelqu’un frappe à ma porte de chambrée. Cela doit être Madely qui vient me voir. Souriant tandis que je reste allongée, je prends un livre et j’autorise la personne à entrer. Cela ne pouvait être que ma mère de substitution et elle avait déjà connaissance de mon état. C’est en partie grâce à elle que j’ai réussi à cacher ma grossesse à Caïus mais je me sens mal car c’est une situation qui ne peut plus durer. Cependant, je n’ai pas eu le courage de lui en parler tandis qu’il venait de quitter Tevinter en compagnie de celui qui est responsable de mon état mais à qui je n’adresse plus la parole depuis ce jour. Je ne parle pas des banalités… Il faut dire qu’il m’a complètement ignorer alors pourquoi devrais-je essayer de lui parler ?  Bien que mon maître n’a pas besoin de me rappeler ma place, Nero ne se prive pas de le faire. Je ne le supporte plus…

Mais je devais réagir et j’avais pris la décision d’en parler avec Caïus dés son retour. Je ne sais même pas où il est aller car j’ai dû faire demi-tour avant notre arrivée dans les Dorsales de Givre où se trouve la capitale naine. J’avais toujours voulu visiter cette cité mais je suis quand même rentrer sans encombre à Minrathie. Depuis, j’attendais le retour de Caïus tout en espérant qu’il ne lui soit rien arrivé. J’ai entendu des échos sur le retour de l’Engeance et je dois admettre que cela fait froid dans le dos. Se battre avec des poignards face aux engeances risque d’être un peu compliqué mais c’est déjà ça. Discutant avec Madely, je finis par me lever et me changer. On avait terminé l’entretien de la maisonnée mais tout n’est pas encore terminé. Comme lorsqu’à chaque fois qu’il quitte la demeure, il nous laisse une liste de chose à faire et c’est toujours dans la joie et la bonne humeur que nous travaillons avec Madely. Nous étions en après-midi et je devais encore aller chercher un colis au nom de Caïus. Il m’arrive parfois d’avoir la flemme et je me dis qu’il n’est pas là. Heureusement. Mettant fin à ma phase de « larve empotée et inutile » pour reprendre certains termes que les Mages Tevintides adorent dire, je ris avec Madely avant de sortir de ma chambrée. Je me sentais encore un peu vaseuse mais cela risque d’être encore le cas durant un long moment. Je le savais…

Enfin prête, j’avais un verre d’eau fraîche avant de me diriger vers la sortie. Mais au moment où je m’apprêtais à sortir, Madely qui m’interpelle pour me rappeler d’aller faire quelques courses. Ah oui, c’est vrai. Il faut bien que la maisonnée mange surtout une certaine personne dont je n’ai pas particulièrement envie de m’occuper. A vrai dire, je m’en serais bien passé car on ne peut pas dire qu’elle soit aimable. Par ailleurs, aussi loin que remonte ma mémoire, Caïus m’avait dit qu’elle ne l’avait jamais été avant qu’il ne l’a tue. Et c’est là que je me suis toujours demandé pourquoi cette envie de la faire revenir à la vie alors qu’il l’avait assassiné ? Décidément, je ne comprendrais jamais les mages Tevintides. Et j’ai peut-être arrêté de les comprendre… Trop compliqué pour moi et non pas que je sois débile mais il est parfois difficile de cerner les besoins d’un homme. Prenant un panier et m’armant de mes deux poignards, j’ai appris à ne jamais sortir sans poignard car finalement, on peut croiser tout et n’importe quoi en chemin. Des voleurs, des esclaves qui ne bénéficie pas de mes avantages etc. Quittant ensuite la maisonnée, je me balade dans les rues tristes de la capitale Tevintide. Habituée à ces rues sombres et aux habits sans goûts de ces habitants, je ne dis rien et je baisse les yeux devant des personnes qui sont plus gradés que moi dans la hiérarchie. Ce qui veut dire à peu prés tout le monde. Ici, tout le monde est au dessus des esclaves alors je ne me fais pas d’illusion.

Et dire que je suis née dans cette ville… Je me suis toujours demandé comment mes parents se sont retrouvés ici ? Mais il est maintenant trop tard car je n’ai plus de nouvelles depuis l’âge de mes cinq ans. J’ignore encore pourquoi mais Caïus les a revendu… Je n’ai jamais osé lui poser la question… Dissimulant mes oreilles pointues sous ma chevelure blonde détachée, on voyait à peine ce qui me servait de collier d’esclave. Je le cachais autant que possible mais tout le monde savait que j’en étais une. Mais j’ai une vie plutôt calme et tranquille comparé à bien d’autres elfes citadin ou non dans cette satanée ville. Ayant fait les courses nécessaires, je devais encore me rendre à un établissement particulier où je devais aller récupérer quelque chose pour mon maître. Je tenais dans mes mains un accord de livraison en mon nom signé de mon maître. Passant la porte, je baisse la tête afin d’entrer dans une antichambre assez austère. Regardant autour de moi, je ne remarque personne sauf un autre elfe portant des bleus, preuve de la violence de son maître qui devait probablement être dans les parages. Le regard vive de la blonde se met alors à analyser en détail toute la salle avant de remarquer qu’il ne sont que tous les deux. Fermant les yeux un moment, je lâche un soupir. Il n’est jamais bon de trouver un maître dans les parages même si le mien n’a rien à voir avec les autres.

« - Bonjour ! »

Je montre un petit sourire et je salue avec gaieté mon confrère. A vrai dire, il est peut-être nouveau et c’est bien la première fois que je le croise. Pour être honnête, les esclaves sont aussi souvent remplacé qu’une robe de magister au sein de l’Empire et j’ai toujours eu peur que Caïus me mette dehors ou pire encore, qu’il me tue.  Contrairement à l’esclave qui se trouvait en face de moi, je préfère rester debout afin de cacher le ventre qui commence à se voir malgré mes vêtements plutôt amples. Plus le temps passait et plus mon ventre prenait de la place. J’avais hâte que Caïus revienne pour lui dire la vérité. Je ne pouvais pas garder ça pour moi encore bien longtemps.

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le Jeu 19 Juil - 10:20



Dalish on a leash
Joana & Elladan

« I am not a thing to be owned  »
La demeure est étrangement silencieuse. Si cette tranquillité est la bienvenue, il y a une petite voix dans le for intérieur d'Elladan qui ne peut pas s'empêcher de lui murmurer que ce n'est pas normal. Forcément il y a quelque chose de louche. Sûrement n'est-ce que sa propre anxiété qui se reflète sur le monde qui l'entoure, malgré tout cette angoisse ne le quittera pas tant qu'il restera entre ces murs. Même avec un instinct de survie abaissé au minimum vital l'elfe est encore capable de faire montre de prudence. Et puis qui sait sur quel genre de personne il pourrait tomber ? Pas encore vraiment au fait de ce qui est socialement admis ou non au sein de la société de l'Imperium, le mage se trouverait bien embêté si un autre seigneur local venait le taquiner quelque peu. Comment réagir ? Qu'a-t-il le droit ou non de faire ? Et surtout dans quelles circonstances et jusqu'à où peut-il aller ? Sûrement cela dépend-il de la position de son maître sur l'échelle sociale. Pour autant qu'il puisse en juger, son propriétaire n'est guère plus qu'un petit nobliau avec la folie des grandeurs. C'est bien sa veine.

Aussi quand l'autre elfe fait son entrée, le dalatien se tend. Sur la défensive il prend le temps d'observer la nouvelle venue. Passé les premières constatations -évidentes même un enfant y parviendrait- il s'attelle à un rapide examen plus poussé, sans répondre à sa salutation. De toute façon, il ne le pourrait pas même s'il le voulait. La silhouette de la demoiselle est généralement fine, bien faite. La chair de ses bras et ses jambes, les traits fins de son visage, laissent sous-entendre qu'elle est bien nourrie mais reste svelte... Alors pourquoi ce léger ventre qu'il devine sous les vêtements ? Loin d'être idiot, il pense deviner rapidement ce dont il s'agit et une légère grimace écoeurée prend place sur son faciès. Immédiatement il s'imagine le pire, n'ayant guère que sa propre expérience pour se faire une idée des circonstances qui ont pu mener à la conception du petit être qui croît très probablement dans le giron de sa comparse esclave.
Ses prunelles claires louchent pourtant une nouvelle fois vers elle, trop curieux pour parvenir à s'en détourner pour de bon. Qui est-elle, que fait-elle ici ? Au nom de quoi semble-t-elle aussi guillerette alors qu'elle est condamnée à une vie de servitude ? L'espace d'un instant un reste de fierté envisage qu'elle doit le prendre pour un autre elfe citadin et ses entrailles brûlent d'une certaine colère. Que ne donnerait-il pas pour retrouver sa liberté et avoir la chance de retourner vivre au milieu des aravels, là où se trouve sa place...

Nerveusement, Elladan commence à triturer l'une de ses mèches, la faisant rouler entre ses doigts. Inutile de se voiler la face, le mage n'a jamais été très sociable. Mais depuis qu'il a perdu la voix, c'est devenu encore plus compliqué. Peut-être est-ce le seul visage un tant soit peu amical qu'il verra avant un bon moment, il devrait en profiter, non ? Mais comment, c'est une question dont la réponse est loin d'être évidente...
A voir la crinière de la demoiselle, il lui prend des envies de la lui arranger. Malgré les circonstances, les cheveux du dalatien sont toujours impeccablement coiffés. Au fond c'est un peu la seule chose qui lui reste, et il remercie d'ailleurs les Faiseurs que personne n'ait eu l'idée de les lui couper, et ce même si Balthazar l'a lourdement suggéré à l'esclavagiste auquel il l'a vendu. Mais aller mettre ses mains dans la chevelure d'une inconnue, cela ne se fait pas, n'est-ce pas ? Dommage.

Un léger soupir passe le seuil de ses lèvres alors qu'il se force à se montrer un tant soit peu sociable. Se redressant sur sa chaise, son index pointe le ventre de l'autre elfe tout en arborant une expression interrogative. Tout ce qu'il espère, c'est qu'elle comprendra le sens de la question silencieuse et qu'elle parlera. L'écouter sera toujours mieux que de rester seul à broyer du noir.
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