Swan song ❖ PV : Aloïs Martell & Vlad Cousland

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

le Jeu 28 Juin - 21:16



Swan song
Vlad & Aloïs & Lachlan

« I wish I had more time, I'm so sorry. So sorry...  »
Tout se brouille. En son for-intérieur, même les voix des Anciens Dieux ne sont à présent rien de plus que de vagues murmures qui paraissent s'éloigner à chaque instant qui passe. Une main plaquée aussi fermement qu'il peut sur le côté gauche de son bas-ventre, Lachlan s'appuie de l'autre sur un mur. Ce pan de pierres est la seule chose qui l'empêche de chuter, pour ne pas se relever. Aussi confus soit-il, c'est un fait dont il est plus que conscient. Alors il se force à mettre un pied devant l'autre, lentement mais sûrement. Il doit retourner chez les Tenera. Il le faut. En cet instant où il est certain de vivre ses derniers instincts, il n'y a plus qu'une chose qui l'obsède, qui tourne inlassablement en boucle dans son esprit. Retrouver Vlad, lui expliquer comment retourner chez lui aussi sûrement que possible, lui dire de ne pas s'attarder à Tevinter après sa mort. Qui sait qui pourrait vouloir s'en prendre au jeune Cousland une fois son protecteur six pieds sous terre ? Oh qu'il ne voudrait pas le voir le rejoindre dans l'Immatériel prématurément...

Sans vraiment réaliser comment il a bien pu arriver jusque là, le Valerius sort de ses pensées pour voir qu'il se trouve devant l'une des portes annexes, principalement utilisées par les esclaves. Il grogne vaguement. Tant pis, cela ferait l'affaire. C'est un poing maculé de sang qu'il abat lourdement sur l'huis, deux fois. La malheureuse cuisinière qui lui ouvre, incrédule, n'a guère le temps de protester qu'elle se fait bousculer par Lachlan. Il n'a pas de temps à perdre. L'elfette retient un jappement de peur lorsque ses prunelles félines glissent vers la traînée de sang qu'il laisse à son passage. Ni une ni deux elle disparaît dans un petit escalier dérobé, destiné au service.
Pour sa part, l'ancien Templier s'acharne à ne pas perdre connaissance tout en cherchant une pièce familière. Franchement, au point où il en est, tout sera bon à prendre. Au plein milieu de la nuit, il n'y a personne pour l'arrêter ni même le questionner alors qu'il erre dans les couloirs, hagard, semblable à un fantôme tant son visage est pâle.

Malgré sa détermination, l'épuisement finit par le rattraper. Avec un grognement mâtiné de gémissement, Lachlan se laisse choir sur un divan. Un coup d'oeil alentour suffit pour qu'il comprenne qu'il se trouve dans un petit salon, sûrement prévu pour recevoir des invités. Précautionneusement, il lève la paume comprimant sa plaie et y baisse ses prunelles claires. Une grimace tord son visage. Ce n'est définitivement pas beau à voir. L'hémoglobine s'échappe de la blessure à une allure inquiétante, ce qui n'a rien d'étonnant à en juger sa profondeur. Et là qu'on aperçoit légèrement dépasser... Ce ne serait pas un bout de... ? Bordel, va te faire foutre, Armand, songe-t-il avec hargne non sans à nouveau plaquer sa main sur l'entaille. Ce qui a autant d'utilité que de vouloir éteindre un feu de dragon avec un dé à coudre, ceci dit.
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

le Ven 29 Juin - 17:03



swan song
Vlad & Lachlan & Aloïs

« The whole world can become the enemy when you lose someone you love. »
L'heure tourne péniblement et plus rien ne chasse l'ennui ni l'inquiétude qui enserre progressivement le cœur du jeune Cousland, pas même une énième assiette de gâteaux. Il s'attendait à ce que Lake revienne en fin de soirée au plus tard mais la nuit est tombée depuis un petit moment déjà. Bien évidemment avec tout ça, il est incapable de trouver le sommeil dans cette immense demeure où il réside en tant qu'invité. Que fait son ami ? Ses affaires étaient-elles si longues à régler ? Vlad crèche directement en cuisine pour avoir un accès immédiat à la nourriture aux côtés d'une Hilda tout autant soucieuse. Il soupire, songeant à sortir discrètement mais ne sachant même pas où est parti le Valerius. Alors il se résigne à ceci, n'ayant plus qu'à attendre au moins l'aube. Si d'ici là ce dernier n'est pas revenu, il insistera pour sortir. Tant pis pour sa sécurité. Ses paumes s'enroulent autour de ses joues d'un air las. Juste à côté la cuisinière zieute en sa direction, perplexe, puis décide de lui préparer un autre plateau repas qu'il pourra déguster ailleurs. C'est qu'à force de l'entendre soupirer, même si elle peut comprendre son attitude, elle commence à en avoir marre.

Vlad remue vaguement la tête en remerciement une fois le tout en main, se motivant à changer de décor. Il se lève et arpente les couloirs en hésitant où se poser. Le petit salon où il séjournait plus tôt dans la journée le tente mais avec l'obscurité, sa vision est perturbée ; sans compter qu'il est trop chargé pour tenir un cierge allumé le temps du trajet. Il s'aide grâce aux autres positionnés un peu partout et laisse d'ailleurs Hilda le guider... au mauvais endroit. « C'est malin... » Rumine-il, loin d'être méchant, juste pas d'humeur. Il tourne les talons pour se remettre en route puis atteindre enfin la pièce en question en comptant sur son propre sens de l'orientation. Quelle n'est pas sa surprise une fois débarqué : ses prunelles découvrent Lachlan installé sur un divan mais remarquent surtout le liquide carmin qui l'inonde lui ainsi que le parquet. Son plateau lui glisse d'entre les mains et crée un vacarme pas possible pour cette heure aussi tardive. Pour une fois tout sauf soucieux de ce gâchis de nourriture, il se précipite plutôt à hauteur de son ami. « Lake !! Tu es blessé... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?! » Pâle, il pose sa paluche contre celle du Tévintide positionnée sur la plaie pour se rendre compte que les dégâts sont loin d'être moindres. Et encore, il ne réalise pas tout. Son palpitant manque un battement face à la quantité d'hémoglobine. « Dis-moi ce que je peux faire, Lake... Il faut te soigner ! » Le voilà bien pris au dépourvu avec zéro connaissances en médecine mais surtout sans voir la véritable tête de la blessure ouverte, le centre étant encore caché. Vlad n'ose mouver la main de Lake même s'il s'agrippe toujours à lui les yeux plein de détresse. « Quelqu'un, de l'aide ! » S’époumone-il en espérant que de la pénombre débarque bientôt une aide salvatrice pour son ami. Impossible qu'il succombe, hein ? Impossible... Dans l'esprit du Cousland, le Valerius est immortel. Peu importe s'il saigne comme tout être vivant.
(c) DΛNDELION
avatar

Invité

Invité

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut