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donne moi ton corps- heu, ton or (AVALON)

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Ven 2 Juin - 17:20
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Avalon & Malden

« Hé mademoiselle t'es charmante. »




« Votre compte est bon ! » lança le barbu, son épée levée vers Malden qui fronça les sourcils et secoua la tête pour désapprouver. L'autre soupira. « Vous voilà faits comme des chattemites ! » Nouveau signe de négation. « Bon alors j'dis quoi ? » l'orlésien se releva et se gratta le menton quelques instants avant de finalement hausser les épaules. « La première était bien, t'étais juste pas assez convainquant. Un gamin d'cinq ans serait probablement plus intimidant que toi. » fit-il en s’évertuant à essayer de décrocher son arc de son carquois. Saloperie de truc. Faudra un jour qu'il considère le fait de se débarrasser de cet objet encombrant. L'autre grogna, et tira une rasade de sa gourdasse. « De toute façon, on a plus l'temps, y vont bientôt s'ramener. » finalement, il avait réussi à s'emparer de son arme. Le contrat était simple. Faire peur aux gens qui allaient passer par ici pour les obliger à se rendre dans la ville la plus proche par tous les moyens, à condition de ne pas les blesser. Pourquoi ? Par le Créateur il n'en avait aucune idée. Mais eh. C'était des piécettes faciles, et à moins de tomber sur de vrais combattants, c'était du tout cuit. Malden s'était fait recruter par un type qui se donnait des allures un peu mystérieuses en portant une cape avec une capuche trop grande pour voir où il mettait les pieds. D'ailleurs, il avait bien faillit se rétamer la tronche sur une poule qui se promenait à terre en repartant. Le point de rendez-vous avait été derrière un vieux moulin en ruines. Ils étaient cinq gaillards et demi -le nain comptant comme le demi- au total, et au moins la moitié  était ivre morte avant même de commencer la mission. Dans quoi tu t'es embarqué gros lourdeau? maugréa Malden en son fort intérieur. Une paye simple, de quoi te rincer le gosier ce soir. Le plan était simple ; se faire passer pour des voleurs de grand chemin, récupérer ce qu'il y avait d'intéressant et les laisser repartir. Il avait cependant un doute quant à l'état de ses compagnons. Aucun ne marchait vraiment droit.

Finalement, une charrette fit son apparition au bout du chemin, et il devait y avoir trois personnes à bord, incluant le conducteur. L'orlésien fut visiblement le premier à les remarquer, puisque lorsqu'il tapota l'épaule de son voisin, ce dernier lui offrit un coup de coude dans le creux de l'estomac. Le souffle coupé, Malden émit un grognement en pointant le doigt vers le groupe qui se rapprochait. Enfin, ils semblèrent comprendre. Le nain se racla la gorge avant de cracher à terre d'une manière tout à fait charmante. « Bon on s'prépare les gars ! Ils z'achop- z'arpo- enfin les vlà ! » lança celui qui s'était autoproclamé chef de la bande, celui-là même qui s'était entraîné à lancer des répliques un peu classes pour paraître plus convainquant. Chacun attrapa son arme et fit en sorte de cacher son visage. Enfin, Malden sembla le seul à prendre cette dernière mesure. Mais il fallait être honnête, les capuches c'était vraiment pas pratique. Il comprenait, maintenant, pourquoi l'autre gars avançait si bizarrement. Le vagabond encocha une flèche et resta un peu en hauteur, tandis que ses compagnons dévalaient la pente pour atteindre la route en contrebas. D'ailleurs le nain sembla trébucher, et il y roula. Le prétendu chef arrêta le chariot d'un geste de main. « HaaAaalte là ! » beugla-t-il en faisant quelques trémolos. Le véhicule s'immobilisa, tandis que la terreur déformait les traits d'une passagère. Sérieux, comment ils pouvaient prendre cette troupe au sérieux ? Entre l'autre nain qui s'était à peine relevé, et ceux qui tenaient à peine debout, ils auraient pu lancer leurs chevaux au galop pour les semer qu'ils auraient réussis sans trop forcer. Levant une épée tremblante devant lui, le barbu pointa l'arme en direction du conducteur. « Z'allez nous donner voooos biens ! Tout c'qui est présssssieux ! » susurra-t-il en émettant un ricanement digne des plus grands piccolos. « Vous zêtes faits comme des cocheeeemittes ! » il eut un hoquet ridicule et fit un signe de main à ses acolytes d'aller récupérer les affaires des pauvres voyageurs. Les deux qui s'avancèrent avaient au moins le mérite de marcher droit. L'un s’assura de garder les chevaux en place, tandis que l'autre présentait un sac en jute pour que les pauvres victimes n'y déposent leurs possessions. Quand ils revinrent vers le groupe, le barbu reprit la parole. « C'est bien ! Z'êtes des braves gens ! Allez vot' chemins ! Manants ! » leur dicta-t-il en effectuant un revers de main plus qu'approximatif. Malden s'autorisa à souffler. Bon, ça s'était pas si mal passé, finalement.


L'auberge était bondée. Malden et son groupe avaient rendez-vous ici avec le mystérieux homme à capuche pour recevoir la seconde moitié de leur paie. D'ailleurs, il était arrivé avec plus d'une heure de retard, le maroufle. Heure pendant laquelle tout le monde avait fêté dignement la fin de cette mission qui au final n'en était pas vraiment une. Quand l'employeur s'était finalement montré, il n'avait pas chercher à prolonger la rencontre. Une fois les pièces remises à leurs nouveaux propriétaires, il s'en était allé sans demander son reste ou apporter plus de précision. Il n'avait même pas cherché à savoir si les pauvres gens allaient biens. Vraiment étrange ce type là. L'orlésien passerait probablement le restant de la soirée avec ses 'amis'. « Mais puisque j'te dis qu'c'était un foutu dragon par le Créateur !  Pfff t'as d'la merdasse de cochard dans les yeux mon gars !  Sur les tétons de la Divine j'te jure que j'l'ai vu ! Y s'envolait vers les Dorsales, et ses yeux bein y crachaient du feu ! Même qu'y t'nait une donzelle prisonnière et que j'l'ai vu lui arracher la tête avant de-... » Malden écoutait d'une oreille intriguée, bien que peu attentive le groupe d'ivrognes qui déblatérait conneries sur conneries. Un dragon, franchement ? Qu'est-ce qu'il fallait pas entendre... De nos jours les gens ne savaient plus quoi inventer pour se rendre intéressants. En même temps, quand on voyait les énergumènes qui trainaient dans le coin, fallait pas s'attendre à du haut niveau. De l'autre côté, le barbu racontait une mésaventure qui lui était arrivée à Orzammar alors qu'il était parti y faire du commerce. « Eeeet là il a fait exploser la chattemite ! » l'auditoire -car oui, il y avait des gens pour prêter attention aux histoires du vieil homme- émit un bruit dégoûté. Malden ne voulait même pas savoir le pourquoi de ce qui était arrivé à la pauvre bestiole.

Perdu dans ses pensées et dans le brouillard alcoolisé qui commençait à étouffer ses sens, il commençait à ne même plus prêter attention aux élucubrations des autres. Pour être tout à fait honnête, il avait faim. Soufflant un coup, il fouilla un instant dans sa bourse et se leva pour aller en direction du comptoir commander de quoi se remplir l'estomac. L'auberge de la "Mouche Rieuse" n'était pas réputée pour ses bons repas, mais dans l'immédiat il s'en fichait pas mal. Sur le chemin, il bouscula malencontreusement une jeune femme, c'est que voyez vous, marcher droit était assez compliqué. « Woops ! Désolé ma bonne dame ! » fit-il en affichant un sourire stupide et en effectuant quelques courbettes exagérées tout en continuant sa route. Après avoir commandé son repas, il eut une étrange prise de conscience. La femme qu'il avait bousculé, son visage lui était étrangement familier. Il avait beau chercher, impossible pour lui de retrouver pourquoi. Il cligna des yeux un instant et commença à chercher quelque chose dans sa sacoche. Un bordel sans nom. Mais, dans tout ça, il avait des avis de recherche récupérés à droite et à gauche pendant ses voyages. Fouillant frénétiquement parmi eux, il trouva enfin la réponse à sa question. Oh, le portrait ne rendait pas du tout justice à la donzelle, loin de là. Mais la prime était plus qu'intéressante. De tête, il l'avait eue à Dénérim, cette affiche. Probablement que la fuyarde pensait être à l'abris dans un village aussi petit que celui dans lequel elle se trouvait actuellement. Il lui aurait été facile de faire disparaître les quelques avis de recherche placardés ici et là, mais c'était sans compter sur le génie qu'était Malden, héhé.

Le temps qu'il relève le nez de son sac, la femme n'était plus en vue. L'orlésien jura entre ses dents et se rendit à l'extérieur de l'auberge, oubliant au passage son repas chaud et sa faim. Le crépuscule n'allait pas l'aider à retrouver la fuyarde, mais il n'était peut-être pas encore trop tard.
Du regard, il scruta les environs et aperçu un bout de cape disparaître derrière une bâtisse un peu plus loin. Ni une ni deux, il emboîta le pas de la silhouette, essayant de se montrer le plus discret possible. Main posée sur la garde de son épée, il était sûr de son coup, c'était une prime facile ! Décidément, c'était son jour de chance. Double paie quoi, de quoi rien faire pendant au moins une semaine ! Il n'avait plus qu'à suivre la personne recherchée, l'acculer dans un coin, lui passer la corde aux poignets et la remettre aux autorités, facile. Concentré à suivre les traces dans la terre humide, il bifurqua à l'intersection de deux maisons. Peut-être aurait-il mieux faire d'y réfléchir à deux fois.
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