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 :: L'AUBERGE DU PENDU :: CIMETIÈRE :: RP Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La bienvenue chaleur de l'âtre (ft. Toresha)

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Zarvia
Hiding from myself.
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Dim 2 Juil - 20:17

     
     

     
La bienvenue chaleur de l'âtre.

     
ft. Toresha

   

   
  Une jarre remplie d’eau éclata juste à côté de moi.
Je poussai un cri de surprise, secouée par un haut-le-cœur, alors que je me jetai sur le côté. Ma main rencontra un mur, juste à temps, pour m’éviter une chute avilissante dans la boue. Le torchis m’érafla la paume et mes vêtements mouillés me pincèrent les épaules. Je me retournai nerveusement, cherchant d’un regard le coupable de ma frayeur, et découvris qu’une charrette avait pris ma place. Je ne m’y attardai pour autant pas : mes yeux restèrent accrochés sur le monstre qui dirigeait la carriole. Grand, énorme, d’un poil sombre, il puait d’une odeur typique des bêtes de la Surface. Et quel raffut ! Leurs pas faisaient trembler le sol comme les engeances lorsqu’elles annonçaient leurs raids en grandes pompes.
Si les archidémons n’avaient pas pu prendre la forme de dragons infernaux, nul doute qu’ils auraient adopté celle de cette bête effrayante. Et en plus elle avait été domestiquée par les peuples de la Surface ! Ces terres me rendaient folle.
J’attendis un moment que le chemin soit dégagé. Il fallait dire que la pluie s’était déclarée brusquement. Le premier éclair était tombé sur ce village de Ferelden comme une jarre sur la tête des passants honnêtes – ou moins honnête, me concernant. Je n’avais pas réellement d’idée de l’endroit où je me trouvais, entre la fuite d’Orzammar et le renouveau de Fort Bastel. Ma seule certitude était que je me trouvais sur les terres du Cinquième Enclin.
Magnifique.
Après des minutes d’attente, à espérer que les nuages se dissipent pour offrir du répit, je me décidais à braver la pluie pour trouver un toit. Une taverne. Je ne me réjouissais pas de dépenser les quelques pièces que j’avais réussi à choper dans la terre, mais je n’en pouvais plus de ce plafond larmoyant. J’avais besoin de pierre, même construite, même pas très vraie.
Avec une protestation sourde, qui passait complètement inaperçue dans ce brouhaha, je me jetai sous le rideau de pluie et avançai d’un pas décidée dans une direction aléatoire. Avec un peu de chance et de talent, je trouverai le bon endroit. Je n’en doutais pas.
Un homme pressé me dépassa et me poussa sur le côté, sans me voir. Je l’insultai. La pluie couvrit mes protestations. Je frappai du pied et ne gagnai qu’une couche supplémentaire de boue. J’allais devenir tarée. Il ne manquait qu’un envoyé du Carta pour couronner le tout et, avec un peu de chance, ce serait un brave nain qui comprendrait l’horreur de la vie à la Surface. Peut-être même me payerait-il un coup à boire, après tout, avant que nous réglions nos comptes.
Mes pas et mes pensées furent soudain coupées par des cris et des exclamations. Dans l’encadrement éclairé d’une maison chaude. Accueillante. Vivante. Et incroyablement fréquentée. La taverne du village, à n’en pas douter – et le tenant de l’établissement confirma ma déduction d’un hurlement à l’adresse du mendiant qu’il balançait :

« Si t’as pas l’argent, tu entres pas ! J’ai assez de clients pour la soirée. »

La face du saoul étalée dans la boue, le tavernier se détourna et retourna à la foule de clients assoiffés. J’avais trouvé la direction espérée. Je m’y rendis sans plus attendre.
Mes pas longèrent le mendiant étalé dans la boue : celui-ci n’avait pas pu se mettre à l’abri depuis les deux minutes écoulées. Il avait tellement bu que chacune de ses tentatives se soldait par une glissade dans la boue, ses gestes se trouvant maladroits et incapables de porter son corps décharné. Une vie de misère, réduite à l’alcool et à la chaleur brève qu’offrait cette taverne. Sûrement avait-il sa place dans un coin de la pièce principale, le soir – ce soir, pourtant, la pluie l’en avait chassé pour l’accueillir sous son manteau.
Je ne le regardai même pas. Après tout, chacun sa merde, chacun ses ennuis, et c’était à nous de virer nos ennuis de nos vies. Moi aussi j’étais une mendiante. Moi au moins j’avais de quoi payer ma consommation ce soir – je n’en avais rien à foutre du destin de cet homme.
Je pénétrai la taverne avec une certaine assurance, bien que mes vêtements détrempés et mes bottes pleines de boue contrebalançaient cet air fier sur mon visage. Et effectivement, l’endroit était bondé, et la place n’allait vraiment pas tarder à manquer. D’un regard, je compris que toutes les tables de la pièce étaient occupées par au moins un client. Des voyageurs esseulés pour la plupart, de tous les horizons de Thédas, même si rien ne m’évoquait une région connue. Ce n’était pas difficile de perdre une ignarde comme moi.
Le tavernier me repéra. Il indiqua d’un geste qu’il arriverait à mon niveau dans un instant et, effectivement, il débarqua rapidement.

« Mademoiselle, bienvenue ! Quel temps infâme ! »

Je jetai un regard derrière moi, aussi inquiète par les personnes qui pouvaient me coller au train que par le rideau froid.

« A qui le dites-vous, articulai-je. Mais j’ai l’argent.
- Ah, vous avez assisté à ce malheureux incident…. Enfin. Je crains ne pas avoir de table libre à votre disposition. Mais si la compagnie ne vous dérange, je crois qu’une de vos comparses naines se trouve dans le fond de la pièce, près d’une fenêtre. »

Il m’indiqua la table en question d’un geste de la main. Heureusement qu’il s’était détourné de moi, au contraire de quoi, il m’aurait vue me tendre immédiatement. J’observai l’endroit indiqué. J’y vis effectivement une Naine. Envoyée par le Carta ? Je n’en savais rien mais j’avais peut-être là l’occasion de me faire offrir à boire.
J’avais bien dit cinq minutes plus tôt que je préférais boire un verre avec un assassin que rester sous la pluie.
J’acquiesçai en direction du propriétaire.

« Je m’y installe.
- Je vous rejoins dans un instant. »

Parfait. Je m’avançai sans plus tarder vers la personne de petite taille attablée là, de manière à lui montrer que je n’avais pas peur – alors qu’en vérité, j’étais pétée de trouille, et seul l’horrible et insupportable contact froid de la pluie surfacienne me poussait vers cette table potentiellement trop dangereuse.

« Bon sang, quel temps de chien ! », m’exclamai-je en saisissant une chaise.

Je rapprochai le meuble en bois du bord de la table, m’asseyant bruyamment. Un peu. La parfaite fugitive en cavale, dites donc. Au moins cette table avait l’avantage de ne pas se tenir loin de l’âtre et de sa bienvenue chaleur.

« Désolée, il y a plus d’place libre dans ce trou. Ça ne vous dérange pas que j’me pose ici ? L'aubergiste s'est dit que, parce qu'on est deux Naines, ça devrait passer. »


©S a n i e

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Parfois, les hommes changent pour le meilleur. Parfois, pour le pire. Et souvent, très souvent, si on leur en donne le temps, ou la possibilité... (Il secoua sa flasque, puis haussa les épaules.) Ils reviennent à la case départ. Joe Abercrombie
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Lun 3 Juil - 11:49
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« Pardon ! Pardon... Poussez-vous excusez-moi... Excusez-vous poussez-moi... pardooon ! »

Couine la naine en se frayant un chemin entre les clients de la taverne. Le temps chaotique qui règne au dehors a poussé la plèbe à prendre refuge ici, rendant l'endroit assourdissant. Le manque de place commence à devenir gênant, pourtant Toresha garde le sourire. D'une main elle tient une chope de bière, de l'autre une assiette de jambon, pain et fromage. Minuscule par rapport aux humains des environs, elle se glisse sans mal vers le fond de la taverne, prenant place à une table où elle a élu domicile. Son arbalète appuyé contre le mur dissuade les plus téméraire de tenter quoi que ce soit. On fixe ce petit bout de femme en chien faïence sans savoir qu'elle n'a pas le moindre don pour le combat. Mais l'arme imposante et brutale à de quoi éloigner même les plus téméraires. Et la voilà qui jouit seule d'une place confortable, alors même que la table pourrait acceuillir trois personnes supplémentaire. Mais pas le temps de penser aux autres, Toresha n'a qu'une idée : se remplir la panse. Rapidement elle s'attache au jambon, de très loin son met favoris quand une silhouette pas beaucoup plus grande que la sienne s'approche rapidement.

Bon sang, quel temps de chien !

La naine relève soudainement le visage, morceau de jambon pendouillant entre les lèvres et observe sa comparse qui se laisse tomber sur la chaise. Perplexe, Toresha l'observe un instant avant de se remettre à mâcher, aspirant la lamelle de jambon qui pendait hors de sa bouche un instant plus tôt.

Désolée, il y a plus d’place libre dans ce trou. Ça ne vous dérange pas que j’me pose ici ? L'aubergiste s'est dit que, parce qu'on est deux Naines, ça devrait passer .


« Y a pas de mal, c'est pas comme si je prenais beaucoup de place ! Prenez vos aises. »
Sourit la naine avant de pousser vers l'inconnu, sa chope de bière. « Tenez, ça va vous réchauffer ! Vous aussi vous avez prit refuge ici avant de vous noyer dans une flaque ? Sauf si d'autres raisons vous pousse à venir vous perdre dans ce trou à rat.»

L'humour douteux est couiné avec une pointe de malice. Autant tenter de détendre l'atmosphère, la blonde semblait avoir besoin de réconfort. Enfin avec Toresha, la notion de réconfort avait vite tendance à partir en catastrophe, comme avec tout ce qu'elle entreprenait. Un autre morceau de jambon est gobé, elle mange, dévore comme si elle n'avait rien avaler depuis des jours. Ce n'est pas totalement faux, il faut dire que sa bourse est vide la plupart du temps et que ses compétences dans le domaine de la chasse sont aussi nulle que celle à l'arbalète.

« C'est pas souvent que je croise des naines à la surface... C'est quoi votre nom ? »


Au moins la compagnie était bonne à défaut de pouvoir jouir d'un temps correcte. Plus loin dans la pièce, certains continuent d'observer les deux naines qui taille la bavette. Sans doute sont-ils plus surpris encore que Toresha. La naine sourit de nouveau, mordant à peline dent dans son pain.

« Je m'appelle Toresha. »
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Zarvia
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Ven 7 Juil - 18:52

     
     

     
La bienvenue chaleur de l'âtre.

     
ft. Toresha

   

   
  J’étais maintenant installée à la table, face à ma comparse naine ; celle-ci fit même preuve d’une hospitalité admirable en m’offrant immédiatement son verre de bière :

« Tenez, ça va vous réchauffer ! Vous aussi vous avez pris refuge ici avant de vous noyer dans une flaque ? Sauf si d'autres raisons vous poussent à venir vous perdre dans ce trou à rats. »

Pendant un instant, je jetai un regard inquiet à la boisson. L’idée que cette femme soit plus ou moins mandatée par le Carta. Cette paranoïa me rendait folle, réellement : refuser un tel présent n’avait tellement peu de sens, surtout lorsque l’on était boueux et détrempé… Et puis merde. Juste une gorgée de bière.
Je saisis le verre et posai mes lèvres sur ses bords. Le liquide possédait un goût assez mauvais, assez pour me rappeler qu’elle ne provenait pas d’Orzammar : une amertume peu prononcée, une douceur si mal gérée qu’elle en devenait insipide. Arg.
Mon visage s’étira en une certaine expression de dégoût.
Après quelques claquements de langue, je réussis enfin à lui répondre. Je m’exécutai en lui rendant sa pinte.

« Je suis sûrement pas venue ici pour la bière, les gens de la Surface sont pleins de… surprises. »

Décidément, je n’allais pas dépenser mes quelques piécettes pour la boisson. Par contre, le jambon que ma compatriote dévorait me faisait bien envie : en regardant autour de moi, je constatais quelques regards surpris, peu de charcuterie sur les tables et, surtout, une arbalète immense au côté de sa chaise.
Une naine riche de la guilde marchande ? A ce qu’on disait, ils étaient aussi dangereux que la pègre des Tréfonds, en plus fortunés et courtois. Par contre, elle avalait sa viande comme une morte de faim… Je déglutis face à cet étrange personnage, m’étouffant à moitié, puis fis un signe à l’aubergiste de me servir le même repas.

« C'est pas souvent que je croise des naines à la surface... C'est quoi votre nom ? Je m’appelle Toresha.
- Zarvia. »

A ce moment-là, une assiette de jambon et un morceau de pain se matérialisèrent devant moi. C’était frugal, mais je n’avais pas aussi bien mangé depuis des mois : dans les taudis d’Orzammar, un tel met surfacien ne relevait même pas de la légende. Je ne connaissais l’existence du jambon que par un malheureux hasard, et ça avait été du cochard.
J’attrapai un couteau et commençai à dépecer la viande. La pluie continuait à battre contre les vitres et me conduisait ainsi au triste constat que je devrais dépenser mes dernières pièces à louer une chambre pour la nuit… Je ne pensais pas avoir les moyens mais, avec un peu de chance, le tenancier me laisserait un coin de paille dans les écuries.
Ah ! oui ! la question de Toresha ! D’où venais-je ? Je n’avais aucune idée de la réponse que je devais délivrer. En même temps… difficile de ne pas passer pour une originaire de la Pierre. Je n’avais rien d’une Surfacienne…

« Je viens d’Orzammar et j’ai décidé de voir de la Surface », articulai-je lentement.

Ce mensonge était coûteux pour mon amour-propre. Je détestais la Surface et n’arrivais à me tenir que grâce à ce plafond.

« Vous êtes Surfacienne depuis longtemps ? Vous avez l’air à l’aise. J’aimerais me sentir aussi bien mais… foutu ciel… »

Je découpai une seconde tranche de jambon et constatai amèrement qu’il ne me restait rien…

« A défaut de la bière, la bouffe n’est pas trop infâme… », grommelai-je en conclusion.



©S a n i e

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Ven 14 Juil - 19:02
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Zarvia.
La naine ne s’embarrasse pas de politesse, de tournure de phrase. Une présentation claire et rapide. Zarvia, juste Zarvia. Picorant dans l'assiette avec gourmandise, Toresha la fixe sans ciller. Cette femme n'a pas l'air dans son assiette, trop tendue, pas assez souriante. À moins qu'il ne s'agisse là de son caractère? Peu importe, l'une comme l'autre avaient au moins une raison de moins de se sentir seule.

Je viens d’Orzammar et j’ai décidé de voir de la Surface. Vous êtes Surfacienne depuis longtemps ? Vous avez l’air à l’aise. J’aimerais me sentir aussi bien mais… foutu ciel…

TOres ha pique un nouveau morceau de jambon, mâchouillant goulûment alors que son estomac ne cesse de crier famine. C'est qu'elle a de l'appétit pour une si petite femme. Dans un haussement d'épaules, la vagabonde s'enfonce dans le fond de sa chaise, assise en tailleur pour ne pas avoir à garder les jambes qui se balançait dans le vide et rétorque sans réelle joie dans la voix.

« Je viens d'Orzammar aussi... Mais je suis à la surface depuis deux ans environs et même si ce n'est pas facile tous les jours, c'est toujours mieux que le trou d'où j'suis sorti. »

Toresha croise les bras sur sa poitrine corsetée et soupir longuement. Visiblement sa bonne humeur s'est envolée dès l'instant où les deux femmes ont commencé à causer d'Orzammar. Songeuse, la brune observe le jambon d'un air vide avant que Zarvia ne la tire de ses sombres pensées.

A défaut de la bière, la bouffe n’est pas trop infâme…

Un éclat de rire passe les lèvres de Toresha qui secoue la tête, levant son propre verre de bière.

« C'est comme boire de la pisse mais au moins ça nous garde au chaud! »

Et sans ménagement, elle porte le verre à ses lèvres et vide son contenu d'une traite, sans même prendre le temps d'une goulée d'air. Le verre est finalement claqué sur la table avec un rire gras plus masculin que féminin et brisant le silence, un rot sonore et écœurant secoue la gorge de Toresha qui ricane, amusé par sa propre attitude.

« Ah, il venait du cœur celui-là! »

Et sinon, la politesse? Visiblement très peu pour elle. Toresha soupir, prenant à nouveau ses aises dans sa chaise et pose son regard brun sur la jolie blonde avant qu'un sourire taquin étire ses lèvres.

« Et sinon... Vous faisiez quoi à Orzammar? Je suppose qu'une jolie fille comme vous devait pas être occupée à récurer les latrines, hein? »

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Zarvia
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Lun 7 Aoû - 17:08

     
     

     
La bienvenue chaleur de l'âtre.

     
ft. Toresha

   

   
  Toresha venait d’Orzammar et parcourait la Surface depuis deux ans. D’accord. Je mâchais plus longtemps le morceau de jambon que j’avais dans la bouche, quelque peu intriguée par cette annonce. Pourrait-elle venir du Carta ? A cette pensée, je sentis comme des milliers d’aiguilles me percer la peau. Cette paranoïa me rendait folle. Je me jetai sur mon dernier morceau de jambon pour voir passer cette sensation désagréable.
Un soupir me parvint et je levai les yeux en constatant que la Naine devant moi perdait de sa bonne humeur. Je me demandais laquelle de mes paroles l’avait atteinte de cette manière. De quelle manière. Jusqu’à ce qu’elle éclate de rire à la mention de la bière vraiment mauvaise.
La chope levée, elle déclama :

« C'est comme boire de la pisse mais au moins ça nous garde au chaud ! »

Je l’observai vider le contenu d’une traite sans une grimace ou un haut-le-cœur. Comment faisait-elle pour ne pas recracher une telle quantité d’ordures fermentée ? Un frisson me secoua, par empathie, m’imaginant un très court instant à sa place.
Un regard à ma chope. Je devais aussi vider la bière pour ne pas perdre du fric bêtement. Je trempai mes lèvres dans le liquide, avalai, et me dis que, si ce n’était pas bon, ça ne s’avérait pas si terrible. J’avais sûrement goûté pire binasse dans les Taudis. Mais elle possédait au moins l’avantage non négligeable d’être naine ; d’avoir été brassé dans la ville la plus pourrie du moins.
Je m’y perdais. Brrr.
Un rot tonitruant fit trembler la salle. La table. Mes oreilles. Dans un mouvement brusque, je redressai mon regard pour voir Toresha secouée de rire. Je devinai qu’elle était à l’origine du tout, constat d’autant plus ferme lorsque je vis tous les clients nous dévisager avec dégoût ou amusement. Je me mis à rire avec élan en repensant aux soirées du Carta avec concours de rots, dans lesquels je ne m’étais distinguée qu’en tant que bon public.

« Ah, il venait du cœur celui-là !
- Mieux dehors que dedans ! Et trop beau pour ne pas être partagé ! »

Je n’arrivais pas à contenir mon hilarité, mélangée d’une certaine tension, d’un besoin de délivrer ma frustration et de bouger un peu pour me réchauffer. Enfin, elle n’avait aucun sens – pas plus qu’une Naine brune capable de lâcher des rots dignes d’un soiffard expérimenté.
Ma chope portée à mes lèvres, j’avalai une ou deux gorgées.

« Et sinon... Vous faisiez quoi à Orzammar ? Je suppose qu'une jolie fille comme vous devait pas être occupée à récurer les latrines, hein ?
- Bah, avouai-je un peu dépitée, j’suis née dans la caste des mineurs. On récure pas des chiottes mais nos mains sont aussi dégueulasses, si vous voulez mon avis. »

Une goutte de pluie logée dans mes cheveux avait échappé à la caresse chaude du feu, et dégoulinai désormais le long de mon dos. Ce froid me porta vers ma cape miteuse que j’avais étendue, et que j’essayais de faire sécher.

« Et vous, sortie d’un trou c’est ça ? J’imagine que cette vie de merde dans la cité naine, quand on est pas né noble, vous connaissez. »

Je réfléchis à ses paroles et me risquai à deviner la suite :

« Caste des servants je suppose ? »

Je caressais machinalement la chope.

« En tout cas, vous deviez avoir une bonne raison de tout larguer là en bas. Les excuses pour se barrer, c’est pas ce qui manque, puis p’t’être que les nobles s’étoufferont avec la merde qu’on veut plus. »

Je levai les yeux vers Toresha en attente d’une réponse.

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Invité
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Sam 12 Aoû - 11:48
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j’suis née dans la caste des mineurs. On récure pas des chiottes mais nos mains sont aussi dégueulasses, si vous voulez mon avis.

« Faut pas vous dénigrer comme ça Zarvia, rien ne vaut les fiers mineurs, les fils et filles de la pierre ! »

Souffle Toresha avec un air rêveur en fixant la jolie blonde face à elle. Le jambon est rapidement glissé entre ses lèvres, sa faim ne semble avoir aucune limite. Une véritable vorace. À se demander comment ce petit bout de femme arrivait à engloutir autant de nourriture.
Et vous, sortie d’un trou c’est ça ? J’imagine que cette vie de merde dans la cité naine, quand on est pas né noble, vous connaissez. Caste des servants je suppose ?

« La pire de toute. Vous imaginez pas tout ce qui peut se passer quand on est de cette caste... »

Rumine Toresha, l'air morne. Son sourire a subitement fondu, son regard reste darder sur son assiette alors qu'elle triture doucement son jambon entre ses doigts avant de soupirer et de le lâcher. Sa voix s'est envolée, elle qui pourtant elle le don de la bonne humeur communicative. Mais en cet instant, c'est à sa misérable fille à laquelle elle pense et à son géniteur qui jouit d'une vie confortable alors même qu'il a été acquitter pour ses crimes commis. Y avait-il encore une justice dans ce monde ? La naine en doute sérieusement et c'est peut-être pour ça d'ailleurs, elle s'est mis en tête d’œuvrer pour le carta, d'aller où bon lui semble quand ça lui chante.

En tout cas, vous deviez avoir une bonne raison de tout larguer là en bas. Les excuses pour se barrer, c’est pas ce qui manque, puis p’t’être que les nobles s’étoufferont avec la merde qu’on veut plus.

« Ah ça … C'est une certitude. » Grommelle la naine avant d'ajuster son assise sur la chaise trop grande pour elle. Toresha a vraiment l'air d'une enfant, que ce soit dans ses traits comme dans son attitude. « Cela dit, ça m'arrive de retourner à Orzammar, cela dit je fais profil bas... Y en a un ou deux qui payeraient cher pour voir ma tête sur une pique, v 'voyez ? »

Un rire narquois s'échappe de sa bouche et la petite brunette vient gratter l'arrière de son crâne coiffé d'une tresse grossière. Sans gêne, elle dévisage sa jolie comparse qui semble bien plus disposer à la conversation. La présence de cette naine à quelque chose de réconfortant, sans doute parce que Toresha se sent soudainement moins seule, noyer dans cette masse de soûlards humains.

« Et vos faites quoi à présent ? Si c'est indiscret, z'êtes pas obligés de répondre m'dame Zarvia. Je sais bien que j'ai tendance à avoir la langue un peu trop pendue. »
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Zarvia
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Dim 3 Sep - 14:23

     
     

     
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« La pire de toute. Vous imaginez pas tout ce qui peut se passer quand on est de cette caste... »

Je me doutais que son sourire s’effacerait en évoquant les servants. J’avais connu une autre gamine de cette caste, dans mes derniers jours du Carta, qui avait ressenti le besoin de se confier sur son passé de domestique… et pour être sincère, ce n’était pas beau à voir.

« Des fois, il ne vaut mieux pas, ça préserve un peu de dignité. »

Toresha laissa ses songes l’entraîner dans des contrées pas très agréables : normal, puisque le rêve était l’apanage des gens de la Surface ; et, comme toute capacité qui leur était réservée, il n’y avait rien de bon à en tirer. Je me demandais des fois si je n’étais pas mieux à Orzammar, dans les mines parfois toxiques et la merde de cochards toujours fétide.
Dans tous les cas, je n’avais pas envie de la rejoindre dans ses rêves : je ne dormais déjà pas bien, alors avoir l’intrusion de… trucs… d’images… d’immatériel… enfin rêver n’était pas vraiment une expérience que je souhaitais tenter. J’avais assez avec la fuite dans la boue pour un simple pochon de pierres précieuses.

« Ah ça… C'est une certitude, répondit Toresha à ma remarque sur les joies de l’exil d’Orzammar. Cela dit, ça m'arrive de retourner à Orzammar, cela dit je fais profil bas... Y en a un ou deux qui payeraient cher pour voir ma tête sur une pique, v 'voyez ?
- Complètement. De mon côté, j’pense qu’on traînerait pas avec un pieu : avec un peu de chance, on veut juste me planter un couteau dans le dos… »

Je me laissai entraînée par le rire de ma compagne Naine, sans réussir à réprimer le frisson qui courrait le long de ma colonne vertébrale. Mais la situation paraissait débloquée, détendue, et je sentais qu’elle comme moi avions le besoin d’échanger. Même si mon ignoble bière avait trop vite disparu, avalée avec un empressement dont je ne me serais pas cru capable… Je ne sentais même pas une once de légèreté provoquée par l’ivresse. Vraiment de la pisse, cette boisson.
Vraiment trop pauvre, la Naine que j’étais.

« Et vos faites quoi à présent ? Si c'est indiscret, z'êtes pas obligés de répondre m'dame Zarvia. Je sais bien que j'ai tendance à avoir la langue un peu trop pendue.
- Pas d’inquiétude ! On a pas l’habitude de croiser des Naines à la Surface, surtout quand elles ne sont pas de la guilde marchande. »

Si, c’était inquiétant. La chaleur du feu, mes muscles engourdis par la pluie, les conversations folles et la faim implacable : cet ensemble confus m’empêchait de réfléchir à la réponse idéale et mes lèvres se délièrent d’elles-mêmes, sans que je ne réussisse à les contenir.

« Je mets le plus de distance possible entre Orzammar et moi, pour être sincère. Trop d’ennuis dans ce nid à chattemites… »

Mes doigts caressaient le miteux morceau de tissus qui me faisait office de cape. A cause de la pluie, le contact était désagréable, et je reposai ma main sur la table.

« Mais en vérité, j’essaye de rallier Fort Bastel le plus vite possible. J’avais un frère dans la Légion des Morts, vous savez, et elle a disparu dans les Tréfonds, sans aucune trace… Alors je cherche des réponses au seul endroit où j’peux en trouver. »


Je ne savais pas quel était le plus effrayant : le naturel avec lequel je débitais ce qui devait être une excuse, une couverture à ma fuite du Carta, ou la soudain lourdeur que je venais d’installer dans notre échange en évoquant à la fois la caste des servants et la disparition de la Légion.

« Désolée, c’est pas très joyeux, m’excusai-je précipitamment. J’aurais aimé dire que mon but dans la vie était de suivre le roi des cochards pour l’empêcher de conquérir Thédas et détruire Orzammar. »

Je me laissai à nouveau gagnée par un rire.

« Et vous, Toresha ? Vous êtes peut-être à la Surface pour remplir cette mission confiée par les Hauts ? Ou vous avez d’autres activités mystérieuses ? »

Un léger sourire étira mes lèvres.


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