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23 MAI 2017 - OUVERTURE DU FORUM
(univers Dragon Age, un siècle après les jeux)
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« We all are living in a dream, but life ain't what it seems » [PV : Nero Pavus]

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Mer 5 Juil - 1:40



We all are living in a dream, but life ain't what it seems

And all these sorrows I have seen, they lead me to believe that everything is a mess...
But I wanna dream

 Au cours de mon existence, on ne peut pas vraiment dire que le Créateur m'ait épargné. Certes, je ne suis pas le plus à plaindre, loin de là, et je ne veux pas me poser en victime. Il y a des situations tellement pires que la mienne, surtout quand on regarde où je me trouve à présent. Divin Impérial, à la tête de la Chantrie de l'Empire Tévintide, avec plus de pouvoir que j'aurais pu en rêver lors de mes jeunes années. Ma seule présence dans une pièce suffit à faire courber la plupart des échines, mon nom est lourd de sous-entendus. Pas toujours flatteurs, mais qu'importe. Quelqu'un a dit un jour qu'il est préférable d'être craint que d'être aimé. Je ne suis pas certain d'y adhérer totalement, mais j'y trouve tout de même une part de vérité. Au moins, on me fiche la paix. La plupart du temps. Car il y a toujours des fauteurs de troubles, bien sûr, dont il est plutôt facile de se débarrasser. Ils ne sont que des points de détails.

Cependant, il en est un que je ne chercherai jamais à écarter. Un perturbateur notoire qui, à sa manière, a toujours su à quel moment me tendre la main pour me remonter vers le haut quand je me trouvais au plus bas. Un enquiquineur fier de l'être sans qui ma vie aurait sans doute été insupportable. Nero Pavus, cousin et ami de longue date, en sait bien plus sur moi que le reste de Thédas. Pour ne pas dire qu'il sait tout, au final. Il sait tout, et pourtant ne m'a jamais jugé. Quoique, il serait bien mal placé pour ça... Comparé à lui, je fais figure d'icône pieuse. Ce que je suis censé être, d'ailleurs, mais le sujet n'est pas là.
J'ai en lui la confiance la plus absolue, malgré ses torts et ses travers, car je sais qu'il ne ferait rien pour me porter atteinte. Pas volontairement, en tout cas. C'est cette confiance et la profonde affection allant de paire qui me poussaient à me détendre en sa présence. A tel point qu'une fois encore, je me retrouvais, sous mon apparence de félin, confortablement lové entre les bras de mon cousin, ronronnant comme un bienheureux, les yeux clos. Ne me demandez comment nous est venu cette habitude, je suis bien incapable de vous répondre. Je ne m'en souviens plus. Peut-être était-ce Nero qui m'avait attrapé au vol sans me demander mon avis, et qu'au final j'en avais retiré un certain plaisir ; ou bien nous avions pu aussi vouloir nous amuser aux dépends des personnes se trouvant autour de nous en jetant la confusion : s'agissait-il bien de moi, ou de Verius ? Un jeu dont je ne me lasse pas, je dois l'avouer. Où en étais-je... ? Ah oui, les ronronnements.

Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas vus, et ces retrouvailles me faisaient le plus grand bien. Ces dernières semaines avaient été stressantes, irritantes. Les jumeaux Pavus parvenaient toujours à m'apaiser, et là où la soeur avait souvent besoin de mots pour ce faire, ce n'était pas le cas du frère, dont la seule présence à proximité me suffisait.
Avec un bâillement à me décrocher la mâchoire, je m'étirai de tout mon long tout en roulant sur le dos pour changer de flanc, les pattes maintenant repliées contre le ventre de Nero. Dans ces moments-là, je comprenais soudainement bien mieux que certains de mes pairs recherchent désespérément la chaleur humaine. Plus qu'agréable, c'est un sentiment enveloppant, rassurant, que je n'échangerai contre rien au monde.

Malheureusement, cet instant suspendu dans le temps vola en éclats en même temps que le vase qui venait de s'éclater contre le sol. Je me redressai sur les pattes en un instant, vif comme l'éclair, et feulai à l'encontre de l'esclave qui s'empressait de ramasser les débris tout en se confondant en excuses incompréhensibles. Incompétente d'Elfe... Je savais que j'avais fait une erreur en l'achetant. Il faudrait que je règle ça, plus tard.
Oreilles plaquées sur le côté, le pelage légèrement hérissé le long de la colonne vertébrale, je fixai quelques temps encore la fautive de tout ce vacarme, assis sur la cuisse du magister. Ce ne fut qu'une fois l'Elfe sortie du petit salon de lecture où nous nous trouvions que je consentis à me tranquilliser. Elégamment, je tournai les talons et fis le dos rond pour venir frotter affectueusement le sommet de ma tête juste sous le menton de Nero avec un dernier ronronnement, puis sautai sur le fauteuil voisin pour y reprendre forme humaine. Là, je croisai les jambes, une moue contrariée assombrissant mon visage.

- Quand je te dis que les Elfes sont des bons à rien... On vient juste d'en avoir la preuve. Si tant est qu'on en ait vraiment besoin. Je vais finir par me débarrasser de mes esclaves aux oreilles pointues, si ça continue. Je serais peut-être plus tranquille.

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« Repeat, Repeat after me repetition is key, Repeat after me repetition is key... If I could be, I’d breathe free at last, And I'd get high, I’d get so high, But it’s so hard to sign my own surrender, So hard to do what I’ve intended, So hard to leave what I've defended, So hard to separate what's blended »

(c) Bloody Storm
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Nero Pavus
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Jeu 6 Juil - 19:34

we all are living in a dream,
but life ain't what it seems
FEAT. FAUSTUS SCAEVOLA
Les ronronnements le bercent presque. Le responsable, matou ténébreux blotti contre lui, est une présence réconfortante au plus au point. Les caresses s'enchaînent alors sans prendre en compte l’usure de la main au fil des minutes qui défilent. Ses propres paupières sont lourdes tandis que son esprit vagabonde en paix. Une habitude avec son cousin, actuellement sous sa forme de félin. Nero n'aurait jamais pensé qu'un être, même de sa famille, serait aussi proche de lui. Même plus proche de sa sœur jumelle, dans le cas présent. Celle à qui il comptait presque tout en sait désormais moins que Faustus, avec qui sa langue se délie sans honte. Les faits énoncés sont parfois abominables mais jamais le Magister ne se sent jugé pour ce qu'il est. Chose réciproque, après tout. La base de toute relation durable. Ce n'est pas tant le fait d'être de la même famille qui les a rapprochés - même si cela a aidé, mais plutôt le fait d'apprendre à se connaître, à s'apprivoiser, puis finalement s'adopter. Un tout qui remonte à leur plus tendre enfance dont Nero n'a rien oublié. D'ailleurs, un sourire amusé se glisse sur ses lèvres lorsqu'il songe à nouveau à l'un des nombreux dîners de famille supportés ensemble. Il se remémore parfaitement de quelle manière lui ainsi que Nerva avaient convaincu le jeune Faustus - de quatre ans leur cadet, de se joindre à la bêtise du siècle. Il se souvient aussi très bien de la punition ayant suivie. Sur le moment, Nero avait prit la défense de son cousin. Puis de sa sœur qui elle risquait moins, au même titre que lui. Mais la correction n'avait rien entaché au plaisir des fous rires partagés tous les trois, encore plus de nombreuses années après. Et les voici maintenant, autant soudés que par le passé.

Nero profite du changement de position de Faustus afin de remplacer la main qui le cajole. L'autre lui sert à masquer le bâillement qui s'échappe de sa bouche, provoqué par ce dernier, tant le moment partagé est apaisant. Enfin il l'est jusqu'à ce qu'un bruit strident ne résonne dans la pièce. Sursaut soudain, le Magister découvre l'origine de la casse ainsi que la réaction très contrariée de son cousin. Lui l'est tout autant, ne dissimulant point sa mine agacée en fixant l'elfe qui ramasse les bouts éparpillés au sol. Si ça avait été l'un de ses esclaves, Nero l'aurait corrigé sur le champ. Cependant, ce n'est pas le cas et il respecte le traitement de chaque maître, surtout celui de son cousin peu friand de la violence. Quoi que... en fonction de son humeur. Il garde de très bons souvenirs d'élans de colère de ce dernier, non pas contre lui mais envers des larbins, la plupart du temps.

Fait est de constater que l'instant de tranquillité est coupé pour tous les deux. Faustus retourne très vite à sa forme originelle, en parallèle du Pavus qui se redresse légèrement. « Tu n'as pas tord mais pour les cas les plus désespérés, ils peuvent au moins servir en sacrifice. Si tu veux t'en débarrasser, penses-y. » Sacrifice du sang, première idée qui lui vient souvent en tête lorsque l'inutilité des esclaves est évoquée, même si il ne l'évoque guère à tout le monde. « Enfin. Celle-ci ne ferait même pas un sacrifice digne de ce nom. » Il s'étire un peu après ses dires, prenant ses aises sur le fauteuil. Ce n'est pas chez lui mais tout comme, tant il est habitué à venir ici. Les yeux plongés dans ceux de son cousin, un nouveau sujet est rapidement évoqué. « Tu sais, j'étais en train de me perdre dans des souvenirs... Les dîners de famille, ça paraît si lointain. » Soupçon de nostalgique qui n'en est pas véritablement un mais qui malgré tout, ramène sur le plancher quelques autres mémoires. Notamment un fait que lui seul est censé connaître. Tiens c'est vrai, même Faustus n'est pas encore informé de ça... La fierté de Nero lui a souvent empêché d'en parler malgré les tentatives. Ce n'est pourtant pas pire que sa fille provenant d'une union incestueuse ou la relation même entretenue avec sa jumelle. Sauf que cette lubie étant gamin, enfiler les robes de cette dernière, une part de lui en aurait presque honte aujourd'hui. Plus que toutes les atrocités commises au cours de son existences qui à côté, attisent plutôt positivement son orgueil.
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Sam 8 Juil - 13:47



We all are living in a dream, but life ain't what it seems

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But I wanna dream

 Pourquoi n'avais-je jamais droit à plus d'une trentaine de minutes de tranquillité, au juste ? Avais-je vraiment contrarié le Créateur à ce point-là ? En quoi, je vous le demande. Allons, ce n'était pas la mauvaise volonté dont je faisais preuve pour sociabiliser, ou bien la façon dont je traitais mes esclaves qui allaient me discréditer à Ses yeux. Quand je voyais certains de mes prêtres se vautrer allègrement dans le stupre et le péché, je me disais qu'au fond, j'avais de la marge. Non, si le Créateur m'en voulait pour une raison ou une autre, c'était très certainement que je n'y pouvais rien.

J'esquissai un léger sourire à voir Nero prendre ses aises dans le fauteuil qu'il occupait. Loin d'être vexé, j'aimais qu'il se sente chez lui, ici. Ce qui n'était que justice, moi-même me sentant bien accueilli, et à ma place quand je lui rendais visite. Et pourtant, le Créateur sait à quel point il est dur pour moi de me sentir bien quelque part, ma propre chambre à coucher me donnant parfois des sueurs froides.
D'une oreille quelque peu distraite, je l'écoutai m'exposer son propre point de vue sur la façon de se débarrasser des esclaves devenus encombrants. En ce qui me concernait, je préférais les revendre. Les tuer, ce n'était qu'en cas de faute grave. Oh, je ne vais pas nier, ça m'est arrivé plus d'une fois. Mais jamais sans raison. Le dernier en date, il m'avait volé un bijou auquel je tenais plus que de raison. La sentence était tombée sans attendre. La gorge tranchée, je l'avais laissé se vider de son sang dans la cour de mon manoir. Là où tous seraient à même de le voir, et de se rappeler que, certes, je ne suis pas le pire des maîtres, mais qu'il y a tout de même des frontières à ne pas dépasser.

Lorsque Nero évoqua nos vieux dîners de famille, un faible sourire étira le coin de mes lèvres, par réflexe... Rapidement suivi d'un sentiment profond d'angoisse, comme si une main glacée me saisissait les entrailles et les enserrait entre ses griffes. Bien malgré moi, le souvenir des bons moments se trouvait toujours assombri par... Tout le reste. J'aimais nos jeux, et je les gardais précieusement comme de tendres moments au fond de ma mémoire, mais malheureusement pour moi, le Créateur m'avait doté d'un esprit incapable d'oublier ne serait-ce que le plus petit des détails. Je pourrais vous dire qu'il y a exactement trente et un ans, Nerva portait une charmante robe noire agrémentée de fines dentelles représentant des fleurs sauvages, et sertie de minuscules perles vermeilles, semblables à des gouttes de sang. Je pourrais vous dire que Nero avait encore une légère griffure sur la joue, résultat d'un jeu dans un arbre qui s'était terminé en chute dans un tas de branches mortes. Je pourrais vous dire que cet après-midi là, les jumeaux avaient partagé avec moi leur part de dessert, mes parents ayant jugé que je n'y avais pas droit. Tout comme je pourrais vous décrire avec précision chaque coup que j'ai reçu le soir même, et la douleur qui en a résulté. Je n'oublie rien. Jamais. J'aimerais que ce soit le cas pourtant, ainsi peut-être mon passé cesserait-il de me hanter.

Néanmoins, ce n'était pas ce genre de mauvais souvenirs que mon cousin voulait ramener à la surface, et c'est donc un nouveau sourire que je lui adressai, un peu forcé, mais aussi sincère que je le pouvais. Il ne pensait pas à mal.

- C'est loin, oui... Mais parfois, j'ai l'impression que c'était hier. Tu pensais à l'un d'eux en particulier ? Je t'avoue que l'un de ceux que je préfère, c'est le jour où nous nous étions glissés dans les cuisines pour verser tout le sel que nous pouvions trouver dans les plats. pouffai-je doucement, en appuyant ma joue contre mes phalanges fermées, le coude posé sur l'accoudoir du fauteuil. Le plus beau dans tout ça, c'est que nous en étions ressortis lavés de tout soupçon, par je ne sais quel miracle. Un de mes rares coups de chance.

- Une tâche de sauce sur la jupe de Nerva a bien failli nous trahir, mais heureusement elle a eu la présence d'esprit de cacher discrètement la preuve accablante dans un pli de tissus. Personnellement, je n'en menais pas large.

Dans mon enfance, je n'ai jamais été un grand fauteur de troubles. L'épée de Damoclès flottant d'un air menaçant en permanence au dessus de ma tête ne m'avait pas permis de l'être. Peut-être était-ce pour ça que je me rattrapais aujourd'hui. Mais j'aimais suivre mes cousins dans leurs bêtises. Ca me donnait l'impression d'être un enfant ordinaire, pour quelques heures.

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Nero Pavus
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Mar 11 Juil - 18:46

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FEAT. FAUSTUS SCAEVOLA
Le dos redressé, les jambes croisées et les bras nichés à l'arrière de son crâne, Nero tente de retrouver un minimum de cette tranquillité balayée. Il se plonge ainsi dans des souvenirs que tous deux ont partagé en étant enfants. Chacun à sa manière, certes, mais ce ne sont que les bons moments qu'il cherche à raviver et en aucun cas les mauvais plus propres à son cousin qu'à lui. D'ailleurs, il espère ne pas avoir heurté ce dernier. Bien informé du traitement dont il était à chaque fois victime, le Magister garde des images en tête qui l'ont également marqué. Des interdictions, des discussions suant l'animosité à plein nez depuis une pièce à côté, il s'estimait heureux - autant que sa jumelle, de ne pas avoir supporté de tels géniteurs. Son éducation, tout de même excellente, ne lui a jamais porté atteinte d'une telle façon. Seuls les esclaves de son père étaient constamment rabaissés ainsi que maltraités sous ses yeux, à lui et à Nerva. Au fil du temps, il paraissait alors normal qu'ils en fassent autant avec des êtres aussi bas. L'humiliation quotidienne. Même gamin, ils étaient déjà des petits diablotins qui se complétaient parfaitement dans leurs mesquineries. Ils liaient également le jeune Faustus à leur complicité, découvrant en sa compagnie un nouveau sentiment : celui d'être bon envers une autre personne. Pas de la pitié mais de la compassion, l'envie que leur cadet et surtout cousin ne reste pas dans son coin sans profiter.

En constatant que Faustus se prête au jeu sans mine particulièrement renfrognée, Nero rétorque chaleureusement à son sourire avec le sien. Un sincère qu'il n'adresse pas à tout le monde à l'empire - et en dehors, autant le dire. La plupart du temps, son rictus est faux, comme les mensonges s'échappant d'entre ses lèvres. Une habitude qui sert ses intérêts sauf en compagnie de quelques rares privilégiés. Son cousin est l'un d'entre eux, pouvant se vanter de connaître la sincérité du Magister. « Ah oui, cette fois-là. C'était excellent, je revois parfaitement les expressions de toute la famille. D'ailleurs ce n'est pas la seule chose qui a manqué de nous trahir... Tu te souviens, quand nous nous retenions de ne pas rire aux éclats devant l'assemblée ? Je n'en pouvais tellement plus que j'ai prétexté un besoin urgent de me rincer la bouche pour sortir de table. » Nero rigole maintenant presque aux éclats, tant cette bêtise là reste gravée parmi les plus belles. « Ils n'ont jamais su que nous étions coupable, même des années après. » Ajoute-il en reprenant un rictus malicieux, considérant ceci comme une victoire de taille. D'autres n'étaient malheureusement pas aussi grandioses, mention spéciale à la fois où ils avaient découpé les rideaux de la grande salle à manger. Ou quand ils avaient enfermé une vieille tante dans les toilettes.

Encore une fois, c'est un souvenir disgracieux qui se glisse dans la tête du brun. Un détail personnel qui tant qu'il ne l'aura pas annoncé à Faustus, ne le fera pas se sentir plus soulagé à ce sujet. Il hésite pourtant plusieurs instants et ses expressions trahissent exceptionnellement ses pensées. Faute à la bonne compagnie en face de lui, qui l'amène toujours à confier ses terribles secrets. « Dis, cousin, tu sais que je te révèle tout. Je sais que je peux me confier les yeux fermés avec toi. » Son regard balaye la pièce où ils sont désormais seuls, en paix, avant de se hisser à nouveau sur le Divin. « Il y a un fait de notre enfance que je n'ai jamais révélé à qui que ce soit... Ni à Nerva, ni à toi. Pour tout te dire, j'en ai encore honte, et tu sais qu'il en faut beaucoup pour que j'en arrive là. » Ah ça oui, ça n'a jamais été aussi vrai. Arborant un instant un faciès avec plus de sérieux, il préfère mettre les choses au clair avant. « Je compte sur toi pour ne pas ricaner. » Le dos de sa main se glisse contre son front, presque dépité de l'aveu qu'il s’apprête à faire et se questionnant même sur son état. Est-il sous l'emprise de l'alcool, en ce moment ? Il se demande, avec sa fierté ainsi mise à l'écart. « Gosse, j'enfilais les robes de Nerva. »
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Sam 15 Juil - 13:37



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 Parfois, j'essayais de m'imaginer comment les autres revoyaient leurs souvenirs. Est-ce que c'était flou ? Est-ce qu'ils ne conservaient vraiment que le très bon - ou à contrario le très mauvais ? Les détails s'effaçaient-ils réellement au profit de l'essentiel ? Ce devait être le cas, oui. Et peut-être était-ce là l'ordre naturel des choses. Sûrement. Alors pourquoi le Créateur m'avait-Il encombré d'une mémoire telle que la mienne ? Oh, loin de moi l'idée de remettre en question Ses décisions, cela devait faire partie de Ses plans, sans aucun doute. Le souci, c'est que je n'arrivais pas à apprécier l'entièreté de la grande peinture divine. Pas encore, du moins. Un jour, je comprendrai pourquoi.
En attendant, Nero semble se réjouir de tous ces vieux souvenirs, et je me vois mal lui couper l'herbe sous le pied. A quoi bon le priver d'une joie innocente -pour une fois- et assombrir cette conversation à cause de ma fâcheuse tendance à noircir le tableau ? Non, l'égoïsme ne faisait pas partie de mes nombreux travers. En certaines occasions, peut-être un peu, comme tout le monde. Mais pas en la présence de mon cousin. Et puis quand bien même je n'aurais pas le coeur à m'émerveiller d'un rien, me forcer un peu ne serait pas un drame, le sourire agréablement sincère de Nero suffisant largement à m'égayer même dans mes heures les plus maussades. De toute façon, ce n'était pas le cas actuellement, je me sentais de bonne humeur.

Oh oui, je me souvenais très bien du fou rire que nous tentions de contenir tant bien que mal, alors que les adultes autour de nous s'exclamaient d'un air courroucé que tout était parfaitement immangeable. Bien sûr, afin de ne pas éveiller les soupçons, nous avions dû même goûter à ces plats affreusement salés, mais le jeu en valait la chandelle, à n'en pas douter. Je me mis à rire doucement, entraîné par le propre éclat de rire du Magister. Le nombre de bêtises dans lesquelles ils avaient pu me tirer... Sur le moment, j'étais souvent terrorisé à l'idée qu'on se fasse attraper, mais avec le recul, je comprenais que ces instants-là avaient été essentiels dans le cours de mon existence. Si, la première fois que Nero et Nerva m'avaient tendu la main, j'avais refusé. Que ce serait-il passé ? Je n'aurais pas les mêmes liens avec les jumeaux à présent. Ils seraient des cousins éloignés, que je ne verrais que très occasionnellement. Un frisson me parcourut la colonne vertébrale de la tête aux pieds. Affreuse perspective.

« Dis, cousin, tu sais que je te révèle tout. Je sais que je peux me confier les yeux fermés avec toi. »

Je lui réponds d'un doux sourire, en acquiesçant d'un signe de la tête. Bien entendu qu'il peut me faire confiance. Tout ce qui vient à tomber dans le creux de mon oreille ne passe jamais le seuil de mes lèvres. Néanmoins, c'est la suite de ses paroles qui m'intrigue. Quelque chose qu'il a caché durant toutes années, aussi bien à sa jumelle qu'à moi ? Intriguant. Une chose dont lui, Nero Pavus, inconditionnel fauteur en chef, Saint Patron d'un bon nombre de péchés sur cette terre, a honte aujourd'hui encore ? Ma curiosité se trouve piquée au vif.

« Gosse, j'enfilais les robes de Nerva. »

Silence. Il me fallut quelques dizaines de secondes pour assimiler ce qu'il venait de me dire, mais quelques infimes instants à peine pour que mon esprit ne se figure le jeune Nero, affublé d'une des robes de sa soeur. Et... Créateur me pardonne, mais ce fut plus fort que moi, je me mis à glousser, me retenant de partir en un rire plus franc.

- Je suis navré, cher cousin, ne le prends pas comme une moquerie, c'est juste que mon imagination travaille toujours beaucoup trop de son propre chef ! pouffai-je avant de me calmer quelque peu, un grand sourire cependant toujours accroché aux lèvres, et j'ajoutai : Je suis touché que tu aies choisi de me le dire, vraiment. Je comprends que ce soit gênant pour toi, mais honnêtement, je pense que c'est une phase plutôt ordinaire chez un enfant. Personnellement, l'idée ne m'a jamais effleuré, mais je n'avais pas de soeur pour m'en mettre sous le nez, et tu sais bien ce que je pensais de ma chère mère...

Plus que mon père, c'est elle qui me maltraitait le plus. Des mauvais traitements encore profondément ancrés dans ma chair aussi bien que dans mon esprit, qui m'avaient amené à détester le genre féminin dans son ensemble. Avec quelques rares exceptions. A mes yeux, les jupons ont toujours été synonymes d'ennuis, rien d'étonnant à ce que je n'ai aucune envie de m'en approcher plus que nécessaire.

- Et puis, tout le monde a des secrets dont il n'est pas fier. Je t'assure qu'il n'y a rien de honteux là-dedans. Moi-même il y a certaines choses que je préférerais garder pour moi jusque sur mon lit de mort.

Et pour autant que je sache, je n'en avais pas caché une seule à mon cousin. A part peut-être... Non. Je lui avais déjà tout dit.

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Nero Pavus
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Dim 16 Juil - 10:45

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FEAT. FAUSTUS SCAEVOLA
Le concernant, la nostalgie et le rire l'amènent bien assez rapidement à de honteuses mémoires. Celles qu'il souhaitait jusqu'à présent emporter avec lui dans la tombe, n'ayant aucun intérêt à les dévoiler si ce n'est celui de se ridiculiser. Ou bien de se lâcher, se libérer. De se dire qu'il ne s'agit pas là d'un fait si accablant bien qu'il lui revienne régulièrement en tête - même après autant d'années. Encore plus en compagnie de son cousin, pour tout dire. Comme si il se devait absolument de lui dire, comme si c'était plus fort que lui. Et ça l'est. L'aveu est sorti avec un air presque dépité. Très vite, un gloussement lui parvient jusqu'aux oreilles, pas méchant certes mais un peu gênant pour Nero. Ses joues qui se colorent rarement sont légèrement rosies et il n'ose pas immédiatement échanger un regard avec Faustus. A la place, il fixe intensément le sol. Il rumine un peu dans sa barbe. Un instant tout au plus. Celui d'après, il est emporté par un sourire dû à la réaction de son cousin, relevant la tête en sa direction. Sa fierté reste tout de même un tantinet amochée. « J'espère que tu ne m'imaginais pas avec mon apparence actuelle dans une robe, rassure-moi... » S'interroge-il, ayant maintenant cette vision qui se faufile au sein de son esprit. C'est encore plus... honteux, oui. Malgré tout, Nero commence déjà à se sentir mieux. Plus serein, soulagé d'un poids qui en comparaison à d'autres, n'était rien. Il inspire puis soupire silencieusement, toujours rassuré par les dires du Divin.

« Je sais bien. » Les relations divergent tant d'une famille à d'une autre, même cousine. Celle qu'entretenait Nero avec sa génitrice était si pure qu'avant de connaître celle de Faustus, il ne s'imaginait pas qu'une mère était capable d'être aussi abjecte avec sa progéniture. Pareil du côté paternel. Pourtant, son cousin n'était pas un cas difficile. En comparaison à lui ainsi que Nerva, il était un ange vraisemblablement maltraité. Si il n'a jamais supporté le traitement de ce dernier, étant donné son âge et sa position, il ne pouvait rien faire pour y remédier - si ce n'est, avec sa sœur, lui changer les idées.

Après cette brève évocation de mauvais souvenirs du côté de Faustus, le Magister adresse un chaleureux sourire à son interlocuteur. Plus qu'un cousin, plus qu'un ami, plus qu'un confident. Un être très précieux à ses yeux. « Merci. Comme à chaque fois, tu trouves les bons mots, et j'imagine que je te le rends bien lorsque c'est à toi de te confier. D'ailleurs je suis curieux, y a-il une chose que tu ne m'as jamais dévoilé ? » Son intérêt est à son tour piqué, bien qu'honnêtement, Nero ne lui en voudrait pas de ne pas vouloir tout lui raconter. Tout du moins pas dans l'immédiat. Chaque chose en son temps, parfois. Très vite, encore, ses pensées s'égarent sur un propos plus tôt énoncé. Son rictus prend soudain une tournure malicieuse en observant Faustus. « Sinon, cousin. Il est toujours temps pour toi de rattraper le temps perdu si tu veux. Nerva possède des robes à ta taille. » Douce proposition ayant pour but de le taquiner mais faisant son petit effet. Malheureusement, c'est au même moment que débarque l'esclave elfe de tout à l'heure. De quoi, une fois encore, les couper dans un instant tranquille entre eux. Son faciès paraît d'ailleurs presque choqué. Nero se demande alors si sa question adressée à son cousin est tombée dans l'une de ses oreilles pointues.
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Dim 16 Juil - 17:11



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 Il est extrêmement rare de voir mon cousin aussi gêné. Cela en serait presque... Adorable. Si, je vous assure. Cette légère rougeur qui lui monte aux joues en de si notables occasions est comme ses sourires. De véritables trésors que je chéris et garde précieusement en mémoire. Je suis cependant content de voir qu'il n'a pas mal pris mon petit accès d'hilarité, suite à sa révélation. Je m'en serais voulu si je l'avais froissé, même s'il est vrai qu'il est plutôt dur pour moi de me le mettre réellement à dos. Après toutes ces années passées ensemble, nous savons pertinemment que nous ne ferions rien pour nous blesser mutuellement. Alors même quand nos fiertés respectives sont parfois quelque peu malmenées, nous avons appris depuis longtemps à ne pas nous en offusquer. La vie est trop courte pour ça, et nous avions bien assez d'ennemis en dehors de nos propres murs -et parfois même à l'intérieur- pour commencer à nous méfier les uns des autres.

Je pouffai légèrement une nouvelle fois quand Nero émit un doute sur l'âge auquel je me l'étais figuré, revêtu d'une robe. Non, je ne l'avais pas imaginé adulte avec froufrous et dentelles, mais... C'était maintenant chose faite. Mais je n'allais néanmoins pas le lui dire, songeant qu'il avait déjà suffisamment "souffert" comme ça pour aujourd'hui.
Je hochai la tête, les lèvres ourlées d'un sourire apaisé. Oui, il me retournait une oreille attentive quand j'en avais besoin, moi aussi. Quand il me demanda si, de mon côté, je ne lui avais rien caché d'autre, j'avoue avoir eu un temps d'arrêt. Lisait-il dans mes pensées ou bien étais-je si facile à lire pour lui ? A la réflexion, il y avait bien une chose qui me taraudait, depuis quelques temps. Un doute insidieux qui s'était glissé dans mon esprit progressivement, y faisant son trou patiemment, nuit après nuit, brève bribe de rêverie éveillée après l'autre. Evidemment, je n'avais pas osé en parler à qui que ce soit, mais si quelqu'un pouvait m'aider à me déculpabiliser sur ce sujet comme qui dirait épineux... Ce serait bien lui. Il saurait me rassurer.

Avant même que j'ai pu me décider à ouvrir la bouche, voilà que Nero avait déjà sauté sur un autre sujet. Enfin, disons qu'il revenait sur le précédent, plutôt. Rien que de m'imaginer en robe, je me mis à rire, trouvant l'idée aussi ridicule qu'amusante.
C'est le grincement de la porte qui vint me couper net dans mon élan. Encore cette Elfe. Et à la mine qu'elle affichait, cela ne faisait aucun doute qu'elle avait tout entendu. Sale petite fouineuse... Ce n'était pas faute de leur avoir à chacun dit que je ne tolérais pas qu'on me dérange quand mon cousin venait en visite. Ou, au moins, qu'ils aient la décence de frapper et d'attendre qu'on leur dise d'entrer ou d'aller au diable. Est-ce que Soren saurait se montrer suffisamment intimidant pour lui faire tenir sa langue ? ... Non. Elle finirait par tout raconter au premier venu, et je détesterais que ce genre de rumeurs commence à circuler à mon encontre dans les couloirs des nobles maisons de Minrathie. Tant pis pour elle.
Ma décision prise, je me levai en soufflant à Nero que je n'en avais pas pour longtemps, attrapai le bras de l'esclave, et l'entraînai dans le corridor. Comme je m'y attendais, Soren ne se trouvait pas loin. Impassible, je lui tendis l'Elfe sans même adresser un regard à celle-ci, et intimai à l'homme de s'en débarrasser de la façon qui lui conviendrait le mieux. Une fois mes instructions données, je retournai auprès du Magister, me laissant tomber dans le fauteuil que j'avais quitté à peine plus de deux ou trois minutes auparavant, pour lui répondre comme si rien ne s'était passé :

- Ne m'insultes pas, je suis tout de même plus épais que ta soeur. Je sais que sous ces couches de vêtements ça peut être un peu difficile à voir, mais j'ai plus de muscles que je ne le laisse paraître. Alors honnêtement, je doute de pouvoir rentrer dans l'une des robes de Nerva.

Ca aurait pu être drôle, ceci dit. Du moment que personne d'autre que les jumeaux Pavus ne m'aient vu dans une situation aussi compromettante. J'ai tout de même mon amour-propre et ma fierté. Et à propos de fierté... Un soupir las m'échappa, tandis que je sentais mes entrailles se resserrer sous le coup d'une soudaine nervosité. Tant qu'à être dans les révélations dérangeantes voire honteuses, autant en profiter pour se lancer, non ? Qu'avais-je à y perdre ? Rien. Au contraire, j'avais tout à y gagner. Des réponses, des paroles rassurantes, une oreille attentive et compréhensive. De toute façon, il fallait que j'en parle à quelqu'un, sinon ça allait finir par me ronger.

- Tu m'as demandé si je ne t'ai rien caché. Peut-être y a-t-il bien quelque chose... Nero, tu n'es pas sans savoir qu'on ne m'a jamais connu la moindre aventure, tout comme tu sais que c'est à cause de mon aversion pour les femmes. J'ai fini par me dire que je ne m'intéressais pas à ce genre de choses, et j'étais parfaitement satisfait de cette explication. Mais ces derniers temps, je fais certains... Rêves. Et je commence à me demander si ce ne serait pas autre chose.

Le Créateur fasse qu'il ne me demande pas de précisions, parce que très franchement je me voyais très mal mettre des mots sur ça. Pas que ce soit honteux, mon cousin le vivait de toute évidence très bien pour sa part, mais en ce qui me concernait... C'était plus difficile d'aborder le sujet.

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Nero Pavus
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Lun 17 Juil - 20:43

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FEAT. FAUSTUS SCAEVOLA
Avoir sous les yeux Nero les joues rosies, c'est un peu comme ne voir aucun mage du sang à Tévinter. Rare. Une rareté tant par le contrôle de ses émotions et réactions que par la présence qui séjourne à ses côtés durant ce spectacle. En général, son état de gêne n'apparaît presque jamais. Même jamais, faute de ne pas le ressentir comme tout le monde. La dernière fois remonte à si longtemps que le Magister n'en garde aucun souvenir mais se doute que ce devait être en compagnie de Faustus, ou bien de Nerva. Il est gêné par peu de choses si ce n'est aucune. Pas de honte concernant ses pratiques obscures, pas de honte du côté de sa relation incestueuse ni de son infidélité prononcée, pas de honte vis à vis de ses penchants déviants ni face à la folie de ses semblables. En revanche, le fait d'avoir porté les robes de Nerva en étant enfant, ça coince... Mais atteignez sa fierté sans qu'il ne puisse se défendre, notamment en l'alcoolisant, et vous serez certains de toucher une corde sensible.

Le Pavus ne laisse pas réellement le temps à son cousin de répondre. Un peu pressé sur le moment, l'idée lui est venue si promptement qu'il n'a pas hésité, désireux de voir sa réaction. C'est un réel plaisir que de le taquiner. Problème, cependant. L'esclave elfe. Un cheveu sur la soupe, une mouche à merde posée sur son repas, une tare équivalente à celle que représente Lucrezia dans la maison Pavus. Nero grince des dents et fixe amèrement la jeune femme très mal éduquée, une erreur impardonnable avec un tel rôle. Deuxième faux pas de la journée. Pour le Magister, il ne fait aucun doute qu'elle va passer un mauvais quart d'heure. Surtout connaissant Faustus qui ne laisserait jamais passer ça. Bien vu. Il hoche la tête lorsqu'il est laissé seul dans la pièce quelques instants, n'hésitant pas à tendre l'oreille au cas où. Un faible sourire se dessine sur ses lèvres en imaginant le sort réservé à l'elfe, probablement confié aux bons - mauvais soins de Soren. A son retour, son rictus s’agrandit mais il ne questionne pas son cousin à ce sujet. Comme si rien ne s'était passé, une nouvelle fois, ils continuent leurs échanges personnels en paix. « Certes, tu marques un point. Mais ça aurait été drôle de te voir affublé de l'une de ses robes. » Se permet-il, pouffant à son tour légèrement. Ce n'est pas méchant, ce n'est pas insultant, depuis le temps tous deux se connaissent suffisamment pour ne pas être vexé à la première parole de travers. Même si Nero taquine énormément son cousin, ce n'est jamais à de mauvaises fins. Il sait aussi tenir sa langue quand il le faut.

Si le Magister s'attarde encore sur la vision de Faustus habillé d'une tunique propre à Nerva, il remarque assez rapidement la nervosité qui s'installe chez ce dernier. Est-ce lié au même sujet ? Intérieurement, il en doute. Lorsqu'il s'apprête à lui demander si tout va bien, ce sont des aveux qui sont finalement lâchés. Des demi-aveux qui ne rentrent pas dans les détails mais qui laissent supposer bon nombre de choses... Immédiatement, Nero ôte son sourire amusé afin de ne pas heurter son cousin qui se confie. Il écoute jusqu'à la fin, pensif pendant plusieurs instants. Pour être honnête, ça ne l'étonne qu'à moitié. Mais qu'elle est cette autre chose ? La curiosité du nécromancien est quoi qu'il en soit définitivement piquée à vif. Il se lève puis approche d'un pas de velours. « Si tu m'en parles ainsi, c'est que personne d'autre ne doit être au courant. » Commence-il, hésitant quant à ses paroles. D'un côté, il meurt d'envie de lui en demander plus à ce sujet, même d'évoquer ses théories, mais il n'a pas envie que Faustus se rétracte malgré leur relation proche. « Dis, cousin, qu'est-ce qu'il se passe dans tes rêves ? »

Silence. Nero se sent obligé d'être rassurant avec Faustus parce qu'il le sent, c'est important. Presque autant que lorsque celui-ci s'était confié par rapport au traitement abominable de sa génitrice, si ça ne l'est pas plus - ou au même niveau. « Je ne t'ai jamais jugé et ne te jugerais jamais. Comme je ne te forcerais pas à m'en dire plus si tu ne veux pas, malgré les idées que j'ai déjà en tête... Je ne te cache pas, ton aveu ne m'étonne pas. » Il pose une main sur l'épaule de son cousin juste après.
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Mar 18 Juil - 21:27



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 A présent, j'étais en terrain glissant pour moi. Très glissant. Le genre qui, en cas de chute, vous entraîne vers un bris de nuque en bonne et due forme. Je savais que je me sabordais moi-même, quelque part, en abordant un tel sujet. Mais une autre part de moi en avait assez de tenir ça secret et profondément enfoui. Plusieurs fois j'avais essayé de me forcer à me confier à Nero, mais jamais je n'avais osé. Jusqu'à maintenant. Sa confidence m'avait sûrement encouragé à en faire de même. Si lui était capable de s'ouvrir à moi sur un souvenir aussi honteux, pourquoi ne le pourrais-je pas ? Ce serait pour le mieux. Je devais m'en persuader.

Nerveux, je secouai doucement la tête en signe de négation pour confirmer sa supposition, tandis qu'il s'approchait de moi de son habituel pas de félin. La proximité des autres avait tendance à me rendre anxieux, et je la fuyais comme la peste. Mais celle de mon cousin, c'était autre chose. J'appréciais de l'avoir près, et son contact ne me faisait pas frissonner d'appréhension. Je savais que lorsqu'il m'approchait, ce n'était pas pour mieux me planter une dague dans les côtes.

« Dis, cousin, qu'est-ce qu'il se passe dans tes rêves ? »

Créateur, pas ça. Je me figeai, la gorge sèche, tellement nerveux que j'en aurais tremblé si je n'avais pas le moindre contrôle sur mon propre corps. Je sentais que Nero avait déjà sa propre idée sur la question, mais peut-être voulait-il me pousser à verbaliser les choses, pour qu'au final j'en sors grandi et rassuré ? Ou bien il voulait simplement être sûr par rapport à ses hypothèses. La suite de ses paroles a quelque chose de sincèrement rassurant. Mon aveu ne l'étonne pas. J'espère que c'est parce qu'il me connaît mieux que personne que ce genre de soupçons lui sont venus, et qu'ils ne courent pas un peu partout dans tout l'empire.
Enfin... Précautionneusement, je pris le temps de choisir mes mots, de les peser soigneusement avant de les autoriser à passer le seuil de mes lèvres. Pas de bévue, il ne manquerait plus que ça.

- Tu dois t'en douter. Dans ces rêves, je suis généralement dans mon lit. En compagnie d'hommes, au sens charnel de l'expression. Pas plusieurs à la fois, non, ce n'est jamais le même, plutôt. m'empressai-je d'ajouter avant que Nero ne se méprenne, sachant ô combien son esprit est prompt à s'engager vers ce genre de dérives. Enfin, je crois, son visage n'est jamais clair, ça reste très flou.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, exprimer ces images à voix haute me les rendait plus supportables. Comme si, en leur donnant corps avec des mots, je réalisais enfin qu'au fond, ce n'était peut-être pas si dramatique que ça. Néanmoins, c'étaient les prochaines paroles de mon cousin que j'attendais avec une impatience bien camouflée.

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Mer 19 Juil - 18:12

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FEAT. FAUSTUS SCAEVOLA
Nero est toujours reconnaissant à son cousin de se confier à lui et surtout de lui accorder pleine confiance. Pour un Magister qui n'est pas digne qu'on la lui accorde en dehors de son entourage très proche, il donnerait presque l'impression d'être un saint à qui ont peut tout dire. Presque. La façade est magnifique, pas ce qui se cache à l'arrière - ni à l'intérieur. Le Pavus est rongé par les péchés dont Faustus est maintenant tous informé. Alors qui serait-il pour juger ce dernier ? Il se doute déjà de ce que veut dire son cousin, ça paraît si évident même s'il n'a jamais vraiment osé lui demander pour confirmer ses pensées. Il l'aurait sûrement brusqué. Non, il fallait que l'aveu vienne de lui même, qu'il s'impose au bon moment. Comme pour lui, de son côté. Nero se remémore malgré tout des multiples perches qu'il lui a déjà tendu. Notamment en évoquant ses aventures impures avec la gente masculine.

Désormais installé aux côtés de Faustus, une nouvelle perche est tendue, pour lui faire définitivement cracher le morceau. Si cela pèse tant sur la conscience de son cousin, alors il sera très probablement libéré en se lâchant. Le nécromancien ne manque pas de le rassurer, plongeant son regard attentif dans le sien. Il pose sa main sur son épaule, étant l'un des rares à ne pas le froisser par un simple contact physique. Des années, des années de confiance...

Et enfin, la révélation. Bien évidemment au début, Nero s'imagine un Faustus entouré de plusieurs hommes à la fois avant que la précision ne s'ajoute à l'aveu. Le Divin le connaît vraiment par cœur. Ce qui est réciproque, après tout. L'imagination de Nero commence malgré tout à s'agiter, la vision de ces fameux rêves venant se nicher dans son esprit - de manière détournée ou moins pure que la réalité, à coup sûr. Les détails sont croustillants et très intéressants mais cette fois, le Magister s'abstient. C'est trop tôt. « Je m'en doutais bien. Depuis le temps que je te connais, il faut dire. » Débute-il, avant d'émettre ses propres suppositions par rapport à la signification des songes évoqués. « Ce n'est qu'une supposition mais, ne serait-ce pas là des ou un homme que tu as déjà côtoyé ? Et qui vraisemblablement, t'a plu. »

La relation déjà forte entre les deux cousins semble encore s'accroître après toutes ces années. C'est vraiment une perle rare. « Je suis content que tu m'en parles. Tu devais porter un sacré poids. » Nero, pris d'une soudaine envie, offre une douce étreinte à Faustus. Une rareté parmi tant d'autres, des gestes tendres qu'il n'avance pas avec tout le monde. Même pas avec sa femme, à vrai dire, se montrant moins sympathique - à la limite du détestable, parfois.
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Mer 19 Juil - 21:56



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 Je réalisai que oui, Nero savait. Ou tout du moins, il avait de persistants doutes. Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de me demander comment il en était venu à les avoir. Est-ce que j'étais si flagrant que ça dans certains de mes gestes, de mes regards, sans que moi-même je ne me rende compte de rien ? Etait-ce seulement possible ? Il fallait croire que oui. Aussi déconcertant cela pouvait paraître. Après tout, même si ça blessait quelque peu mon orgueil de l'admettre, je n'avais aucune expérience dans ce domaine. A presque quarante ans, je n'avais aucune idée de la façon dont les choses se déroulaient, aussi bien sur le plan physique que sentimental. Trop méfiant, je n'avais laissé personne m'approcher suffisamment. Hormis mes cousins, mais en ce qui les concerne, ça ne comptait pas. Et heureusement, d'ailleurs.

Moi qui appréhendais la réponse de Nero, je fus soulagé, comme prévu. Il ne me jugeait pas, pas plus qu'il ne me tournait en ridicule. Très franchement, j'en aurais été le premier étonné, mais avec l'esprit si embrouillé, j'étais capable de m'imaginer le pire. Et je m'en voulais, de seulement supputer qu'il puisse me blesser d'une quelconque manière. Invraisemblable. Impossible. Il allait falloir que je chasse au loin cette détestable paranoïa qui m'assaillait bien trop régulièrement à mon goût, et d'autant plus lorsque je me trouvais en sa compagnie. Après tout, de tout Thédas, ce devait être la seule personne qui ne me trahirait jamais, et en qui j'avais toute confiance.
Malgré tout, c'est avec une certaine surprise que je me retrouvais entre ses bras. Pas que la sensation soit désagréable, bien au contraire, sinon je n'y passerais pas autant de temps sous ma forme féline. Mais justement, c'était dans la plus grande majorité des cas quand je me trouvais en chat. Les gestes de ce genre, lorsque j'étais sous mon apparence originelle, étaient bien plus rares. Je me souviens très bien que les premières fois où Nero ou même Nerva avaient tenté de m'étreindre, j'avais pris la fuite ou refusé sèchement à chaque fois, une pointe de panique au coeur. Il m'avait fallu de longues années pour intégrer qu'un contact physique ne sert pas toujours à blesser autrui.

Avec une légère hésitation que je balayai bien vite d'un revers de la main, je glissai mes bras autour du Magister pour lui rendre son geste. Je retrouvai avec plaisir la sensation de douce chaleur rassurante que j'avais ressentie plus tôt, quand j'étais encore une boule de poils lovée contre son ventre. J'aurais pu aborder tout les sujets.

- Peut-être que je connais ces hommes, je ne sais pas vraiment. Quoique... Maintenant que tu m'y fais penser, il est bien possible que ce soit le cas. Mais c'est vraiment trop indistinct pour que je puisse affirmer quoi que ce soit. J'essaierai d'y prêter davantage attention, la prochaine fois. Et je viendrai te raconter. osai-je ajouter avec un sourire en coin taquin. Rassure-moi, Nero... Cela ne se voit pas tant que ça ? Je veux dire, quand je suis ailleurs, au milieu des autres ?

Mon expression s'était faite plus soucieuse. Le paraître faisait pratiquement tout à Tévinter. Il valait mieux pour moi que je ne commence à faire preuve d'une quelconque faiblesse, sinon nombreux seraient les loups à vouloir me sauter à la gorge pour me jeter à terre.

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Jeu 20 Juil - 13:12

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FEAT. FAUSTUS SCAEVOLA
Un sentiment serein se dégage de Nero. Apaisé, souhaitant transmettre sa tranquillité à son cousin et le plus possible le faire se sentir bien. Un spectacle d'une telle rareté lorsqu'on le connaît. Le Magister enlace longuement Faustus, beaucoup plus habitué au contact physique. Il n'y a aucune crainte dans ses mouvements ni cette accolade qui est heureux de pouvoir partager avec lui depuis qu'il s'est ouvert. Parce qu'avant, le Divin était bien incapable de répondre convenablement à de tels gestes d'affection. Pourtant Nero n'était pas plus habitué. Excepté avec Nerva ainsi que sa mère et de très rares fois son paternel, il se le permettait. Sans compter, des années après, quelques amant(e)s nichés sous ses draps. Malgré tout, le contact physique qu'il offre à ceux qui partagent sa couche ne sont pas quotidiennement affectueux. Ni doux. Ces derniers sont réservés aux rares privilégiés - mais aussi en fonction de son humeur. Quoi qu'il en soit, Faustus est l'un d'entre eux.

« Tu vois. Et j'espère bien que tu viendras me raconter, je ne veux rater aucun détail maintenant que je suis informé. » Lâche-il, l'expression malicieuse, répondant parfaitement à son sourire taquin qui lui plaît. La complicité est si forte. Il est dommage que Faustus retourne à des doutes qui visiblement, le préoccupent beaucoup. Là dessus en revanche, Nero est en mesure de le soulager immédiatement. « Non. Enfin, sauf peut-être pour ceux qui te connaissent bien, comme moi. Je comprends d'ailleurs que tu te caches, je fais pareil vu ma condition, et pas seulement parce que je suis marié. Mais essaye de faire tes propres expériences loin des yeux de tout le monde, cela te soulageras tu verras. » D'ailleurs, le mage se retient d'en parler mais il pourrait très bien conseiller à son cousin quelques hommes intéressés de sa connaissance. Le hic, connaissant Faustus, c'est le temps dont il a besoin avant de se laisser approcher de la sorte. En ceci Nero ne lui jette pas la pierre. Avec son vécu, c'est parfaitement compréhensible. Il espère simplement qu'il arrivera un jour à être capable de se faire un peu plus plaisir et enfin, de laisser les vestiges de son enfance qui le hantent loin derrière lui. « En tout cas, compte sur moi si tu as besoin de conseils. »
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Jeu 20 Juil - 22:11



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 Bien que cette petite discussion m'ait quelque peu apaisé sur le sujet, il ne fallait pas s'attendre à constater un changement radical. Il allait me falloir du temps, aussi bien pour accepter cette attirance que pour envisager d'entamer quelque chose avec un autre homme. Même s'il ne s'agissait que de l'aspect physique de la chose. Peut-être même encore plus. Car, bien malgré moi, j'avais besoin d'être proche affectivement parlant d'une personne pour la tolérer dans mon environnement proche. Mais qui sait, avec un peu de temps, peut-être serais-je un peu plus audacieux... J'en doutais, ceci dit.

Une fois de plus, les paroles de Nero se font rassurantes, et je me permets même de laisser échapper un léger rire. Bien, au moins les apparences demeuraient sauves, et à mes yeux, c'était peut-être l'essentiel.

- Des conseils... C'est gentil, mais pour le moment je crois que ça suffira. Mais, si jamais je rencontre un souci, je viendrais te trouver.

Qui d'autre pourrais-je aller voir, de toute façon... ?

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