❖ « Family time » [PV : de Lydes]

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le Sam 26 Aoû - 14:18




Family time

Oh it's gonna be great

   Le son de la pluie tintant sur les vitres résonne comme une douce musique à mes oreilles. Le temps n'est pas aussi clément qu'on l'aurait souhaité, j'avoue que j'aurais préféré pouvoir installer tout ce petit monde en extérieur, comme je l'ai prévu à la base. Car, évidemment, je me suis chargé de tout. On ne peut pas vraiment compter sur Anthelme pour ce genre de détails, Aveline a été plutôt occupée elle-même, quant à père... Eh bien, il ne sera pas dans les parages pour l'événement. Navrant, mais ruminer sur le sujet ne servirait à rien. Un soupir m'échappe, tandis que je me détourne de la fenêtre pour retourner aux préparatifs, dans l'une des plus grandes salles de réception que possède notre demeure.

La multitude de domestiques qui s'y activent lèvent à peine un regard sur moi lorsque je passe les double-portes déjà ouvertes, bien trop occupés à tout mettre en place. Un peu de retard a été pris, je le constate alors que je balaie la pièce du regard. Beaucoup de victuailles manquent encore à l'appel sur l'interminable table disposée au centre, sur laquelle nous viendrons piocher de quoi grignoter tout au long de la fête. Comme toujours, j'ai sûrement prévu bien plus que nous ne pourrions manger, mais on ne se refait pas. Je vois les choses en grand, c'est comme ça. Et puis, mieux vaut trop que pas assez.
Les plats, ce ne sont pas les seules choses qui répondent aux abonnés absents. Nulle trace des musiciens qui devraient déjà se préparer, pas plus que des fleurs que j'ai pourtant payé le prix fort, au vu de leur rareté. Andrasté m'empêche de faire un scandale.
Une profonde inspiration, et je prends la parole, suffisamment fort pour que tous m'entendent. Même ceux affairés à polir méticuleusement les miroirs indécemment grands, au fond de la salle, ou les femmes accaparées par les plis des rideaux.

- Vous devriez en être aux finitions, alors que quelqu'un m'explique pourquoi vous n'en êtes que là. L'un des hommes proches de moi s'apprête à ouvrir la bouche, je lève vivement une main vers lui en un geste clair. Non, je ne veux pas savoir. On se secoue, allons !

Sur ces mots, je repars d'un pas soutenu pour traverser tout ce remue-ménage, et me diriger vers ma chambre. Moi-même ne suis pas prêt, encore. C'est dire le retard accumulé. J'ouvre l'une de mes nombreuses armoires, et passe une main sur l'une des robes qui s'y trouve. Un vêtement sublime, d'un tissu émeraude profond, brodé d'argent et d'or. Je rêverais de la porter aujourd'hui. Mais j'aurais droit à la moue agacée d'Anthelme, et je préfère autant éviter. Tant pis. J'aurais bien d'autre occasions de la porter. En lieu et en place, je choisis quelque chose de plus classique, mais non moins raffiné.
Aujourd'hui, pas de langues de vipère, pas de faux-semblant, pas de poignards dont les lames luisent dans le dos des convives. Il n'y aura que des de Lydes assemblés autour d'un même événement, et ce serait bien suffisant.

A ce propos, c'est enfin l'heure. Après avoir arrangé ma crinière correctement une dernière fois, je me rends dans la salle de réception. Un large sourire de contentement s'épanouit sur mon visage. Tout est prêt, à temps. Parfait. Je suis le premier arrivé, mais qu'importe. Les autres ne tarderaient pas. J'adresse une caresse à Tobias, couché sur son coussin dans un coin, qui sera le témoin de nos retrouvailles, puis vais piocher un grain de raisin, histoire de patienter.

Quand j'y pense, j'ai du mal à réaliser que Aria et Armand fêtent déjà leur vingt-septième anniversaire. Le Temps passe trop vite.

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le Lun 28 Aoû - 11:25


FAMILY TIME (FT. DE LYDES)
10:39 des misères - Good old times ••• Bercé par les gouttes de pluie qui tapotent contre les vitres, je ne fais pas attention à l'heure qui tourne. Aux minutes qui se transforment bientôt en heures. Il est rare que je reste aussi longtemps accroché aux bras de Morphée mais plongé dans mes songes et souvenirs, enserrant Lise à mes côtés, je ne puis y réchapper aussi facilement. Mon esprit est prisonnier d'une brume épaisse qui ne m'aide pas en cette matinée. Puis, Créateur merci, mon épouse émerge la première. C'est elle qui me réveille en déposant un doux baiser contre mes lèvres ainsi qu'une caresse dans ma chevelure égalant presque la sienne. Je serais bien resté à somnoler encore un peu, je l'avoue, néanmoins je reviens promptement à la réalité. Les pieds sur terre. L'anniversaire de Armand ainsi que de Aria ; comment aurait-je pu oublier ? Mon réveil doucet se transforme bien vite en inquiétude, celle d'être en retard à la salle de réception. Lise est pourtant détendue et me rassure à ce niveau. J'inspire un bon coup. Rapidement, après avoir embrassé mon aimée, je file réveiller Blanche qui dort juste à côté. « Ma chérie, c'est l'heure... » Je dépose un baiser sur son front puis je l'attrape dans mes bras, son sourire agrandissant automatiquement le mien. Elle m'explique combien elle était pressée que cette journée arrive et oh, comme je peux la comprendre.

C'est elle qui termine la première douchée, habillée et tout à fait présentable. Alors le temps que moi-même ainsi que Lise nous nous préparions, je lui confie une tâche qui devrait la ravir. « Tu veux aller vérifier si Armand est réveillé ? » Je ne l'ai pas vu arriver hier soir dans la demeure familiale, alors j'imagine qu'il s'est pointé tard dans la nuit, et n'est probablement pas encore debout. Quoi qu'il en soit, ma fille se précipite en direction de la chambre de mon cadet avec une grande joie ainsi qu'une belle énergie.

◈ ◈ ◈

Avec un peu de retard, je débarque en compagnie de mon épouse au sein de la salle de réception. Je constate avec soulagement que nous ne sommes pas les derniers arrivés, bien au contraire, mais les deuxièmes. Ariel est devant nous, à l'heure comme toujours. « N'est-tu donc jamais en retard ? » Je lui adresse un sourire puis m'approche afin de le prendre dans mes bras. Une accolade fraternelle, un moment unique que je partage toujours avec grand plaisir. Au tour ensuite de Lise de saluer mon aîné tandis que mes yeux se perdent en direction des portes. « Blanche doit être avec Armand, mais où sont les autres ? » Je me demande si eux aussi ont été prisonniers de Morphée un peu plus longtemps que prévu, ou si ce ne sont que leurs préparatifs qui ont pris autant de temps. Je remarque au moins que tout est en place en ce qui concerne les décorations, la grande table et le reste. Il ne manque plus que le reste de la famille. Soudainement, je me mets aussi à imaginer Blanche dans les pattes d'Armand alors qu'il se prépare. Si ça se trouve, c'est bien le cas.


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le Lun 28 Aoû - 19:18

Family time.
Allonger sur le lit, il regarde la femme qui finit de lacer son corsage, lorsque cette dernière se retourne elle le regarde.

-Vous devriez vous en aller, mon époux va bientôt revenir.

Anthelme se contente de s’asseoir sur le bord du lit et de prendre l’une des mains de la femme pour l’attirer vers lui.

-Et alors ? Je ne suis pas quelqu’un de jaloux.

Un petit sourire en coin apparait sur son visage, fière de lui, beaucoup trop fière, il conçoit mal qu’on puisse lui refuser quelque chose. La main libre de la femme se pose sur le front du chevalier et le repousse légèrement, elle s’écarte de lui et croise les bras en relevant légèrement le menton.

-Vous n’êtes qu’un idiot Sire. Alors qu’elle allait rajouter quelque chose, le chevalier lui coupa la parole.Ce n’est pas ce que vous disiez un peu plus tôt Madame.
Presque immédiatement après il reçut en plein visage sa veste.

-Vous me mettez à la porte ? Moi ? Vraiment ?
-Oui.

L’homme serra légèrement la mâchoire, il aurait bien répliqué mais il avait déjà fait assez de connerie dernièrement, pas la peine d’avoir une femme en colère de plus derrière lui. Il se rhabilla plutôt rapidement, lorsqu’il ouvrit la porte pour s’en aller il se retourna pour s’adresser une dernière fois à la femme.

-J’ai hâte de rencontrer votre mari et lui dire à quel point sa femme est délicieuse. Sur ce, au revoir Madame.

Il quitta la demeure et retourna au manoir familial assez rapidement grâce à son cheval et même si le trajet ne dura que quelques minutes, cela fut suffisant pour qu’il soit totalement trempé par cette pluie qui ne cessait de tomber. Une fois à l’intérieur du manoir, Anthelme prit la direction de la salle de réception, passant discrètement la tête par les grandes portes, heureusement personne n’était là hormis les serviteurs. Ses frères et sœurs devaient encore se préparer, il se dirigea rapidement vers sa chambre, à peine eut-il passer la porte qu’une voix l’interpella.

-Père !

Son fils arriva sur lui pour lui faire un câlin mais l’homme le stoppa net.

-Je suis trempé Arthur.Devant la mine boudeuse de son fils, Anthelme l’embrassa sur le front.Je vois que tu es prêt, c’est très bien. Et si tu allais jouer avec Blanche le temps que je me prépare ?

Le petit blond acquiesça et quitta la chambre de son père. Une fois le petit garçon dehors, Anthelme commença à se préparer, il détestait devoir se préparer pour des réceptions ou tout autres événement mais aujourd’hui était spécial, il ferait donc son possible pour être au moins présentable. Une fois prêt il se dirigea vers la salle de réception, il entendit vaguement des voix, il n’était donc pas le premier, ce qui aurait été vraiment très étonnant connaissant son frère ainé. Dans la salle il n’aperçut qu’Ariel, Alaric et Lise, il fut plutôt étonné de voir qu’il n’était pas le dernier arriver. S’il avait su il aurait prit un peu plus de temps pour venir.

-Je ne suis pas étonné de vous voir déjà ici. Il s’approcha du petit groupe, il salua en premier Lise.Tu es resplendissante Lise, comme toujours. Il fit ensuite une accolade à chacun de ses frères, résistant à l’envie de décoiffer Alaric, Ariel était trop près de lui et il ne voulait pas se ramasser une tape derrière le crâne aussi vite.

Se dirigeant ensuite près d’une table où se trouvaient des fruits, il attrapa plusieurs grains de raisin.

-Vous avez vu les autres ce matin ?

Il goba un autre grain de raisin tout en observant la salle, Ariel avait encore vu les choses en grand…En trop grand peut-être pour certain, enfin c’était l’anniversaire des deux derniers, normal que le grand frère nounours se lâche.

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le Ven 1 Sep - 18:02


Family Time
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C'était un grand jour, mais Aria n'était pas encore assez bien réveillée pour s'en rendre compte. Ce n'était pas parce qu'elle était issue d'une des familles les plus nobles d'Orlais qu'elle était tout le temps distinguée. D'aucuns seraient même choqués d'apprendre qu'Aria de Lydes ronfle et se bave dessus quand elle dort. Ce n'est heureusement pas le cas de sa femme de chambre, qui après quelques coups secs à sa porte, l'ouvre et la réveille doucement.

Après un long moment nécessaire à Aria pour se souvenir du pourquoi on venait la déranger dans son sommeil, elle se rappela. Ou mieux, elle fut frappée par une succession d'images de sa famille, jusqu'à prendre conscience qu'aujourd'hui était bien son anniversaire. Et celui d'Armand, bien sûr. Dans cet étrange instant situé entre le rêve et l'éveil, elle n'y pensait plus. Une fois sa mémoire rafraîchie façon seau d'eau glacée, elle sauta du lit et commença à ouvrir armoires et malles.

— Mais que vais-je donc porter aujourd'hui !?

C'était une fête privée mais Ariel avait sûrement fait les choses en grand, en très grand, et Aria avait à cœur d'être à la hauteur de son grand frère. Elle hésita longuement entre une magnifique robe vert émeraude et une autre, plus légère, dans les tons dorés, mais se souvint qu'elle avait une nouvelle tenue bleu pastel. Argh, mais pourquoi la vie était-elle si difficile ? Trop de choix !

Elle alla réfléchir à la tenue qu'elle porterait en allant prendre son bain. Elle ne pouvait paraître aujourd'hui sans être absolument impeccable, sentant la rose de la tête aux pieds, et sans le moindre gramme de crasse sous les ongles. Bon, ce n'était de toute façon pas son genre, mais il fallait bien admettre que parfois, Aria avait envie de se laisser un peu aller.

Pas aujourd'hui. Surtout pas. Elle sortit de son bain en peignant ses cheveux, passa ses sous-vêtements et laissa la femme de chambre lui lacer son corset. Puis, elle dû fatalement revenir au choix cornélien de sa robe. Allez, tant pis, le doré. Ça plaira à Ariel, ce genre de trucs un peu tape-à-l'œil.

Une fois vêtue, mais aussi coiffée et ayant mis ses bijoux, elle descendit dans la salle de bal où Ariel avait organisé le banquet. Comme toujours, il n'y était pas allé avec le dos de la cuillère, et ce n'était pas pour lui déplaire. Avec un grand sourire, elle alla saluer ses frères déjà présents : Ariel lui-même, mais également Anthelme, Alaric et sa femme, Lise.

— Comme cela me fait plaisir de vous voir ! Ariel, comme toujours, tu nous épates par tes talents d'organisateur mais je doute qu'on puisse manger autant, si ? Lise, tu es magnifique, tu vas me faire douter du choix de ma robe !

Enjouée, Aria souriait et riait sans même avoir à se forcer, jusqu'à ce qu'elle remarque quelque chose qui la fasse tiquer. Affichant soudainement une mine boudeuse, elle se tourna vers ses frères :

— Armand n'est toujours pas là ? Sûrement un problème de choix de tenue, le connaissant !

Elle rit de sa plaisanterie, légèrement, presque avec insouciance : ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait vraiment baisser sa garder à Orlais.



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le Dim 3 Sep - 22:19





La pluie tapait doucement sur la fenêtre, berçant la chambre d'un murmure uniquement secondé par la respiration régulière du corps endormit. Armand avait voyagé pendant plusieurs jours, poussant son cheval aux frontières de la fatigue, lui également, afin de traverser les monts, les forêts et les champs et arriver à temps. La lumière naturelle prend place au fur et à mesure que la journée se lève, mais la paix est brisée par une porte et les murmures de deux enfants. Armand s'est immédiatement réveillé mais il feint le sommeil, dissimulant son sourire dans un coussin. "T'es sûr y dort ? Papa y fait dodo avec beaucoup de bruit, comme quand y'a de l'orage..." chuchote, mal comme un enfant, la voix de la petite Blanche. C'est Arthur qui lui répond "Si il dort pas c'est qu'il est mort." Blanche est sans doute trop jeune pour comprendre ce qu'est réellement la mort, mais elle comprend au ton de son cousin que c'est grave et lâche un petit cri étouffé. Arthur doit à peine en avoir conscience également, c'est à se demander ce que son père lui apprend. "Comment que on sait quand que quelqu'un est mort ?" Armand continue à se retenir de rire alors qu'il peut sentir que les enfants se rapprochent. "Faut lui mordre les orteils !" et avec le cri de dégoût de Blanche, et pour protéger ses pieds de l'attaque sauvage de quenottes, Armand se tourne dans le lit, devant les regards surpris des deux petits. "Moi j'ai entendu qu'il fallait chatouiller très très fort pour voir ça." Les enfants crient et rient alors qu'il se jette hors du lit pour leur donner la poursuite et les dévorer de chatouilles un moment. Une dizaine de minutes plus tard, il a Blanche calée sur les épaules et fait semblant de faire un duel avec Arthur quand on frappe à la porte. C'est Lise, qui s'est échappée un instant pour voir où en était sa fille et son beau-frère. Armand, en robe de nuit, rougit légèrement avant de lui tendre sa fille et son neveux et de promettre de ne pas tarder plus longtemps

Il arrive dans la salle juste à temps pour entendre ce qu'Aria dit à son sujet. Il se place discrètement derrière elle et l'enlace tendrement par l'arrière, posant sa tête doucement sur l'épaule de sa jumelle.
"Qu'est-ce-que tu racontes encore comme mensonges sur moi ?" demande-t-il en riant légèrement avant de déposer un baiser sur sa joue "joyeux anniversaire" laisse-t-il entendre puis enfin, il lui rend sa liberté, regrettant déjà de mettre fin à cette embrassade qui avait vu leurs cœurs battre à l'unisson, comme ils l'avaient toujours fait. Mais il devait aller dire bonjour au reste de sa famille. Tout d'abord à Anthelme, qui était le plus proche. Il le salua d'une accolade avant de murmurer à son oreille "Fais attention, tu as encore une trace de rouge à lèvres sur le cou" puis à Lise il fait un baise main, pour la saluer officiellement, avant de prendre Alaric dans ses bras "ta fille tire son talent de, je la cite, ""réveilleuse"" de toi, vraiment" lâche-t-il avec un sourire avant de se tourner vers Ariel et de lui offrir le même salut " tu t'es surmené mon frère ! j'espère qu'aucun serviteur n'est parti en pleurant cette année" un peu de malice, il ne laisse cette face de lui-même ne ressortir qu'avec sa famille. Avec eux, il peut être lui-même. Il observe sa fratrie et ne peut que remarquer une, enfin deux, absence. "Je sais qu'Aveline est prise par l'Impératrice, mais père n'est pas là ?" il ne se souvient plus de la dernière fois qu'il a vu leur père; ils ne sont pas très proches et les années ne semble par arranger la chose. Mais au final, son coeur porte plus d'importance à ses frères et ses soeurs qu'à leur géniteur.





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le Mar 5 Sep - 15:53




Family time

Oh it's gonna be great

   Le défilé de Lydes n'allait pas tarder. Dans les couloirs, les domestiques font déjà leur prière, et espèrent qu'il n'y aura pas trop de dégâts. Pas comme l'année dernière, où les enfants en se chamaillant avec mon vieux chien trop heureux de jouer avec eux, avaient malencontreusement tirer d'un coup sec toute la nappe, entraînant avec elle toutes les victuailles qui s'y trouvaient. Les tâches sur le tissu blanc avaient été impossibles à rattraper -bien que Gilda ait tout de même tenté de le faire, entêtée de blanchisseuse- et l'état du sol n'était pas plus reluisant. Oh, j'avais bien tenté de réprimander les trois compères, mais entre un neveu et une nièce maîtrisant à la perfection le regard larmoyant, et un mâtin qui me toise d'un air malheureux comme les pierres en geignant comme un chiot... Que voulez-vous que je fasse ? L'éponge avait bien vite été passée.

La voix de mon frère résonne dans l'immense pièce, m'arrachant à mes souvenirs, et me tirant un grand sourire ravi. Je me tourne pour le voir arriver en compagnie de son épouse, et le serre à mon tour bien volontiers contre moi pour le saluer.

- Non, jamais. La ponctualité est une grande qualité, Alaric. Si ce n'était notre très chère Lise, il y a fort à parier que tu serais en retard. Délicatement, je saisis la main de l'épouse de mon cadet pour y déposer un léger baiser, en bon gentilhomme qui se respecte. Comme toujours, tu ferais pâlir de jalousie toutes les orlésiennes du pays, Lise.

A peine ai-je eu le temps de me redresser que c'est à Anthelme de faire son entrée. Un détail me saute presque aussitôt aux yeux, et c'est la ma foi fort jolie trace de rouge à lèvres, au creux de son cou. J'aurais pu en profiter pour lui asséner une remarque sarcastique de mon cru, cependant... Au regard de cette journée particulière, j'estime qu'il vaut mieux ne pas le provoquer, et décide de le laisser tranquille. Qu'il se débrouille tout seul avec ça, ceci dit, je ne le lui ferai pas remarquer. Je lui retourne donc chaleureusement l'accolade en gardant ma langue dans ma poche, juste heureux de le voir ici, lui aussi. Nous avons mis du temps à nous entendre, Anthelme et moi, et parfois l'équilibre demeure fragile. Je ne l'aime pas moins que le reste de notre fratrie pour autant.

- Non, je n'ai vu personne. Il me semble qu'Armand est arrivé dans le courant de la nuit, lui voyage a dû être éprouvant. Quant à Aria... Eh bien, parlez du loup, et vous en verrez le bout de la queue, comme on dit ! La plus jeune des femmes de la famille arrive à son tour, revêtue d'une superbe toilette dorée, au tissu aérien. De quoi titiller mon amour des beaux tissus. Je lui demanderai où elle a acheté le vêtement, plus tard. Pour l'instant, je la prends dans mes bras, et dépose un baiser sur sa tempe, avant de la relâcher pour qu'elle puisse en faire de même avec les autres.
A sa remarque quant à la quantité de vivres déployée pour l'occasion, je me contente de répondre d'un léger rire. Rien n'est jamais perdu, au pire les restes serviront à nourrir mes chiens, si même les employés de la demeure n'arrivent pas à tout finir. Quant Armand se glisse silencieusement dans le dos de sa jumelle, je garde le silence et ne lui accorde guère plus qu'un regard en coin, pour ne pas le trahir. C'est avec un sourire attendri que j'assiste à leurs retrouvailles, plus ému que je ne veux bien le montrer. Quand notre benjamin part pour ainsi dire seul à l'assaut du vaste monde, je crains toujours qu'il ne lui arrive quelque chose. Combien de lettres ai-je déjà eu peur de décacheter, de peur d'y apprendre une funeste nouvelle le concernant ? Bien trop. Alors le voir revenir à Lydes, sain et sauf, est toujours un soulagement. J'aime ma famille, et voir l'un de ses membres s'éloigner ne me plaît jamais.
Affectueusement, je lui tapote le dos quand on se donne l'accolade, avant de lever innocemment les yeux au ciel, l'air de rien.

- Ah, je ne peux rien te promettre. Et tu sais bien que père n'assiste plus à nos anniversaires depuis longtemps. Il finira par s'en souvenir dans quelques jours, ou alors quand je lui glisserai vos actes de naissance sous le nez. Par hasard, évidemment. soupiré-je en croisant les bras. Bien, maintenant que tout le monde est là, je voudrais tout d'abord souhaiter un joyeux anniversaire à... Attendez. Où sont Arthur et Blanche ?

Par réflexe, je jette un coup d'oeil vers Tobias, mais je n'y trouve rien de plus que le vieux chien plongé dans une demi sommeil, sur son coussin. S'ils sont dans la pièce, ils se cachent bien. Ces deux-là sont pires que des anguilles, lorsqu'ils ont décidé de nous faire tourner en bourrique. Pas de soucis, j'ai une arme secrète contre ce genre de situations. D'une voix bien claire et plus forte qu'auparavant, je passe donc à l'offensive.

- Quel dommage ! Moi qui voulais en profiter pour leur offrir à chacun un grand sachet de gourmandises, tout droit venu de leur pâtisserie préférée ! Eh bien tant pis, nous devrons tout manger nous-même.

S'ils résistent à ça, c'est qu'ils ont un avenir prometteur dans le Grand Jeu orlésien.

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le Mer 6 Sep - 16:30


FAMILY TIME (FT. DE LYDES)
10:39 des misères - Good old times ••• Je dois bien admettre que Ariel n'a pas tord. Sans ma chère Lise, je serais très probablement encore accroché aux bras de Morphée. Je lui souris donc légèrement, mon expression répondant à sa question sans que je n'ai aucun besoin d'ouvrir ma bouche ; avec en parallèle mon aimée qui s'en charge à haute voix. Elle remercie mon aîné des compliments qui, connaissant ma famille, sont loin d'être terminés. Le défilé est proche et c'est d'ailleurs Anthelme le prochain. Lors de l'accolade qu'il m'offre chaleureusement, je ne peux m'empêcher de rester sur mes gardes en m'attendant à être décoiffé. Une habitude redondante avec pour objectif la taquinerie, et en souvenir de nos jeunes années. J'imagine que Ariel, tout comme moi, est ravi de voir qu'il s'est calmé avec les bêtises. Ou presque. Je suis persuadé qu'il n'est pas en retard à cause d'une panne d'oreiller, même si je ne remarque pour le moment aucun détail qui me prouve le contraire ; mon attention est rapidement accaparée à l'entrée d'Aria. Resplendissante également.

Mon coeur se réchauffe à ces retrouvailles qui débutent avec le sourire et le rire. En cet instant tout est parfait, ou presque, étant donné les abonnés absents : je ne suis pas étonné en ce qui concerne Aveline ni Père mais je commence néanmoins à m'inquiéter pour Armand. Blanche est-elle réellement allée le réveiller ou Arthur l'a-il entraîné dans une partie de cache cache ? Avec Lise qui pense sûrement la même chose, j'échange regard en coin. Finalement, avant que nous ne puissons prendre la parole, mon cadet se glisse dans le dos de Aria et j'attends que celle-ci le remarque avant de rire doucement. Blanche puis Arthur s'amènent à sa suite, complices dans l'art de faire tourner en bourrique les adultes. Je serais bien curieux de connaître quel réveil ma fille a offert à mon jeune frère, je l'avoue, quand il complimente ses talents. « C'est héréditaire. Tu me raconteras ça, je veux tout savoir. » Un sourire en coin, Lise ainsi que moi-même portons notre regard sur Blanche encore en vue. Puis je serre mon épouse contre moi, lui susurrant à l'oreille qu'elle a aussi très probablement pris d'elle là dessus. Enfin, notre attention se repose à nouveau sur Ariel qui se prépare pour l'annonce. J'attends qu'il termine avant de souhaiter un joyeux anniversaire en bon et due forme à Aria ainsi que Armand, moi aussi, mais il se coupe en plein élan. Blanche et Arthur. Avec Lise, nous nous retournons puis cherchons également les deux enfants des yeux ; ils sont pourtant introuvables ou encore une fois très bien cachés.

« Une partie de cache cache, encore, je suppose. Ca me manque. » Je me confesse sans honte auprès de ma famille, me remémorant des bons moments passés au sein de notre grande demeure, à trouver une cachette potable. Même si je n'étais pas le plus joueur et que j'avais tendance à suivre Ariel, les parties de cache cache ont toujours été l'une de mes activités préférées. On dirait que pour Blanche aussi. Et encore une fois, nous pouvons compter sur notre aîné qui trouve les bons mots pour les faire sortir de leur cachette. « Blanche ne résistera pas à ça. » « Ah ça non. » Lâchons-nous en coeur avec Lise. Sans surprise, à peine quelques secondes plus tard, la petite va d'ores et déjà se perdre en courant dans les pattes d'Ariel en réclamant ses gourmandises. Elle demande également si comme elle est sortie la première, elle peut en avoir plus. Sacrée Blanche.


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le Dim 10 Sep - 18:43

Family time.
Alors qu’il venait juste de demander à ses frères s’ils savaient vu quelqu’un d’autre, Aria arriva dans la salle, toujours souriante elle salua tous les gens déjà présent, presque au moment ce fut au tour d’Armand d’arriver. Lorsque le dernier de la fratrie vient le saluer, il lui fit remarquer qu’il avait une trace au niveau du coup, Anthelme se crispa légèrement et lorsqu’il relâcha son frère, il se passa machinalement une main dans le cou. Le chevalier releva le plus possible le col de sa tunique, il ne pouvait pas y faire grand-chose pour le moment, pas qu’il en avait honte, il ne voulait juste pas entendre de réflexion là-dessus pour l’instant.

Il n’écouta ensuite que d’une oreille les paroles des autres, préférant piocher à nouveaux dans le raisin se trouvant près de lui. En attendant la mention de son fils, Anthelme se re concentra sur la situation, évidemment lui et Blanche semblait vouloir jouer un peu…Il comprenait parfaitement cela, enfant Anthleme était loin d’être calme, sa jeune nièce sortie assez vite de sa cachette lors de la mention d’un sachet de gourmandise. Arthur lui ne semblait pas vouloir craquer tout de suite, son père leva les yeux au ciel puis fit le tour de la table qui se trouvait près de lui. Il souleva ensuite la nappe et vit son fils caché dessus, Anthelme lui fit signe de sortir.

-Si tu restes là, Blanche aura toutes les friandises.

Arthur sortit à son tour de sa cachette pour aller voir son oncle et réclamer aussi des gourmandises à son oncle. Anthelme savait très bien qu’il n’aurait pas résisté bien longtemps mais un enfant sous une table, c’était signe qu’une bêtise allait bientôt arriver.

-Maintenant que les plus mignons sont là, on t’écoute Ariel.

Il savait très bien que c’était la journée des jumeaux de Lydes, mais une petite pique sans grande gravité ne ferait pas de mal.


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le Lun 11 Sep - 23:36


Family Time
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Toute la famille était désormais réunie, à l'exception bien sûr du père, et d'Aveline, retenue à la cour de l'Impératrice Aurore. Les enfants s'étaient chargés de réveiller les lève-tard, et les domestiques avaient dû se surpasser pour plaire à Ariel, ce qui n'était même pas garanti, d'ailleurs.

Armand avait fait son apparition, enfin, et l'avait taquiné gentiment : Aria ne racontait jamais de mensonges, voyons ! Sa sœur jumelle avait minaudé en riant, avant de jeter un œil aux pâtisseries.

— Je crois que je n'aurais pas dû mettre cette robe, finalement, je ne pourrais jamais manger autant que je le veux ! Aucune importance si je grossis, n'est-ce pas ? Puisque je ne suis pas mignonne.

Dans ta face Anthelme. Elle aimait son frère, mais il fallait dire qu'il avait ses humeurs et qu'Aria n'était pas du genre à se laisser faire. Elle n'était pas comme son jumeau, bien plus passif et réservé : elle était flamboyante, impulsive parfois, et prenait exemple sur Ariel bien plus qu'il ne le fallait pour son propre bien.

— On aura nos cadeaux à la fin du repas, je suppose ?

Elle s'était adressée à Ariel en battant des cils de ses grands yeux, plaisantant à moitié. Elle était heureuse d'être avec les siens, mais c'était son anniversaire, donc ça voulait dire qu'on allait la gâter ! Oui, bon, elle et Armand, mais il n'était pas du genre à lui voler la vedette... Sauf quand il décidait d'aller risquer sa vie dans les trous paumés du pays. Meh.




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le Mer 27 Sep - 0:53

Family time
Famille de Lydes
Happiness is having a large, loving, caring, close-knit family in another city. ▬ GEORGE BURNS

-"Mais dépêchez-vous donc un peu, au nom du Créateur !"

Pour la centième fois depuis leur départ, Aveline de Lydes exprimait sa frustration en s'en prenant au conducteur du carrosse qui, pourtant, se pressait autant qu'il pouvait. L'impression d'être en retard l'agaçait au plus haut point. Il n'y était pour rien, pourtant - pas plus qu'elle-même : en vérité, c'était un petit miracle qu'elle ai pu se libérer ainsi de ses obligations auprès de l'Impératrice pour venir faire une petite visite dans sa demeure familiale de Lydes.

Ce petit écart était de toute façon pleinement justifié. En effet, en cette pluvieuse journée de justinian, sa famille célébrait les 27 ans des jumeaux Aria et Armand - et, bien sûr, tout le monde avait été invité à la fête organisée en leur honneur. Elle avait été bien ennuyée de décliner l'invitation d'Ariel quand elle l'avait reçue un peu plus tôt... Elle avait des obligations, la Cour n'attendait pas, et pourtant, elle aurait voulu être là. Malgré tous ses travers, Aveline tenait très sincèrement à sa famille. Aria était sa seule sœur, et Armand, eh bien, Armand lui était très cher aussi... Manquer leur anniversaire lui avait laissé un goût amer dans la bouche.

Si amer en fait, qu'elle avait fini par changer d'avis. La veille au matin, prise d'une détermination soudaine, elle avait fait part de la situation à l'impératrice, et avait, avec son accord bien sûr, pris son congé. La journée avait été dédiée aux préparations du voyage-surprise - vêtements, bijoux, cadeaux, ceux des jumeaux étant déjà prêts depuis quelques temps, sans oublier quelques babioles pour les enfants... Puis elle était partie, le soir même, sans attendre. Elle avait eu beau somnoler pendant le trajet, elle n'en demeurait pas moins plutôt fatiguée par le voyage, mais le mélange d'excitation et de frustration camouflait bien ce fait.

Le doux bruit des gouttes qui tombaient sur le plafond du véhicule ne faisait d'ailleurs rien pour la calmer. Elle n'avait pourtant rien d'autre à faire que prendre son mal en patience... Tapotant légèrement du pied, elle se laissa aller à regarder défiler le paysage à travers la vitre. Lydes, cette région qui l'avait vue naître et qu'elle ne visitait plus assez souvent, était bien belle sous la pluie.

Un peu plus tôt, elle s'était arrêtée dans une auberge, le temps de se faire un brin de toilette. Pas question d'apparaître dépareillée à la fête de ses frères et sœurs ! Elle s'était tout de même habillée plus simplement qu'à son habitude - ce qui demeurait bien plus élégant que le commun des mortels : une robe bleue avec quelques fioritures dorées, un maquillage classique de fard bleuté qui camouflait son visage fatigué, et ses longs cheveux retombant librement dans son dos, partiellement retenus par une broche en or à l'arrière du crâne. Des gants assortis et quelques bijoux sertis de saphirs complétaient cette toilette plutôt charmante, quoique simple. Elle aurait pu faire mieux dans de meilleures circonstances, mais qu'y pouvait-on ?

Quand, finalement, la demeure familiale se profila à l'horizon, elle n'en pouvait plus d'attendre.

Elle abandonna toutes ses affaires et les cadeaux dans le véhicule - après tout, les serviteurs étaient là pour ça - et se précipita à l'intérieur, à l'abris de la pluie. Ce n'est qu'après avoir fait quelques pas dans le hall d'entrée familier que la sensation d'être chez elle la submergea enfin. A la maison. Elle avait beau adorer la Cour, elle avait beau vivre pour son Jeu, s'en éloigner un peu, ça avait du bon. Ici, elle serait en famille. Uniquement des de Lydes. Pas besoin de rester sur ses gardes en permanence, pas besoin de s'interroger sur les intentions secrètes cachées derrière chaque sourire. A côté de sa vie de tous les jours, on pouvait parler de vacances...

Le serviteur qui l'accueillit - elle était sûre de l'avoir déjà vu avant, sans doute travaillait-il dans la maison depuis quelques temps, bien qu'elle n'aie pas la moindre idée de ce que pouvait être son nom - avait l'air bien surpris de la voir débarquer. Elle balaya ses interrogations d'un geste impatient. "Pas de ça. J'ai fait un long voyage. Laissez moi juste un peu de temps pour me refaire un brin de beauté, et je descendrai voir mes frères et ma sœur... Et préparez-moi donc ma chambre. Mes affaires sont dehors."

Et, vive comme l'éclair, fila faire un ultime passage dans une salle de bain, pour refaire sa toilette. Elle s'observa une dernière fois dans un miroir, le regard critique, rectifiant et corrigeant quelques imperfections dans son apparence. Le voyage avait quelque peu froissé sa tenue, mais tant pis, elle n'avait pas envie d'en changer. En bas, la réunion avait déjà du commencer. Bien sûr, elle allait être la dernière arrivée... Ca l'ennuyait un peu, de se retrouver dans le rôle de l'invité surprise - mais mieux valait ça que de ne pas venir du tout, et elle connaissait assez bien Armand et Aria pour se douter qu'ils n'en s'en offusqueraient pas. Pour une fois, d'ailleurs, qu'elle pouvait se permettre ce genre d'écarts à la politesse !

Quand elle descendit enfin à la rencontre des autres, ils étaient déjà tous là. Elle fit savoir sa présence avec un charmant toussotement.

-"Vous ne pensiez quand même pas que j'allais rater votre anniversaire !" Puis, avec son premier sourire sincère depuis un bon bout de temps, elle alla faire la bise à sa famille. "Félicitations à vous deux. Je suis heureuse de pouvoir être là, finalement. Aria, tu es resplendissante..."


▬ Gasmask

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le Ven 6 Oct - 14:12




Jeunes & Vieille de Lydes
Family Time



Amaranthe, assise à son secrétaire, relevait sa plume après avoir gracieusement signé une lettre. Ses yeux s'égarèrent un instant sur les grandes fenêtres de sa chambre, sur laquelle venait frapper les gouttes d'une pluie qui semblait ne pas vouloir cesser. Ce n'est pas pour autant que cette journée ne serait pas bonne, elle en était certaine, puisqu'il s'agissait du jour qui, quelques années plus tôt, avait vu naître les jumeaux, les derniers de la fratrie, Armand et Aria. Le contenue de sa lettre ? Certainement pas quelques minauderies destinées à celui qu'elle s'amusait à appeler son « prétendant », plutôt quelques reproches adressés à son fils qui, comme à son habitude, ne viendrait pas fêter l'anniversaire de sa progéniture. Même elle faisait l'effort de ressortir l'une de ses plus belles toilettes pour l'occasion. Elle plia le papier et scella l'enveloppe avant d'y inscrire le nom et l'adresse d'Asriel à Val Royeaux et, enfin, elle se leva pour laisser sa femme de chambre la préparer. La pauvre femme avait bien du courage mais, pour une fois, Amaranthe ne dit pas grand chose ; se contentant de réfléchir. Elle était déjà en retard, ayant voulu terminer son billet avant de rejoindre ses petits-enfants, mais elle l'était encore plus une fois qu'elle fut fin prête.

Lorsque la dame respectable qu'était Madame de Lydes entre dans la pièce, elle a le plaisir de remarquer que tout le monde est déjà présent. Loin d'être embêtée d'être la dernière arrivée (ne disait-on pas que les meilleurs savaient se faire attendre ?), elle s'annonça par quelques applaudissements, adressant un sourire presque désolé à l'assemblée. Puis, elle s'approcha d'abord d'Aria pour embrasser sa joue, et infliger la même punition à Armand avec un grand sourire : « Vous êtes magnifiques. Je me souviens encore de vous nourrissons, tout petits et fripés, qui aurait pu croire que vous deviendriez un jour ces belles jeunes personnes ? Joyeux anniversaires, mes petits. » Elle avait beau être ce qu'elle était, il ne fallait pas douter de l'amour que portait Amaranthe à ses petits-enfants. Il s'agissait simplement d'un amour un peu brut, loin des tendresses mielleuses qu'on pouvait parfois avoir... Quoi que cela puisse lui arriver, rarement. « Ah ! Je suis contente de voir que mon aîné est bel et bien un homme, je commençais à me poser des questions. Merci d'avoir mis un pantalon. » le taquina-t-elle, avant de terminer de saluer tout le monde.

« Je suis heureuse de vous voir tous réunis, cela n'arrive plus assez souvent à mon goût. Je suis fière de chacun d'entre vous, et plus spécialement de nos chers jumeaux, aujourd'hui. Et de vous aussi, les enfants, bien sûr. » rajouta-t-elle à l'intention d'Arthur et Blanche, en se rendant compte que si Asriel était présent, il y aurait quatre générations présentes aujourd'hui. L'illustration parfaite du cycle de la vie. Son regard balaya la pièce du regard, reconnaissant bien là le goût d'Ariel pour les bonnes choses. Amaranthe s'attarda sur chacune des personnes présentes, arquant un sourcil en voyant le col d'Anthelme, avant de deviner ce qu'il pouvait essayer de cacher, offrant un regard plein de fierté à Aveline, ou bien heureux de voir Alaric et sa petite famille. Alors, elle décida d'enterrer la hache de guerre avec Ariel (pas qu'ils soient réellement en conflit, disons qu'ils se ressemblaient un peu trop sur certain points pour ne pas se chercher et, parfois, se trouver) afin que tout le monde puisse passer une bonne journée et que rien ne vienne entacher ce jour : « Votre aîné à toujours eu bon goût, vous êtes gâté, personne n'aurait pu faire mieux. » Et elle sourit, en se retenant de demander si on allait la laisser se déshydrater ou si quelqu'un avait prévu de lui offrir à boire. Belle journée, on avait dit.

HRP. Je ne suis pas super satisfaite de ce premier rp, les suivants seront mieux promis Russe
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le Mar 17 Oct - 12:28





A ainsi voir sa famille, les réflexions, les blagues, les jeux, les piques qui n’en étaient pas vraiment ; à retrouver cette ambiance où, malgré tout, on pouvait voir et lire un amour profond des uns envers les autres, Armand pouvait dire qu’il ne se sentait jamais aussi heureux qu’ailleurs qu’à Lydes. Avec eux. Il avait vu la fin de son enfance sacrifiée par sa mère, envoyé à 11 ans à peine chez les Templiers, lancé chez les Chercheurs à 14, ce qui lui avait fait, plus tard dans son apprentissage, une année entière loin d’eux. Il ne parlait pas de ce qu’il faisait, pas vraiment, à demi-mots seulement. Il ne regrettait pas de travailler pour les Chercheurs, il le faisait avec une passion certaine et une détermination qui n’était plus à prouver. Mais à chaque retour à Lydes, à chaque retrouvailles, que ce soit avec Aria ou les autres ; il doutait. Non pas de sa foi en Andrasté et en sa cause, mais il ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de regret naître en lui. Et si les choses avaient été autrement ? Il aurait pu rester auprès d’eux, à écrire tranquillement, loin des obligations de l’ainesse, pas obligé de se lancer à bras ouverts dans le Noble Jeu, car d’autres s’en occupaient à sa place. Aurait-il aimé échanger une vie d’aventure, mais dangereuses même si loin d’être monotone à un calme familial et aimant ? Il ne se posait pas la question, il n’aurait pas réellement de réponse, il se contentait de vivre comme il l’avait toujours fait, dans un destin où il avait été poussé par des manigances de noblesse à un âge où il apprenait à peine les chiffres et les lettres.

Ne quittant pas les côtés de sa jumelle, observant les enfants joués avec tendresse, ce fut avec une surprise heureuse et non feinte qu’il vit apparaître Aveline. Il la pensait occupée, elle qui d’une bien autre manière, se trouvait fort prise par bien des choses auprès de l’Impératrice. Il alla la saluer, quittant sa moitié de toujours l’espace d’un instant, bien qu’Aria fissent probablement la même chose ; prenant un instant Aveline dans ses bras, dans une certaine pudeur, mais non sans affection.
« Je ne pensais pas te voir, merci d’être venue. » Il savait à quel point il était difficile pour elle de dégager du temps, si bien qu’il avait un petit présent pour elle ; profitant de leur accolade, il murmura « tes soupçons dans ta dernière lettre sont fondés ; tu sais qui a bien une liaison avec une sœur chantriste. » Il savait qu’elle ferait bon usage de cette information. Armand n’était pas comme Ariel ou Aveline, mais il était Orlésien, et même en étant parti bien tôt, il avait après les us bien assez vite et les maîtrisait juste ce qu’il fallait pour ses enquêtes et des coups de pouces judicieux aux vrais joueurs. Lui au moins n’avait pas besoin d’être protégé par son frère et sa sœur à cause de maladresses terribles au Jeu qui auraient pu lui couter la vie à bien des reprises. Mais il ne visait ici bien entendu personne.

Une autre voix bien reconnaissable fit son apparition soudaine, lui tirant un rire discret car elle s’annonçait immédiatement avec piques et acidités ; que demander de plus de la part d’Amaranthe de Lydes ? Armand se laissa embrasser, rendant son salut à sa grand-mère en lui prenant tendrement, quelques secondes, la main. Qu’aurait été Lydes sans sa Grande Dame, au final ? La seule ombre au tableau était l’absence du père ; mais avait-il jamais vraiment été là ? Les femmes s’étaient succédées, décédées, si leur mère avait élevé le plus longtemps toute la fratrie, elle n’en était pas moins morte avant d’avoir vu ses rejetons fripés, comme disait Aramanthe, atteindre la majorité. Les de Lydes s’étaient élevés, dans tout les sens du termes, seuls, entre eux, éducation familiale pure ; peut-être était-ce pour cela qu’ils étaient aussi proches.

Des enfants courants partout, trop heureux des diverses arrivées, Blanche lui rentra accidentellement dedans ; Armand la rattrapa avant qu’elle ne tombe au sol et la prit dans ses bras, lui donnant un baiser tendre sur le front. Quand il voyait son neveu et à sa nièce, il se prenait à rêver d’une vie similaire ; mais le jour où cela arriverait lui semblait aussi lointain qu’impossible. Toutefois, on ne savait de quoi était composé le futur ; ils verraient bien dans un an où tous en seraient. Il ramena l’enfant à Alaric non sans lui ‘voler son nez’ et lui rendre, bien entendu.

Il n’en avait pas, avec les multiples arrivées, cependant oublier la réflexion de sa jumelle ;
« Aria voyons, tu sais déjà que tu en seras couverte, de cadeau. N’entend-tu par hurler le ventre d’Anthelme ? Nous les aurons probablement après le repas effectivement, sauf si notre frère adoré ne nous dévore avant ou que notre noble aîné a d’autres plans pour la journée. » qui était déjà idéale, pensait-il, profitant de l’instant présent, et du bonheur qu’il ressentait.


Et c'était ça, au final qui importait, la joie de retrouver sa famille, d'être ensemble, de célébrer; ils avaient leurs différences, mais l'amour liait tout ça; dans un an peut-être que tout serait différent, qui sait.




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