Almost nothing need be said when you have eyes. | ft. Ariel de Lydes

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le Sam 9 Sep - 1:19






Ariel & Aloïs
His eyes are so intense I want to look away... Or never look away, I can’t decide.


Aloïs chevauchait Altaïr, galopant sous un ciel parsemé de nuage. Il avait fait accélérer sa monture en voyant poindre quelques nuages noirs, et redoutait la pluie : pour autant, le temps qui s’annonçait mauvais n’entachait en rien la joie qui s’était installée dans son âme. Voilà des semaines qu’il attendait, impatiemment, de pouvoir prendre ses congés… Et non pas pour se rendre à l’Hydromellerie familiale, cette fois. Il aurait certes été heureux, mais pas transporté comme il l’était. Non, aujourd’hui, il ne prenait pas la route de Val Royeaux ni celle de Val Forêt, il ne descendait pas sur la rivière pour apercevoir le moulin, puis les bâtiments de leur prospère entreprise familiale. Il continuait par-delà, de l’autre côté de l’eau, vers Lydes. Il s’en allait voir l’auteur des lettres qu’il gardait précieusement sur lui, comme il aurait gardé celle de sa fiancée, pour peu qu’il en ait une un jour. Ça ne l’intéressait de toutes manière pas. Pourtant, Aloïs ne comprenait pas exactement pourquoi il se sentait si heureux, si léger. Etait-ce la chance et l’honneur qu’il avait de pouvoir passer du temps dans une demeure aussi belle et prestigieuse que celle des De Lydes (et encore, c’était peu dire) ou tout simplement se retrouver en compagnie de l’aînée de la fratrie ?

Il secoua la tête pour se reconcentrer sur le chemin, voyant l’imposante bâtisse se dessiner en face de lui. Aloïs talonna encore un peu son noir destrier, et ne le fit ralentir qu’une fois qu’il eut passé le large portail. Il était toujours aussi impressionné, lorsqu’il arrivait ici, mais d’un autre côté, cela changeait tellement des Templiers que cela permettait de faire la césure un peu plus facile. En mettant pied à terre, le fils Martell repoussa vaguement l’idée que sa mère n’approuverait sans doute pas ce qu’il faisait, pour simplement profiter de l’instant. Il flatta son cheval, avant de le laisser au bon soin des employés de la maison. Il leur demanda néanmoins de faire attention à ce qu’il transporter, de le manipuler avec le plus grand soin et de tout déposer immédiatement dans la chambre qu’on lui aurait accordé. Il s’agissait d’étoffe et de tissus de grandes qualités qu’il avait choisi pour Ariel, de différentes couleurs et de différentes textures pour qu’il puisse choisir ce qui lui conviendrait le mieux… L’une des raisons de la venue d’Aloïs étant la confection d’une robe pour l’aîné de la fratrie.

En jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, Aloïs aperçu de lourds nuages noirs s’étaler à l’horizon, et frémit en espérant qu’aucun orage ne viendrait troubler sa quiétude. Laissant Altaïr aux bons soins des maîtres d’écuries pour suivre un serviteur à l’intérieur. Il essuya consciencieusement ses chaussures à l’entrée, et profita que l’homme qui le guidait s’esquive pour observer son reflet. Il arrangea comme il le pouvait ses cheveux et ses habits, et s’adressa un sourire pour tenter de se rassurer. Ce n’était pas la première fois qu’il venait ici, mais c’était toujours une source d’anxiété considérable, jusqu’à ce qu’il soit introduit et que tout se déroule fort bien. Lorsque l’homme revint, Aloïs reposa son regard sur lui. Il pouvait y aller ; mais avant, on lui prit son manteau et sa dague – et il se laissa fouiller pour vérifier qu’il ne cachait rien sur lui. Enfin, on l’introduisit auprès de l’homme qui l’avait invité. Il fit quelques pas dans la pièce avant de se planter, debout, un sourire qu’il ne pouvait cacher étirant ses lèvres.

« Ariel… C’est un plaisir de vous revoir. » Il était on ne peut plus sincère – mais encore, peut-être pas assez. Aloïs trouvait presque malsaine et déplacée le bonheur qu’il ressentait rien qu’au fait d’être ici, et en sa présence. « Je vous ai ramené l’une de nos meilleures bouteilles d’hydromel, il me semble me souvenir que vous l’appréciez. » Son sourire s’étira légèrement, amusé, tandis qu’il présentait ladite bouteille. Il avait mieux, évidemment, bien mieux, et il avait hâte de commencer à travailler sur le vêtement : mais il n’en oubliait pas les bonnes choses pour autant.

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le Mer 13 Sep - 22:50




ALMOST NOTHING NEED BE SAID WHEN YOU HAVE EYES

And I wish he could always be by my side

   Le temps s'assombrit considérablement au dessus du château des de Lydes, et pourtant l'humeur de l'aîné de la famille est au beau fixe, lui. C'est aujourd'hui que doit arriver l'une des rares personnes qu'il peut affirmer être un véritable ami, au milieu de ce nid de vipères traîtresses qu'est la cour d'Orlaïs. Depuis qu'il en a fait la rencontre, il y a quelques années déjà de cela, Ariel n'a pas pu s'empêcher de fondre devant le visage innocent du jeune homme. Aloïs Martell est de ces personnes qu'il voudrait protéger de tout, garder précieusement sous son aile, et ne jamais laisser s'échapper. Un trésor que l'héritier de Lydes compte bien préserver pour lui seul.

Avec un long soupir de satisfaction, Ariel s'étire dans son lit, repoussant oreillers, draps et couvertures. C'est non sans un certain amusement qu'il songe que la situation serait sacrément amusante si Aloïs vient à arriver maintenant, alors qu'il se vautre encore paresseusement sur son matelas. Oh, ça ne le dérangerait pas de le recevoir ainsi. A vrai dire, il a déjà fait bien pire que ça. Et puis au moins, il est présentable, et non totalement nu, comme ça lui prend parfois. Mais même les meilleures choses ont une fin, et il lui faut bien se lever.
L'homme se redresse donc pour s'asseoir sur le bord du lit, et passe les mains dans sa longue chevelure ébène, histoire de commencer à la démêler. De toute façon, ils ont besoin d'un bon coup de savon. Sans plus attendre, il saute sur ses pieds et prend la direction d'un long et méticuleux bain chaud, duquel il ressortira aussi propre qu'un sou neuf.

Bien que le jour n'ait rien de si particulier que ça en soi -il ne reçoit pas un notable de Val Royeaux ou un haut représentant de la Chantrie, après tout- Ariel se retrouve un peu perdu devant ses innombrables toilettes. Laquelle choisir... L'envie est tentante de passer l'une des robes que Aloïs lui a déjà confectionné, elles font partie de ses préférées. Cependant, le temps se fait frais, et frileux comme il l'est, il craint de rapidement grelotter s'il revêt l'une d'entre elles. Tant pis, ses petits bijoux attendront encore un peu avant qu'il ne puisse les porter à nouveau. Il finit donc pas porter sa décision sur une tenue plus classique, qui contenterait certainement aussi bien son père que Anthelme. Tiens d'ailleurs, où était-il, celui-là ? Ariel n'avait pas aperçu son frère, pas plus que son adorable neveu. Ceci dit, la demeure est immense, et il arrive parfois qu'ils ne se croisent pas pendant des jours entiers, après une violente dispute. De toute manière, les deux autres de Lydes ne peuvent guère être loin. Surtout avec le mauvais temps qui s'annonce.

A peine met-il un pied dans l'une des antichambres que l'on vient lui annoncer l'arrivée d'Aloïs. A ces simples mots, un sourire ravi vient éclairer son visage, et il donne immédiatement des instructions pour qu'on le reçoive comme il se doit. Après tout, ce n'est peut-être pas un nobliau d'Orlaïs, mais il reste un Templier, et avant tout un grand ami de leur famille. En cette qualité, Ariel exige qu'il soit traité avec le plus grand respect.
Et enfin, le voilà. En posant à nouveau les yeux sur lui, Ariel réalise alors à quel point il a pu lui manquer. Chaque nouvelle absence lui semble plus longue que la précédente, et il se prend parfois à se languir de le revoir, de partager sa compagnie, de l'entendre lui raconter les quelques anecdotes qu'il veut bien lui partager. Aloïs est une bouffée d'air frais, et sans lui, il a l'impression de suffoquer.
Tranquillement, il s'approche pour venir prendre le Templier dans ses bras, le serrant brièvement contre lui.

- Combien de fois t'ai-je dit de me tutoyer, Aloïs ? Ici, tu peux oublier l'étiquette et toutes ses conventions sociales sans queue ni tête. Tu m'as manqué. sourit-il en s'écartant de l'autre homme, se saisissant au passage de la bouteille d'hydromel qu'il lui tend pour la confier aux bons soins d'un domestique, après en avoir observé quelque peu la couleur. Je ne doute pas qu'il sera excellent, comme toujours. Tu as fait bon voyage ? Un coup de tonnerre roule dans le lointain, attirant le regard d'Ariel au dehors l'espace d'un instant, avant qu'il ne reporte bien vite son attention sur son invité. On dirait que tu arrives au bon moment, le temps se gâte sérieusement. Tant pis, nous devrons nous résoudre à rester enfermés pour aujourd'hui, je suppose. Peut-être veux-tu manger quelque chose, te reposer ?

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le Jeu 14 Sep - 10:46






Ariel & Aloïs
His eyes are so intense I want to look away... Or never look away, I can’t decide.


Quelle joie de revenir à Lydes, à chaque fois qu'il y était convié ! Le temps n'était pas des plus agréables en ce jour, mais cela importait peu à Aloïs, en particulier lorsque son petit soleil personnel (et secret) apparaît enfin devant ses yeux. Le sourire qui monte sur les lèvres du Templier est irrépressible, et s'élargit encore un peu lorsqu'Ariel rompt la distance entre eux pour le prendre dans ses bras. Même si le contact est bref - beaucoup trop court, même, pour Aloïs, que cette réalisation perturbe - il est assez long pour que le blond lui rende son étreinte, et se laisse même aller à faire glisser sa main le long du bras de l'aîné de Lydes, effleurant sa main de ses doigts, et que ses joues ne s'empourprent légèrement. Mais cela ne l'empêcha pas d'avoir les yeux pétillants de joie, fixé sur Ariel, et de lui répondre avec un large sourire désolé - et trop innocent pour être réellement désolé :

« A chaque fois que je viens, tu me le rappelles. »

Automatique, l'anxiété d'Aloïs sembla s'évaporer, fondre comme neige au soleil. C'était la même rengaine à chaque fois qu'il venait ici, et peut-être parviendrait-il un jour à ne pas vouvoyer Ariel dans les premières paroles qu'il lui adressait. Mais pas aujourd'hui. Il lui tendit la bouteille avec une légère fierté ; même s'il ne reprendrait jamais l'Hydromellerie, il était un Martell, et cet alcool était une petite fierté. Aloïs hésita un instant, avant de dire d'une voix douce :

« Tu m'as manqué, toi aussi. » son sourire s'adoucit, et il hocha doucement la tête :
« J'ai réussi à éviter la pluie, le voyage ne s'est pas trop mal passé. »

Un peu fatiguant, comme toujours, mais il avait l'habitude de voyager plusieurs heures à cheval et à présent, il tenait le coup. D'autant plus qu'il ne ressentait nulle fatigue maintenant qu'il était ici, tout occupé qu'il était à profiter de la présence de son ami, et presque à le dévorer du regard sans vraiment s'en rendre compte. Le premier coup de tonnerre qui retentit le fit légèrement sursauter, et il soupira pour lui-même, et jeta un coup d'œil vers la fenêtre avant d'hocher la tête :

« Oui... Et ce n'est pas un problème de rester enfermé avec toi, tu sais. » fit-il avec un sourire amusé.

Mais les mots n'étaient pas vraiment sortis comme il voulait qu'ils sortent : disons que cela sonnait mieux dans son esprit. Ce n'était peut-être que lui qui trouvait que sa phrase avait un drôle de sous-entendu, à la limite du flirt, mais peut-être était-ce parce qu'il sentait son cœur battre plus fort contre les lettres qu'il gardait sur lui, et qui réchauffait sa poitrine avec douceur. Il n'osait mettre de mot sur son trouble, et préféra répondre rapidement en espérant oublier tout ça (parce que comment un homme de la noblesse orlésienne pourrait-il être troublé face à Aloïs comme lui l'était, chaque fois un peu plus, face à Ariel ?) :

« Je ne dirais pas non à grignoter quelque chose, mais je crois qu'un verre d'eau me ferai le plus grand bien. » avoua-t-il en retrouvant son sourire. « Pour ce qui est de la fatigue, elle s'envole dès que j'arrive ici, ne t'inquiète pas pour moi. Je saurai tenir aussi tard qu'il le faudra, et sans problème. »

Un nouveau coup de tonnerre, messager de l'orage qui se rapprocher, le fit sursauter plus violemment. Plus exactement, il fit un petit bond en avant, et glissa sa main dans celle d'Ariel, ouvrant des yeux ronds en direction de la fenêtre. Maudit orage. Maudite phobie. Il resta immobile quelques secondes, avant de se rendre compte d'où sa main (cette coquine) était allée se réfugier. Il rougit un peu en se raclant la gorge, la retirant doucement, à contrecœur. Il devait avouer adorer le contact avec Ariel, plus qu'il n'avait jamais aimé aucun contact physique, et il aurait adoré pouvoir glisser ses doigts entre les siens et les serre pour chercher du réconfort. Pourtant, il s'excusa presque :

« Hm, pardon, je... J'aime pas les orages. » marmonna-t-il en baissant légèrement les yeux, honteux qu'un grand Templier comme lui puisse avoir peur d'un simple caprice du temps.

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le Mar 19 Sep - 14:50




ALMOST NOTHING NEED BE SAID WHEN YOU HAVE EYES

And I wish he could always be by my side

   Les visites d'Aloïs sont trop rares au goût d'Ariel. Celui-ci rêverait de le voir autant qu'il le désirerait, même si ça voudrait dire qu'en vérité, le malheureux Templier se verrait plus ou moins séquestré au sein de la demeure familiale. Ceci dit, l'héritier de Lydes soupçonne que ça ne lui déplairait pas tant que ça... Ce qui n'est pas totalement faux, du reste. Mais, incapable de fouiner dans les pensées des gens selon son bon vouloir -ce qui ne l'intéresserait de toute façon pas, ou serait le plaisir de la déduction et du jeu ?- il reste dans le flou quant aux sentiments et ressentis réels de son ami. C'est pour cette raison qu'Ariel progresse comme sur des oeufs, lentement mais sûrement, en essayant de se faire le plus délicat possible. Effrayer le gracile Aloïs n'est certainement pas dans ses intentions, bien au contraire. Il veut le mettre en confiance, le rassurer.

Un léger rire lui échappe, tandis que ses pensées se bousculent déjà dans son esprit pour tenter de trouver à quoi ils allaient bien pouvoir s'occuper. Le mauvais temps réduit considérablement le champ de leurs possibilités, mais de toute façon, Ariel se serait mal vu imposer de retourner sur un cheval alors qu'Aloïs vient à peine de mettre le pied à terre.

- Oh, rester enfermé en ta compagnie est loin d'être désagréable en ce qui me concerne, rassure-toi. Nous allons bien trouver de quoi passer le temps malgré la pluie qui approche.

Ariel lui adresse un sourire doux dans lequel transparaît une étincelle d'espièglerie. Oh, il a bien des idées, mais... Pas pour tout de suite. Peut-être un peu plus tard, s'il sent que les choses se déroulent bien. Alors qu'il s'apprête à lui répondre qu'il l'emmène volontiers manger un petit quelque chose, voilà qu'un coup de tonnerre résonne dans l'air... Et avant même qu'il ne le réalise, voilà que Aloïs a bondit jusqu'à lui pour mettre sa main dans la sienne. Bien que la situation n'ait absolument rien de déplaisant aux yeux d'Ariel, l'angoisse qu'il perçoit sur le visage du Templier n'est pas pour lui plaire. Bien sûr, sentir les doigts de l'autre homme contre les siens est un plaisir, mais dans ces circonstances-là... L'effet est un peu gâché.
Alors, il le rassure d'un nouveau léger sourire, et revient mettre sa main dans la sienne tout en l'entraînant avec lui à travers les couloirs du château.

- Ne t'inquiète pas de cela, ce n'est pas comme si je n'appréciais pas ton contact, tu sais. On va s'occuper de te nourrir un peu, pour commencer.

Sans plus attendre, et sans lâcher la main d'Aloïs, leurs doigts mêlés les uns aux autres, l'aîné de la fratrie de Lydes guide son compagnon jusqu'à une petite salle à manger. Là, la table se trouve déjà mise, et une multitude de plats et de mets divers sont étalés sur une nappe blanche. Il lâche le Templier, s'en écartant après déposé un baiser sur sa joue, et s'approche de la tablée.

- Alors, qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Réfléchissons à quoi faire ensuite tout en mangeant, qu'en dis-tu ?

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le Mer 20 Sep - 14:23






Ariel & Aloïs
His eyes are so intense I want to look away... Or never look away, I can’t decide.


Un grand sourire de la part du Templier accompagne le rire de son hôte, qui se délecte de cet éclat provoqué par lui seul. Tout en Ariel le ravi, d’autant plus qu’il sait sa présence désirée, et appréciée. S’il s’écoutait, d’ailleurs, il reviendrait immédiatement prendre l’homme dans ses bras. S’il s’écoutait, il ferait même certainement plus, mais il n’avait jamais osé franchir le pas et assumer ses préférences. Il n’en avait, jusqu’à présent, jamais ressenti le besoin avec personne – sauf, peut-être, en présence de l’héritier de Lydes… Mais Aloïs ne souhaitait pas gâcher son amitié avec lui, et risquer de ne plus jamais avoir l’honneur de poser ses yeux sur sa divine personne, alors il s’efforçait de taire ses espoirs et désirs les plus fous.

« Tu m’en vois rassuré, dans ce cas. Et je n’ai aucun doute là-dessous, je n’ai de toute manière jamais l’occasion de trouver le temps long lorsque je suis avec toi. »

Il était même toujours trop court. Le sourire taquin que lui offre son ami lui arrache un léger frémissement, et sa pudeur l’empêche de plaisanter sur le fait que même s’il ne devait rien faire d’autre qu’être assis l’un avec l’autre le temps passerait beaucoup trop vite. Mais un coup de tonnerre, plus fort, plus proche, vint briser un instant la parfaite harmonie qui s’était jeté avec complaisance dans l’esprit du blond. Si Aloïs avait honte, les yeux baissés, ce n’était pas tant parce que sa main était venue chercher celle d’Ariel dans un réflexe qu’il n’avait pas contrôlé, mais plus parce qu’il avait peur de l’orage, et qu’il avait honte de cette peur. Il était un Templier viril (ou, du moins, s’efforçait-il de l’être), et non pas une pauvre petite chose qui tremblait comme une feuille au moindre grondement d’un ciel chargé d’orage ! Et pourtant. Il frémit légèrement, mais lorsqu’il releva les yeux vers le visage d’Ariel, son sourire tendre le réchauffa le cœur, qui bondit ensuite dans sa poitrine lorsqu’il sentit la main du brun revenir chercher la sienne. Ses joues s’empourprèrent à nouveau légèrement, mais il retrouva rapidement un large sourire ravi.

« Pour commencer ? »

La question lui échappe, mais il ne sait même pas ni pourquoi il l’a posé, ni quelle réponse il attend à cette interrogation : Ariel l’entraîne déjà dans les couloirs du château, sans lâcher sa main. L’esprit d’Aloïs est alors tout occupé à se concentrer sur le contact de leurs doigts entrelacé et de la chaleur que cela fait naître en lui… Cela est tellement agréable qu’il aimerait ne jamais trouver la salle à manger, et errer dans les couloirs pour ne pas avoir à lâcher sa main. Pourtant, malgré tout, ils arrivent et le contact est rompu, brièvement. Le visage d’Aloïs se colore un peu plus en sentant les lèvres d’Ariel se poser sur sa joue, et il se reprend à sourire en hochant la tête, le regardant s’approcher de la table déjà mise et bien remplie. Il est toujours impressionné par la variété des plats qu’il peut trouver à Lydes, et parcours les mets du regard en penchant légèrement la tête.

« Hm… Tout a toujours l’air appétissant, ici. Je crois que je vais me laisser tenter par un peu de viande. » Il sourit doucement, avant de réfléchir un peu : « Si le soleil ne se décide pas à chasser la pluie, nous pourrions peut-être commencer à voir ce que tu voudrais, pour la robe. » il hésita quelques secondes, et rajouta : « Je crains ne plus avoir tes mesures… Je devrai certainement les connaître par cœur à force, mais je risque de devoir les reprendre… »

L’idée était même très loin de lui déplaire et, rien que pour cela, rien que pour pouvoir effleurer et détailler impunément ce corps si parfait, il était prêt à oublier quelles étaient les mesures d’Ariel encore et encore. Avec un sourire légèrement intimidé par sa propre proposition, le Templier alla chercher une assiette pour se servir d’un peu de cerf. Mais, après y avoir réfléchit, il posa doucement son assiette sur la table et rejoignit rapidement le brun ;

« Ariel… » Il avait l’impression que sa tête et son cœur allait exploser par son audace, mais il ne pouvait pas laissé ce malentendu en l’état : alors, il reprit la main de l’homme dans la sienne. « Ton contact ne me dérange absolument pas, au contraire, je pourrais passer mon temps à- » il fronça les sourcils et secoua légèrement la tête : « C’est de l’orage, dont j’ai peur, et j’en éprouve une certaine honte : ce n’est pas le fait de te toucher. Au contraire, cela me rassure même… Comme ta présence. »

Aloïs porta doucement la main d’Ariel à ses lèvres pour y déposer un baiser, comme pour appuyer ses paroles. Puis, craignant d’en avoir trop fait ou d’avoir dépassé les limites de la bienséance, il le relâcha et recula d’un pas dans le but de retrouver son assiette, sans pour autant chercher à dérober son regard à celui d’Ariel.

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le Mer 27 Sep - 11:56




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   Le mauvais temps indispose Ariel plus qu'il ne veut bien l'admettre. Intérieurement, il peste contre ce ciel lourd d'électricité et de nuages sombres, qui jette un voile quelque peu lugubre sur sa propriété. Oui, sa propriété. Si son paternel préfère passer ses journées à Val Royeaux, c'est lui que ça regarde, mais à présent l'héritier considère que Lydes lui appartient d'ores et déjà. Après tout, n'est-ce pas lui qui en gère jusqu'au plus infime détail ?

Il chasse cependant ces pensées, préférant se concentrer sur son précieux invité du moment. Ariel n'a qu'une envie, le couver et le gâter le temps que durera son séjour parmi eux. Enfin, même si le "eux" se résume en vérité à Anthelme, son fils Arthur, et lui-même. Les chiens comptent-ils... ? Peu probable.
Cependant, un sourire naît sur son visage, lorsque Aloïs évoque sa future robe. La perspective d'avoir une nouvelle tenue confectionnée par les soins de son Templier favori suffirait à égayer la plus maussade de ses journées, et il ne doute pas un seul instant que le vêtement sera superbe, caractérisé par la grande finesse et délicatesse habituelle des ouvrages du Martell. Il rêve déjà de la tenir entre ses doigts, puis de la passer pour l'admirer encore et encore.

- Oh, tu pourras reprendre mes mesures, ne t'inquiète pas. Ce n'est pas comme si cela me dérangeait ou me gênait. Tu as des doigts de fée, tu sais. sourit-il d'un air parfaitement innocent, alors que ses pensées dérivent vers des horizons qui eux, le sont beaucoup moins. Sans bouger ne serait-ce qu'un cil, Ariel laisse son vis à vis s'approcher, bien que curieux sur ce qu'il compte dire ou faire. Ses mots résonnent aux oreilles du de Lydes, qui conserve un silence parfait pour ne pas l'interrompre. Une nouvelle fois, un doux sourire prend place sur son faciès, songeant que ce pauvre Aloïs est décidément trop tendre pour un monde pareil.
Alors que le Templier cherche à s'éloigner, Ariel fait un pas en avant pour se saisir de sa main, et le tire en douceur vers lui, ses prunelles plongées dans les siennes. Il aurait voulu poursuivre le geste jusqu'à l'amener contre lui, où il aurait pu l'enlacer pour ne plus jamais le laisser repartir, mais... Il craint encore de l'effrayer, d'aller trop vite. Qu'à cela ne tienne, c'est un homme de patience.

- Pourquoi cette hésitation ? J'adore être proche de toi, Aloïs. Ta présence m'apporte beaucoup, bien plus que je ne pourrais espérer. Alors ne te prive jamais de quoique ce soit en ma compagnie, ce qui te fait plaisir, me fait également plaisir. Avec un grand sourire, il lâche la main de son ami pour aller mettre les pieds sous la table, son estomac criant famine. Dépêchons-nous de manger, que nous puissions passer aux travaux de couture par la suite !

Un enthousiasme presque enfantin vient tout juste de le saisir, et il serait capable de tout envoyer promener aujourd'hui, pour rester simplement auprès d'Aloïs. Ce qu'il est déjà certainement en train de faire, d'ailleurs.

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le Mer 27 Sep - 18:14






Ariel & Aloïs
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Même si Aloïs ne se faisait pas vraiment de soucis quant au fait qu’Ariel accepterait de le laisser reprendre ses mesures, l’entendre dire était un soulagement en soi, mais le compliment que l’homme rajouta lui arracha un petit sourire ravi et modeste. Néanmoins, même si cette information était précieusement gardé dans un coin de son esprit, le Templier était pour le moment désireux de ne pas laisser traîner de malentendu. Même s’il se trouvait audacieux de tenir ce genre de propos à son hôte et de baiser ainsi sa main, il ne pouvait souffrir de laisser Ariel penser que son contact pouvait le déranger alors que, au contraire, tout son corps ne désirait que cela. Il se doutait qu’il ne devait pas se faire d’illusion mais, malgré tout, il se prenait souvent à espérer plus que ce à quoi il aurait droit.

Lorsqu’enfin il relâche la main d’Ariel, il pensait aller s’asseoir bien gentiment à table en se perdant dans la profondeur et l’intensité de son regard… Mais il ne s’attendait pas vraiment à ce que l’héritier de Lydes fasse un pas dans sa direction pour reprendre sa main, et l’attirer doucement à lui, sans que leur regard ne se quitte. Aloïs avait l’impression de ne plus rien maîtriser, il avait l’impression d’avoir une chance, il avait même l’impression que son cœur allait exploser. Il espérait également un baiser, mais était trop pudique et peu sûr de lui pour oser venir s’emparer de cette bouche désirée tandis qu’il se noyait dans les yeux d’Ariel. Ils étaient si proches, pas assez pour qu’il en soit totalement comblé, mais certainement plus que la bienséance ou l’étiquette ne le leur permettrait normalement. Les paroles du brun le rassurèrent autant qu’elles le firent frissonner, et s’il n’était pas si timide, il se serait certainement jeté à son cou pour l’embrasser, pour être encore plus proche de lui, parce que si ça lui faisait plaisir à lui, ça ferait plaisir à Ariel.

Il l’aurait peut-être fait, si Ariel n’avait pas lâché sa main pour aller s’installer à table. Aloïs ne se sentait pas gêné, il se sentait transporter, parce que le comportement et les paroles de son ami semblaient pleines de promesses inavouables (pour lui, en tout cas, puceau innocent n’assumant qu’à peine ses préférences). Le blond reprit son assiette et alla s’installer face à Ariel en souriant, resplendissant de joie malgré ses traits peut-être encore un peu fatigué par son voyage et sa faim. Il ne s’attarda pas à rêvasser, d’ailleurs, avant de commencer à manger.

« Ah, je ne sais pas. Je suppose que je sous-estime ma capacité à intéresser qui que ce soit, mais… Je suis exactement là où j’ai envie d’être, et c’est le plus important à mes yeux. » Aloïs adressa un grand sourire à son hôte : « Moi aussi, j’adore être proche de toi, et je n’échangerai jamais ça, pas même pour tout l’or du monde. Mais ça me fait plaisir de te l’entendre dire. Merci. » Le Templier repris une bouchée, et l’avala avant de rire légèrement ; « Dépêchons-nous, alors, je m’en voudrais de trop te faire patienter ! »

Son regard pétillait de joie et de malice. Il avait l’impression de ne jamais se sentir plus heureux que lorsqu’il était à Lydes, une joie peut-être comparable à celle qu’il avait ressenti lorsqu’il avait quitté la maison familiale pour les Templiers et le Cercle, mais différente en ce sens où les années ne la ternissait pas : sa joie était toujours aussi pure et resplendissante à chaque fois qu’il débarquait ici. Aloïs se dépêcha donc de terminer son assiette, se pressant sans se priver pour autant, afin de pouvoir passer rapidement à des activités plus intéressantes en compagnie de son cher ami. Il osa même, pour le conduire, reprendre sa main exactement comme Ariel l’avait fait un peu plus tôt pour l’emmener à la salle à manger, à la différence près qu’il le menait à sa chambre. La même qu’on lui cédait depuis des années, et s’il se perdait encore un peu dans ce véritable château, il connaissait au moins ce chemin-là. La main accrochée à celle d’Ariel, il l’emmena dans la plus grande des innocences, jusqu’à se rendre compte de la situation ; n’était-il pas en train d’emmener l’héritier de Lydes dans sa chambre, les doigts emmêlés aux siens ?

Il chassa rapidement ses pensées qui s’égaraient, se concentrant sur l’homme qu’il faisait à présent entrer dans la pièce, relâchant sa main après avoir pris l’initiative d’en caresser le dos du pouce. Peut-être interprétait-il les paroles d’Ariel, mais il restait bien innocent, parce qu’il ne saurait en faire autrement. Peut-être que l’aîné de la famille de Lydes appréciait-il son contact et ne serait donc pas outré par un tel geste, mais de là à plus, il semble à Aloïs qu’il y avait encore un fossé.

« Bienvenue, Monsieur, dans mon humble boutique. » Aloïs gloussa légèrement, le cœur en fête, et se dépêcha d’aller ouvrir ses sacs pour exposer avec le plus de délicatesse les différents tissus et coloris qu’il avait sélectionné. « Je te laisse choisir ce que tu préfères, je vais chercher mon mètre. Tu pourras te déshabiller, s’il te plaît ? »

L’exercice n’était pas nouveau, et ce n’était pas la première fois qu’il lui posait la question. Il n’y avait dans sa voix aucun accent qui aurait pu faire croire qu’il le voulait entièrement nu, et Ariel le savait bien – pourtant, Aloïs ne put empêcher ses pommettes de se colorer légèrement de rouge, qu’il cacha en se penchant pour trouver tout ce dont il avait besoin pour prendre les mesures et les noter. Il laissa ensuite à l’autre homme le temps de se déshabiller avant de s’approcher de lui avec un léger sourire.

« Bon, tu connais ça… Ca ne devrait pas être long. »

Aloïs sourit en commençant par prendre les mesures les plus basiques – sa taille, celle de ses bras, de son buste, de ses jambes. Il ne pouvait s’empêcher de détailler, par la même occasion, la perfection de ce corps. S’il tentait de garder contenance, le Templier se rendait bien compte que cet exercice était plus compliqué qu’à son habitude. En revanche, il ne comprenait pas pourquoi, ni ce qui avait changé. Il sentait une douce chaleur irradier dans tout son corps et ses doigts le picotaient et le suppliaient de pouvoir faire plus qu’effleurer sa peau en passant le mètre autour de sa taille, ou ailleurs. Il sentait frémir chaque fibre de son corps, et d’autre partie dont il n’avait jamais eu l’usage s’éveiller bien malgré lui, le troublant au plus haut point. Il était accroupi, et d’ailleurs inexplicablement gêné dans ses vêtements, lorsque son regard accrocha le creux des reins d’Ariel. Il détourna le regard, un instant, pour les poser sur le mètre qu’il avait glissé autour de l’une des cuisses du brun, mais il ne pouvait réfléchir convenablement avec une telle perfection à quelques centimètres à peine.

Avant qu’il ne comprenne ce qu’il était en train de faire, le mètre avait glissé au sol et ses propres lèvres s’était glissé dans la chute des reins d’Ariel, l’ayant effleuré avant d’y déposer un baiser. Et il se figea, conscient de ce qu’il venait de faire, réalisant la portée de ses actes. Le visage d’Aloïs s’empourpra instantanément et il se redressa d'un bond, terrifié. Et, comme si cela ne suffisait pas, il comprenait à présent pourquoi il se sentait à l’étroit dans son pantalon. Il chercha du regard un moyen de cacher son désir avant qu’Ariel ne s’en rende compte, mais il échoua, là aussi, lamentablement. Sa gorge se noua sous l’anxiété et il finit par articuler doucement :

« Pardonne-moi, Ariel, je... » il ne pouvait pas dire ce que n’était pas ce qu’il avait voulu faire, parce que toutes les preuves l’accablaient et qu’il ne voulait pas lui mentir. Piteusement, il pinça les lèvres et releva les yeux vers le brun : « Pardonne-moi, je t’en supplie... »

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le Mar 3 Oct - 10:55




ALMOST NOTHING NEED BE SAID WHEN YOU HAVE EYES

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   Soudainement, alors qu'ils sont tout deux attablés et qu'ils rassasient leur estomac respectif, Ariel est saisi d'un doute. Oh, pas de ceux qui concernent Aloïs, ni même son frère cadet qui doit se trouver quelque part dans la demeure avec son fils, mais plutôt sa grand-mère. Cette chère Amaranthe a un don certain pour pointer le bout de son nez aux moments les moins opportuns, et son petit-fils craint de la voir franchir le seuil de ces portes d'un instant à l'autre. Nul doute qu'elle ruinerait tout, comme à son habitude. A cette pensée, Ariel s'assombrit l'espace de quelques secondes... Mais retrouve bien vite le sourire, quand la main d'Aloïs vient une nouvelle fois se nicher dans la sienne, alors que le Templier semble s'enhardir suffisamment pour oser le conduire ainsi jusqu'à sa chambre. Le geste n'est pas pour déplaire à l'héritier de Lydes, ce serait même tout l'inverse. Chaque minute où il peut ravir le contact d'Aloïs est une petite victoire en soi.

D'un léger rire, il répond au jeune homme qui, pour l'espace d'un instant, s'est glissé dans la peau d'un tailleur accueillant l'un de ses clients, semble-t-il. Avec un certain amusement, Ariel se prend à songer que son ami serait sûrement l'un des couturiers les plus renommés d'Orlaïs, s'il décidait de s'installer à son compte et de quitter les rangs des Templiers... Une perspective qui le ravit et le contrarie tout à la fois, et ce pour différentes raisons qu'il préfère laisser à des moments de réflexion plus sérieux, plus tard. Pour le moment, il veut se consacrer entièrement à Aloïs.
Du bout des doigts, il effleure les tissus, un grand sourire aux lèvres.

- Ils sont tous magnifiques, je vais avoir du mal à faire un choix ! Dommage que nous n'ayons pas plus de temps, sinon je crois que je t'aurais demandé de confectionner une robe avec chacun d'entre eux. D'ailleurs, cette couleur-ci aurait plu à Aveline, je crois. ajoute-t-il avec un léger gloussement. Puis, quand son invité lui demande de se déshabiller, il s'exécute sans protester, effectivement habitué à la chose. Et quand bien même, Ariel n'a jamais été quelqu'un de très pudique.

Sentir les doigts d'Aloïs effleurer ainsi sa peau a quelque chose d'à la fois enivrant et frustrant. Il rêverait d'avoir plus que ce genre de contacts innocents, mais la grande naïveté du Templier dans le domaine amoureux interdit à l'aîné de prendre les devants. Délicatesse et patience seront nécessaires, et cela Ariel le sait bien. C'est pourquoi il prend son temps, glisse quelques phrases, quelques gestes discrets, de-ci de-là. Pour ne pas le brusquer, ne pas le braquer. Tenter de lui faire comprendre en douceur qu'il l'apprécie vraiment, et pas seulement en qualité d'ami et de tailleur.

Néanmoins, la situation prend une tournure bien plus radicale, sans qu'il n'ait rien vu venir. Ariel bat des cils, surpris, lorsqu'il sent les lèvres du Templier se poser dans le creux de ses reins. Le contact n'a rien de gênant ou de désagréable, mais c'est... Etonnant. Il se retourne pour faire face à l'autre homme lorsqu'il l'entend sauter sur ses jambes, comme en proie à une certaine forme de panique, et constate que le malheureux semble déstabilisé au plus haut point. Bien sûr, son regard accroche l'entrejambe d'Aloïs, difficile de louper la chose dans l'état actuel où elle se trouve, mais il estime rapidement que ce n'est pas la peine de l'accabler avec ça.
C'est avec douceur que Ariel s'approche de son invité pour lui prendre les mains, caressant le dos de celles-ci de ses pouces tout en lui adressant un sourire rassurant.

- Pourquoi y aurait-il quelque chose à te faire pardonner ? Je trouve ça plutôt flatteur, en ce qui me concerne. En revanche, c'est moi qui te demande de me pardonner pour ce que je vais faire.

Délicatement, ses lèvres viennent cueillir un baiser sur celles d'Aloïs, alors que les mains d'Ariel passent dans son dos pour l'enlacer et le serrer contre lui. Même si ce n'est qu'un chaste baiser, la sensation reste grisante, et même s'il s'en veut un peu d'abuser de la situation... Au fond, Ariel ne regrette pas vraiment son geste.

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le Jeu 5 Oct - 16:29




Ariel & Aloïs
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Aloïs sait qu’Ariel l’attire, il faudrait qu’il soit vraiment aveugle pour ne pas ressentir son propre désir envers l’héritier de Lydes. L’inverse n’était pas aussi vrai : peut-être était-il ne seul à ne pas s’en rendre compte, ou peut-être ne voulait-il pas trop espérer pour rien. Il remarquait bien les légers sous-entendues, les attentions, les gestes, mais il préférait mettre cela sur le compte d’une forte amitié. Comme avec Dyname. Oh, il avait aimé Dyname, il s’en rendait compte ; mais il ne l’avait jamais désiré comme il désirait Ariel. Tout semblait tellement plus puissant, en présence du brun. Il avait l’impression de ressentir la moindre vibration d’air au centuple, et la joie qu’il avait d’être à ses côté aurait presque pu paraître exagérée : pourtant, il n’y avait rien d’on ne peut plus vrai que les sentiments qu’il tentait d’étouffer.

Alors, lorsqu’il avait senti ses lèvres déposer un baiser dans le creux des reins d’Ariel, ça avait été un choc pour lui. Parce qu’il venait soudainement de briser une frontière invisible qu’il n’avait jusque-là fait qu’espérer, et parce que son entrejambe était actuellement la parfaite illustration de tout ce qui se déroulait dans son esprit. Ses sentiments, ses émotions et son désir avait été plus fort, dépassant la raison d’un homme refoulant à moitié ses préférences et n’ayant encore jamais goûté au pêché. Il n’avait même jamais embrassé personne, pour dire… Alors, la panique l’avait pris aussi soudainement que ses envies inattendues, priant pour ne pas avoir fauté d’une manière ou d’une autre, pour n’avoir pas gâcher sa relation avec Ariel.

Le Templier fut surpris en voyant l’autre homme s’approcher de lui pour prendre ses mains, les caressant même du pouce. Tout son corps frémit à ce contact, mais il n’osait pas s’échapper du regard d’Ariel. A vrai dire, il se surprenait même à en désirer plus, maintenant qu’il se trouvait là, face à ce visage angélique et ce sourire rassurant. Il fondait totalement, tout volonté l’abandonnant pour faire briller toute l’affection qu’il portait à l’héritier de Lydes et qu’il n’osait encore appeler amour. Ses paroles le rassurèrent pourtant, mais Aloïs ne comprend pas, pas tout de suite ;

« De quoi devrais-je te pard- »

La phrase est chuchotée, mais le geste qui suivit annihila ses doutes. Son cœur bondit dans sa poitrine tandis que les lèvres d’Ariel venaient se poser sur les siennes. Premier baiser de toute une vie – premier baiser d’une longue série, espérait-il aussi. Elles étaient si douces et si chaudes contre les siennes. Sur le moment, Aloïs ne sut pas exactement comment réagir, les mains de l’autre homme venant se glisser dans son dos pour l’enlacer. Être ainsi collé contre le corps presque nu d’Ariel ne l’aidait pas à garder les idées claires, ni même à reprendre contenance, mais il n’eut pas tant de mal que ça à passer outre son indisposition pour l’enlacer lui aussi fermement et laisser un grand sourire fendre son visage en deux.

« Des années que j’en rêvais… » soupira-t-il doucement d’un air ravi et rêveur.

En se rendant compte qu’il avait parlé tout haut, le Templier rougit légèrement. Il se racla la gorge mais, après réflexion, il ne chercha pas à fuir, à faire sa prude ou ce genre de chose. Il préféra se laisser aller, doucement, faisant glisser ses doigts contre la peau nu d’Ariel, caressant doucement son dos, avant de revenir de lui-même pencher son visage vers celui de l’homme qui occupait toutes ses pensées. Doucement, testant ce nouveau contact, il effleura ses lèvres des siennes et n’entendit même pas le tonnerre qui roulait dans le ciel, tout accaparé au baiser qu’il offrait à présent à Ariel – baiser maladroit, mais plein de tendresse et de frustation depuis longtemps retenue. Aloïs recula légèrement son visage pour pouvoir observer celui de l’homme, les pommettes rougies, et fini par souffler doucement :

« Ariel, je… Bien sûr que tu es tout pardonné. Tu n’as même pas besoin de l’être… » il avait l’impression de rêver, d’être sur son petit nuage de bonheur. Il voulait embrasser Ariel encore, et encore, mais il préféra avouer doucement, comme pour s’excuser de la maladresse de ses gestes : « C’était… Mon premier baiser. »

Il esquissa un léger sourire, un peu intimidé. Personne n’aurait de mal à comprendre tout ce que cela impliquait sur un certain plan ; mais sur un autre, Aloïs se garda bien de dire qu’il s’était préservé de ce genre de contact parce qu’il rêvait d’Ariel depuis bien trop longtemps, avant même qu’il ne s’en rende compte lui-même. Il ne voulait pas s’emporter pour rien. Ce n’était qu’un baiser et même si, pour lui, cela signifiait beaucoup, même s’il était prêt à s’offrir corps et âme à Ariel immédiatement et sans plus de cérémonie… Cela ne voulait pas forcément dire que les forts sentiments qui faisaient battre son cœur étaient partagés. Il oublia néanmoins ce détail bien rapidement en plongeant à nouveau dans les profondeurs abyssales du regard de l’aîné de Lydes : il ne voulait plus jamais détourner les yeux, ou quitter ses bras…


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le Ven 3 Nov - 10:13




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    Au fond, Ariel se demande ce qu'il a ben pu rater, pendant toutes ces années, pour que le Templier ne se rende compte de rien. Aucune de ses manoeuvres n'avait donc atteint son but ? Aloïs est-il vraiment si innocent voire même ingénu que ça ? Il faut croire que oui. Néanmoins, ça ne décourage pas l'aîné pour autant, et ce serait même le contraire. Même si à l'évidence, il va falloir tout lui apprendre.

A son soupir de satisfaction, Ariel ne parvient pas à retenir un sourire. Des années qu'il en rêvait ? Alors pourquoi ne pas avoir agi avant ? Qu'est-ce qui a bien pu le retenir à ce point ? Ces questions n'en sont pas vraiment, car le chevalier sait combien son ami -et plus à présent ?- a du mal à s'assumer dans ses préférences. Loin d'être idiot, Ariel l'a compris depuis longtemps, évidemment. C'est pourquoi il sait que malgré ce pas en avant considérable qu'ils viennent de faire, il faudra tout de même y aller en douceur. Ne pas le brusquer, ce qui risquerait de le braquer. Ils prendront le temps qu'il faudra. Après tout, ce n'est pas comme s'il risquait de leur manquer.

Sans se départir de son léger sourire tendre, l'héritier de Lydes pose une main sur la joue de son compagnon, la lui caressant du bout des doigts. Bien qu'il ne soit pas encore certain de ses sentiments à son égard, il sait cependant une chose : il l'aime énormément, et fera son possible pour le protéger. Et ce quand bien même il ne puisse malheureusement pas grand chose lorsque Aloïs se trouve à Val Royeaux, si loin de Lydes.

- Ton premier baiser ? Oh, j'ai bien remarqué, oui. pouffe-t-il d'un air amusé, la paume de sa main toujours nichée sur la joue du Templier. On remédiera à ça, ne t'inquiète pas. Enfin, si tu le veux bien. J'ignore ce que tu attends de moi -de nous deux- mais n'hésite pas à parler à coeur ouvert. Tu sais bien que je ne te jugerai jamais.

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le Mar 14 Nov - 17:18




Ariel & Aloïs
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Le Templier se sent plus transporté par la proximité d'Ariel qu'il ne le serait jamais par Andrasté. Il le dévore du regard, à la fois tendre et brûlant, plein de ces sentiments et désirs qu'il laissait enfin s'exprimer. Tout son être était à vif, tremblant de cet espoir qui touchait enfin à son but, qui tendait à devenir réalité. Était-ce de sa faute si cela avait pris tant de temps ? Certainement. Et il le savait. Son regard s'adoucit tandis qu'il remerciait silencieusement Andrasté de la patience qu'Ariel avait eu à son égard. Remerciant silencieusement Ariel de la patience qu'il avait eu : nullement besoin de remercier qui que ce soit d'autre quand il avait l'aîné des de Lydes dans ses bras. La main d'Ariel se posant sur sa joue étire entre un peu ses lèvres, et si cela était physiquement possible son sourire grimperait jusqu'à ses oreilles. Il appuya doucement son visage contre la paume du brun, avant de rougir à nouveau.

« C'était si maladroit que ça ? » fit-il timidement.

Aloïs releva une main pour la poser sur celle d'Ariel, affichant quelques instant un air un peu perdu. Qu'est-ce qu'il attendait qu'Ariel, ou d'eux deux ? Il ne s'était même pas attendu à ce qu'il venait de se passer, il osait à peine en rêver, alors... Il scruta un instant le visage de l'homme. Que pouvait-il lui demander qui resterait acceptable ? Ne ferait-il pas mieux de prendre la fuite immédiatement pour ne pas avoir à essuyer les plâtres une fois qu'il serait invariablement renvoyé à sa condition de vassal ? Il soupira légèrement en fermant les yeux, sa main se crispant légèrement sur celle d'Ariel. Fuir serait la plus grosse erreur de sa vie, il s'en rendait compte, il le savait au fond de lui-même : leur relation ne serait plus jamais la même, et il s'en voudrait toute sa vie. Sans doute était-il l'heure de commencer à assumer, un minimum. Alors, le jeune homme rouvrit doucement ses paupières pour se perdre à nouveau dans le regard d'Ariel, pour y puiser sa force.

« Je crains parfois d'en attendre... D'espérer trop de choses pour... Nous. Je ne suis que ton vassal, mais j'ai peur que tu m'abandonnes, ou que tu te lasses un jour de ma présence ou de mon affection. Tout ce que je ressens... Ce n'est pas déjà trop ? »

Aloïs retira doucement la main d'Ariel de sa joue, pour pouvoir déposer un baiser au creux de sa paume avec un léger sourire. Il se sentait si heureux que mes ses plus fortes craintes lui semblait bien moindre. Si une partie de lui réclamait sa prudence, de peur de terminer briser, l'autre lui adjoignait de simplement profiter de l'instant, de ce cadeau offert. Il sourit, doucement, comme pour se faire pardonner de ce qu'il avait pu dire un peu plus tôt, et vint déposer un nouveau baiser sur les lèvres d'Ariel. En l'enlaçant à nouveau pour le sentir tout contre lui, il sentit également les lettres qu'il gardait contre lui. Les écrits restent, mais les paroles s'envolent, paraissait-il. Aloïs avait envie de parler, encore et encore, de laisser s'exprimer tout ce qu'il avait sur le cœur, mais il craignait de se laisser emporter. D'aller trop vite. De se fourvoir. Il redoutait, quelque part, qu'Ariel ne s'amuse avec lui avant de le reléguer à la plus stricte et platonique amitié. Il lui faisait bien assez confiance pour croire que cela n'arriverait pas, mais il ne savait pas lui-même ce qu'Ariel attendait de lui. Il hésita un instant avant de murmurer :

« Je ne sais pas non plus ce que tu attends de nous deux... Ou juste de moi. »

Il gardait l'homme bien contre lui, et finit par soupirer contre ses lèvres, avant de sourire. Il y avait beaucoup d'inconnu, actuellement, dans cette relation naissante. Beaucoup d'interrogation, d'hésitation, voire même de crainte pour sa part. Mais il y avait malgré tout une chose dont il était certain, et qui le fit rougir plus encore qu'auparavant. Aloïs s'aventurait sur un terrain dont il avait à peine oser rêver, mais que son corps ne cessait d'implorer depuis déjà plusieurs minutes. Il déglutit légèrement, reprenant doucement ses caresses le long du dos d'Ariel avant de soupirer d'une voix un peu plus chaude qu'il ne l'aurait cru (presque autant que ses pomettes brûlantes) quoi que légèrement hésitante dans sa manière de l'annoncer :

« Bien sûr que je veux qu'on remédie à ça... Je veux... Hm. J'ai envie de toi, Ariel... »

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le Jeu 30 Nov - 11:45




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    Andrasté, est-il possible que cet homme soit réellement Templier ? Non pas que Ariel le croit incapable de se défendre ou de se faire respecter, non il lui fait entièrement confiance pour cela, mais... Par moments, il avait ses doutes. Le Martell se montre parfois si raffiné, si délicat, qu'il devient difficile de croire qu'il est parfaitement en mesure de protéger sa vie et celle de ses frères d'armes face à de puissants maléficiens. Peut-être a-t-il déjà eu à le faire ? Sûrement. Même en étant affecté au Cercle de Val Royeaux, les choses ne sont jamais aussi simples et aussi tranquilles qu'elles devraient l'être.
Soudainement, Ariel réalise dans quelle précarité de sécurité évolue son compagnon, et cela l'effraie quelque peu. Peut-être pourrait-il lui demander de rester à Lydes, à ses côtés... ? Ô comme ce serait égoïste. Mais l'aîné de Lydes n'était de toute façon pas réputé pour son grand altruisme. La vérité, c'est qu'il en a déjà bien assez de trembler pour la vie de ses frères, ceux qui se trouvent si loin de leur foyer, pour s'ajouter une nouvelle source d'angoisse. A ce rythme-là, il aurait bientôt des cheveux blancs. Ou pire : une calvitie. Alors oui, l'envie d'exiger d'Aloïs quelque chose de si extrême aussi rapidement est très tentante, cependant... Il se rappelle à l'ordre. Non, pas tout de suite, du moins.

Pour l'instant, il préfère se concentrer sur le Templier face à lui, qui lui adresse un grand sourire énamouré, qui aurait suffit à illuminer les Tréfonds à lui tout seul, à n'en pas douter. Sa question a troublé Aloïs, Ariel le sent bien. Est-ce qu'il regrette d'avoir amené ça sur le tapis aussi tôt pour autant ? Pas le moins du monde. Il fallait que ce soit fait, à son sens, pour que les choses puissent suivre un cours plus tranquille, plus posé. Ainsi, ils n'auraient pas à s'embarrasser de non-dits et de gênes quelconques. Ils sauraient où ils sont sont exactement, et c'est ce genre de choses qui font les relations durables.
Avec un sourire tendre, Ariel le laisse l'attirer à lui pour l'enlacer à son tour. Se trouver au contact d'Aloïs est un plaisir rare qu'il sait apprécier à sa juste valeur ; et qu'il espère bien répéter bien plus souvent à présent. Enfin, si tant est que le blondin accepte de se lancer dans ce genre d'aventure, toute nouvelle pour lui. Et il semblerait que oui, à en juger par ses dernières paroles, auxquelles le de Lydes répond d'un gloussement à peine contenu.

- Tu me vois ravi de te faire un tel effet. Je ne m'amuse pas avec toi,
Aloïs, si c'est ce qui t'effraie. Tu es l'une des rares personnes à pouvoir te vanter de m'avoir vu sincère. Et je...
Sa phrase reste en suspens, alors que ses doigts viennent à la rencontre de papier, sous les vêtements du jeune homme. Un peu perplexe, mais surtout très curieux, il tire de là les feuilles en question... Pour se retrouver avec des enveloppes familières entre les mains. Et pour cause, ce sont les siennes, celles qu'il a envoyées à Aloïs, parfois longtemps auparavant. Un nouveau sourire éclaire les traits de son visage, tandis qu'il lève les yeux vers ceux de son vis à vis. Tu les gardes en permanence sur toi ? C'est adorable... Allez viens, j'ai quelques petites choses à t'apprendre.

Avec la plus grande des délicatesses, Ariel dépose les courriers sur un meuble voisin afin qu'ils ne s'abîment pas, puis enroule ses bras autour du cou d'Aloïs pour venir chercher un baiser passionné. La journée est loin d'être finie, et quitte à avoir un temps interdisant toute sortie, autant en profiter pour rester au lit, n'est-ce pas ?

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