Correspondance entre Aloïs Martell & Armand de Lydes

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le Mar 12 Sep - 17:12

Armand
&
Aloïs
à Armand de Lydes


Mon cher Armand,


Excuse-moi d'avoir tant tarder à te répondre ! J'ai été fort occupé quelques jours puis, je ne sais plus si je te l'avais dit (et si non, pardonne-moi !) mais je suis allé passer quelques jours dans votre manoir, sur l'invitation de ton frère aîné. Je te raconterai tout cela en détail plus tard ! Pour l'heure, le plus important : comment vas-tu ? Cela fait trop longtemps que nous n'avons pu nous voir, toujours à battre la campagne : j'espérais presque que tu fasses un saut par votre demeure, mais je me doute que tu dois avoir fort à faire. C'est assez calme en ce moment, au Cercle, pas forcément plus agité que d'habitude... J'ai eu l'occasion de pouvoir échanger quelques mots avec Aria à mon retour, elle dit aller bien mais il n'est pas difficile de deviner qu'elle tourne en rond et que sa famille lui manque. Je m'en voulais presque d'avoir rendu visite à Ariel alors qu'elle était ici, et elle m'a fait promettre de lui confectionner une robe - me voilà donc prêt à aller racheter du tissu pour ta chère jumelle qui est assez exigeante ! Mais je le fais avec plaisir, crois-le bien.


Je te disais donc, me voilà rentré de deux semaines de congés (bien méritée, il me semble, mais ce n'est sans doute pas l'avis de tout le monde). Comme tu le sais, nous correspondons un peu avec ton aîné, Ariel, et celui-ci m'a gracieusement invité à passer un peu de temps au manoir de Lydes. Penses-tu, je n'aurai refus2 cette proposition pour rien au monde, et me voilà embarquer vers chez toi avec, dans mes sacs, soigneusement rangé, non pas les diverses parties de mon armure mais de nombreux tissus soigneusement choisi pour confectionner une robe (encore une !) non pas à ta sœur qui m'en commande à présent une, mais bien à Ariel ! C'est avec la plus délicieuse des joies que je me suis attelée à cette tache, de la prise de ses mesures jusqu'à l'essayage. Je dois avouer que je suis plutôt fier du résultat, et il me semble que ton frère en est lui-même satisfait. Je ne devais rester au manoir qu'une semaine, mais Ariel a su se montrer assez persuasif : tant pis pour mes parents, ils se débrouillent parfaitement bien sans moi, et me verrons la prochaine fois. Lydes est tellement agréable, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde : mais après réflexion, je ne vais pas tout te raconter en détail... Tu dois déjà bien assez deviner de choses comme ça par toi-même, et, à la réflexion, je ne tiens pas à coucher ça sur le papier ! Je me contenterai de te dire que les promenades à cheval sont très agréables par chez toi, ainsi que toutes les activités qu'on peut y faire, en réalité. Je crois que je suis conquis !


Mais assez parler de moi pour cette fois ! Je m'excuse encore pour cet horrible délai, j'espère que cette lettre arrivera promptement et que tu sauras me pardonner ! Je ne t'oublie pas, je serais plus rapide, promis (et je ne me laisserais plus distraire par quelque tierce personne). De même, si je n'ai pas répondu à quelque question que tu ais pu me poser, je crains d'avoir égaré ta dernière lettre en courant ainsi partout ! Quel mauvais ami je fais.


Porte toi bien, il me tarde d'avoir des tes nouvelles !

Avec toute mon amitié,
Aloïs



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le Mar 12 Sep - 17:59





Mon bien cher ami;

Ta lettre me réchauffe le cœur ! Je commençais à me faire du soucis et croire qu'il t'étais arrivé quelque chose de mauvais, mais non, il s'agissait simplement d'un bienheureux caprice d'Ariel t'ayant tenu loin de ta plume; je peux comprendre et espère que vous avez passé du bon temps à Lydes, même si je reconnais qu'il n'est pas dur d'y en trouver surtout en compagnie du plus fantasque de mes ainés. Ne t'inquiètes cependant pas de ton silence, ton plaisir et ton repos passent avant tout et, surtout ne le dit pas à Ariel ou Aria, j'avais une vilaine blessure à la main, suite à une escarmouche à Denerim, m'ayant empêché d'écrire. D'ailleurs, en comptant les choses qu'il ne faut pas dires à Ariel, ne qualifie jamais notre Demeure de Lydes de ''manoir'' en sa présence, il se vexerait. Et tu aurais probablement le droit à une explication d'une heure et demie comme quoi il s'agit là d'un château, et que le manoir c'est notre résidence de vacances près du Lac Celestine avant de te lister le nombre de nos hôtels particuliers de Val Royaux à Halamshiral. Et crois-moi, vous avez probablement des choses bien plus intéressantes à faire.

Le sort d'Aria me chagrine, si tu savais mon cher ami, à quel point je me sens coupable; mais je n'aurais pu me faire à l'idée que ce soit un autre qui l'emmène au Cercle; tu connais certains de tes confrères mieux que moi et comprendra donc la répulsion que j'ai à laisser Aria entre leurs mains. De savoir que ce que Félix Seneca pourrait lui faire m'horrifie d'ailleurs du plus haut point; tu penses bien que les Chercheurs savent, mais rien n'est fait et je peux me confier à toi en t'avouant que ces méthodes me répugnent et qu'elles sont, à mes yeux, contraires aux valeurs d'Andrasté. Ce sont ces valeurs que j'essaye de propager à travers Thedas et mes devoirs; j'ai par exemple croisé le chemin d'une esclave Tevintide, ayant fuit ce terrible régime et l'ai confiée à une Chantrie afin qu'elle y trouve refuge et paix; c'était un usage de mon influence qui pourrait m'être reproché mais sur le moment, j'avais l'intime conviction qu'il s'agissait là de la chose à faire, respectueusement des valeurs humanistes du Cantique. Le destin m'a d'ailleurs prouvé avoir raison, elle y fait un très bon travail de Sœur et je n'entends que louanges à son sujet.


Pour la robe d'Aria, je te liste une série de conseils au dos de cette lettre; elle ne les avouera pas, mais je la connais comme si nous avions été conçus ensemble, alors je peux te jurer que ce seront là les touches parfaites pour sa robe; je te remercie d'ailleurs de lui offrir cet éclat de lumière dans ses mornes journées; tu me diras combien le tissus t'a coûté, j'insiste pour te le rembourser. Quant à celle d'Ariel, j'espère pouvoir la voir au plus vite; tu lui couds toujours des pièces qui lui vont à la perfection. Je sais ce qu'il se dit sur cette "lubie" de sa part et à quel point Père ou Anthy désapprouvent; je ne comprendrais pas cet acharnement sur ce qui est correct ou non sachant que les modes Orlésiennes changent aussi rapidement qu'un cochard. Je me souviens du mois et demi où le rose du plus mauvais gout était à l'honneur, les vêtements Fereldiens m'avaient parut plus distingués durant toute cette période. Et puis, comme disait une grande Dame en parlant des chaussures, les parures parlent plus que les mots, et celles d'Ariel en disent toujours beaucoup sur mon frère.

Me voilà à parler comme si j'étais dans le Noble Jeu ! Cela ne m'arrive guère qu'avec toi, et il me semble qu'il est alors bien dur de se défaire d'habitudes projetées en nous dès la naissance; quant bien même mon enfance et adolescence ait été dévouée à la Chantrie, j'ai presque su porter un masque avant de marcher. Mais c'est dans ces lettres à toi que je retombe dans une impression familière et familiale, comme si, rien qu'à travers les mots, j'avais un morceau de chez moi qui me provenait. L'impression est similaire quand j'écris à mes frères et sœurs, mais j'ai un peu moins de liberté de parole, certains (et tu sais bien qui) pourraient venir me tirer de force d'où je suis en apprenant certains de mes périples.

Cette lettre s'éternise et j'ai fort à faire, laisse-moi juste conclure par une petite frustration pour toi et de quoi te donner à m'imaginer de nombreuses nouvelles aventures, plus féminines toutefois : je me suis trouvé une nouvelle correspondante et je dois bien avouer adorer échanger avec elle, même si le sujet de nos lettres sont fort éloignées de celles que nous nous envoyons toi et moi.

Je t'en parlerai plus la prochaine fois;

Que le Créateur te garde,  

Armand








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le Lun 18 Sep - 23:36

Armand
&
Aloïs
à Armand de Lydes


Mon très cher Armand,


Comment ? Pendant que je me détends, tu te bas et te blesses ? Tu me vois fâché d’apprendre cela ! Néanmoins, j’espère que, d’une part, tu t’es bien remis de cette blessure et, d’autre part, que celui qui t’a empêché d’écrire et tes correspondances, et tes romans, est à présent bien châtié de son pécher. Dans le cas contraire, si je n’étais si loin, je viendrais lui faire goûter le fer de mon épée moi-même, sois-en certain. Tu es comme un frère, pour moi – un vrai, pas à l’image de ceux qui sont réellement les miens – et je ne saurais souffrir qu’il t’arrive quelque chose, et que je ne puisse rien y faire. C’est malheureusement la vie telle qu’elle est, de se trouver trop loin des personnes que l’on aime pour que ces promesses soient réellement tangibles ; mais la vie est injuste, et tu es mieux placé que moi pour le savoir.  


Quel heureux hasard, alors, que je n’ai pas eu à utiliser le mot de « manoir » devant Ariel ! Quoi que maintenant, cela me démangerait presque, rien que pour le taquiner. Pour ce qui est d’Aria, ce serait certainement mentir que dire que je te comprends car je ne saurais jamais ce que cela fait que d’amener une jumelle au Cercle, ou n’importe quel autre membre de sa famille. En revanche, je comprends parfaitement la décision que tu as prise : moi non plus, je ne serais pas tranquille de laisser une pareille demoiselle entre les mains de n’importe qui. Tu peux d’ailleurs être tranquille sur ce point : je pense qu’elle est capable de se défendre lorsque je ne suis pas présent, mais je garde toujours un œil sur ta sœur, et je me tiens toujours prêt à accourir si elle devait rencontrer la moindre difficulté ou le moindre problème. Moi, je n’en ai aucun à la défendre, quitte à devoir frapper l’un de mes camarades qui se seraient montré trop entreprenant ou trop grossier. Je n’irai pas jusqu’à nous créer d’ennuie, ne t’inquiète pas, mais je me fais un devoir de veiller sur elle ! Et merci pour les notes à propos de sa robe, elles vont grandement m’aider ! Je ne voudrai pas la décevoir – enfin, il me semble que mes robes ne l’ont jamais déçu, mais j’ai vraiment envie de lui faire plaisir. Pour le coût de tout ça, ne t’en fait pas ! On en reparlera… Le jour où on se croisera, pourquoi pas à Lydes !


En parlant de lubie, je ne suis pas certain qu’Anthelme m’apprécie vraiment. Oh, je ne m’en inquiète pas (et, du reste, Arthur et lui se portent à merveille), disons simplement qu’il doit se méfier, ce que je peux comprendre ; peut-être, aussi, m’évitait-il sciemment durant la première semaine et ne pensait-il pas me croiser le jour où j’aurai déjà dû être parti ! D’autant plus qu’il nous a trouvé dans une situation somme toute assez gênante, et ton cher frère portait une robe. Peut-être n’a-t-il pas supporté le tout, ou bien peut-être ne supporte-t-il pas de voir un gueux fouler votre magnifique demeure et conforter son aîné dans sa « lubie » ? Je n’ai pas laissé ces durs propos m’incommoder, et j’ai su profiter aussi bien de la deuxième semaine que de la première ! Mais s’il y avait quoi que ce soit que je pourrai faire pour adoucir son jugement à mon égard, je suis preneur.


Mais ? Que lis-je ici ? Une nouvelle correspondante ? Tu sais comment me frustrer, oui ! Me voilà à devoir attendre ta prochaine lettre pour savoir exactement de quoi il en retourne, et mon imagination pour tenter de deviner ! Dis-moi donc tout, comme tu sais que tout ce que tu peux me confier sera emporté avec moi dans ma tombe, le moment venue (je n’espère pas y avoir déjà un pied dedans) mais à présent, ne tarde pas, je suis impatient de savoir, d’en connaître tous les détails !


Puisque je sais qu’à toi je peux me confier, et que je ne manque de toute manière pas une seule chance de le faire, il me faut t’avouer quelque chose qui me tourmente depuis certainement plusieurs années déjà, mais que je n’ai bien voulu m’avouer qu’une fois que ton frère aîné m’a ouvert ses bras, ses draps, et tout ce que tu voudras (excuse mon emportement, y penser me rend tout fébrile). Quelque chose que je n’ai pas osé dire ouvertement au principal intéressé, quoi qu’après les deux semaines que nous venons de passer, il ne doit pas avoir énormément de doute à ce sujet. Mais comme je m’en veux, cependant, que ces mots n’aient osé sortir de ma bouche ! J’aimerai rentrer immédiatement pour les répéter encore et encore, mais ce serait folie – j’ai l’impression d’être fou, en ce moment, à arborer parfois de grands sourires en me remémorant certaines choses, ou à être plongé dans une profonde mélancolie à penser à ce qu’il me manque. Je ne te ferai pas patienter plus longtemps avant de, enfin, me confier. Oh !  Je ne crois pas que ce soit Lydes qui m’ait conquis, mon cher Armand, car (j’ose le dire) : J’aime Ariel.


Oh ! Cela faisait longtemps, oui, que ton frère me fascinait : n’y a-t-il donc plus belle personne que ton aîné ? Je me sens idiot, tu ne peux pas savoir à quel point. Lorsque je me réveille, je compte les jours jusqu’à la prochaine fois où je pourrais lui rendre visite et, lorsque je m’endors, je ne peux m’empêcher de repasser dans mon esprit toutes ces nuits passées en sa compagnie ! En parlant de nuit, sais-tu que j’ai certainement dû échanger, sans m’en rendre compte, deux de nos chemises ? Je me demande encore comment cela a bien pu arriver, mais j’en suis plus ravi, et je la porte pour dormir, tout embaumé de son odeur ! Ah ! Qu’elle me rappelle d’autres instants et des nuits bien plus chaudes et délicieuses ! Il est divin, peu importe qu’il porte un costume ou une robe, j’aime, j’adore les deux. Oh, et il est exquis, pas uniquement de physique, mais je ne t’apprendrai rien ! Comment un homme peut-il être si doux et si dur à la fois ? Oh, mon Soleil n’est pas dans le ciel, il brille juste là, à Lydes !


… Et je me suis encore emporté, je m’en rends compte. J’ai l’impression de ressembler à ma sœur lorsqu’elle me raconter des heures durant de quel manière le fermier voisin la regardait, ou lui parlait… Pardonne-moi, je ne peux partager tout ceci avec personne d’autre ici, je ne sais pourquoi, quelque chose me retiens. La peur, peut-être, de voler trop près du soleil et de me brûler les ailes ? Ou, plus sérieusement, la peur que tout cela n’arrive d’une manière ou d’une autre aux oreilles de mes parents, je ne pense pas qu’ils approuveraient, et peut-être chercheraient-ils même à me marier aussi rapidement que possible pour être certain de savoir où je me trouverai, et en compagnie de qui, lorsque je ne suis pas au Cercle. Mais ainsi est la vie : ce qu’ils ignorent ne peuvent pas leur faire de mal, n’est-ce pas ?


Ah ! Mais voilà que cette lettre est déjà beaucoup trop longue, pardonne-moi de toute cette lecture en grande partie dénuée d’intérêt !  Et n’oublie pas : ta correspondante ! Je veux tout savoir, ou du moins tout ce que tu voudras bien m’en partager ! Je meurs déjà d’impatience alors que je termine d’écrire cette lettre : attendre que tu la reçoives et que tu me répondes me semble encore être une éternité.


Fais attention à toi, ne te surmènes pas trop et, je t’en supplie, évite de te blesser,
Ton Aloïs.


PS : Tant que je suis dans les confidences : pour la situation gênante ! Anthelme m’a trouvé la tête sous les jupons d’Ariel ! Mais rien n’était commencé, fort heureusement !



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le Mar 19 Sep - 12:11





Mon bien cher Aloïs,


Toute mes condoléances pour tes compatriotes tombés au combat contre les mages; j'aurais aimé pouvoir les aider, en sauver plus que simplement Antonin – peux-tu d'ailleurs me donner de ses nouvelles ? Cette mission, peu importe ce que pourraient en dire Ser Dester ou Felix Seneca, une véritable catastrophe. Un massacre tel que j'en ai peu vus, la neige rouge, le démon, la mort, tout simplement.

Je suis actuellement alité à Therinfall; les brulures qui couvrent mon corps me font souffrir malgré les divers soins que j'ai reçus; aucun de Lydes n'est réellement au courant de l'ampleur de mes blessures, j'ai atténué pour ne pas inquiéter Ariel, et je viendrais bientôt voir Aria. Mais à toi je peux te le dire; je souffre et j'ai surtout cru mourir comme jamais auparavant. Je revois encore les scènes; les sorts lancés, les corps qui s'écroulent, le Voile tordu, la magie qui s'exprime comme jamais, le sang, encore et toujours et puis le feu qui me prend, m'enveloppe et la sourde et poisseuse douleur qui a suivit et me retrouve encore par moment. C'est dans des échecs comme ceux là que je me pose des questions sur notre rôle; si les mages avaient eu de l'espoir, les choses ne seraient pas ainsi. Je ne remet pas en cause les paroles de la Divine, elles me semblent juste d'un autre temps. Les Chercheurs n'auraient pas du intervenir, mais l'incompétence de la tête de ton Cercle nous y  a obligé. Ne t'étonne pas si tu vois, dans les jours à venir, certains des notres venir enquêter. Il y a des manquement graves qui ont causés cette affaire et cela ne passera pas sans conséquences.

Pardon si mon ton te paraît à la fois sinistre et sec, tu sais que ce n'est pas toi que je vise et que c'est le trouble de ces évènements qui trace mes mots; tu dois d'ailleurs voir à mes lettres plus châtiées qu'en temps normal le trouble et la douleur qui m'habitent.


Parlons plutôt de choses plus agréables, cela me changera l'esprit. Tes mots doux pour Ariel me réchauffent le cœur, je pense qu'il n'aurait pu avoir besoin de mieux que toi pour partager son cœur, car je ne doute pas que les sentiments qui t'habitent se retrouvent chez lui. Si Anthelme est choqué d'une telle chose, il me parait très excessif. Je pourrais confier, par accident, l'avoir déjà trouvé en fâcheuse posture avec plusieurs lady à des reprises qui m'agacent moi-même. Sans oublier quand il m'a emmené, à 14 ans, dans un bordel. (Je ne lui ai jamais dit, mais ce n'est pas là que j'ai perdu ma virginité, j'ai passé une heure agréable à discuter avec une femme de joie de sa vision d'Andrasté avant de faire croire à mon aîné que son plan avait réussi, ne souhaitant ni moquerie ni retour dans ce genre de lieu, si il savait que cela c'était -doublement, je pense que je n'ai pas besoin de te faire de dessin- passé à Antiva, un peu avant mon année d'isolement alors que j'étais sur le point de devenir Chercheur, cela lui donnerait bien trop à discuter)

Je dois t'avouer m'être perdu dans ma lettre et mes pensées. Cela dit, si il te la faut, et ce n'est pas le cas, je ne suis après tout que l'ultime cadet, tu as mon entière approbation pour ta relation avec Ariel (je pense pouvoir te dire qu'il en sera de même pour Aria, et je ne saurais parler pour les autres); je te considère déjà comme un de mes frères, tu en a après tout la première lettre. Je m'inquiète simplement de mon père qui, si il se fiche des coucheries de ses enfants, a à cœur d'avoir un nombre d'héritier certain, de chacun d'entre nous je pense, surtout depuis la mort de Blanche et l'exil d'Alaric.


Pour enfin tuer ton attente; la jeune personne à qui j'écris est une noble de Ferelden (une Fereldienne, oui, je sais), mais ce n'est pas à moi qu'elle écrit, elle pense parler à Lysandre. Je dois t'avouer avoir prit goût à nos échanges et lui porter une affection qui ne fait qu'augmenter, j'ai toutefois l'impression de la tromper, en signant de mon nom de plume, mais j'aurais peur de briser ce qui s'est créé entre nous et cela me laisserait bien triste, tant la réception de ces missives me donne le sourire. Je ne saurais réellement en expliquer plus. Sans changer du sujet Lysandre, tu ne m'as pas dit ce que tu pensais de mon dernier tome ?


Je ne vais pas te prendre plus de temps, écrire m'est encore un peu douloureux et je dois me remettre vite, je suis sur une enquête de la plus haute importance que je ne peux évoquer même avec toi (pour l'instant en tout cas), et je me doute qu'avec les derniers évènements, tu as aussi fort à faire.

Prends-soin de toi, qu'Andrasté te veille, et merci pour ta bienveillance envers Aria.

Armand.







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le Lun 25 Sep - 16:31

Armand
&
Aloïs
à Armand de Lydes



Mon cher Armand,


Il me semble parfois avoir épuisé toutes les larmes que mon corps possède, et voilà que je les surprends à couler à nouveau. Mais il faut être fort, comme on nous le répète, aller de l'avant et ne pas se laisser écraser par ces pertes, car cela ne serait pas leur faire honneur. C'est ce que j'essaie de faire, évidemment, mais la perte de nos camarades, a plus forte raison lorsqu'il s'agit d'ami, n'est jamais facile, et je ne saurai trop te remercier d'avoir pu sauver Antonin. Il se remet, lentement, mais il est sauvé : je crains par contre qu'il ne doive prendre encore plusieurs semaines de repos afin de pouvoir guérir son seulement son corps, mais également son esprit. Je n'ose imaginer l'enfer que vous avez vécu, et prendre connaissance de la gravité de ton état est un nouveau coup porté à mon cœur. Je ne souhaite que ton prompt rétablissement, et je vais très certainement prier pour celui-ci, quoi que tu me saches peu assidu lorsqu'il s'agit de prière. Pour un ami aussi cher que toi, c'est une toute autre histoire.


Je ne blâme pas tes mots, sachant ton état et partageant ton avis. Je ne suis malheureusement pas au fait de tout ce qui se déroule dans les hautes sphères de notre Cercle, mais je ne saurais pas non plus désigner de coupable : il en faut pourtant certainement un. J'ai moi-même fait des erreurs, qui n'ont certes aucun rapport avec cette fuite et que je n'ose coucher sur le papier. Nous ne nous sommes pas revu depuis, et je ne sais pas si c'est la honte ou autre chose qui m'empêche de l'écrire, mais je ne manquerais pas de t'en faire part lorsque je le pourrai. En attendant, ne t'inquiète pas de cela, et sache que je suis de ton avis quand aux paroles de la Divine. Je ne me suis pas engagé, à l'époque, pour garder les Mages comme du bétail parqué dans un enclot, et je ne suis pas certain d'avoir rejoint les rangs des Templiers si cela avait été le cas au moment où nous avons fait nos classes. Malheureusement, mon avis ne comptera certainement jamais, et je ne peux qu'approuver tes paroles en te partageant mes pensées, sans que cela ne change quelque chose. Je saurai donc, au moins, pourquoi je risque de croiser des Chercheurs par ici, et je ne m'en inquièterai pas.


La vie est déjà bien assez triste comme cela pour que nous nous attardions trop sur ce genre de détails, il est vrai, même s'il faut bien échanger quelques mots là-dessus. Tes mots ont réussi à me faire rire, et a dé-diaboliser quelque peu l'image qu'Anthelme semble vouloir me donner de lui-même. L'idée qu'il pense avoir "fait de toi un homme" dans un bordel à tes 14 ans mais que la réalité est en fait tout autre a quelque chose d'assez amusant, bien que je ne saurai me moquer, tu me connais. Pour cette histoire à Antiva, je me souviens d'en avoir eu déjà quelques détails que mon esprit avait oublié et que tu viens de me rappeler ! Je comprends dès à présent avec plus de précision de quoi tu veux parler, car il ne s'agit à présent plus d'idées abstraites que je ne pouvais alors qu'imaginer. Mais je ne te donnerai pas plus de détails sur la manière dont j'ai récemment perdu la mienne, j'aurai trop peur de rendre vos repas de famille quelque peu gênant ! Par ailleurs, je dois t'avouer que ce que tu me dis à propos d'Ariel ne peut me faire plus plaisir : jamais je n'oserai douter de lui, mais il est vrai que je me demande parfois ce qu'il pourrait bien me trouver. Je ne suis, après tout, que le fils d'un hydromellier, même pas son héritier, et peu importe que nos affaires nous permettent de vivre bien mieux que la plupart de nos voisins, cela n'en change pas moins mes origines paysannes. Ariel est tellement plus que je ne serais jamais et, aux yeux de beaucoup de personnes, il pourrait trouver bien mieux qu'un simple Templier qui s'amuse à coudre. Je ne vais pas m'en plaindre, cependant, car je serai bien malheureux que cela soit le cas, et même si le fait d'avoir ton approbation ou non ne change pas grand chose à cette situation, je suis tout de même rassuré de l'avoir ! Pour ce qui est de votre père et des héritiers qu'il peut désirer, je ne peux que dire que quoi qu'il advienne dans le futur, je ne saurai m'y opposer. Si Ariel devait se marier ou avoir des enfants, qui suis-je pour empêcher ce fait ? Cela étant dit, je resterai à ses côtés quoi qu'il advienne, ou jusqu'à ce qu'il me congédie lui-même, car son bonheur passe largement avant le mien.


Oh, l'attente enfin récompensée ! Une Fereldienne, dis-tu ? Je ne saurai te juger, voyons, je connais bien les tensions et ressentiments qui existent toujours entre Orlaïs et Ferelden, cela ne veut pour autant pas dire qu'ils soient tous invivables : sans doute pensent-ils la même chose de nous, par ailleurs, et nous voilà bien aise. Je ne saurais t'aider avec cette affaire qui me paraît épineuse : tu ne la trompes pas réellement en signant Lysandre, car il s'agit bien de toi malgré tout. Ou, du moins, une partie de toi ; d'un autre côté, il est vrai que ce n'est pas être totalement honnête envers elle que de rester caché derrière ton nom d'auteur. Si elle te porte la même affection que tu sembles lui porter, alors je pense que tu n'as aucune crainte à avoir. Si malgré tout tu as peur de rester sans nouvelle, peut-être peux-tu y aller doucement, sous-entendre que Lysandre est ton nom de plume, voir quelle réaction elle pourrait avoir ? Armand est autant l'auteur de ces romans que Lysandre, et peut-être n'en serait-elle que plus heureuse de se trouver dans la confidence : mais je ne voudrais pas t'influencer avec mes suppositions, et je ne peux que te dire de suivre ton instinct. Il est parfois bien plus juste que n'importe quoi d'autre. Mais tiens-moi au courant ! Savoir qu'une jeune femme t'écrit et te fait sourire, voilà qui va me rassurer un tant soit peu.


Pour ce qui est de ton dernier tome, eh bien, j'évitais sciemment le sujet afin de mieux pouvoir te sauter dessus lorsque nous nous reverrons : sachant quelles souffrances tu endures, je te ferai grâce au moment ou je m'écrase contre toi après avoir pris mon élan, mais sois certain que tu en entendras parler plus qu'à ton tour. Evidemment, il me tarde toujours autant d'avoir la suite, de savoir quels dangereux chemins Damien va emprunter, en savoir plus sur cette Julia, et tellement d'autres choses ! Je t'en parlerai plus vivement lorsque tu viendras par ici, je te le promets, mais je n'ai que des choses agréables à en dire.


Ah ! Repose-toi, je m'en voudrais de trop t'épuiser à la tâche (surtout si une Dame attend également de tes nouvelles !) et de te voler les forces nécessaires à ton rétablissement. Comme tu t'en doutes bien, avec les récents évènements nous sommes nous-même pas mal occupé, mais il ne m'est pas difficile de te consacrer un peu de temps, sois-en assuré. J'espère au moins que ton enquête ne va pas t'emmener sur d'autres dangereux sentier, tu te blesses beaucoup trop souvent à mon goût en ce moment, quoi que je saches que cela fait partie des risques du métier. Pour ce qui est d'Aria, nul besoin de remerciement, cela me semble tout à fait normal. Il me tarde de te voir !


Fais attention à toi, je ne saurai trop te le conseiller, et qu'Andrasté veille sur toi plus que sur moi, je ne suis pas celui de nous deux qui en ait le plus besoin. Repose-toi bien de manière à te rétablir le mieux possible,

Aloïs



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le Mar 26 Sep - 11:03





Mon cher Aloïs ;

Je vais te sembler bien sombre dans cette lettre et je m’en excuse d’avance. De même, pardon de ne pas répondre à certains points de ta dernière missive ; je te le dit clairement, même si j’en ai un de prêt depuis trop jeune pour que cela ne soit pas triste, cette lettre est un peu mon testament.
Je suis arrivé à un point d’une de mes enquêtes où la mort est une issue plus que possible, dis-toi bien que le démon était peut-être moins dangereux ; au moins en face de l’un d’entre eux, je sais où je vais ; ici le chemin est bien plus sombre et les imprévus que j’y trouverais peuvent m’être fatals.

Si jamais je devais mourir, laisse-moi te dire que tu es un frère pour moi, à qui je confie plus encore qu’aux autres. Je suis désolé de te donner cette tâche, mais transmet pour moi ces quelques mots à ma famille, si jamais le pire devait à venir ;

Ariel : Ne me venges pas, il ne s’agit pas ici du Jeu, mon frère, et j’ai beau savoir ta dextérité à ce dernier, cet adversaire n’est pas le tien et ne jouera jamais selon nos règles. Prends soin d’Aloïs également, comme lui prendra soin de toi.
Alaric : Ne porte pas plus de deuil que tu ne peux le supporter, je sais à quel point la mort t’accable depuis bien trop longtemps, relève la tête, tu auras toujours ta famille pour toi, et je veillerais sur Lise et Blanche depuis les côtés du Créateur.
Anthy : Reste comme tu es, mais prend garde, quand même, ton naturel trop poussé pourrait t’être dangereux, mais je détesterais te savoir enchainé à des politesses et manières trop grandes.
Aveline : Tu as raison pour L. P. et J. ; tu sauras mieux que moi comment faire pour la suite, prend soin de toi.
Et Aria…Aria sait. Et je n’aurais pas la force d’y mettre les mots.

Par le Créateur que cette lettre est sinistre mais je le suis également. Peut-être que j’en fait trop et m’enterre à une vitesse qu’il ne serait pas nécessaire, mais je suis une personne prudente, et ce que je m’apprête à faire ne l’est pas. J’ai pourtant la certitude que c’est la chose à faire et je ne reviendrais pas sur cette décision ; je te suggérerais juste de faire attention à toi, le danger est parfois plus proche qu’on ne le croit.

Mais qui sait, si Andrasté le veut, nous nous reverront bientôt et bruleront cette missive morose en pensant à une mort qui n’aura pas lieu !

Je ne sais guère qu’écrire de plus, et m’excuse de mon manque de mot, et de ne pouvoir en dire plus.

Prend soin de toi et de ma famille, mais je sais que tu le feras sans même que je demande.

Qu'Andrasté te veille;

Armand.

PS : le nom de la noble Fereldienne est Fae Sveinn, si il m’arrive quelque chose j’aimerais que tu la prévienne, qu’elle n’attende pas des lettres qui ne viendront plus. J’aurais aimé pouvoir ajouter un autre message, mais il nous attristerait trop tout deux, je le crains.  







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le Mer 4 Oct - 18:35

Armand
&
Aloïs
à Armand de Lydes



Mon cher Armand,


Ta lettre est bien sombre, en effet, et elle me plonge dans l'effroi. Je n'ose te demander comment tu te portes, de peur de provoquer le destin, mais sache que mon esprit t'accompagne où que tu sois. Rien que ton entrée en matière me laissait prévoir de funestes nouvelles, mais je crois que j'ai longtemps prié avant de lire la suite. Et pourtant, tu sais que je ne pries pas souvent, que (pardonne-moi) il m'arrive même parfois de douter. Sans doute mesure-t-on, parfois, la puissance de sa foi aux moments difficile, comme on mesure en quelques occasions l'attachement que l'on porte à certaines personnes en les perdant. Pas que j'ai besoin de te perdre pour savoir à quel point tu es important pour moi, mais ce serait un tel déchirement que je n'ose pas y penser. Pourquoi ne prends-tu personne avec toi, très cher ami ? Mes interrogations sont sans doutes idiotes, mais tu dois te douter que je panique un peu à l'idée de te savoir courant de tels dangers, et j'aimerai pouvoir t'aider d'une manière ou d'une autre. Je ne vais pas m'étendre en spéculations inutiles : et je te prie de m'excuser si cette lettre qui te parviens est courte... J'essaie de faire au plus rapide en espérant que tu puisses la lire, quoi qu'il t'arrive.


Tu es un frère pour moi aussi, et je refuse la possibilité que tu puisses passer l'arme à gauche. Je sais bien que je n'ai aucun pouvoir sur ces choses-là, et que prier et espérer aussi fort pour ta survie n'en sera que plus douloureux s'il t'arrivait quelque chose. Tes paroles sont de sombres augures, et j'ai presque l'impression que tu cours tout droit à une mort certaine mais que tu me ménages un peu. La tâche que tu me confies, dans le cas où tu devais disparaître, est bien cruelle, mais il s'agit également d'un honneur que tu me fais, en quelques sorte, et j'en ai bien conscience. Ce ne sera pas facile, comme tu peux t'en douter, d'aller annoncer à ta famille que leur petit frère, leur Armand, mon confident, mon plus proche ami et mon frère de cœur à défaut de partager le même sang, est mort. Mais je te promets que j'honorerai ta demande, tu peux compter sur moi, comme tu l'as toujours fait.


Je fais attention à moi, mais je ne suis pourtant pas celui qui cours au-devant du danger. Je suis bien à l'abri, au Cercle, autant qu'on peut l'être, en réalité... Car on n'est vraiment en sécurité nul part, si d'autres mages décidaient de fuir à nouveau. Je ne suis peut-être réellement bien qu'à Lydes, au fond, peut-être devrais-je me faire employer comme garde par votre grand-mère ; cela me plairait, mais plus personne ne serait là pour Aria. Je reste sur mes gardes mais tant que certaines choses restes muettes et inconnues, je ne me fais pas de soucis pour moi, uniquement pour toi. J'espère n'avoir jamais à contacter ta Fae Sveinn, pas parce qu'elle est Féreldienne, mais bien évidemment parce qu'il s'agirait d'une lettre et de mots que j'aimerais n'avoir jamais à écrire. Je me prépare d'ailleurs à retourner à Lydes, annoncer entre autre choses à ton frère ce que je n'ai pas su lui avouer encore. Garder mes inquiétudes pour moi afin de ne pas alarmer Ariel et les autres de Lydes présents au château ne sera pas facile, mais je tiendrai bon afin de leur éviter toute inquiétude qui, je l'espère, pourrait être inutile.


Je n'ai pas besoin qu'Andrasté me veille, je préfère qu'elle porte toute son attention sur toi. Te laisser ainsi me fend le cœur, et j'espère réellement que ce n'est pas les derniers mots que nous échangeons. Je t'aime, Armand, certes pas comme j'aime ton aîné, tu dois bien le savoir, mais je t'aime. Je prie dors et déjà pour toi. Reste prudent, le plus prudent possible, quoi que tu fasses...


Fais attention à toi,
Aloïs



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le Mer 4 Oct - 18:37

Armand
&
Aloïs
à Armand de Lydes



Mon très cher Armand,


Me voilà rentré de Lydes, et sans nouvelles de toi. Il me faut avouer, avec une certaine honte, que ton frère a le don de me faire oublier tout le reste, et que mon esprit s'est égaré sur des chemins où la peine et l'inquiétude n'avaient pas leur place. Ces douces voies empruntées m'ont rempli de joie, mais également d'espoir. Tout était si beau, si reposant, si parfait, qu'il ne me semblait pas possible que quelque chose de grave soit arrivée : et pourtant, me voilà rentré, sans une seule lettre de ta part. Peut-être est-ce que je m'inquiète trop vite, cela me ressemblerait bien, mais j'ai un mauvais pressentiment. Peut-être me suis-je trop reposé, ai-je trop profité du réconfort qui m'a été offert, et peut-être ta lettre est en train de me parvenir et que je panique pour rien. C'est ce que j'espère fort, et que je continue à espérer, quoi qu'Aria m'ait demandé si j'avais eu des tes nouvelles. Je ne lui ai répondu qu'à demi mots pour ne pas l'inquiéter, mais mon inquiétude à moi s'est bien renforcée.


Je voulais faire comme si tout allait bien, comme si tout était normal, t'envoyer une lettre avec tous les détails de mon voyage, de mes "péripéties", venir aux nouvelles, t'en donner... Bref, me plonger dans un tel dénie que j'aurai écrit comme si ma précédente lettre n'était simplement pas parvenue jusqu'à toi pour de bonnes raisons, et que ton impossibilité de me répondre ne venait pas d'une impossibilité physique - mortelle - de ta part, mais bien d'une erreur de correspondance, d'une lettre s'étant égarée en chemin. Je ne peux pourtant pas, même en essayant, oublier que peut-être, quelque part, tu agonises (je n'ose penser au pire). Ce billet sera encore plus court que le précédent, et pardonne les larmes qui ont tâché le papier et l'encre par endroit, mais je ne cherche plus qu'à te savoir en vie, à attendre avec impatience un petit mot, de toi ou de quelqu'un d'autre, m'assurant que si tu ne vas pas bien, au moins tu n'es pas mort.


Je t'en supplies, Armand, reviens-nous. Cette attente est d'autant plus insupportable qu'elle laisse craindre le pire, et je ne saurais le supporter. J'échangerai volontiers ma place contre la tienne, je sacrifierai sans hésitation ma vie pour préserver la tienne, mais je n'ai pas ce pouvoir. J'attends, fébrile, inquiet, le moindre signe. Je guette le courrier qui arrive, et mes tripes se tordent en tous sens lorsque je vois le coursier repartir sans rien pour moi qui ne vienne de toi. Certains de mes camarades me pensent malade, mais je n'ose rien dire. Je dois paraître bien pathétique, mais il s'agit là de l'attente la plus terrible que j'ai eu à vivre depuis... Je ne sais pas exactement, depuis toujours, peut-être. J'ai voulu écrire à ta dame féreldienne, mais chaque mots écrit a terminé au feu. Lui envoyer cette lettre, c'est rendre réel ta disparition, et je ne peux m'y résoudre. J'essaie, je rédige parfois des pages entières, parfois un billet de quelques mots, mais je ne parviens pas à les lui envoyer. Je n'en ai pas la force, tant que je ne sais rien, je préfère penser que tu es toujours parmi nous... Puisse-tu me pardonner. J'arrête ici ma lettre, mon ami, mon frère, car les mots me manque et ma plume tremble à présent trop : je n'aurais pas la force de continuer cette lettre plus tard, et je ne tiens pas à pleurer à nouveau dessus et à devoir l'écrire à nouveau.


Ton absence et le manque qui en résulte sont un trou béant dans ma vie,
Aloïs



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