On apprend pas à un vieux garde à être indulgent. - Keira.

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le Mar 26 Sep - 2:38


too old for your bullshit.




Ta flèche fend l’air, siffle, et tu pries pour que l’animal ne l’ait pas entendu. Comme de raison, le cochard dresse les oreilles trop tard. Le projectile l’atteint en plein coeur, il n’a pas le temps de voir la mort arrivée qu’elle l’étreint déjà. Tu ne regardes pas ta proie, tu sais que tu l’as eu rien qu'au son. Par réflexe, tu portes ta main à ton cou, caresse la corde usée retenant ton pendentif, celui-là même que tu as reçu lors de ton Union, l’écarlate empli de sang d'engeance. Mais en triturant la corde, tu te rends compte que ton cou est vide, qu’il ne porte plus ce minuscule fardeaux qui t’es maintenant si familier que tu n’en sens plus la pesanteur.

Pendant un moment, tu restes immobiles, fixant le charognard dévorant ta cible sans vraiment l’apercevoir. Tu tentes de relater tes faits et gestes, tu retournes en arrière, regarde autour de toi. Pas moyen qu’il se soit détaché, sinon la corde ne serait plus pendue à ton cou. Et pourtant, tu regardes sur le sol rapidement, puis retourne sur tes pas.

Ça t’agace. Concerné, tu espères ne pas avoir perdu ce petit bout de ta vie qui fait du sens. Comment aurais-tu pu perdre le seul objet te tenant à coeur, sans même t’en rendre compte. À moins qu’on te l’ait volé. Non, encore là, tu te serais rendu compte d’une telle proximité. Ronchonnant, tu écartes les hautes herbes du bout de tes bottes, écrases les arbrisseaux sous tes pas menés par la rage du moment. Tu es de mauvaise humeur, et tu avais seulement espérer te libérer un peu l’esprit en chassant un animal au hasard.

Mais il y avait toujours quelque chose pour te déranger, pour t’empêcher de t’évincer ne serait-ce qu’une seconde. En bref, il y avait toujours quelque chose pour venir te faire chier, sans exception. Tu étais presque toujours sur le qui-vive, attendant qu’il t’arrive quelque chose, et ça ne manquait pas. Il n’y avait aucune exception, et tu avais beau baisser la garde, tu avais beau tenter d’ignorer tout ce beau monde, tant que tu serais en vie, tu n’aurais pas le choix de subir ce qui t’entourait.

Fort Bastel se dessine devant un arrière-plan nuageux. Te voilà de retour au campement, encore plus énervé que lorsque tu l’avais quitté, et n’ayant pas trouver le moindre indice sur la disparition de ton pendentif. Tu croises quelques connaissances que tu ne prends même pas la peine de saluer et tu te diriges rapidement vers tes quartiers misérables. Si certains avaient eu envie de personnaliser l’endroit où ils prévoyaient dormir, toi tu n’y avais trouvé aucun intérêt. L’endroit était seulement parsemé de tes vêtements, tes bottes, tes flèches et quelques arcs de différentes tailles. Et pourtant, sans t’improviser décorateur, tout le monde savait que tu y vivais. Tout le monde. Absolument tous et chacun.

Surtout elle. L’étincelle qui brille dans le fond de ton regard tend entre la colère et l’énervement. Tu te sens idiot, mais il n’y avait qu’un maigre doute possible. Après tout, pourquoi la cleptomane de service aurait osé venir te dérober toi. Quoique ce n’était pas la première fois, et tu pensais avoir été suffisamment convaincant la dernière fois qu’elle t’avait volé une misérable flèche. Mais cette fois-ci, elle avait pris plus qu’un objet futile. Elle t’avait pris une partie de toi dont tu n’avais aucunement l’intention de te séparer.

À peine entrer dans ton abris tu le quittes d’un pas rapide. Tu la cherches du regard, on évite de se trouver sur ton chemin, les recrues s’écartant, affolées comme des poules lorsque tu passes près d’elles. Tu ne les remarques même pas, ton regard rivé sur la cause de ton énervement.

La brune ne se doute pas du prédateur qui se dirige à grand pas vers elle, et pourtant, tu n’es pas subtile. Encore moins lorsque tu l’attrapes par le bras, te préparant à essuyer un revers ; c’est qu’elle ne se laisserait sans doute pas faire, même par toi. «Tu as trente secondes pour me le rendre.» Pas de menace, car ton regard en disait suffisamment long. Tu serres les dents, le temps que tes paroles atteignent leur cible. Visée, touchée.






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le Mer 27 Sep - 22:26

On apprends pas à un vieux garde à être indulgent
Kobain & Keira
Fort Bastel - 10 : 40 des Misères

Ces derniers temps, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’ennuyer. Je rentre à peine de Dénérim, par laquelle j’ai fait un court détour en revenant de ma mission. Au cours de ma visite dans la capitale, j’ai eu l’occasion de retrouver Nesiris, une vieille connaissance. Il m’a néanmoins fallu la quitter à regret, mon devoir de Garde me rappelant ici.

Me voici donc de retour au siège de la Garde des Ombres féréldienne. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y règne une sacrée effervescence. Les événements récents ont précipité les choses et nous avons tous commencé à sérieusement nous préparer pour l’arrivée imminente de l’Enclin. Du coup, pas franchement le temps de lézarder dans un coin.

L’arrivée des nouvelles recrues occupe d’ailleurs une bonne partie de notre temps. La plupart d’entre eux, bien que capables de se battre et pleins de bonne volonté – à l’exception de quelques récalcitrants – sont encore beaucoup trop inexpérimentés. Il nous faut donc les entraîner, et cela demande pas mal de temps. Et, ce n’est pas que je n’aime pas apprendre aux nouveaux à se servir de leurs deux mains et de leurs deux jambes, mais je préférerais nettement être sur le terrain.

Je peux toutefois comprendre que le Chef soit hésitant à nous renvoyer au casse-pipe de sitôt… Pas après avoir perdu deux de ses gardes les plus expérimentés et avoir vu revenir le troisième sur une civière. Et c’est sans compter le désastre de la dernière Union, qui a coûté la vie à plusieurs jeunes recrues prometteuses. Rien de bien réjouissant, en somme.

Je suis donc affectée à l’entraînement des recrues, jusqu’à nouvel ordre. Et bon sang, ce que j’ai envie de les claquer derrière les oreilles parfois ! Ou bien de les secouer… c’est au choix. Etais-je vraiment aussi empotée quand je suis arrivée ici ?… Oui, probablement. De plus, quand je les regarde, je ne peux pas m’empêcher de me demander combien vont survivre à l’Union, et combien vont y succomber et retourner au Créateur.

Pour moi, aujourd’hui est donc une journée comme une autre, rythmée par les entraînements et les leçons de moral. Je suis tranquillement en train de discuter avec quelques recrues – en fanfaronnant quelque peu, je l’avoue – lorsque je vois leurs yeux se rétrécir en fixant quelque chose qui semble se trouver derrière moi.  Je n’ai pas le temps de me retourner que je sens une poigne ferme me saisir l’avant-bras.

Profondément agacée et touchée dans mon orgueil, je me détourne vivement, me préparant à frapper celui qui a l’audace de me retenir ainsi. Les paroles de Kobain me parviennent, juste avant que mon poing fermé ne s’écrase sur sa joue. Autour de nous, les recrues écarquillent les yeux, fascinés par la scène qui se déroule devant eux.

Je ramène ma main le long de mon corps, grimaçant à cause de la douleur qui remonte le long de mon bras. Ce qu’il peut être dur cet imbécile ! J’ai réussi à me faire mal juste en lui mettant mon poing dans la figure… Et lui a à peine bronché, se contentant de fixer sur moi son regard noir de colère.

Mes phalanges toujours douloureuses, je m’adresse à lui : « Mais enfin de quoi est-ce que tu par… » Mon regarde se porte soudain sur la chaîne à son cou. « Oh » Je murmure en remarquant l’absence du pendentif qui s’y trouve habituellement.

Je vois. C’est donc de ça qu’il s’agit. Effectivement, il se pourrait que, lors d’une balade matinale, je me sois égarée dans ses appartements et que j’en ai ramené un souvenir. Un petit souvenir hein ! Ce n’est pas comme si je lui avais dérobé son pantalon tout de même ! Et puis, c’est plus fort que moi. Je suis comme une pie, je ne peux pas m’empêcher de dérober les objets brillants.

« Veux-tu bien lâcher mon bras, Grincheux ? » Je lui demande, avec un grand sourire et une voix teintée d’insolence. « Je ne risque pas de te rendre quoi que ce soit si tu continues de me tenir comme ça ! »

Je ne devrais pas le provoquer alors qu’il a déjà l’air sérieusement furieux, mais je ne peux pas m’en empêcher.  

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le Mer 11 Oct - 16:20


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La rage s'exacerbe en toi lorsque son poing chétif s’écrase sur ta joue. Tu ne sais pas si ce sont ses phalanges qui craquent ou ta mâchoire, mais dans tous les cas, tu ne lâche pas prise sur son bras, bien décidé à récupérer ce qui t’appartient. Tu sens tes joues rougir et tes dents grincer lorsque tu entends sa voix pleine de suffisance, insolence que tu auras jadis essayer de dompter sans jamais arriver à quoique ce soit. «Tu sais très bien de quoi je parle.» Tes mots sortent comme un sifflement léger. Tu détestais ce qu’elle t’infligeais, le sentiment de t’être fait dérober quelque chose sans même t’en être aperçu. C’est ton orgueil que ça effleurait de trop près, et ta réaction était peut-être légèrement exagérée.

Elle te provoque, se moque, et tu as bien envie de lui décrocher son sourire, de l’ébranler et même de te venger, mais en regardant derrière elle les recrues légèrement affolées, tu t’adoucis. Ta réputation ne te faisais déjà pas beaucoup honneur. On parlait surtout de tes éclatements, plutôt que de tes accomplissements, et même si tu faisais mine de ne pas t’en soucier, c’était quelque chose qui t’affectait, mais quand même très légèrement.

Tu relâches son bras à contre-cœur, craignait qu’elle ne se dérobe à ton emprise, mais même si tu étais l’archidémon, elle aurait sans doute le même sourire insolent. Tu détournes le regard sur les recrues, les morts en sursis comme tu les appelles, puis tu leur faire signe de se disperser, sans grand éloquence, d’un geste de bras. Comme une envolée de pinsons, ils s’éparpillent en petit groupe, murmurant sans doute des choses à ton sujet. Ton regard sombre les suit jusqu’à ce que tu n’en vois plus un, puis se reporte sur Keira. «Tu as intérêt à me le rendre. N’importe quoi. Tu aurais pu prendre n’importe quoi sauf ça. Tu fais exprès?» Bien sur qu’elle le fait exprès. À quoi bon voler un objet de moindre valeur alors qu’elle pouvait mettre la main sur le seul objet auquel tu accordais une importance. C’était le seul objet qui te donnait l’impression d’appartenir à quelque chose, qui te donnait une famille et ce même si tu avais toujours clâmer n’en vouloir aucune. Ton seul sentiment d’appartenance allait avec la Garde, et pas ailleurs.

La douleur sur sa joue semble revenir maintenant que ta colère passe. Tu es encore énervé, mais pas assez pour avoir envie de l’étrangler. Tu passes une main sur ton visage, essayant de résoudre l’énigme à savoir comment elle avait pu mettre la main dessus. Tu avais toujours ton pendentif dans le cou. Quand tu dormais, quand tu te lavais, quand tu faisais n’importe quoi, il ne te quittait pas. Puis tu plisses les yeux, la regarde de nouveau «Tu n’es quand même pas venu le prendre pendant que je dormais...Si?» Car la cordelette était intacte. Était-elle fantasque au point de venir le détacher de ton cou, retirer le pendentif et te le remettre, tout ça pendant que tu étais inoffensif et quelque part au pays des rêves? Tu roules des yeux, évidemment qu’elle l’était. «Si tu avais tant envie que ça de passer la journée avec moi, fallait me le demander plutôt que de me l’imposer de force.» Tu ne faisais certainement pas allusion aux moments que vous aviez déjà passer ensemble il y a fort longtemps, ou peut-être un peu.

Après tout, même si c’était arrivé une ou deux fois, vous n’aviez jamais répétés l’expérience pour que ça en soit devenu une habitude, et ce n’était pas quelque chose auquel tu tenais particulièrement. Tu savais la regarder de lui, sans lui parler, et c’était amplement suffisant. Et si il te prenait la moindre envie, tu savais qu’il y avait aussi des femmes en dehors de la garde sur qui jeter ton dévolu le temps d’une soirée, sans plus ; car  si tu avais appris quelque chose, c’est qu’on ne baisait pas avec sa famille.











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le Dim 15 Oct - 13:06

On apprends pas à un vieux garde à être indulgent
Kobain & Keira
Fort Bastel - 10 : 40 des Misères

Bon, visiblement, mon humour ne fait pas beaucoup rire Grincheux. Son teint vire progressivement au rouge tomate, signe que les ennuis arrivent. C’est qu’il un sacré caractère de cochon, l’animal. Le genre qu’il ne vaut mieux pas trop chercher. Et ce n’est pas un secret, tout le monde le sait à Fort Bastel. D’ailleurs, la plupart des recrues autour de nous, une fois la surprise passée, se mettent à fixer le Garde d’un air soucieux, voir effrayé. Pour ma part, je garde mon sourire moqueur. S’il espère m’impressionner comme ça, c’est raté.

Il retient mon bras encore un long moment avant de se décider à le lâcher. Il a serré tellement fort que ses doigts ont laissé une marque rouge sur ma peau. Encore un peu et je l’aurais probablement mordu – à défaut de le frapper – pour qu’il me laisse partir.  

D’un bref geste de la main, Kobain intime aux recrues de foutre le camp. Ces derniers ne se font pas prier, craignant de subir ses foudres. Certains m’adressent un regard inquiet avant de disparaître, et je me retrouve finalement seule avec le Garde Senior. Qui se retourne vers moi, l’air plus agacé que jamais. Le fait que ce soit cet objet en particulier qui ait disparu le met dans une colère noire.

Peu à peu toutefois, la colère disparaît de l’expression de Grincheux. Elle laisse sa place à une irritation certaine. Son mon visage, un rictus satisfait vient tordre la commissure de ma lèvre. Il est incapable de rester furieux à mon encontre, même lorsque je viens lui dérober son bien le plus précieux.

Ce matin, j’ai été réveillée par un cauchemar aux aurores. En sueur, incapable de retrouver le sommeil, je me suis extirpée de mes draps, me suis habillée et me suis mise à errer dans les couloirs du siège de la Garde. De façon inexplicable, mes pas m’ont guidée jusqu’aux quartiers de Kobain.

« Ça t’apprendra à laisser ta porte ouverte pendant la nuit. »  Je continue de le provoquer lorsqu’il l’émet la juste hypothèse que je me sois introduit dans sa piaule pendant qu’il dormait. A moins que… peut-être la porte était-elle fermée à clé ? Curieusement, je ne parviens pas à me souvenir de ce détail. Bouarf, peu importe. « Et puis c’est quand même pas de ma faute si t’as le sommeil aussi lourd. Franchement Grincheux, j’suis même pas sûre qu’une attaque d’engeances suffirait à te réveiller. »

"Grincheux" est le petit sobriquet affectueux avec lequel je nomme Kobain depuis des années. Il faut dire qu’il colle parfaitement au personnage. Encore plus lorsqu’il est irrité de la sorte. Il n’a jamais fait de remarque à ce sujet. Et puis, je crois qu’au fond, mon attitude désobligeante l’amuse plus qu’autre chose.

« Peut-être avais-je simplement envie de te faire enrager ? » Je ricane lorsqu’il me demande si j’ai fait ça par envie de passer la journée avec lui.

Il m’arrive souvent – très souvent – de dérober des objets appartenant à mes compagnons d’armes. Si certains ne s’en rendent même pas compte, la plupart viennent simplement me réclamer leurs possessions au bout de quelques heures. Mais avec Kobain, cela m’amuse davantage qu’avec les autres. Et il est vrai que, peut-être en ce jour, avais-je eu un peu l’envie d’attirer son attention.

Il y a quelques années, nous avons fait un peu plus que nous côtoyer en tant que collègues. Une façon d’évacuer le stress, mais qui n’a abouti à rien. Ce n’était pas le but. Pour moi, comme pour lui, ce n’était que de l’amusement. Depuis, nous avons gardé un lien particulier et j’aime l’agacer de la sorte de temps à autre.

Bon, inutile de le faire poireauter trop longtemps. Pas bien difficile de deviner qu’il tient à ce pendentif. Et mon but n’est pas non plus de lui pourrir sa journée. Avec un petit sourire, je glisse mes doigts dans l’une des poches de mon vêtement et en extirpe la petite chose brillante.

« Voilà ! Tu vois, il est juste là ! » Je raille en l’agitant devant son nez.

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le Mar 17 Oct - 3:35


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Elle avait ce don particulier de te toucher là où ça faisait mal. De t’énerver alors que tu tentais de ne rien laisser paraître. Elle te faisait sortir de tes gonds à la moindre allusion, au moins sourire insolent, et c’était particulièrement pour cette raison que tu l’évitais le plus possible ; elle provoquait trop de désagrément, et son sourire insolent te faisais enrager à tout coup. Pour le moment, tu te rends compte que ta colère atteint des excès exagérés. Ton souffle semble se calmer légèrement lorsque tu l’a relâche, mais tu ne la quitte pas du regard. ‘’Ma porte est toujours fermée. Verrouillée. Encore une fois, j’ignore comment tu as fait.’’

Tu hausses une épaule, puis te passe une main dans les cheveux, non-content qu’on puisse violer ton intimité de la sorte. ‘’Oui, j’ai le sommeil lourd, d’où les précautions qui me semblent pas t’arrêter.’’ Tu allais finir par devenir parano à force d’intrusions. Bon, c’était la première et unique fois (enfin, tu l’espères), mais tu n’aimais pas être sans défense, sans conscience, à la merci de n’importe qui. Pas qu’elle était particulièrement dangereuse, mais si elle était capable de forcer la serrure, tu ne donnais pas cher de ta peau en cas d’invasion.

Tu ne réagis pas au sobriquet qui t’accable depuis tes nombreuses années dans la garde. Conscient de ton caractère effroyable, tu ne relève même plus l’insulte, et c’est bien la seule chose dont tu te moques à ton égards, de toute façon, il était inutile de lutter contre, surtout contre cette tête de noeud qui continue de te sourire comme si tu étais le dernier des idiots.

‘’Et tu n’as pas mieux à faire la nuit que de venir me faire chier? Honnêtement, vu ce qui cours dehors, tu devrais te concentrer sur tes recrues avant qu’elles ne se fassent bouffer.’’ L’hybride que tu es regardes au loin le petit groupe se cherchant un but, tandis que tu occupes leur professeur du jour. ‘’Une belle bande de bras cassés. Si ils ont aussi peur de moi que des engeances, on risque d’y passer. Et ça c’est si elles passent l’union.’’

Ta rage s’est doucement estompée pour faire place à de l’inquiétude. Mais ton attention se reporte sur la jeune femme lorsqu’elle te rend enfin ton bien. Enfin, elle l’agite, et tu l’attrape d’un geste impatient avant qu’elle ne change d’avis. ‘’Et je suis sérieux. Si tu veux me voir, trouve une autre excuse.’’ Tu insistes, et ce même sans savoir si c’était son but ultime. Il était vrai qu’après vos aventures de nuit, vous vous étiez éloignés, perdu de vu, sauf dans la nécessité. Tu devais cependant avouer que son sourire insolent, aussi énervant soit-il, avait manqué d’illuminer tes journées d’un peu de complicité.

Car malgré tes années dans la garde, tes proches se comptaient sur les doigts d’une seule main. En fait, des proches, tu n’en comptait pas du tout. Tu avais cette fâcheuse tendance à repousser la moindre personne tentant de se rapprocher de toi, y compris Keira.

D’un geste lent, tu approches ta main de la taille de la jeune femme, y pose les doigts, tandis que tes yeux fixe les siens, sans qu’un sourire ne vienne même hanter ton visage. Puis d’un geste brusque, tu voles un objet lui appartenant, puis le range dans ta poche avant même qu’elle ne puisse protester. ‘’Voilà. Ça te fera une vraie raison de venir me rendre visite. De jour de préférence.’’












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