A NEW LIGHT - DE LYDES & GUESTS [FB]

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le Mar 3 Oct - 12:05


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C’est le cliquetis de la pluie contre la vitre qui attira son attention en premier. Il avait l’impression d’être perdu dans un nuage sombre, un peu comme celui qui devait la lâcher, cette pluie. Mais il s’y accrochait, à ce bruit familier contre le vert, plic plic plic. Ca lui parlait, ça lui évoquait de nombreuses choses positives. A coté de ça, des flashs, comme des éclairs revenaient ; l’obscurité, la peur, le sang, le froid. Il crispa la main doucement ; un drap, il n’était pas sur le sol, non, forcément. Il n’était pas non plus dans le rien ; il était quelque part, ça ne pouvait signifier qu’une seule chose ; il était en vie.
Lentement, comme si ça lui demandait toute la puissance du monde, il ouvrit une paupière, puis une autre. La lumière était aveuglante, alors même que le temps d’extérieur devait limiter sa présence. Mais une fois ses yeux accoutumés, il reconnu le plafond, il l’avait vu pendant des années ; celui de sa chambre, il était à Lydes. Il était rentré à la maison. Reprenant doucement le contrôle de son corps, il bougea les doigts, les mains, les pieds ; mais son torse lui envoyait des signaux assez clairs ; ne pas essayer, sous peine de douleur expresse. Il se souvenait maintenant, et ne savait pas comment il avait survécu à tout ça, mais il remercia Andrasté et le Créateur, seuls eux avaient pu ainsi le protéger, personne n’était aussi chanceux.

Il tourna lentement la tête, pour découvrir Ariel, à moitié endormit près du lit, la main posée sur le matelas, à quelques centimètres de la sienne. Dans un effort certain, Armand alla s’en saisir, pour réveiller son frère et lui montrer qu’il était revenu parmi eux.
« Tu as une mine horrible, on dirait que quelqu’un est mort » plaisanta Armand d’une voix faible. Au moins, il était assez en forme pour plaisanter, et être naturel, en présence de sa famille. Son regard scanna le reste de la pièce pour tomber sur Aloïs, à qui il offrit un sourire qui se voulait rassurant ; mais déjà l’esprit d’Armand s’était mis en route, et milles questions lui venait. « Combien de temps ? » demanda-t-il d’abord, car il lui semblait qu’une éternité était passée dans le vague de la douleur, mais il n’aurait pas su dire combien. Mais aussi, plus important encore, directement destiné à son ami, à son frère, à qui aurait pu lui répondre. « Comment va Aria ? » la pauvre, enfermée dans sa tour, à attendre des nouvelles…son cœur se serra à cette pensée et il se promit qu’il irait la voir dès qu’il en aurait l’opportunité. Mais il en avait une autre, une urgence plus grande encore. Il essaya de se redresser, le Chercheur s’éveillant, le besoin de conclure ce qu’il avait commencé plus grand que la prudence. Ce geste lui arracha un cri de douleur et il retomba sur l’oreiller avant d’avoir pu se redresser de quelques centimètres. Il ne pouvait pas rester immobile…il devait….Il poussa un soupire et se tourna vers le Templier présent. « Aloïs…Lachlan Valerius, est-il toujours au Cercle ? » il ne pouvait penser qu’au danger que le meurtrier désormais dévoilé représentait…et si il s’en prenait à d’autres ? Ou pire, à Aria ? Savait-il seulement qu’Armand était en vie ? Ce dernier essaya une nouvelle fois de se redresser, mais à nouveau, il perdit son duel contre la douleur, se laissant se reposer contre le lit, frustré d’être ainsi coincé, brulant de repartir dans ses affaires alors même qu’il venait de sortir d’une dangereuse valse contre la mort, aux prix des inquiétudes de beaucoup, à voir le visage de son frère, de son ami, et la pile de lettres sur son bureau.




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le Dim 15 Oct - 15:30






► 10:40 - Lydes | is there still hope for us ?
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Alaric & de Lydes & Guests
La nouvelle est tombée il y a quelques jours, m'arrachant à mes obligations et m'incitant à revenir à Lydes le plus rapidement possible. Je n'étais pas prêt, je ne le suis toujours pas, mais c'est de l'un de mes cadets qu'il s'agit. Armand est passé à côté de la mort. Mon jeune frère, un être cher à mes yeux, est pris pour cible. Alors depuis que j'ai reçu la lettre d'Aveline m'exprimant la chose, je me fais un véritable sang d'encre. J'ai convaincu mes aînés dans la Garde des Ombres de prendre congé le temps de lui rendre visite malgré l'enclin à nos portes. Si je n'avais pas eu l'autorisation, je crois que je m'y serais tout de même rendu tant je suis perturbé ; et surtout incapable d'accomplir quoi que ce soit l'esprit tranquille. Je dois absolument le voir. Lui ainsi que le reste de ma famille qui me manquent affreusement. J'ai beau craindre ces retrouvailles, j'ai beau n'être plus que l'ombre de moi-même et rester à l'écart, je tiens à eux. Si jamais un malheur survenait lors de l'enclin... J'ai suffisamment de regrets comme ça, inutile d'en ajouter des supplémentaires. Une chose est certaine, en revanche : je ne supporterais pas la perte d'un autre de mes proches. Je perdrais pieds pour de bon.

Enfin la demeure familiale se dessine sous mes yeux nostalgiques. Mon cœur se serre automatiquement, du haut de mon canasson, puis s'emballe quand des faciès connus se dessinent déjà à l'horizon. Ce sont surtout des domestiques à qui j'essaie d'offrir un sourire malgré ma tête d'enterrement imprimée. Sans perdre de temps, je confie mon cheval entre les bonnes mains du palefrenier et me précipite à l'intérieur. J'imagine que Aveline est déjà sur place, comme elle m'avait évoqué sa venue dans la lettre ; nul doute que Ariel sera également aux côtés de Armand. Je presse le pas en direction de la chambre où il est normalement alité, autant par inquiétude que pour éviter aux souvenirs tortueux de resurgir. Je mordille ma lèvre inférieure, me stoppe un instant devant la porte fermée. J'inspire un bon coup. Tu peux le faire, Alaric, affronte ces retrouvailles. Des échos de voix que je reconnaîtrais entre milles résonnent derrière et me motivent à pénétrer dans la pièce. Première chose ; je me précipite au chevet de mon cadet bien amoché. « Armand ! » Je suis au bord du lit, scrute le blessé que je ne peux enlacer dans son état. J'aimerais pourtant. « Je m’inquiétais. Je suis venu dès que j'ai appris. » Mais je n'oublie pas les autres personnes présentes : Ariel et Aloïs que je salue à mon tour avec le cœur d'autant plus serré. J'évite soigneusement le regard de mon aîné, que je sens inquiet. Je ne les ai tous pas revenus depuis un bon moment ; seuls les courriers témoignaient du fait que je sois en vie.
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le Jeu 19 Oct - 16:10

A new light
Famille de Lydes & Invités
Because I miss them. Because I need them. Because I love them. ▬ Rebecca Wells

Aveline attendait.

Ils avaient tous toujours su que la vie d'Armand était dangeureuse, qu'il pourrait, un jour, lui arriver malheur, mais ça ne rendait pas les choses plus faciles à présent que ça avait été le cas.

Revenir à Lydes, au vu des circonstances, avait perdu beaucoup de son charme : elle qui, habituellement, profitait toujours de ces séjours chez elle comme d'un vent de fraîcheur, avait cette fois l'impression que. Elle se souvenait encore très bien de la dernière fois qu'elle avait fait le déplacement, plus d'un an plus tôt : c'était pour l'anniversaire des jumeaux. Elle s'était dégagée de ses obligations à la cour juste pour se mêler à la fête, et toute la famille y était présente, à part leur père... Il pleuvait comme aujourd'hui, ce jour-là, mais à part ça, difficile, d'imaginer des circonstances plus différentes. Tant de choses avaient mal tourné depuis...

Aveline soupira. Elle n'était pas supersticieuse, mais c'est vrai que depuis un an, les malheurs avaient l'air de vouloir s'acharner sur sa famille.

Elle ferma un instant les yeux, se concentrant sur le bruit des gouttes. La pluie est mieux adaptée maintenant qu'il y a un an, songea-t-elle avec un froid amusement. Attendre... A présent qu'elle était sur place, elle n'avait plus que ça à faire - mais comme elle détestait ça !

Elle était restée à son chevet, au début, mais n'avait pas tardé à rejoindre sa chambre. L'ambiance y était pourtant aussi triste qu'ailleurs. Pour se détendre, elle s'efforçait de réfléchir à d'autres sujets - l'Impératrice et ses projets, Gabriel de Serault et les dernières frasques des nobles de la Cour - mais l'image de son petit frère inconscient dans son lit revenait sans cesse... Elle frappa l'accoudoir de son siège, soudainement agacée. Si au moins il pouvait cesser de pleuvoir !

Son attention fut attirée par un mouvement à l'extérieur. Elle observa la scène à travers la fenêtre striée de gouttes... C'était Alaric ! Son frère, revenu sur son cheval ! Elle le regarda confier la bête au palefrenier - juste le temps de confirmer qu'elle ne s'était pas trompée... Dans sa dernière lettre, il affirmait ne pas vouloir retourner à Lydes dans l'immédiat, mais il est vrai que les choses avaient changé depuis... Elle l'avait avertit de l'accident d'Armand dans sa dernière réponse, juste avant de quitter Val Royeaux à son tour - ne sachant pas vraiment s'il fallait espérer un retour ou pas.

Elle se releva, et sortit en trombe de sa chambre. Il avait du aller voir Armand directement... elle le retrouverait là-bas. Dans ses missives, il disait ne pas vouloir qu'elle le voie dans son état, mais il n'était pas question qu'elle l'évite maintenant qu'il était là. Pas maintenant, pas ici, pas dans ces conditions.

Dans un couloir, elle croisa une servante qui lui apprit ce qu'elle savait déjà : monsieur Alaric venait d'arriver. Elle hocha impatiemment la tête, poursuivant le chemin après avoir ordonné qu'on lui prépare sa chambre... Probablement qu'elle s'y attelait déjà, mais on ne savait jamais.

Quand elle entra dans la chambre d'Armand, Alaric s'y trouvait déjà. Il a mauvaise mine, ne put-elle s’empêcher de penser en s'approchant avec un air soucieux. "Alaric. Tu es venu." Elle s'arracha un sourire, soulagée malgré tout de le revoir... Après une hésitation, elle l'enlaça. Soupira. Un instant de vulnérabilité. "Je suis heureuse que tu sois là."

Puis elle remarqua quelque chose d'autre. "Armand ?" Il était toujours alité, bien sûr, mais contrairement à la dernière fois qu'elle l'avait vu, il avait les yeux ouvert. "Tu... Depuis combien de temps est-il réveillé ? Pourquoi personne ne m'a rien dit ?" La chose devait être récente, sinon elle osait espérer qu'Ariel ou quelqu'un d'autre serait venu la prévenir... Mais tout de même ! "Comment te sens-tu ?"


▬ Gasmask

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le Jeu 2 Nov - 22:34




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I'm gonna die from a heart attack, someday

    A chaque lettre portant le cachet de la Chantrie, je crains une terrible nouvelle. Le genre funeste, qui jetterait un voile sinistre sur le monde. A mes yeux et ceux de ma famille, tout du moins. Car je doute que le pèlerin moyen en ait quoique ce soit à faire de la vie ou de la mort d'un Chercheur de la Vérité inconnu au bataillon.
Alors lorsque nous avons "ramassé" et rapatrié Armand dans un état plus qu'alarmant à Lydes... J'ai bien cru que mon coeur allait s'arrêter de battre. A le voir ainsi, pratiquement aux portes de la mort, j'ai eu la sensation pendant quelques instants que le sol se dérobait sous mes pieds. En Orlaïs, j'ai un contrôle sur presque tout. Des yeux et des oreilles partout, ou presque. Il n'y a pas grand chose que je ne puisse pas voir venir, que je ne puisse pas contrer ou retourner à mon avantage. Ici, je suis dans mon élément, et je veille à la sécurité. Mais Armand, tout comme Alaric, m'échappent. Ils me glissent entre les doigts malgré tous mes efforts pour tenter de les garder en sûreté, et ce sentiment d'impuissance me ronge un peu plus chaque jour.

Malgré l'arrivée prompte d'Aloïs au château et son indéfectible soutien, impossible de me décrocher du chevet de mon frère. Je tiens à être là, peu importe ce qu'il se passe. Somnolant à moitié sur le matelas, une couverture sur les épaules, c'est le contact léger d'une peau à la rencontre de la mienne qui me fait ouvrir les yeux. Suivi d'une voix que je connais bien, même si quelque peu fatiguée.
Je lève les yeux au ciel, exaspéré, mais affiche malgré tout un sourire soulagé. Cet abruti a bien failli me tuer, donc oui, il y aurait eu des morts, si on prend les choses comme ça. Crétin.

- Ne sois pas si léger à ce sujet aussi tôt, idiot. J'ai bien cru te perdre. grogné-je vaguement en me redressant pour aller déposer un baiser sur son front, songeant qu'il vaut mieux rester tranquille pour le moment. Je le secouerai correctement plus tard, il vient à peine de se réveiller, l'occasion n'est pas la bonne. Aria va bien. Enfin, aussi bien qu'elle peut se porter après avoir reçu une nouvelle pareille. Culpabilise donc de faire angoisser ta famille, tiens.

Je lance un regard en coin soulagé à Aloïs... Quand entre alors Alaric, manifestement perturbé -et comment lui en vouloir- qui se précipite au chevet du benjamin de la fratrie. Revoir Alaric remue un certain nombre de sentiments contradictoires en moi ; c'est cependant une oeillade lourde de sens, de reproches peut-être aussi, que je laisse peser sur lui.
Puis c'est à Aveline de faire son entrée. Aveline tellement accaparée par le fait de revoir Alaric qu'elle ne remarque pas immédiatement que Armand s'est enfin réveillé. Je soupire sèchement, agacé et un rien blessé par tout ce qui se déroule ici. Trop de sentiments qui émergent en même temps. J'ai beau être habitué à tout garder pour moi, soigneusement caché comme derrière les rideaux d'une scène, là j'avoue que ça commence à faire un peu trop. Même pour moi.

Cédant à une soudaine impulsion, je me lève et vais voler un baiser à Aloïs, avant de poser la main sur la poignée de la porte :

- Vous saurez où me trouver, si jamais.

Puis je quitte la pièce, sans même me retourner. Il va me falloir un peu de temps pour digérer tout ça.

.SHADOW

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« I won't let you drown, When the water's pulling you in, I'll keep fighting, I'll keep fighting, The rain's going to follow you wherever you go, The clouds go black and the thunder rolls, And I see lightning, I see lightning, When the World surrounds you, I'll make it go away, Paint the sky with silver lining, I will try to save you, Cover up the grey, With silver lining »

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le Jeu 2 Nov - 23:48

A New Light.
Deux semaines, deux foutues semaines que son petit frère était revenu à Lydes…Oui il devrait être heureux en théorie, petit problème, Armand se trouvait dans le coma suite à des blessures reçues en mission. Ce petit crétin était parti seul dans une mission pour la chantrie, oui le truc qui avait eu à tendance à pourrir un peu leur vie dernièrement.

Ariel n’avait pas quitté Armand depuis son retour, Anthelme lui n’arrivait pas à rester assit sans bouger, il réfléchissait trop et il s’énervait pour rien. C’est pour ça qu’il n’était pas avec Ariel actuellement, et aussi le fait qu’il fallait éviter qu’Arthur ne voie son oncle ainsi. Pour l’instant il se trouvait juste allongé sur son lit, sur le dos, son fils se trouvant avec un précepteur pour le moment. Alors qu’il continuait d’observer le plafond de sa chambre en écoutant la pluie, il sentit d’un seul coup un poids sur son ventre, se redressant il tomba nez-à-nez avec Ester…Le foutu félin de la grand-mère de Lydes. Plissant légèrement les yeux à la vision du chat, il regarda la porte, il y avait un serviteur qui semblait être légèrement en panique de voir le matou sur son seigneur. Soupirant le chevalier lui demanda ce qu’il faisait là, ce dernier lui expliqua  qu’Alaric et Aveline venaient tout juste d’arriver et se trouver avec Armand. Anthelme lui fit signe de le laisser puis attrapa le chat, il irait le rapporter à sa grand-mère avant d’aller voir Armand.
Sur le chemin il tomba sur Ariel, il fut surpris de le voir dans le couloir et pas avec les autres. Il s’approcha de lui, le chat toujours dans les bras.

-Ariel, est-ce que ça va ? T’a vraiment une sale tête, tu devrais aller te reposer.

‘Te repose seul’ il faillit ajouter mais il se retint, ce n’était franchement pas le moment, Ariel n’avait vraiment pas besoin que son petit frère l’emmerde. Après avoir eu une réponse de son frère, il se dirigea directement dans la chambre d’Armand au lieu de passer chez la mamie. Le petit dernier était réveillé, il devait au moins le saluer.
A son tour il entra dans la chambre d’Armand, dos à lui il y avait Alaric et Aveline, passant près de sa petite sœur il l’embrassa sur la joue.

-Content de te voir ici malgré les circonstances.

Cependant il ignora pour l’instant son grand-frère, se dirigeant à côté du lit du petit dernier. Il le regarda, fronçant légèrement les sourcils puis sans rien dire il lâcha Ester sur le visage de son frère.

-Il voulait voir si t’étais encore vivant ou pas.Il se contenta d’aller s’asseoir ensuite, jetant un regard noir à Alois au passage, il lui en voulait d’être là, au milieu de la fratrie. Une fois assit il regarda Alaric.Tient un autre revenant est parmi nous. Enfin je ne sais pas, t’a failli mourir toi aussi ou pas ? Vu qu’on est vachement au courant de ce qu’il se passe avec tes ‘nombreuses’ lettres.

Oui Anthelme était clairement en colère envers ses deux frères qui ne donnaient un signe de vie une fois tous les trente-six du mois…En gros jamais, ils n’avaient aucune idée à quel point ça pouvait pourrir la vie de ceux qui étaient derrière à se demandaient si la fratrie était encore complète ou pas.

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le Sam 4 Nov - 1:45




De Lydes & guests
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Aloïs était revenu à Lydes dès qu’il avait reçu la lettre d’Ariel l’avertissant du rapatriement du corps d’Armand dans le coma. Enfin… Il était parti près avoir fait un crochet par la chambre d’Aria pour lui annoncer la funeste nouvelle : crochet écourté par les humeurs de la demoiselle, qui l’avaient d’ailleurs tourmenté pendant tout le trajet, s’estompant au fur et à mesure qu’il se rapprochait du château à présent si familier. Soutenir son amant et veiller son ami était devenu ses deux activités principales, avec le fol espoir de voir Armand se réveiller. Si bien qu’à un moment, ce n’est plus uniquement le Chercheur qu’il veille, mais les deux frères de Lydes, l’aîné tenant à être aux côtés de son cadet en tout temps. Conscient de n’être que peu utile, Aloïs s’était mis à les servir, à son échelle, comme il le pouvait. Un peu plus tôt, il avait déposé tendrement une couverture sur les épaules de son compagnon assoupi. Après un long regard mélancolique à Armand, le Martell était retourné s’asseoir dans un fauteuil non loin, occupant ses mains et son esprit à des travaux de couture pour tuer le temps.

Pourtant, aujourd’hui, le miracle opère. C’est la voix, faiblarde, de son ami, qui fait sursauter le Templier ; mais il lui faut néanmoins attendre la réponse d’Ariel pour être certain de n’avoir pas rêvé. Doucement, Aloïs pose ses affaires sur le dossier pour se rapprocher des frères, souriant au regard soulagé que lui lança rapidement Ariel. Il glisse une main sur la nuque de ce dernier, amoureusement, en souriant à Armand.

« Bon retour parmi nous. »

Plus indulgent, moins acéré qu’Ariel dans ses propos – humour ou pas – mais il ne se le serait pas permis. Le soulagement, au fond de son regard, était réel, puissant, et se passait de mots. Aloïs aurait eu toute la peine du monde à exécuter les volontés d’Armand s’il avait péri : il l’aurait certes fait, mais avec grandes difficultés. Il se retint également de lui annoncer que sa jumelle était en colère ; Armand venait juste de se réveiller, il fallait lui laisser un peu de temps. Pourtant, son empressement à savoir si Lachlan était toujours au cercle l’étonna… Et le doute s’empara de lui. Le meurtre de Dyname, intimement lié au Valerius. Ses correspondances avec Branwen. Et maintenant Armand… Ses doigts se crispèrent légèrement contre l’épaule d’Ariel, et il enleva sa main pour croiser les bras :

« Cela fait un petit moment qu’on ne l’a pas vu au Cercle, de ce que je sais. Est-ce que c’est… »

Le « lui ? » resta bloqué dans sa gorge, mais son regard était assez éloquent. L’arrivée d’Alaric, puis d’Aveline, le coupa dans son élan, et il recula de deux pas, par réflexe, pour leur laisser la place, rendant son salut au Garde : voilà bien longtemps qu’Aloïs n’avait pas eu l’occasion de voir le pauvre veuf. S’il s’attendait à ce soulagement, à ce regroupement familial, voire à une effusion d’affection entre de Lydes, il ne s’était certes pas attendu à ce qu’Ariel se lève soudainement de son siège et lui vole un baiser avant de – tout simplement – se retirer. Une inquiétude en remplaçant une autre – était-il à ce point fatigué ? Se sentait-il mal ? – il se retint de ne pas lui courir après. Du moins, jusqu’à ce qu’Anthelme arrive : outre son comportement qui ne plut pas spécialement à Aloïs, le regard noir qui lui était destiné ne lui échappa pas. Le message était clair.

« Je vais adresser un courrier urgent au Cercle, à propos de Lachlan Valerius. Je reviendrai rapidement. » promit-il, avant de ne pas pouvoir s’empêcher d’ajouter, en appuyant légèrement sur ses mots comme pour provoquer Anthelme : « Avec Ariel. »

Du moins, l’espérait-il, mais l’occasion était trop belle pour la manquer. S’approchant du lit, il attrapa doucement la main de son ami pour la serrer entre ses doigts avec un sourire sincère, et un air toujours aussi soulagé. Puis le Templier salua tous les de Lydes présent, et sorti de la pièce pour rejoindre son amant, s’enquérir de son humeur, et écrire la missive.


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le Ven 10 Nov - 13:11




Jeunes & Vieille de Lydes & cie
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Il y avait des choses dans la vie qui semblaient inadmissibles. Et parfois, certaine plus que d'autre, sans ordre réellement logique. Que l'aîné et l'héritier de la famille ait mis enceinte une femme hors mariage voilà quelques mois, et qu'en fait il préfère se... Enfin bref : c'était inadmissible. Que ce très cher Anthelme aille roule dans l'herbe loin de sa vue (plus aussi acérée qu'avant) avec elle ne savait quel poltron (enfin, peut-être qu'elle avait bien un doute) ? C'était inadmissible. Surtout lorsqu'elle était mécontente. Mais savez-vous, cher lecteurs avides et impatients, ce qui est encore plus inadmissible que tout ça ? Que personne ne soit venu lui dire que son petit-fils, le dernier, venait d'ouvrir un œil et les lèvres. Et que son chat n'était plus porté disparu au sein du château.

C'est donc sans avoir totalement terminé de se refaire une beauté qu'elle était partie d'un air déterminée pour affronter la distance qui séparait sa chambre de celle d'Armand, comme si elle allait rouler sur une armée comprenant les forces militaires tévintides et féreldiennes réunies. Et elle roulait dessus. Le domestique venu lui apporter l'apparente bonne nouvelle avait rapidement déguerpie, et sa femme de chambre n'avait pas eu le temps de terminer sa coiffure. Son chignon n'était pas parfait mais, du reste, elle était présentable... Si on omettait le fait que l'expression d'agacement collé à son visage le rendait encore plus ridé (et passablement terrifiant) qu'à son habitude. Elle lança un regard plein d'une médisance qui ne lui était (cette fois) pas adressé au couturier et camarade d'Armand qui sortait de la pièce, et allait se faire la réflexion que cela était bien étrange. Jusqu'à se rendre compte qu'Ariel était absent - ou venait de l'être car il était bel et bien resté au chevet de son cadet bien plus qu'à son tour. Quelle déception, pour autant, que pas même lui ayant pourtant quitté la pièce ne soit pas venu lui annoncer la nouvelle ! On ne pouvait donc plus compter sur sa famille ? Si en sortant d'ici elle le trouvait à s'amuser avec son gueux, ils allaient avoir mal aux fesses, et certainement pas pour une raison qui commence par un "p" et qui aurait été trop plaisante (et qui ne la concernait en rien), mais pour une raison beaucoup plus concrète qu'elle appelait "martinet". Tous les deux.

La "vénérable" Dame de Lydes s'adoucit cependant en voyant Armand, bel est bien éveillé. Certes pas au meilleur de sa forme, mais en vie. C'était tout ce qui comptait à présent (ça et que son chat était bel et bien ici, et qu'il venait apparemment de relever ses fesses poilues -mais terriblement douces- du visage d'Armand pour se caler sur ses jambes). En colère contre quasiment tout le monde sauf le survivant, qui était bien le seul à avoir une bonne et véritable excuse pour ne pas être venue la chercher, elle redressa la tête avec cet air un peu snob et avança directement jusqu'à un fauteuil tout prêt du lit d'Armand, certainement celui occupé jusqu'alors par Ariel. Oh, elle avait bien vu que sa chère Aveline était ici, que même Alaric avait fait le déplacement (elle espérait d'ailleurs qu'il avait pensé à lui rapporter "sa dentelle"), et que certainement Anthelme qui avait ramené Ester ici, mais elle s'occuperait d'eux après. Quand elle ne serait plus fâchée qu'ils ne soient pas venu la prévenir, et qu'elle ne risquait pas de lâcher quelques paroles acérées. Elle ne voulait pas refroidir l'atmosphère alors qu'Armand retrouvait enfin des couleurs, aussi se contenta-t-elle d'arranger futilement les plis de sa robes, avant d'adresser un sourire au cadet de Lydes :

« Bon retour parmi les vivants, Armand. Tu n'as pas le droit de partir avant moi, de toutes manières, sinon je serais venu te botter les fesses jusque dans l'Immatériel. » si son ton restait on ne peut plus sérieux, son regard s'adoucie quelques peu, dévoilant une Amaranthe douce, aimante, inquiète et même attentive comme on avait rarement l'habitude de la voir. « Tu veux boire, ou tu as faim, peut-être ? Est-ce qu'à défaut de m'avoir prévenu quelqu'un ici à pensé à te demander si tu avais besoin de quelques choses ? » et elle se tourna enfin vers ses autres petits-enfants pour leur lancer un regard accusateur. Mais bien moins en colère que lorsqu'elle était entrée.

HRP.
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le Lun 27 Nov - 9:12


a new light  


Le tout allait bien trop vite pour une personne dans l'état d'Armand, entre les arrivées surprises et les départs, il avait bien du mal à suivre. Toutefois quand Ariel se leva pour partir, pour une raison que la douleur faisait s'échapper à Armand, ce dernier essaya de se redresser pour l'empêcher de partir ou le suivre, mais cela lui fit bien trop mal, lui tirant une grimace et un cri qu'il retint pour ne pas inquiéter les autres, mais il retomba sur le lit. Il prit les mains des personnes les plus proches dans les siennes et les embrassa. Cela faisait quand même du bien d'être de retour à Lydes. Le regard entendu avec Aloïs faisait bouillir quelque chose en lui, il fallait qu'il reprenne toute son enquête mais il ne pouvait pas, pas avec la moitié de Lydes le surveillant. "Alaric, Aveline, vous êtes venus...Ca fait longtemps" décidément il fallait qu'il frôle la mort pour réunir toute sa famille "comment allez-vous ?" il esquivait les questions sur son propre état. Pas besoin de mot pour voir qu'il était dans la souffrance mais faisait de son mieux pour le dissimuler.

Anthelme arriva à son tour, bien à sa manièr
e "Anthy, ne commence pas je t'en prie" lâcha Armand en roulant des yeux "mais ça fait plaisir de voir que tu reste fidèle à toi-même." Il aurait tout donné pour voir Aria, surtout après les paroles prononcées à son sujet "Aveline, le temps que je puisse voyager à Val Royaux, pourrais-tu aller voir Aria pour moi et lui dire que je suis désolé ?" demanda-t-il d'une voix qui se faisait un peu faible. Puis avant la suite il fut ensevelie par les questions de sa grand-mère "Grand-Maman je n'ai besoin de rien d'autre que vous vous fassiez moins de soucis, vos petits enfants sont solides, ne vous inquiétez pas." lui dit-il avant de lui serrer la main avec un sourire.

Il observa cette famille dispersée dans la pièce et eut un pincement au coeur.
'Je suppose que je vous dois à tous des excuses pour l'inquiétude que je vous ai causé, et de ne rien pouvoir dire à ce sujet." Il avait manqué de prudence, clairement, mais au moins, se sachant perdant il avait fait en sorte de s'en sortir en vie, même si c'était de peu. "Ce n'est pas comme le Noble Jeu, les enjeux sont...." il eut un soupir, il ne pouvait rien dire. Puis il eu un doute; certains venaient de loin, très loin et il lui semblait avoir dormi pour toute une vie "combien de temps suis-je resté endormit ?" personne ne lui avait dit, mais cela devait au moins dépasser une semaine..."que s'est-il passé pendant mon absence ? Aurait-je manqué le début de l'Enclin ou un faux pas vestimentaire de l'Impératrice ?" il essayait de rassurer, de remonter le moral de la chambre, mais ça allait être bien compliqué, malgré tout.




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le Mer 13 Déc - 17:32

Je m'y attendais, je ne peux pas prétendre le contraire. Je m'attendais à l’œillade lourde de sens d'Ariel, que je n'ose prendre dans mes bras, je m'attendais à en avoir le cœur tout retourné, à me sentir honteux quant aux peu de nouvelles offertes à ma famille. Ils s'inquiétaient pour moi. Je suis légèrement déstabilisé quand Aveline, arrivée juste après moi, m'enlace en affichant un sourire que je lui rends légèrement, même s'il est triste. Mais je sens toujours le regard de Ariel qui s'évapore finalement de la pièce, bientôt suivi d'Aloïs, et j'ai l'impression d'être le responsable ; il m'en veut forcément. Ma gorge se noue automatiquement, je crains maintenant que d'autres reproches n'arrivent, surtout quand c'est au tour d'Anthelme de débarquer. Je suis complètement ignoré, je le mérite, je ne bronche pas mais je commence à me sentir de trop. J'aurais presque envie de prendre l'air moi aussi, de m'éclipser à l'extérieur, si je n'étais pas curieux d'en apprendre plus sur l'état de mon cadet. Armand n'est pas passé entre la vie et la mort par la faute de pas de chance ; je soupçonne que le Lachlan Valerius plus tôt évoqué dans la conversation n'y est pas étranger. Néanmoins je suis tiré de mes songes ainsi que de mon mutisme par Anthelme qui... n'a pas changé. Je baisse naturellement les yeux. Le pire dans tout ça, c'est qu'il n'a pas si tord que ça... Je suis réellement passé à côté de la mort, mais je le garde pour moi. « Je... » Je commence, sans parvenir à enchaîner sur des excuses qui je le sais, ne seront pas valables, tout du moins pas pour tous présents dans cette chambre ; comme Anthy. Mais je m'en veux, cela se ressent dans ma voix et mon expression.

De nouveau l'inquiétude redore mon faciès, parmi mes autres ressentis, quand mon regard se pose sur Armand alité. Puis arrive notre très chère grand-mère ce qui me rappelle son dernier courrier au contenu plutôt... spécial. Une erreur que je ne suis pas prêt d'oublier, rien que de penser à cette fameuse "dentelle" me gêne ; j'étais d'ailleurs censé lui rapporter et m'en débarrasser au plus vite mais je l'ai malheureusement oublié dans la précipitation. J'aurais bien une autre occasion. Avec toute cette agitation je réalise que je suis le plus à l'écart dans un coin de la pièce, comme si j'étais puni, ou plutôt comme si je m'étais puni de mon seul chef. J'écoute les paroles de tout le monde, surtout d'Armand qui n'est pas en mesure de nous apprendre plus mais qui s'excuse tout autant. Je dois également des excuses à la famille, qu'elles soient acceptées ou non, même si là n'est sûrement pas le moment adéquat ; l'attention est sur mon cadet. Il s'essaye à une pointe d'humour je le sens, vers la fin, malgré l'humeur générale qui n'y est pas. En parlant d'enclin... « Presque, Armand, presque. Au moins tu seras en sécurité ici, à Lydes, le temps de ta convalescence. » En un sens je suis soulagé, il sera forcément obligé de rester ici et avec un peu de chance l'enclin sera terminé une fois rétabli, même si mon cadet n'est pas du genre à tenir en place. Quand enfin je sens que c'est le moment je me décide à présenter mes propres excuses. « Vous tous... Je suis désolé. Je n'aurais pas dû faire le mort aussi longtemps. » Œillade à tout le monde, surtout Anthelme, je me demande si j'aurais encore le droit à une spéculation. Je devrais aller voir Ariel, aussi, mais une petite voix me siffle que ce n'est pas encore le bon moment, je risquerais de me prendre bon nombre de reproches à la figure et Aloïs s'occupe sans doute de lui. Alors je reste ici, me rapprochant au chevet d'Armand ainsi que du reste de la famille présente ; je les ai presque tous revus. Il manque Aria évidemment, et Père, encore.

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