TREMOR ON MY HEAVEN SON ⌁ YSERN

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le Mar 10 Oct - 22:20


ysern sowen
HOW WILD IT WAS, TO LET IT BE. ▲ CHERYL STRAYED

keepers of the lost lore
nom complet ▲ Sowen ; clan du Sud-Ouest de Ferelden, clan secret et caché dans les doigts de Dirthamen. Les montagnes sont leurs mères, le soleil d'Elgar'nan réchauffe la peau frissonnante du peuple perdu. Le clan reste en autarcie, loin des humains qui leur veulent du mal, mais restent pacifistes du mieux qu'ils le peuvent. prénoms ▲ Ysern ; fille du sorcier, de sa signification. Le grincement des lourdes branches d'un grand arbre dans sa sonorité. surnomsHearthfire. Certaines âmes égarées la croient esprit du foyer, soignant leurs blessures de vagabonds avec onguents et pommades, nourrissant et réchauffant avec le feu de bois. Une couchette pour la nuit, une oreille pour écouter, puis elle leur demande pourrais-tu m'aider à chercher du bois pendant que je chasse ? Au retour, disparue sans laisser de traces. Les rumeurs courent. Elle est surnommée Mamae ou la Nymphe, à la Garde. Et plus récemment par certains taquineurs Nichons. âge ▲ vingt-quatre ans. lieu de naissance ▲ dans la forêt de brecilian, tout près de la tundra où vivent les sorcières. race ▲dalatienne, fière. elle pourrait être archiviste tant la connaissance du passé lui tient, et son respect de tout ce qu'il y avait avant ; mais, magie requise, elle se contente d'être une curieuse. Profonde ouverture par rapport aux autres cultures, ses questions sur le mode de vie de chacun sont courantes, et presque toujours suivies d'une acceptation que rares associent à son peuple. C'est une idéaliste, qui croit que tous devraient se tenir par la main comme les frères et sœurs d'un clan ; croyance rudement mise à l'épreuve depuis son arrivée dans le vrai monde, brise son cœur et la frustration monte. Univers d'égocentriques et d'opportunistes, amertume sur ses lèvres bleuies par l'Engeance.statut civil ▲ Était mariée, avant que la mort ne s'abatte sur les Sowen. La malédiction court, mais elle se permet de collectionner les amours sur la route et les voyages, avant de les briser avant que le lait ne tourne. On serait mieux d'arrêter ici et de garder un bon souvenir. Comme d'habitude, elle disparaît, laisse un sourire triste là où elle est passée puis reprend le chemin pour un nouveau tome dans la Saga. orientation sexuelle ▲ Plus attirée par les hommes que par les femmes, la vie est toutefois trop unique et complexe pour être limitée par des définitions. C'est une amoureuse de l'amour, dont la Corruption est devenue en quelque sorte le catalyste. Avant, elle pensait qu'il lui fallait absolument un mari pour construire la famille dont elle rêvait. Désormais, elle sait que la famille se construit parfois de façon surprenante, et que seule elle peut décider de sa composition. occupation ▲ Garde simple, depuis deux mois. Avant, chasseresse et guérisseuse, apprentie officielle du Maître-Artisan Sowen. Dans un petit clan, il n'est pas rare de cumuler les rôles pour aider le mieux possible. faction ▲ Garde des Ombres, jusqu'à la toute fin. Les politiques l'énervent, elle méprise les jeux de pouvoirs et ceux qui se permettre de manigancer avec l'Ordre comme s'ils étaient des marionnettes ; Ysern prend un malin plaisir à leur rappeler que leur survie dépend entièrement de la Garde. Système immunitaire de Thedas, les transformer en cancer qui se retourne contre le continent n'est pas l'idée la plus sage. Ysern a déjà eu des problèmes avec ses supérieurs pour avoir montré de l'irrévérence envers les têtes dirigeantes ; ce qui surprend certains Gardes, on s'attend plutôt à la douceur éternelle de la part de la jeune elfe.  compétences et armes ▲ Ysern est souvent aperçue avec un arc, arc taillé avec son ancien Maître pendant deux longues années et l'un des rares objets très importants pour elle (le matérialisme étant un concept étrange à ses oreilles dalatiennes). Sur ses ailes, les gravures décorent le bois peint et racontent ses histoires favorites tout comme celles qu'elle aura vécu. Mais Ysern ne se sert de son arc que pour chasser, rapide prière à Andruil et murmure dans la nuit, sans plus. Rarement utilisé dans l'art de la guerre (même si, évidemment, certains adversaires trop distants se retrouvent transpercés de flèches), Ysern est beaucoup plus connue pour son dal'thanu et son dar'misaan (respectivement une hache de guerre et épée elfiques). Son dal'thanu est d'ailleurs lui-même particulier aux clans dalatiens des montagnes, forme adaptée pour agir comme piolet et ainsi faciliter le déplacement en terrain accidenté des chasseurs. Gracieuse dans la danse de la mort, habitée d'une rage sauvage, rapide et brutale ; Ysern la guerrière est une tout autre personne qu'Ysern l'artisane. Des chants barbares et gutturaux servant à terroriser l'ennemi et galvaniser ses troupes, cris de mort envoyés à Falon'Din. Mais Ysern brille aussi dans les arts plus doux, favorise la guérison de maladies et confections de remèdes. Ysern, c'est celle qui préparera la soupe pour ses compagnons atteints d'une mauvaise grippe et qui chantonnera des légendes pour les rassurer. Ysern c'est celle qui raccommodera les armures déchirées et s'assurera que personne n'oublie rien avant de partir en mission. Ysern c'est la petite mamae de la Garde, ourse sur le champ de bataille pour quiconque menacerait ses petits. Attitude ancrée dans ses deuils horribles qui l'ont menée à faire un rare pacte avec un esprit peu avant son intégration à la Garde. Nommés guerriers spirituels, ces gens consentent de laisser un bref aperçu du monde physique en échange de capacités quasi-magiques comme celle (presque uniquement d'ailleurs) de se déphaser et d'accroître sa vitesse à partir de l'Immatériel. Ysern n'en est encore qu'au stade embryonnaire, devant laisser à son esprit le temps de bien s'installer. Esprit qui lui apparaît d'ailleurs sous les traits de Falon'Din (et de ses êtres chers disparus), poussé à protéger le concept du foyer familial de l'Enclin. croyances ▲ Gardienne des anciennes traditions, admiratrice des mythes elfiques sur les dieux et le Loup qui les sépara du monde. Sur son front réside la flamme de la Gardienne du Foyer ; les marques de Sylaise sont ses Vallaslin, et la flamme de la maisonnée sa déesse tutélaire. groupe ▲ Garde des Ombres avatar ▲ Kathryn Prescott Argh  Argh  Argh  Argh  
✎ WALKERS OF THE LONELY PATH
1. Cheveux châtains, yeux bruns, peau cadavérique depuis la Cérémonie et la mort effleurée. Elle est loin d'être la plus belle, mais ses joues rondes et son sourire enfantin créent une chaleur confortable. Pourtant elle est jolie, tout en touchers délicats et chansons fredonnées. Sauf quand la guerre l'appelle, là dans ces moments la douce se baigne dans le sang des fleurs, rouge braise est teinte sa crinière. //

2. Un finfinot a commencé à la surnommer "nichons" à la Garde, son incompréhension par rapport à la pudeur et liée au choc culturel donnant à Ysern la tendance à rester nus-pieds dans des situations inopportunes, et surtout à se baigner toute nue dans le lac peu importe le nombre de témoins. Ça la fait rire, et elle accepte le surnom avec humour, et n'a toujours pas changé son mode de vie. Rien de mieux qu'une brise sur la peau nue et trempée après un bain, non ? C'est devenu un running-gag. //

3. L'ambition n'a jamais effleuré l'esprit de la jeune femme. Elle s'imaginait un futur tranquille avec son clan, rêvant d'enfants et d'un aravel douillet. Elle a aidé d'autres femmes à accoucher, a reçu les remerciements émotifs de confrères dont elle avait sauvé les amours de la Peste. Puis la Peste est allée trop loin. //

4. Son père était l'ancien Archiviste, mort d'un conflit avec des Templiers, après que ceux-ci ne découvrent qu'il avait un Troisième, et même un Quatrième apprenti. Le clan Sowen s'est souvenu de ce jour avec beaucoup d'amertume et de méfiance. //

5. Cet événement a plongé Ysern dans une période difficile. Elle est devenue impulsive, éméchée, portée à des actes de débauche et d'auto-destruction dans les villages avoisinant. Si ce n'était de ses proches, elle serait probablement morte aujourd'hui. //

6. Une nuit, elle a rêvé à la Cité Noire et les mages de Tevinter qui ont déclenché les Enclins. La Peste est arrivée le lendemain, décimant la population du clan Sowen un par un. Ysern s'est tuée à la tâche, littéralement ; prenant son rêve comme un avertissement non respecté, elle a aidé à soigner les malades jusqu'à s'infecter elle-même. Son mari, Alaslen, en est finalement mort. Nommé pour Enfant-Terreux, il venait des ghettos dans les cités et était l'un des plus fervents adorateurs de la vie sauvage. Il manqua à beaucoup, et Ysern ne l'oubliera jamais vraiment. //

7. La jeune elfe, persuadée malgré les dires de l'Archiviste qu'il y avait anguille sous roche, a rassemblé ses armes à la recherche d'une solution. La découverte d'une Abomination de Faim dans une caverne, protégé de plusieurs morts-vivants relevés par magie noire, n'attendit que quelques jours. Aveuglée par une rage rare, la malade les massacra un par un. //

8. On la recruta chez la Garde peu de temps après, les rumeurs d'une veuve guerrière ayant réussi à s'échapper du clan. Cet acte la sauva de justesse d'une mort certaine, galvanisée par sa résistance à la Corruption. La Peste, d'ailleurs disparut après quelques semaines, sauvant sa mère et quelques uns de ses plus proches amis ; mais Ysern ne compte jamais revenir. Elle a accueilli son recrutement comme la mort de son ancienne vie, et sa nouvelle naissance. Elle est redevenue la douce Ysern d'autrefois. //

9. Encore aujourd'hui, elle s'interroge sur ce qui s'est passé à l'époque. Qu'est-ce qui lui a permis de rêver à la Peste, d'une façon métaphorique ? Si elle était vraiment dans l'Au-Delà pendant son rêve, était-ce un message sadique de l'Abomination ? Si ce l'était, pouvait-il savoir qu'elle allait devenir Garde, et user de ce message comme insulte ? Mais comment ? Ou alors, la Peste était-elle un message spirituel ? N'était-ce qu'un malheureux concours de circonstances ? Et si ça n'était rien de tout ça... qui avait envoyé ce message ? //

10. Elle garde le secret sur son enfant mort dans son ventre à cause de la Peste. Ça l'a détruite, encore plus maintenant qu'elle est infertile. Mais sa famille restera la même ; Alaslen, ce bébé, et l'ancienne Ysern morte avec eux. Sa nouvelle vie consiste à se construire une nouvelle famille, une nouvelle maison, mais d'une façon moins conventionnelle. //

11. Malgré ses tendances douces, sensibles et idéalistes, Ysern n'a rien d'une pelleteuse de nuages. Elle façonne des cadeaux pour ses amis à partir de rien, mais reste l'une des Gardes les plus terre-à-terre et ne tolère pas de jeux de manipulation. Directe, franche, inébranlable. Elle reste malgré tout triste, et réfractaire au changement trop brusque. Même si ses rêves sont morts, heureusement, une vieille dame lui a appris qu'il lui revenait à elle seule de faire de son nouveau monde brutal un havre de paix. Ysern est triste, mais pleine d'espoir. //

12. Fleurs dans les cheveux, plumes sur le costume. Habits modestes et chauds, teintes de bruns, de vert, de bleu (un peu de rouge, si c'est la bataille). Ysern croit que la première maison de chacun, c'est son corps, avec ses règles et sa décoration. On le croirait peu, avec son uniforme de garde agencé au style sauvage des dalatiens, mais elle s'intéresse beaucoup à la mode. En tant qu'ancienne apprentie du Maître-Artisan, la couture la fascine et elle est toujours curieuse de savoir comment les gens se présentent au monde ; vision qui lui permet souvent de reconnaître l'identité d'une personne aux premiers coups d'oeil. Personne n'est totalement vide de détails... sauf les mauvais espions. //

13. Fervente de sa culture elvhen, Ysern croit cependant à toutes les divinités, d'une certaine façon. Elle éprouve tout autant de curiosité devant le mystique de chaque peuple, buvant les histoires des Avaars sur la Dame du Ciel et penchant toujours la tête, yeux clos, lors d'une prière à Andraste dont elle ne reniera jamais la bénédiction. Elle est sur la terre de cette nouvelle déesse, et c'est en respectant ses valeurs qu'elle en évitera les foudres ; même si elle demeure très gauche devant les membres de la Chantrie et offre toujours son coeur aux siens. Si l'on tente de la faire suivre les lignes d'une autre croyance, elle ne répondra pas le Créateur n'existe pas, mais plutôt Il n'est pas mon dieu, Il est le vôtre. //


14. Sa légende préférée, c'est celle d'Aveline la femme-Chevalier d'Orlais. //

15. Passe-Muraille. Après son combat contre l'Abomination, quelque chose a vraiment changé. En elle, son corps se ressent différemment, plus froid et léger qu'autrefois. Elle dit qu'elle est morte à cet endroit, mais la réalité est qu'elle a vraiment été morte (ou du moins, très près de la mort) à cet endroit. Quand elle tente de se souvenir de ce qui l'a poussée à se relever, ce sont les bribes d'une conversation oubliée qui lui reviennent. Elle ne veut pas se souvenir, au fond, et elle serait bien sans le faire ; mais parfois, Ysern semble se flouer, échappe des objets tenus fermement en main. Comme s'ils lui passaient au travers. Comme si une forme de magie s'était réveillée en elle. Comme si elle était désormais un fantôme. Un pas toujours coincé dans l'Immatériel. //
✎ INTERROGATOIRE
Que penses-tu de la magie en règle générale ? ▲ Je rêve de marcher par-delà le Voile et admirer les souvenirs de combattants passés. Je souhaiterait chanter avec les arbres et courir dans des ruisseaux depuis longtemps taris. Les mages me fascinent et je les considère chanceux, et comme chaque don celui-ci a un prix. La magie se meurt chez mon peuple, et je ne peux que compatir avec les créatures dans les derniers souffles de leur existence. Mais la violence, la colère, tout ça n'amène que plus de noirceur pour une destinée qu'ils n'auraient pas dû choisir. Je ne suis pas admirative des conflits, mon esprit saigne à chaque vie arrachée ; pourquoi choisir une telle voie ? Pourquoi endosser un rôle qui ne devrait pas avoir lieu ? Bien sûr, je comprends les circonstances. Je ne peux rien dire. Faute de pouvoir approuver, j'accepte en silence les combats d'autrui, fantôme détaché devant les injustices qui oppressent un peuple. Je serai une alliée, mais pas une soeur d'armes. Le mépris entache mes paroles quand une joute verbale s'enclenche avec un Templier. Mais la magie du sang, elle, est de trop. Personne ne devrait contrôler les pensées d'autrui. Personne ne devrait avoir à faire ça. Mais si c'est la voie choisie, assume-le. Ne revêt pas le visage d'une victime. Revendique ton erreur comme un sacrifice nécessaire. Parce qu'en guerre, tout ce qui est nécessaire est permis.

Crains-tu une nouvelle guerre ou l'enclin installé après tant d'années de tranquillité ? ▲ Je suis sur une montagne, perchée dans la neige devant l'immensité muette, vigilante. Les murmures de la forêt derrière promettent une chanson, chanson chanson chanson chanson chanson chanson. Jamais je ne baisserai ma perception, mon œil de chasseresse non perdu après tant de jours. La guerre entre pays me désintéresse, mais sa présence a été trop souvent un obstacle ridicule au combat de mes frères et sœurs. Mais l'Enclin, ça, on ne peut pas prévoir son arrivée. S'il se déclare au moment de la découverte d'un Ancien Dieu - Razikale, dragon des Mystères, cette fois-ci -, un Enclin peut avoir lieu quelques jours après le dernier. On ne peut jamais savoir. Peut-être dans mille ans. Peut-être demain. Je le crains parce que c'est mon devoir, et ma responsabilité. Heureusement, celle-ci est partagée.

derrière l'écran
PSEUDOGah PRÉNOM ▲ héloïse Gah ÂGE ▲ finalement j'les ai eus, les vingt-et-un ans Judge you PRÉSENCE ▲ slt COMMENT ES-TU ARRIVE ICI ?Russe CE QUE TU PENSES DU FORUM ?Gah TU JOUES UN PV, SCÉNARIO, INVENTÉ ? ▲ inventée et reprise ? What a Face AUTRE ▲ là j'ai pas trop le temps, mais je vais reprendre mon ancienne présentation avec deux ou trois modifications Héhé notamment, j'avais parlé avec Fenara de la possibilité de devenir "Spirit Warrior" comme trouvé DA: Awakening, et je pense l'intégrer de suite un minimum avec l'ellipse de deux mois et tout Eyes Mais là j'ai pas trop le temps Hihi Mais ça serait trop bien, une Ysern zombie Arrow Argh DIVERS CRÉDITS ▲ gif de tumblr, image de pinterest Gah



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GENÈSE


De l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu en mourras. | ♃ ♄ ♅ ♆ ♇ | © FRIMELDA

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In Blood and Tears
▲ MESSAGES : 31
▲ OCCUPATION : le dinan'shiral, le chemin pavé vers la mort ; fraîchement garde des ombres confirmée.
▲ COMPÉTENCES ET ARMES : dal'thanu (hachette elfique), dar'misaan (épée elfique) ; médecine tribale ; connexion spirituelle, grande constitution.
▲ LOCALISATION : fort bastel, amaranthine

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le Mar 10 Oct - 22:21


passe-muraille
these quiet hours turn into years ▲ ALLMAN BROWN & LIZ LAWRENCE




in peace, vigilance
Et tous, dans leurs apparats de gloire, subirent une puissante lumière qui mis au monde leurs plus profondes abîmes...

Sueurs froides, nausées, estomac de plomb. Dans la lueur de la Lune, les premières choses que je vois sont les bourdonnements hideux de mouches nécrophages. D'instinct, mes doigts se posent contre mon ventre où Mythal a chuchoté un miracle, et je n'y trouve pas de plaie béante. Le monde ne me crie pas que mon da'len est mort. Le soleil se lève, tranquille, sur la toile de ciel grise entre les contours des hublots de notre aravel. Et le souffle profond à l'odeur rassurante d'Alaslen est toujours régulier. Le curieux rêve n'était que ça ; des échos déplacés de terreurs secrètes. Sûrement même mes propres démons défigurés en étranges contes. Je n'arriverai pas à retrouver le sommeil, j'en suis certaine. Mon coeur bat très vite et hahren Luthriel m'attendra bientôt pour confectionner de nouvelles gamelles. Et avant, je pourrais aller aider Mamé pour les remèdes d'hiver qu'il nous faut préparer avant la chasse de ce soir. Oui, il me faut aider Mamé. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi, mais j'ai l'impression que Dirthamen cache quelque chose et que ce serait manquer de jugement, de laisser les remèdes en plan même d'une journée. J'ai un sentiment désagréable d'urgence. D'angoisse. Je le prends et le retire de mon torse, pour le déposer au creux des nuages qui s'éclairent peu à peu de rayons. Mes yeux se posent sur mes frères et ma soeur les plus proches, tous les quatre emmitouflés dans l'aravel le plus beau des beaux. Et alors que je revêts ma tunique, j'entends la voix fatiguée d'Alaslen croasser une blague. Mon sourire fait apparaître les trous sur mes joues qui deviennent rouge secret (il fait encore trop sombre pour les couleurs) ; retourne au sommeil, ma vhenan.


in war, victory
Je le savais. L'Archiviste avait tort. Je le savais. Je le savais. Je le savais. Je lâche la corde ; friction contre mes doigts frigorifiés, tremblements et dents serrées. La flèche traverse les flocons paresseux et couvre d'un noir sale la neige au sol. Le cadavre tombe. Le mort meurt. Des geais bleus chantent le jour très loin dans le lointain éloigné, mais ici le silence est complet. Rien ne bouge, rien ne fait de bruit et c'est mal. La forêt souffre d'une douleur incompréhensible mais moi, j'ai suivi les signes et par je ne sais quel hasard, mes sens sont devenus plus affûtés que les armes dans mon dos. Tambour de guerre qu'est mon coeur, je passe mon arc par-dessus ma tête, et d'un geste précis vient chercher le bouclier dans mon dos et du même mouvement le dal'thanu retenu à l'intérieur. Les bords acérés du bouclier reflètent la lumière pâle de l'hiver, et le sang, et le sang, et le sang. Le sang va couler. Qu'Elgar'nan me donne sa vengeance, je l'utiliserai avec soin, même si je souhaite surtout sauver ceux qui restent (mais je veux faire mal à cause du mal, aussi, quand même). Un long cri, guttural. Le mien. Je pousse un long cri guttural. Le mien. Et bientôt les râles-grognements-plaintes des morts-vivants m'encerclent parce qu'ils apparaissent en ligne devant la caverne. Je me lance dans la danse, habitée d'une rage que je ne pourrais jamais décrire avec des mots. L'un d'entre eux lève son épée vers moi d'une vivacité imprévue. Sa lame s'entrechoque sur mon bouclier, puis glisse alors que le rebord le tranche en deux. J'ai un corps robuste, même pour une fille vivante ; eux sont mous, pourris, sentent le désespoir d'une violence écœurante. Je n'attends pas que le deuxième se rapproche, saute vers lui de ma rapidité connue puis lui défonce le crâne à coups de hache. Une flèche siffle à mon oreille, y laisse une vive douleur là où elle frôle. La deuxième est bloquée. La guerre est délicieuse. Ils seront huit, en tout, à tenter de me barrer le chemin alors que je me dirige vers la demeure de leur maître et créateur damné par son existence. Damné aussi parce qu'il a fait l'erreur de viser les Sowen, et par conséquent attirer mon courroux qui, je ne sais selon quelle folie, me persuade d'être bientôt satisfait. Quand la caverne est là, devant, je me retourne rapidement pour admirer les dégâts ; mais pas trop longtemps, je sais qu'une courte attention peut être suffisante à l'échec cuisant de ma mission. Parce que je ne suis plus une fille, je suis devenue l'incarnation de la justice qui doit servir le clan Sowen et tous mes coeurs qui sont morts de la Peste. La forêt toute blanche est devenue une croûte, un hématome noirci dégueulasse de tripes et de membres. Sourire furtif. La danse continue, et en rythme avec la musique du massacre, je pénètre la caverne avec la douceur d'un amant éméché. Et comme je m'y attends, la créature est là, déformée et si laide que j'ai envie de crier et de partir en courant vers je-ne-sais-où. Je ne me souviendrai jamais vraiment du combat ni de la flamme que Sylaise a fait brûler en moi qui me suis toujours dit fille des plantes et du bon temps. Ce que je sais, c'est que ça s'est produit de la même façon que j'ai toujours vécu ma vie, même dans les moments les plus chaotiques ; pas à pas, une étape à la fois. Un coup. Retrait. Discipline hors pair. La pousse vengeresse croît jour après jour. Colère ordonnée canalisée par le combat. J'ai retrouvé mes esprits plusieurs moments plus tard, et quand je regarde mes mains les taches me font vomir. Mais pas vomir du corps, vomir de l'esprit. Je répugne non pas la bataille que j'embrasserai pour toujours très bientôt, plutôt que tout ce qui s'est passé. J'ai gelé quand Alaslen est mort quand je n'étais même pas là. Il est le seul de l'aravel à mourir et pourtant le trou est si grand que je ne pourrai jamais y revenir. J'ai aussi gelé quand ma fleur-de-ventre a recraché un petit corps tout en sangs, disant "non" à mes amours les plus forts pour le futur. Sauf qu'au moment où je vomis de l'esprit, je fonds. Je revois les corps émaciés des victimes de la Peste qui donne une faim insatiable et tue de famine les innocents. Je revois ma vhenan, arraché de ma poitrine pour crever tout maigre dans les bras de nos meilleurs amis. Et je hurle. Je hurle tellement fort qu'il y a un trou dans le ciel maintenant, je crois. Je hurle et pleure et crie et meurs, et me recroqueville comme une crevette dans le sang chaud de l'Abomination et la neige froide. Mon enfant à venir est mort. Alaslen est mort. Et moi... je sais, par la faim qui m'étreint le ventre, les dieux me le promettent. Ils me disent que moi aussi, je suis morte morte morte morte morte MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE MORTE.


in death, sacrifice
Mon corps est froid, détaché de l'existence par particules minuscules et complexes comme les étoiles. Engourdi, il picote au travers de ces astres dont j'apprends l'existence dans ma chair et peut-être celle de tout ce qui vit. Est-ce que c'est ça, mourir ? J'attends l'approche de Falon'Din, son être vaporeux et souriant qui me mènerait à nouveau vers mes ancêtres perdus. Mais ça n'est pas le réconfort de les retrouver que je découvre au creux de mon petit cœur, c'est plutôt un vif effroi glacial. La terreur de disparaître, l'instinct primal de l'existence qui plante ses griffes jusqu'au sang dans mes blessures. Soubresaut, je suffoque de vie. Mes yeux fébriles cherchent des repères dans la caverne des Dorsales de Givres. Ça sent la putréfaction si fort que même couchée sur le dos, faible à en briser, je me sais entourée des cadavres des jadis mort-vivants gardant l'origine de la Peste. Ma tête tombe sur le côté, et j'aurais sursauté si j'en avais eu la force ; le visage déformé du monstre croise mon regard, lambeaux de bouche en perpétuel râle immobile. Nos positions contraires témoignent de nos deux mondes entrechoqués dans la guerre. Le monstre, tel un reflet truqué, est étendu à l'envers de moi et seuls nos yeux sont à la même hauteur. Des yeux morts, terribles échos du visage de mon vhenan alors que son dernier souffle s'échappait. C'est pourtant de la vie qui pulse dans son être écorché. Comme moi, sur le bord du trépas. Et tel un miracle, un doigt qui s'accroche toujours à ce monde. Je n'ai jamais vraiment cru à ce qu'on raconte sur ces situations de demi-vie, à la paix qui viendrait violer les dernières émotions d'un être avant son départ. Pourtant, je n'ai plus de haine. Il y a quelque chose de profondément vulnérable dans les pupilles de l'era'harel, de l'Abomination, et dans le miroir qu'ils forment par rapport à mes propres yeux. Nous sommes tous les deux seuls, et proches de l'oubli. Ma rage n'est qu'un rêve lointain et effacé, parce que ce n'est pas grave à cet instant si nous nous détestons. Ça nous appartient. Nous sommes deux individus contraires, et pourtant intrinsèquement liés. Je lui souris. Ennemis que nous sommes, nous avons la chance inouïe de ne pas être seuls là où tous le sont. C'est lui qui prend la parole d'abord, et je sais que je ne parle pas à l'être de chair mais bien à l'esprit qui est derrière et que j'ai toujours révéré - j'avais juste oublié. Il me chuchote un langage secret que je comprends par mes émotions, par les idées et concepts qui me viennent. D'un lieu si profond et inconnu en moi qu'il ne peut être autre chose que sacré.

Le mal qui se lève dans le ventre de la terre. L'enveloppe charnelle qui était celle du mage déjà parti vers les Abysses, sa terreur en sortant des tunnels impulsivement explorés. Une noirceur, une maladie qui touche le monde lui-même qui le traque. Boum. Boum. Boum. Boum. Tambours de guerre muets en chansons occultées. Le mage, désespéré et sur le point de mourir de faim, se lie avec un esprit dans la douleur de ses besoins primordiaux carencés. L'esprit autrefois appelé d'un autre nom se retrouve tordu et c'est le besoin Vorace qui mutile son identité, tout ça dans la peur d'une contrée malade. Le clan Sowen malencontreusement dans son chemin, victime collatérale d'une autre victime. Le mal est plus grand, plus ancien et plus dangereux. J'arrive devant ce qui est devenu un démon et le libère de ses chaînes au travers du chagrin d'un havre détruit. Je ne comprend pas son véritable nom derrière sa demi-existence, mais la chaleur d'un repas chaud et d'une maisonnée douillette me parvient dans son langage tout en états. "Tu veux que des cendres de ce qui nous lie, de nos refuges, nous nous dressions contre ce qui les détruira tous," je comprends, "là d'où la faute est réellement originaire". Il me répond en comptines de capacités rares et incomprises, à la frontière entre le Par-Delà et le monde Physique. Son visage s'adoucit, ses traits deviennent ceux d'Alaslen, ou des miens... non. Ils sont ceux de mon enfant qui n'a jamais vécu plus qu'une part de vie, habitant de la même limite avec laquelle nous dansons ensemble. Son cri du cœur perce jusque dans le mien, et ce cri je le partage. Éthéré, l'esprit sans nom se colle au mien d'un amour plus fort que n'importe quel amour et résonnent à nouveau dans mon être les mythes de Falon'Din et Dirthamen ; inséparables car ils sont l'âme et le reflet de l'autre. Je pleure de joie, car tout fait tant de sens à présent. Je me sens si petite, humble, de me faire offrir le somptueux cadeau qu'est exister. "Et comme nous sommes tous deux déjà à demi morts," je fredonne, "quel meilleur moment pour devenir un nouveau Tout ?"

La nouvelle Ysern Sowen se traîne jusqu'au debout, non-morte. Prête à marcher aussi loin que Fort Bastel pour embrasser son destin.


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le Mar 10 Oct - 22:25

Copiiiiiiiine ! Coeur Love Om nom nom

Rebienvenue avec Ysern du coup ! Hihi

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"Sweet as sugar, Hard as Ice.
Hurt me once, i'll kill you twice." 
   
crackle bones
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No more chains on me
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▲ COMPÉTENCES ET ARMES : Combattante furtive, je manie deux dagues et un arc court. J'excelle aussi dans l'art de crocheter les serrures et par extension, de dérober toutes sortes d'objets
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le Mar 10 Oct - 22:33

haooon, rebienvenue avec Ysern ! Miam Wah Coeur
bonne chance pour l'écriture de ta fiche !
fatcat Coeur

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Be a dragon.
are you a sheep ? no.



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▲ OCCUPATION : esclave. j'ai fuis pour ma liberté mais je suis tombé sur un magister tévintide qui m'a rattrapé. aujourd'hui, je n'ai d'autre choix que de courber l'échine devant les humains. jadis nero, aujourd'hui marianis.
▲ COMPÉTENCES ET ARMES : je contrôle pour l'instant la magie élémentaire, de création, de soin et des arcanes. je possède également un bâton pour pouvoir contenir mes dons ainsi qu'un couteau à double lame et un arc. sinon, j'ai également des compétences en art, en vol, en charisme et en espionnage.
▲ LOCALISATION : minrathie. plus précisément au sein même de la demeure de ma maîtresse. parfois je quitte cette bâtisse qui me sert de prison pour suivre la jeune femme qui me retient, ou pour surveiller les alentours, de moi-même.

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le Mer 11 Oct - 16:04

J'commence à trouver qu'il y a beaucoup trop de femelles à Fort Bastel
Bienvenue quand même Chou

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i'm not interested in being a pet.
This place i a cage. ▬ All places can potentially hold you without you noticing. Be a free bird,
serve yourself before serving the world. be selfish.
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▲ OCCUPATION : Sillonner Ferelden
▲ COMPÉTENCES ET ARMES : Tu maîtrises le tir à l'arc depuis ta plus tendre enfance. La chasse est la première des compétences que ton faux père t'as appris. Il était important pour lui que tu saches te débrouiller. Il a bien tenté de t'inculquer autre chose, mais le maniement de l'arc te passionnait beaucoup trop pour que tu y portes attention. En rejoignant la garde des ombres, tu as quand même appris autre chose que l'arc. Le combat au corps à corps n'est pas maîtrisé à cent-pour-cent, mais tu sais te défendre d'une épée et d'un bouclier en cas de besoin et si la distance n'est pas possible avec tes ennemis. Tu traînes aussi une petite dague, au cas où. Tu préfères être armé jusqu'aux dents plutôt que pris au dépourvu.
▲ LOCALISATION : Ferelden, Fort Bastel

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le Mer 11 Oct - 16:48

Les filles, c'est bien le seul avantage que je trouve à m'être faite traîner dans ce trou. Bref, rebienvenue, ma soeur !

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L'ENFANCE EST UN COUTEAU
PLANTÉ DANS LA GORGE
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▲ OCCUPATION : Viande fraîche. Fagot de la Garde.
▲ COMPÉTENCES ET ARMES : Maniement des armes de hast - crochetage - furtivité - larcin - dressage
▲ LOCALISATION : Dans un panier à salade.

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le Sam 14 Oct - 5:26

Merci vous autres Hay Lov


Kobain a écrit:J'commence à trouver qu'il y a beaucoup trop de femelles à Fort Bastel
Bienvenue quand même Chou

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▲ OCCUPATION : le dinan'shiral, le chemin pavé vers la mort ; fraîchement garde des ombres confirmée.
▲ COMPÉTENCES ET ARMES : dal'thanu (hachette elfique), dar'misaan (épée elfique) ; médecine tribale ; connexion spirituelle, grande constitution.
▲ LOCALISATION : fort bastel, amaranthine

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le Dim 15 Oct - 12:51




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un, deux trois, validé(e) !

Rebienvenue parmi nous demoiselle Pervers

Félicitations, le monde de Thédas s'offre enfin à toi ! Amuse-toi bien mais n'oublie pas de remplir ton profil si ce n'est déjà fait et d'aller créer ta FICHE DE LIENS. Aussi, n'hésite pas à venir nous faire un petit coucou sur la CHATBOX ainsi qu'à découvrir le forum plus en avant. File sans attendre te recenser juste ici :

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Voici également d'autres liens utiles pour bien débuter ton aventure :

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