❖ Finally I meet you [PV : Armand de Lydes] [FB]

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le Mer 18 Oct - 22:18




Finally I meet you

The taste of love is sweet when hearts like ours meet. I fell for you like a child, oh, but the fire went wild.

    Après des semaines d'attente et d'angoisse, la lettre que j'espérais tant avait fini par arriver à Hautecime. A sa lecture, j'en ai été si soulagée que je n'ai pas pu retenir une petite larme de perler du coin de mes yeux, bien qu'un large sourire devait sans aucun doute illuminer mon visage. J'étais juste si heureuse de savoir Lysandre en vie... Ou plutôt Armand, comme il me le révélait. Evidemment que je soupçonnais un nom de plume ; on ne peut pas être aussi secret sur ses activités et pourtant publier des ouvrages sous son véritable patronyme. Quel manque de logique ce serait. Surtout venant de la part d'un Chercheur de la Vérité. Si j'étais offensée ou contrariée de ce mensonge ? Pas le moins du monde. J'en comprenais la nécessité, même si la société orlésienne restait relativement obscure pour moi.

Toujours est-il que sitôt la lettre relue bien cinq ou six fois pour m'assurer d'avoir compris chaque mot correctement, je n'ai pas hésité l'ombre d'une seconde. Sautant sur mes pieds, j'ai réveillé Pandora qui ronflait dans un coin puis ai saisi mes sacoches de voyage pour y jeter le strict nécessaire, ai revêtu les premiers vêtements de voyage qui me passaient sous la main, et ai couru harnacher ma jument. Une fois Lifa correctement préparée et mon père embrassé à la hâte avec des explications jetées au lance-pierre, j'ai pris la route vers Orlaïs, et Lydes.

Voilà où je suis actuellement, donc, après des jours et des jours de trajet sur les routes. On ne peut pas dire que le passage des Dorsales de Givre ait été un plaisir, avec ces maudites Engeances qui grouillent... Par chance, elles étaient peu nombreuses à mon arrivée dans les montagnes. Une pensée me vient pour les Gardes des Ombres, et ma gorge se serre en pensant qu'à ma prochaine visite à Fort Bastel, certains visages familiers manqueront... Andrasté veille sur eux, si elle le peut.

Pour le moment, je suis quelque peu... Statufiée devant la demeure de Lydes. Le château, même. Dieux... Suis-je bien au bon endroit ? Soudain peu sûre de moi, je me penche légèrement sur ma selle pour glisser à la Mabari sur un ton incertain :

- Tu es bien sûre que le forgeron nous a indiqué cette direction ?

Pandora me lance un regard que je devine blasé, et aboie avant de se lever pour trottiner en tête, de son habituelle démarche assurée. Comme si elle avançait en terrain conquis en permanence. Même si là, le poids des chiots qu'elle porte a tendance à la rendre plus gauche que d'habitude.
Avec un claquement de langue agacé, je talonne ma monture pour la suivre. Quand j'arrive non loin des portes, un homme s'approche et me demande de décliner mon identité et le raison de ma présence ici. Par politesse, je mets le pied à terre avant de lui répondre. Le domestique me demande alors de le suivre, et devant ma mine soucieuse, m'assure que Lifa sera entre d'excellentes mains. Par contre, malgré son air renfrogné à ce sujet, je refuse catégoriquement de me séparer de Pandora. Qui, de toute manière, émet un grondement sourd quand un autre homme fait mine de l'approcher. Je les rassure d'un sourire : elle ne dévorera personne.

Finalement, je suis conduite dans une petite pièce, un salon sans doute réservé aux visites, à en juger par le mobilier. D'ailleurs, j'ai soudainement peur que les pattes couvertes de poussière de la chienne ne fassent hurler les malheureuses femmes de ménage... Oups.
Laissée seule à patienter là, je suis soudainement saisie par une bouffée de stress et ne parviens pas à m'asseoir. Mes doigts triturent nerveusement un pan de ma cape, tandis que je fixe un point flou sur un mur. Et si Armand me trouvait inintéressante ? Si je ne correspondais pas à l'idée qu'il s'était faite de moi ?
Expirant longuement pour me forcer à conserver mon calme, je plonge la main dans l'une des poches de mon vêtement pour en sortir la fleur séchée qu'il m'a fait parvenir dans l'une de ses lettres, et la contemple en priant silencieusement pour que tout se passe bien.

.SHADOW

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le Sam 28 Oct - 13:36


FINALLY I MEET YOU


Cela faisait un peu plus de deux semaines, trois peut-être qu'il était réveillé, et qu'il n'avait le droit de rien faire ou presque. Ah si, on l'avait gracieusement autorisé à aller voir Aria au Cercle afin qu'elle le voit en vie, ce dont elle avait tout les droits du monde, après la situation, et la manière dont elle l'avait apprit. Il y était même allé à plusieurs reprises d'ailleurs. Il profitait du repos imposé pour profiter pleinement de sa soeur jumelle, sans savoir combien de temps cela allait durer. Il avait également fait en sorte que le pardon s'installe entre elle et Aloïs; enfin, il avait fait le nécessaire, ils se débrouilleraient comme les adultes qu'ils étaient pour la suite. Il avait même passé une nuit entière là-bas, imposant grâce à son rôle sa décision, avec sa soeur; ils n'avaient pas dormit, ils avaient rattrapé le temps perdu, parlé de tout et de rien, exposé les douleurs de leur séparation et il lui avait fait la promesse d'essayer de faire des nuits comme ça dès qu'il le pourrait, au moins une fois par mois si c'était possible.
Il lui avait confié, car il refusait de lui cacher plus désormais, que ses mises en danger ne s'arrêteraient pas; il lui avait raconté toute l'histoire, le criminel chez les Templiers, si proche d'elle, et qu'il ne stopperait pas son enquête avant d'avoir mit une fin à cette histoire; avec son caractère, il avait eu le droit à reproches et bouderies, mais il savait que ça cachait de l'inquiétude, et qu'au fond, elle comprenait.


Il avait reçu de la visite aussi, sa famille, ses frères éloignés depuis longtemps, sa soeur si occupée, tous étaient venu à son chevet. Même son père, si il n'avait été présent qu'un après-midi, lui avait demandé si il allait mieux et intimé de faire attention avant de partir. Comme quoi, il fallait qu'un de Lydes meurt pour que toute la famille se retrouve. Ou manque de mourir. Même si, malgré la distance et quelques disputes, l'amour qui les unissaient étaient peut-être un lien assez unique en Thedas. Il avait reçu la visite de Marian Howe également, nouvelle Seigneur-Chercheur, qui étaient restée plusieurs jours, le temps qu'il la mettre au courant de certains dossiers, après le départ à la retraite anticipée de Marius. Elle lui avait fait bonne impression et l'inverse également; de plus, elle l'avait autorisé à poursuivre son enquête, seul si il le désirait, non sans lui rappeler qu'il n'était pas le seul Chercheur disponible. Et enfin, elle lui avait proposé d'être son bras droit; pas dans un sens administratif, elle devrait s'en occuper, en tant que personne à la tête de l'Organisation et après des années après de la Divine précédente, mais sur le terrain. Elle lui avait laissé un peu de temps pour réfléchir, il fallait qu'il y pense mais la proposition, des missions encore plus délicates et secrètes, n'étaient pas pour lui déplaire. Aloïs était venu aussi, et dès qu'Armand avait pu se lever et faire quelques gestes brusques mais douloureux, il avait supplié son ami de l'aider à la rééducation; ils s’entraînaient donc à se battre ensemble dans le secret le plus total; Armand devait regagner en souplesse, c'est ce qui lui avait manqué et ce que sa blessure lui avait prit, si jamais il devait se battre contre Lachlan à nouveau. Car il comptait l'arrêter coûte que coûte; il savait ce qu'il avait fait en apprenant qu'Armand était encore en vie, et même si il fallait aller à l'autre bout de Thedas il irait. Mais pas de suite, il était trop faible encore, même si il continuait son enquête à coup de lettres.

Des lettres d'ailleurs, il en avait écrites beaucoup, à énormément de monde. Il s'ennuyait tellement qu'il avait terminé le brouillon du dernier tome de la Quête qu'il finirait d'écrire d'ici le début de l'Automne à ce rythme d'ennui. La majorité de ses correspondants habituels lui avaient répondu, soulagés. Seule une restait dans le silence, et cela lui faisait plus de mal qu'il ne le pensait. Assit sur son bureau, il travaillait sur son roman, dans des vêtements confortables, ceux qu'il portait quand il était en congé chez les Chercheurs (ses frères et sa famille présente insistait pour qu'il mette des vêtements plus nobles, plus digne de son rang, il le faisait quand ils recevaient mais pas quand il se reposaient; et puis tous pouvaient bien parler, quand Lydes n'avait que la famille et les servants, ou les amis très très proches, personne ne portait son masque.) On frappa à sa porte, une jeune domestique entra quand il en donna l'autorisation et lui apprit la nouvelle; une certaine Fae Sveinn l'avait demandé, elle attendait dans le salon des invités. Elle précisa qu'elle avait une allure de vagabonde et un chien énorme et demanda même si il fallait la faire partir. Armand la rassura, non, c'était une amie de la famille qui avait fait un long trajet; il ordonna également à ce qu'on prépare une chambre d'ami, qu'on fasse couler un bain et qu'on fasse parvenir des vêtements, simples si possibles, qui pourraient aller à son invitée.

Il avait dit ça calmement, avec la douceur que tous lui connaissaient, mais en réalité son coeur venait d'exploser. Elle était venue; vraiment, pour le voir. Il baissa la tete et regarda le médaillon qu'il portait; au dos, le symbole d'Andrastré, sur le devant, la fleur qu'elle lui avait offerte; il l'avait retourné pour qu'on la voit en rentrant, il était chez lui, Andrasté n'avait pas à la protéger et la fleur était un souvenir cher qu'il avait fait changer en bijou. Quand il était chez les Chercheurs, c'était le sens inverse. Il hésita...devait-il se changer ? Non, il lui avait assuré qu'il n'était pas ce type d'Orlésien. Il resterait dans ses vêtements simples, et alors qu'il se dirigeait vers le salon des invités, milles questions traversaient son esprit: et si elle le trouvait laid ? Lui était tombé sous le charme de ses lettres, de sa personne, et faisait peu fit de l'apparence. Et si il ne lui plaisait pas une fois en vrai ? Si elle détestait sa voix  ? Si il la décevait ? Avant d'entrer, il prit un grand souffle; elle devait probablement se poser les même questions.
Il frappa avant de pousser la porte et d'enfin la découvrir, avançant dans la pièce en essayant de ne pas montrer que sa démarche était encore affectée par ses blessures...Et son angoisse. Elle était couverte de poussière, un mabari bavant sur le tapis de Grand-Maman (elle allait en mourir), des vêtements de voyage prouvant qu'elle était partie dès qu'elle avait reçu sa lettre. Mais elle était là; plus magnifique encore qu'il ne l'avait pensée, comme si sa beauté physique représentait son âme. Instant de silence gênant puis il tenta un sourire, stressé, anxieux, même si sur son visage, malgré l'angoisse le bonheur de la voir ici, avec la fleur qu'il lui avait offerte dans la main, était clairement visible
. "Fae ? Je...suis...Vous vous en doutez...c'est idiot...Je suis Lysan...Enfin...Armand." Il ne savait pas trop quoi dire de plus, et porta la main au médaillon à fleur, comme il le faisait par réflexe depuis un moment, le pouce caressant le symbole Andrastéen, comme pour se donner du courage "elle m'aura porté chance, au final, votre fleur, puisque vous êtes là", sourire mais on peut encore lire qu'il ne sait pas trop quoi faire, trop quoi dire. "Merci d'être venue...Je...Je vous ai fait préparer une chambre et un bain, si vous désirez vous remettre de votre voyage." Oh Armand, ton coeur te crie tant de choses que tu pourrais, voudrais dire, ta main adorerait prendre la sienne, sentir la peau de cette paume, de ces doigts qui écrivaient vos lettres. Mais tu n'ose pas. Pas encore, pas maintenant, peut-être jamais, à la déchirure du coeur dans ce cas.



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le Jeu 30 Nov - 13:00




Finally I meet you

The taste of love is sweet when hearts like ours meet. I fell for you like a child, oh, but the fire went wild.

    L'appréhension me prend à la gorge comme rarement auparavant. Mon esprit se trouve tellement encombré de questions et d'interrogations en tout genre, parfois sans queue ni tête, que j'en oublie tout ce qui peut bien se passer autour de moi. Comme la Mabari qui fait consciencieusement le tour de la pièce en reniflant tout ce qui passe, par simple curiosité ou excès de zèle, allez savoir. A vrai dire, je n'entends même pas la porte s'ouvrir, quelque part sur ma gauche. Il faut qu'une voix s'élève pour que je réalise enfin que je ne suis plus seule. Le coeur battant à tout rompre à tel point que j'ai la sensation qu'il pourrait bondir hors de ma poitrine à n'importe quel moment, je me tourne vers la personne qui vient de faire son entrée... Et reste figée. Est-ce que c'est réellement lui, Armand de Lydes ? A l'évidence oui, puisqu'il se présente sous ce nom... Mais surtout vu ce qu'il porte autour du cou. Car oui, même là d'où je me trouve, je reconnais la fleur qui est enchâssée dans le médaillon, et pour cause, c'est moi qui l'ai jointe à l'une de mes lettres à Lysandre, un présent avec lequel j'espérais sûrement naïvement réussir à le tenir à l'écart des mauvaises rencontres. Un échec, manifestement. Mais pas en ce qui le concerne, puisqu'il affirme au contraire qu'elle lui a porté chance.

Je l'avoue, je ne sais pas quoi penser. Armand est à l'évidence une belle personne dans tous les sens du terme, jusqu'à sa voix dont les accents chaleureux sont une véritable source d'apaisement. De plus, à en juger par l'impressionnant domaine où je viens à peine de mettre les pieds -et de tout salir, j'espère que personne ne m'en voudra trop pour ça- sa famille n'a rien à envier à une autre. Alors... Pourquoi ? Qu'est-ce qu'une fereldienne comme moi peut bien apporter de plus ? Demi-elfe, de surcroît. Si je n'ai jamais considéré mon métissage comme une tare ou un frein quelconque, il m'apparaît pour la première fois aujourd'hui comme un éventuel "défaut" qu'il faudrait surmonter. Et la perspective ne me plaît pas.
Pourtant... Pourtant je ne parviens pas à me laisser assombrir par mes doutes et mes appréhensions. Le voir enfin, juste sous mes yeux, est quelque chose de presque trop beau pour être vrai, et je ne veux pas laisser quoique ce soit me gâcher ce moment. Emportée dans le flot de mes émotions, c'est sans même réfléchir que je me retrouve à aller étreindre Armand. Brièvement, car je réalise bien vite mon erreur, qui me laisse pratiquement mortifiée. Pour quoi est-ce que je passe, moi ? Je m'écarte rapidement en levant les mains comme pour temporiser la situation, alors que c'est moi qui viens de faire une bourde.

- Je suis désolée, je crois que je suis juste... Vraiment fatiguée. J'ai dû vous faire mal en plus, excusez-moi, d'habitude je ne suis pas aussi... Oh, à qui est-ce que je veux faire croire ça... ? Enfin, pardon. Je suis heureuse de voir que vous vous portez bien. Honnêtement, je me voyais mal refuser de venir constater ça par moi-même. ajouté-je avec un léger rire un rien nerveux, tentant de camoufler la gêne qui m'étrangle encore presque.

Par chance, il n'y a eu aucun témoin. Hormis Pandora, qui surveille la scène d'un oeil attentif, en retrait.

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le Mar 12 Déc - 13:40


FINALLY I MEET YOU


Armand n’a pas manqué de remarquer la présence de la Mabari dans un coin de la pièce, mais toute son attention est attirée par Fae, il le sent, son cœur s’emballe et quand elle vient se jeter dans ses bras, qui l’entourent doucement par reflexe, ce qui l’inquiétait le plus c’est qu’elle sente combien son cœur avait envie de fuir sa poitrine tant il battait plus que la douleur de l’embrassade en elle-même. Quand elle se recula et fit un petit monologue, toute gênée, il rougit de la trouver  aussi adorable et cacha le tout dans une toux. « Vous ne m’avez pas fait mal, ce n’est rien, je suis vraiment heureux de vous rencontrer enfin. » Il aimerait tellement dire plus, parler de ces sentiments si forts nés à travers un échange de lettres, mais ne serait-ce pas un peu trop tôt ? « Vous devez être épuisée, suivez-moi, je vais vous mener à votre chambre, Pandora est bien entendue conviée, j’ai demandé un coussin spécialement pour elle » il se souvenait de comment Fae parlait de sa chienne dans ses lettres alors il avait tout fait pour qu’elle soit confortable.

Ils traversèrent des couloirs qui montraient la richesse de sa famille et cela lui fit un peu honte ; pas sa famille non, mais cette image des de Lydes sont il s’était détaché totalement.
« Vous devez me prendre pour le plus pur des Orlésiens mais je vous assure, je passe plus de temps à Ferelden ou ailleurs qu’ici, même si revoir ma famille me fait toujours un bien fou. » En parlant de famille, qu’allaient-ils penser d’elle ? Ariel et Grand-Maman…quoique Ariel n’avait pas à juger, lui et ses secrets ; Alaric et Anthy ne diraient rien, enfin, Anthelme ne saurait retenir une blague quant aux origines de Fae mais il ne désapprouverait pas si quelque chose se déroulait. Aveline devait déjà être aux aguets….et enfin, Aria…Il lui présenterait sans doute, il lui avait déjà, lors d’une longue nuit à bavasser, parlé de l’amour qu’il portait à la Fereldienne, mais il voulait que sa jumelle la rencontre réellement, et pas qu’à travers ses mots. Toutefois, il eut la certaine audace de lui frôler puis lui tenir la main un moment pendant la traversée du Château.

Ils arrivèrent devant une chambre où les attendait une jeune servante blonde, portant un masque simple des servants de la famille et l’air timide.
« Voici Isaure, elle s’occupera de vous pendant votre séjour ici, je vous laisse vous reposer et prendre un bain, je vous retrouverais dans le même salon que tout à l’heure dès que vous serez prête. » Il eut un petit sourire  timide avant de laisser Fae et de retourner préparer la suite, qu’elle ait de quoi manger…même si au final cela leur faisait un dîner à deux. Il avait demandé à Isaure de trouver les vêtements les plus simples possibles pour Fae, mais étant donné qu’Isaure servait Aveline quand elle était de passage, il avait peur qu’elle n’ait pas la même définition de simple que lui. Il espérait seulement que Fae ne serait pas embarrassée, mais avait déjà hâte de la revoir, même si ça ne faisait qu’une poignée de secondes qu’il l’avait quittée.




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le Ven 2 Fév - 19:23




Finally I meet you

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    Bien sûr, ce n'est pas la première fois que je viens en Orlaïs. Cependant je dois avouer qu'entrer dans une telle demeure, ça oui, c'est une première. D'ordinaire, mes visites se cantonnent aux auberges, aux Chantries, aux écuries ou aux boutiques « simples ». Ici, je pénètre dans un tout autre univers, il me semble. Une sphère plus élevée de la société de l'empire orlésien, et pour cause, une ville porte leur nom ! … Ou bien est-ce l'inverse et portent-ils le nom de la ville ? Le dilemme de l'oeuf et la poule.
Bien que le débat puisse être passionnant, ce n'est pas le moment de s'y pencher. Par chance, Armand ne semble pas m'en vouloir pour mon élan d'affection parfaitement spontané, ce dont je lui suis redevable. Je suis déjà bien assez embarrassée comme ça, pas besoin d'en rajouter une couche. Mes joues s'empourprent légèrement lorsqu'il me rassure -non je ne lui ai pas fait mal- et me confie être heureux de faire ma rencontre, à la fois touchée et un peu gênée. Même si la réciproque est vraie aussi, évidemment.

Aussi aimablement que j'aurais pu l'espérer, il m'invite à le suivre pour que je puisse enfin me reposer un peu, me changer... Et, je l'avoue, ce n'est pas de refus. Même si je n'ai rien contre un peu de poussière, les routes étaient couvertes de boue et l'humidité m'a collé à la peau. Prendre un bon bain m'apparaît comme un véritable don du ciel.
Toute à mon observation presque badine des alentours, mon attention se porte une nouvelle fois sur Armand quand il prend la parole, et j'ai la sensation qu'il chercherait presque à se justifier de quelque chose...

- Je ne pense pas qu'il y ait un quelconque mal à être orlésien. Sinon je ne serais pas ici. Pouffé-je dans une tentative de me détendre un peu en lançant un trait d'humour. Bancal, certes, mais au moins j'essaie.

Ceci dit, mon cœur s'emballe une fois de plus alors que les doigts du Chercheur frôlent les miens, comme une approche timide avant qu'ils ne s'enhardissent et viennent saisir ma main. En réponse, la mienne en fait de même instinctivement, sans oser lui adresser plus qu'un rapide regard du coin de l'oeil. Oh, je regretterais presque ces couloirs ne soient pas plus longs ! J'acquiesce d'un hochement de tête et d'un sourire alors qu'il me confie aux bons soins d'une domestique au visage masqué. Ca, c'est une coutume orlésienne dont je me passerais bien. Elle me met mal à l'aise. J'ai l'impression d'avoir affaire à des poupées vivantes. Brrrr. Tant pis, je composerai avec.

~o~o~

A Orlaïs et Ferelden, le mot « simple » ne doit pas avoir la même signification. Ah, ce n'est pas possible autrement. La pauvre Isaure a dû s'arracher les cheveux à me trouver quelque chose que je ne rejette pas en bloc, et encore, je trouve que la robe que je porte actuellement n'a rien de pratique. Alors oui, elle est magnifique et je la porte plutôt bien, ce qui est en soit une surprise car je pensais que ce genre de tenues n'étaient pas pour moi, mais... Je ne me sens pas très à l'aise. Si ça, c'est simple... Les dieux me viennent en aide, je ne veux même pas imaginer ce qu'ils appellent une toilette élaborée ! Si mon père me voyait là-dedans...

C'est donc ainsi nouvellement attifée, enfin propre et plus reposée, que je patiente une nouvelle fois dans cette pièce que je vais finir par connaître par cœur. Sans Pandora, cette fois-ci. Epuisée par le voyage et surtout la portée de chiots qui commencent à sérieusement lui peser, j'ai préféré la laisser dormir sur le coussin moelleux qu'on lui a gentiment installé dans un coin.
Pour ma part, assise sur un bout de divan, je passe mon temps à lisser nerveusement les plis de la robe, laissant mon imagination divaguer vers la personne à laquelle ce vêtement appartient. Aucun doute, elle doit être bien plus élégante que je ne peux l'être.

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