Sweet Dreams

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le Dim 29 Oct - 23:37


Sweet Dreams
who am I to disagree ?



Les jours passaient, mais il semblait à Horace qu'Anthelme ne pouvait pas tenir sa parole. Il y avait cru, il avait espéré, mais le noble n'était toujours pas revenu vers lui, il n'avait pas eu un seul moment à lui accorder. Le palefrenier n'était sûrement que le dernier d'une longue liste à s'être fait piéger, leurré par la beauté et le charisme d'Anthelme. Et pour cause, ça faisait au moins trois jours qu'ils n'avaient pas pu passer plus de cinq minutes ensemble, et jamais en privé. Trois jours ! Une éternité !

Horace avait du mal à contenir son impatience, et ses mains s'agitaient bien malgré lui quand il pensait au prochain moment où il pourrait discuter avec Anthelme en privé. Rien que la morale ne réprouve dans ces spasmes : seulement de l'excitation pure qui s'extériorisait, Horace étant incapable de contrôler ce genre d'émotions. Il aurait été terrible au Jeu, se disait-il à chaque fois que ses doigts se tordaient étrangement. Il était étrange, différent, il le savait. Mais si Monsieur de Lydes s'en satisfaisait...

Trois longues journées à attendre, avant qu'il ne puisse entendre ces quelques mots de la bouche même de Monsieur, l'ayant croisé près des écuries. Cette nuit, il serait libre de venir le voir. Il pourrait aller là où il n'était encore jamais allé (non pas là) : dans la chambre d'Anthelme.

Pour la peine, il prit un bain et essaya de trouver des vêtements pas trop abîmés : quand la nuit tomba et qu'on annonça que les de Lydes s'étaient retirés pour la nuit, Horace se faufila l'air de rien dans les couloirs pour rejoindre les appartements privés d'Anthelme. Il s'attendait à le voir déjà là, l'attendant avec un grand sourire, mais ce n'était pas le cas. La chambre était vide.

Se serait-on joué de lui ? Paniquant soudain, Horace s'approcha du lit, vérifia qu'Anthelme ne lui faisait pas une farce en s'y cachant (quand bien même on voyait qu'il n'y avait personne dans le lit) et empoigna un oreiller. C'était sûrement le coussin habituel d'Anthelme : il portait son odeur, celle de ses cheveux. Se sentant soudainement las et un peu triste, Horace s'assit en tailleur sur le sol, dos à la porte et face à la fenêtre, le coussin dans les bras. Anthelme n'était pas là, alors il fallait bien qu'il câline quelque chose !



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le Lun 30 Oct - 0:28

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Cela faisait plusieurs jours qu’il avait promis à Horace de venir le voir mais il ne l’avait pas fait encore. Pas qu’il n’en avait pas envie, loin de là, il n’avait pas réussi à se retrouver seul à seul avec le palefrenier. Son fils lui réclamant son attention, Arthur ne voulant pas lâcher son père et quémander sans cesse que son paternel s’occupe un peu de lui…En somme qu’Anthelme fasse son devoir de parent qu’il avait peut-être un peu négligé sans le vouloir.
Au bout de trois jours, le chevalier réussit à dire à Horace de venir le rejoindre dans sa chambre le soir. La présence de l’homme lui manquait, il voulait le revoir un peu en privée juste pour l’avoir un peu pour lui.

La journée passa lentement aux yeux du chevalier, il ne détestait pas passer du temps en compagnie de son fils, ni s’occupait de lui. Mais depuis la naissance d’Arthur il devait assumer en permanence son rôle de père, n’ayant pas de femme pour prendre le relais. La nuit s’installant, Anthelme accompagna Arthur à son lit, c’était leur rituel, le chevalier restait avec son fils en attendant qu’il s’endorme…Oui c’était une mauvaise habitude surtout pour un petit garçon de huit ans mais c’était comme ça et pas autrement. Le premier qui critiquait sa manière d’éduquer son fils pouvait aller se faire foutre, ou se faire bouffer par les chiens d’Ariel.

Le petit garçon endormit, le père sorti de la chambre et prit la direction de sa propre chambre, Horace devait l’y rejoindre. Ouvrant sa porte il ne remarqua personne au premier coup d’œil mais repéra ensuite le palefrenier assit par terre. Il devait l’attendre depuis un moment, le chevalier s’en voulut un peu mais ne put s’empêcher d’afficher un sourire en le voyant dans sa chambre. Verrouillant la porte derrière lui, il ne voulait pas recevoir une visite surprise, il s’approcha doucement d’Horace. Il s’agenouilla derrière Horace puis déposa un baiser sur la nuque de ce dernier.

-Bonsoir.

Il se releva ensuite, se dirigea vers une table où se trouvait une carafe de vin et plusieurs verres, il y avait toujours dans sa chambre, l’homme buvant souvent le soir lorsqu’il n’arrivait pas à dormir. Il servi deux verres, les pris puis alla s’asseoir à côté du palefrenier, posant un verre devant Horace. A cet instant il remarqua le coussin, il jeta un regard interrogateur à l’autre homme…Pourquoi est-ce qu’il l’avait dans les bras ?

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le Lun 30 Oct - 20:58


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Le palefrenier n'avait même pas pensé qu'Anthelme aurait pu être occupé ailleurs, comme par exemple, aller border son fils pour qu'il passe une bonne nuit. Horace s'était figuré qu'il serait là, à l'attendre en tapotant le lit, que lorsqu'il vit la chambre vide, il se sentit paniquer. Le seul moyen pour lui de faire diversion de sa propre anxiété avait été de prendre un coussin pour le câliner, assis en tailleur sur le sol. Il ne devait pas avoir l'air fin comme ça, mais depuis quand Horace se souciait-il de ce que penseront les autres ?

Il n'y avait qu'Anthelme, de toute façon. Ce dernier entra dans sa chambre quelques temps plus tard, et Horace sursauta comme un chat apeuré quand il lui déposa un baiser sur la nuque. Il ne s'y était pas attendu. Sa main venant passer sur sa peau, il se tourna vers le noble, rouge comme une pivoine.

— B...Bonsoir... Désolé, vous m'avez fait peur.

Les yeux clairs d'Horace se posèrent sur le verre de vin : il n'était pas un grand amateur d'alcool, mais il n'avait pas le cœur de refuser quelque chose qu'Anthelme lui avait servi. Normalement, c'était à lui de servir le noble, pas l'inverse... Il était tout perturbé, du coup. D'une main fébrile, il lâcha l'oreiller pour prendre le verre et le porta timidement à ses lèvres. Il grimaça un peu : non, définitivement, le jus de pomme c'était meilleur. Il ne voulait cependant pas vexer Anthelme, et reposa simplement le verre sur le sol.

— Vous... avez été occupé, ces derniers temps, non ? Comment va Arthur ?

Il fallait bien commencer la conversation quelque part, alors pourquoi pas par là ? Horace se trouvait bien bête, à être là sans savoir quoi dire ni faire, encombré d'un oreiller et d'un verre qu'il ne finirait sans doute pas... Merde, c'était terriblement gênant, il n'aurait pas dû venir ou alors pas faire ça comme ça ou...



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le Lun 30 Oct - 21:36

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La réaction d’Horace au baiser fit légèrement rire le chevalier, apparemment il ne s’y attendait pas du tout. En servant les verres il entendit le palefrenier s’excuser de sa réaction, en revenant vers lui Anthelme s’excusa à son tour.

-C’est moi qui devrai m’excuser de t’avoir surpris.

Une fois assit le chevalier avala une gorgée de son verre, voyant du coin de l’œil Horace reposer son verre…Tout le monde n’aimait pas l’alcool, lui y avait pris gout à cause des nombreuses réceptions où il avait dû se rendre, l’alcool avait rendu ce genre d’événements plus supportables. Enfin il avait servi le deuxième plus par réflexe qu’autre chose, il pouvait très bien le finir ou pas, il s’en fichait un peu. Avalant une dernière gorgée il posa à son tour son verre avant de répondre à Horace.

-Arthur va bien, il voulait juste passer du temps avec moi ces derniers jours.Il posa l’une de ses mains sur le visage du palefrenier, lui caressa la joue avec son pouce.Excuse moi de ne pas être venu te voir plus tôt.

Il retira sa main et repris son verre pour le finir. Puis observa pendant quelques secondes Horace en silence, il n’était pas comme d’habitude. Où était le palefrenier aux paroles franches qui n’hésitait pas devant lui ? Anthelme attrapa l’oreiller et le posa à côté de lui, il voulait que le palefrenier le regarde avant de lui parler.

-Quelque chose ne va pas ? Tu sembles un peu…distant.

Le chevalier s’inquiétait vraiment, il ne pouvait pas dire qu’il connaissait parfaitement bien le palefrenier mais son comportement était un peu différent de ce à quoi il était habitué. Il ne voulait pas qu’Horace soit inquiet ou gêner ou quoi que ce soit d’autre, il voulait juste passer un peu de temps avec lui parce qu’il lui manquait. Alors s’il pouvait faire quoi que ce soit pour qu’Horace se détende un peu il le ferait s’il le peut.

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le Lun 30 Oct - 22:02


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Comment ? Anthelme qui s'excusait ? Horace avait bien du mal à en revenir, et pourtant. Il savait déjà que quand il était avec lui, le noble n'avait rien à voir avec ce qu'il paraissait être. C'était également vrai pour Horace, qui se permettait de montrer un peu plus qu'il n'en avait l'habitude. Il fallait dire que d'habitude, on ne s'intéressait pas trop à lui.

— Non non, je n'aurais pas dû être dos à la porte, c'est tout.

Horace sourit de façon un peu désolée, avant d'essayer d'entamer la conversation. Il n'était pas spécialement doué pour ça, il le savait, mais il avait vraiment envie d'avoir des nouvelles d'Arthur. Ce gamin était tellement adorable, ce n'était pas étonnant que son père passe autant de temps avec lui. Comment un palefrenier pouvait lui en vouloir ?

Peut-être quand il lui prit son oreiller ? Se trouvant soudainement désarmé, sans avoir rien derrière quoi se cacher, Horace parut déstabilisé, perdu. Anthelme avait bien vu que quelque chose n'allait pas, que l'homme n'en menait pas large, pas comme quand il l'avait emmené au beau milieu de nulle part. Voilà qu'Anthelme lui disait qu'il était distant... Ce n'était pas quelque chose de bien, si ?

— Oh je... pardon. C'est juste... Je n'ai pas l'habitude. La pièce est trop grande, il fait trop chaud, je...

Il n'était pas à l'aise non, pas dans son élément. Horace avait été arraché de sa zone de confort, de son univers familier, et il avait du mal à s'y faire. Et puis, il y avait autre chose aussi... Détournant le regard, Horace essaya de mettre des mots sur ce qui le chiffonnait.

— Je me rends compte à quel point je peux être stupide. Je ne suis jamais venu ici, alors, en entrant, je pensais vous trouver et... Je me suis dit que vous viendriez pas. Désolé, c'est idiot et indigne de ma part.

Le regard toujours baissé, Horace se triturait les doigts, cette fois-ci pas avec impatience mais parce qu'il angoissait. Il s'en voulait terriblement d'avoir cru qu'Anthelme l'oublierait, tout comme il s'en voulait de réagir comme il le faisait actuellement. C'était un cercle vicieux : plus il agissait ainsi, plus il se détestait de le faire.


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le Lun 30 Oct - 22:56

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Il n’aurait peut-être pas dû prendre l’oreiller, Horace sembla encore plus perdu, Anthelme se sentit un peu mal sur le coup. Il commença à s’excuser, Anthelme allait lui dire de ne pas s’excuser mais le palefrenier commença à expliquer vaguement pourquoi il était mal à l’aise. Il avait tout simplement eu peur qu’Anthelme ne vienne pas, comment il pouvait lui en vouloir avec la réputation qu’il traînait derrière.

-Horace ce n’est pas idiot, beaucoup de personnes aurait pensé la même chose.

Avec l’un de ses doigts il releva le menton du palefrenier pour qu’il relève le regard vers lui, sans rien dire de plus le chevalier déposa un baiser sur les lèvres de l’autre homme. Le contact était léger, il voulait juste que l’autre se calme et respire un moment, Anthelme recula le visage souriant.

-Je suis là maintenant, juste toi et moi c’est le plus important non ? Alors respire un coup et détend toi un peu.

A vrai dire Anthelme n’était pas très sûr de lui non plus, Horace était différent des personnes qu’il avait l’habitude de fréquenter. C’était une bonne chose, il aimait ça mais du coup il ne savait pas si ce qu’il faisait aller aider ou pas. Le chevalier attrapa les deux verres puis se releva pour aller les poser sur la table où ils étaient un peu plus tôt. Avant de retourner s’asseoir près de Horace il se dirigea à la fenêtre et l’ouvra, le palefrenier avait bien dit qu’il avait trop chaud ? Bien peut-être qu’une fois la fenêtre ouverte il se calmerait un peu. Il finit par retourner s’asseoir face à Horace, un petit sourire en coin sur le visage, il attrapa l’autre homme par l’un de ses poignets puis le tira vers lui.

Anthelme passa ensuite ses bras autour de la taille d’Horace puis enfouit son visage dans les cheveux de l’autre. Horace allait peut-être être surpris et ne pas aimer ce câlin mais c’était en partie pour ça que le chevalier l’avait fait venir. Son contact lui manquait alors il n’avait pas résisté bien longtemps à son envie de le prendre dans ses bras.


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le Mar 31 Oct - 21:23


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Anthelme avait beau dire qu'il n'était pas idiot, Horace n'en était pas si sûr. C'est vrai, il ne savait même pas lire, et il n'avait jamais réussi à écrire ou vraiment dessiner quand il était petit : ses parents avaient essayé, mais c'était trop dur, trop compliqué, et Horace avait fini par abandonner. Il était trop bête.

Monsieur de Lydes était trop beau pour être vrai, se disait Horace, mais en même temps, s'il se jouait simplement de lui, il ne l'aurait pas revu, ni invité dans sa chambre. Et il ne lui lancerait pas non plus de ces regards qui donnaient envie à Horace se jeter sur lui. Il ne l'embrasserait pas aussi tendrement.

Il essayait de se détendre, de respirer, de retrouver cet état de nonchalance détachée qu'il affichait quand il était en public. Plus facile à dire qu'à faire, mais Anthelme eut un excellent réflexe : il ouvrit la fenêtre. Ni une ni deux, Horace prit une grande bouffée d'air frais de la nuit, observant les étoiles comme il en avait l'habitude. Et Anthelme était l'une d'entre elles, s'approchant pour venir le prendre dans ses bras. Il n'était pas friand de câlins c'était vrai, mais là c'était différent. Il sentait qu'Anthelme en avait besoin, et lui-même en avait envie. Il le serra contre lui, passant ses doigts dans ses cheveux et sa nuque.

Le câlin dura quelques temps, et puis Horace chercha à s'en défaire un peu : il voulait se remettre debout, aller passer sa tête à la fenêtre, ce qu'il fit quand il s'assura qu'Anthelme n'avait pas mal pris ce changement soudain.

— On a une vue magnifique d'ici...

Normal en même temps, c'était la chambre d'un Chevalier, et non des moindres. Horace profitait d'être là où il était pour poser ses yeux sur tout ce qui lui échapperait toujours, tout ce qui n'avait pas été conçu pour quelqu'un de sa naissance, tout en se disant qu'il avait très bien vécu sans jusque là.

— Je pourrais vous demander quelque chose ? Je... Mes parents m'ont envoyé une missive. Enfin je crois que c'est eux...

Il baissa les yeux, penaud, et ajouta d'une voix basse :

— Je n'ai jamais réussi à lire. Je crois qu'ils ont oublié.

Ou qu'ils s'étaient dit que depuis le temps, il aurait appris par lui-même... Sauf que non. Il avait l'air malin, du coup.



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le Mer 1 Nov - 22:28

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Lorsqu’il ouvrit la fenêtre Horace sembla se détendre légèrement, ce n’était toujours pas ça mais c’était en bonne voie en tout cas. Le chevalier ne résista pas longtemps non plus à l’envie de prendre dans ses bras le palefrenier, cela ne faisait que trois jours qu’il ne l’avait pas vu et pourtant ça lui manquait déjà…Il avait l’impression d’être un crétin d’ado en manque d’affection, il se trouvait un peu idiot il devait bien se l’avouer mais il chassa ses idées quand il sentit les mains de Horace sur sa nuque et dans ses cheveux. C’était un contact tout simple et pourtant cela le détendait tellement, il se sentait bien à cet instant.

Anthelme sentit Horace se défaire doucement du câlin, le chevalier retira ses bras et le regarda se lever. Le palefrenier voulait tout simplement regarder à l’extérieur, il ne pouvait pas lui en vouloir, il semblait tellement mieux à l’extérieur qu’ici, enfermé entre quatre murs.

-Ouais…Une belle vue.

Anthelme ne parlait pas vraiment de la vue de la fenêtre, lui était toujours assit sur le sol et ne regardais qu’Horace. Alors qu’il était un peu perdu dans ses pensées en regardant le palefrenier, ce dernier lui parla d’une missive…Peut-être envoyé par ses parents, puis il lui avoua d’une voix basse qu’il n’avait jamais réussi à lire.

Sur le coup le chevalier fut légèrement surpris mais se reprit assez vite, il n’était pas rare que les serviteurs ne sachent ni lire ni écrire, du moment qu’ils faisaient leur travail on en demandait pas plus. Anthelme se sentit un peu con sur le coup…Horace semblait en avoir honte et lui s’en fichait un peu à vrai dire mais il ne savait pas comment lui dire, il préféra ne rien dire au final. Il se leva et alla lui aussi à la fenêtre pour regarder dehors.

-Tu veux que je te lise la lettre alors ?

Il n’était pas totalement pour en réalité, c’était quelque chose que les parents d’Horace lui avaient écrit, c’était privé, il ne voulait pas mettre son nez dans ses affaires. Mais si Horace lui demandait il le ferait, parce que c’était lui qui en faisait la demande.


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le Jeu 2 Nov - 19:00


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Il n'y avait pas de honte à se sentir un peu ado en manque d'affection, non ? En tout cas Horace tentait de ne pas trop en rougir, il ne voulait simplement pas importuner Anthelme en se montrant trop insistant, trop demandeur. Ç'aurait été franchement mal venu après les efforts qu'il avait fait pour le repousser. Il appréciait le contact, étrangement d'ailleurs, lui qui n'en avait pas l'habitude, mais y coupa court pour se lever et aller à la fenêtre. Il avait littéralement besoin d'air.

Quelque chose le préoccupait, effectivement. Il avait reçu une lettre de ses parents, ou du moins le pensait-il, mais n'avait pas su la lire. Il l'avait gardée dans son coffre, bien au chaud dans sa chambre, alors quand Anthelme se proposa de la lire, il eut un peu l'air bête.

— Je... Je ne l'ai pas sur moi.

Il n'avait même pas prévu d'en parler avec lui, en fait, mais ça lui était venu tout seul. Il aurait bien aimé apprendre à lire, mais il savait qu'il n'était pas doué pour ça : il ne voulait pas faire perdre son temps à Anthelme, pas pour quelque chose d'aussi superflu que ça. Jusque là, ne pas savoir lire ne l'avait pas du tout gêné dans son travail, n'est-ce pas ?

— J'irai bien la chercher, mais j'aurais trop peur que vous ayez disparu entre temps...

C'était sorti tout seul, comme d'habitude avec Horace, qui s'était tourné vers Anthelme avec un petit sourire. Il était heureux que le noble veuille bien l'aider, et pas gêné le moins du monde à l'idée qu'il soit au courant de sa curieuse correspondance. Il le servait, alors il pouvait être au courant de tout, non ? Gardant son sourire, le palefrenier s'avança vers Anthelme pour lui prendre timidement la main :

— Ma famille... Je ne sais même pas s'ils sont encore à Lydes ou non. Cela fait longtemps que je n'ai pas eu de nouvelles. Depuis la mort de mon père, en fait.

Il y a un ou deux ans, mais ça commençait à l'inquiéter quand même. Oh, il n'avait jamais vu ses frères très souvent avant cela, mais une année sans visite était étrange. Alors deux... Peut-être l'avaient-ils oublié parce qu'il était bizarre ? Il avait toujours été un peu étrange. Et un peu stupide aussi.



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le Jeu 2 Nov - 22:30

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Bon apparemment il n’avait pas la fameuse lettre avec lui, il n’avait donc pas prévu de lui en parler à l’origine. Alors pourquoi ce changement soudain ? Aucune idée, Horace n’avait pas l’air d’être très à l’aise, il avait peut-être un peu paniqué et dit la première chose qui lui venait en tête.

-C’est pas grave.

Anthelme continua de regarder vers l’extérieur, attendant que le palefrenier lui parle un peu plus de cette fameuse lettre, il ne savait pas grand-chose sur lui au final. Il le savait originaire de Lydes c’est tout et qu’il travaillait pour sa famille depuis longtemps…Il ne savait rien au final et s’en rendre compte l’emmerda un peu. Ce qu’il entendit ensuite le surpris un peu, Horace avait donc tant peur que ça qu’il disparaisse ? Il essaya de réfléchir à un moyen de le convaincre que non, il ne l’abandonnerait pas comme ça…Pour le moment aucun ne lui venait en tête mais il finirait bien par trouver quelque chose.

Horace fini par s’approche de lui et lui prit timidement la main, Anthelme trouva cela vraiment adorable de sa part. Le chevalier assumait plus ou moins à chaque fois les marques d’affections mais il avait tendance à oublier que ce n’était pas forcément le cas des autres. Après que le palefrenier ait fini de parler, le chevalier fut curieux de savoir ce que pouvait contenir cette fameuse lettre, oui il n’aimait pas mettre son nez dans les affaires des autres mais là…Il en apprendrait peut-être un peu sur son palefrenier. Affichant un petit sourire en coin il approcha son visage de celui d’Horace, leur nez se touchaient.

-Si t’a peur que je disparaisse, y’a un moyen simple d’y remédier.

Il recula puis se dirigea vers la porte de sa chambre, gardant la main de son palefrenier dans la sienne. Une fois dans le couloir il regarda Horace.

-Je t’accompagne, tu prends la lettre et on revient ici.

Anthelme ne laissa pas le temps à l’autre de s’opposer à son idée car il le trainait déjà en direction de l’endroit où dormaient les serviteurs. Il ne pourrait pas l’accompagner jusqu’au bout mais au moins, ainsi Horace n’aurait peut-être pas peur que le chevalier l’abandonne.

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le Ven 3 Nov - 23:25


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Horace ne savait pas s'il devait être rassuré ou non qu'Anthelme lui passe autant de choses. Il disait toujours que ce n'était pas grave, mais si un jour ça l'était ? Il cherchait peut-être à le ménager ? Ou alors c'était juste de la politesse ? Putain, il n'avait vraiment pas l'habitude d'être aussi proche de quelqu'un, encore moins d'un noble. Ça n'avait pas que des mauvais côtés, car ce dernier se proposa de lire le courrier d'Horace, si seulement il l'avait pris avec lui, ce qui n'était pas le cas. Mais comme toujours, Anthelme avait une solution : venir avec lui.

— Mais... on va nous voir...

La réaction d'Anthelme face aux aventures de son frère était encore vivace dans l'esprit d'Horace : il ne voulait pas que le noble fasse face aux mêmes accusations. Ce serait même pire d'ailleurs, car Aloïs avait de l'argent, de la classe, une certaine tenue en société. Lui n'était qu'un palefrenier vaguement pouilleux. C'était pas génial en soirée.

Mais impossible de faire changer Anthelme d'avis : il le traînait déjà dans les couloirs, jusqu'à s'arrêter tout près du quartier des servants. Bon, il n'avait plus le choix d'aller chercher cette missive. Horace fit l'aller-retour le plus rapidement possible, récupérant furtivement la lettre qu'il avait mise sous son matelas. L'enveloppe était abîmée, inutilement décachetée : Horace n'avait pu s'empêcher de l'ouvrir, quand bien même il était conscient de pas pouvoir lire ce qu'il y serait inscrit. Il la donna à Anthelme aussitôt qu'il le rejoignit, avec un sourire. Il était heureux, vraiment heureux qu'on l'aide.

— Bon, vite, on repart !

Hors de question de rester dans un couloir : il voulait retrouver la chambre d'Anthelme et sa fenêtre grande ouverte. Sans tarder, le palefrenier se mit en route, ne courant pas mais presque. Et une fois dans les appartements de son amant, il reprit sa place d'observateur des étoiles.

— Tu me la lis ? J'aime bien ta voix.

Il se demandait quand même ce qu'on avait pu lui dire dans une missive... Surtout sachant qu'il ne savait pas lire. Remarque, Horace n'avait pas tort, ils auraient pu tout simplement oublier.



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le Sam 4 Nov - 0:29

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Horace s’inquiétait qu’on puisse les voir ensemble dans les couloirs, mais normalement peu de gens s’y trouvait la nuit et il était facile d’éviter quelqu’un quand on connaissait le château sur le bout des doigts. Le trajet fut plutôt rapide, une fois près du quartier des serviteurs, Anthelme laissa Horace et attendit patiemment. Il s’adossa contre un mur, pensant que le palefrenier prendrait du temps pour retrouver la fameuse lettre mais il fit erreur, il revint assez vite.

Le chevalier sourit légèrement en le revoyant venir aussi vite, il était nerveux, cela se voyait à sa façon de marcher pour retourner dans la chambre. Il suivait distraitement Horace et regarda la lettre, le cachet avait déjà été défait, il avait donc tout de même tenté de la lire. Une fois de retour dans sa chambre, l’autre homme retourna à la fenêtre, Anthelme préféra s’asseoir sur un fauteuil près d’une table où se trouvait une bougie. En entendant Horace lui dire qu’il aimait sa voix le chevalier rougit légèrement, il ne s’y attendait absolument pas. Se raclant la gorge il lui répondit.

-Je préfère ta voix.

Il sortit la lettre de son enveloppe et commença à la lire dans sa tête d’abord. Dès la première ligne il se sentit mal, comment il pourrait lire ça à Horace, non, il ne voulait pas mais il se força à lire la suite et c’était pire. Anthelme leva son regard vers Horace puis de nouveau vers la lettre. Il resta un moment à se demander s’il devait oui ou non la lire, peut-être qu’il pourrait juste rester sur l’annonce de la mort de sa mère…Non il n’avait pas droit de cacher quoi que ce soit à Horace, ça le concernait et lui mentir ne serait pas juste.

-Horace, je suis désolé. La lettre, c’est tes frères…Ta mère est morte. Elle a été retrouvée dans un bascloître, tes frères te demandent de réclamer l’aide de ma famille pour enquêter. Les chevaliers refusent et réclament de l’argent...Ils te demandent de ne pas les laisser tomber et précise qu’ils savent où te trouver.

Anthelme posa la lettre sur le bureau puis se leva pour se rapprocher d’Horace, il ne savait pas quoi lui dire ni quoi faire. Il venait d’apprendre la mort de sa mère et ses frères lui demandaient un service. Morte dans un  bascloître, ça pouvait être n’importe qui le meurtrier et surtout même si elle n’était pas une elfe, un chevalier aurait pu la tuer pour le dernier examen des chevaliers…Il ne pouvait tout de même pas lui parler de ça, Horace ne le supporterait surement pas.

-Je suis vraiment désolé pour ta mère Horace, si je peux faire quelque chose…

Oui là il se sentait bien con et il l’était complètement d’ailleurs. Il pouvait aller à Val Royeaux pour motiver les autres chevaliers d’enquêter mais ça serait un peu louche qu’un de Lydes fasse tout le trajet et s’occupe de la mort d’une femme du peuple avec qui il n’avait pas de réel lien. Il espérait qu’Horace encaisse la nouvelle et en reste là, il ne serait pas quoi réponde si l’autre lui demandait d’aller à la capitale.

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La lettre:
Val Royeaux

Horace,

Maman est morte. On l'a retrouvée dans le bascloître. Les Chevaliers ne veulent pas enquêter, ils disent qu'on leur doit de l'argent. Si je m'adresse à toi, c'est qu'on n'a pas d'autre issue : il faut que tu demandes aux Lydes de nous aider. Tu ne laisserais pas tomber tes frères, quand même ? De toute façon, on sait où te trouver.

Gérald & Barnabé


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le Sam 4 Nov - 22:43


Sweet Dreams
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Anthelme avait beau s'en moquer et connaître le château par cœur, Horace ne pouvait s'empêcher de se demander ce que les gens diraient s'ils les surprenaient là. Attirer des ennuis au noble était la dernière chose qu'il souhaitait, et il se sentait particulièrement exposé, vulnérable en étant ici. Paradoxal, puisqu'ils étaient en intérieur. Il se dépêcha donc d'aller chercher la lettre et de revenir vers Anthelme, avant de courir presque jusqu'à sa chambre. Retrouver les étoiles qui brillaient dans le ciel, et dans les yeux d'Anthelme. Il faudrait qu'il chante une chanson à ce propos d'ailleurs.

Comme à son habitude, Horace balança un compliment venu de nulle part, cette fois sur la voix d'Anthelme. Il se rendait compte, en l'observant de plus près, qu'il aimait beaucoup de choses chez lui : l'angle de son sourire, de sa mâchoire et de ces canines un poil trop visibles... Et puis la tache marron dans ses yeux océan, comme une île déserte, une impureté qui donnerait à un diamant toute sa valeur. Il n'y avait jamais vraiment fait attention avant : il avait toujours trouvé Anthelme beau, élégant, comme ses frères et sœurs mais en s'approchant de lui, en apprenant petit à petit à le connaître, et pas seulement de loin comme le domestique qu'il était, il réalisait à quel point il était touchant et adorable.

Le moment de béatitude dans lequel Horace avait plongé prit soudainement fin quand Anthelme commença à lui parler de ce qui était écrit dans la lettre. Il ne la lisait pas, mais lui disait en substance ce qu'il y avait dedans. Des mauvaises nouvelles.

L'annonce de la mort de sa mère paralysa totalement Horace. Dos à Anthelme, il tourna son regard auparavant perdu dans les étoiles sur le sol. Elle était morte. Dans un bascloître ? Mais que faisait-elle là-bas ? Et comment...? Et pourquoi ses frères lui demandaient-ils de l'argent ? Qu'est-ce qu'il se passait ?

Désemparé, il laissa Anthelme s'approcher de lui, et se retourna doucement.

— C'est pas vrai... Il y a dû y avoir une erreur, c'est pas possible...

Les mots d'Anthelme résonnaient dans sa tête, encore et encore. Gérald et Barnabé avaient précisé qu'ils savaient où le trouver : pas étonnant, Horace n'avait jamais bougé de Lydes. Mais, quelque chose n'allait pas. C'était trop étrange.

— Ils... Est-ce que tu peux me la lire, vraiment ? Parce que... mes frères ne sont pas... On n'a jamais été très proches. Ils sont partis il y a longtemps et... Il soupira. Tu es un noble, tu as plus l'habitude que moi : est-ce que tu penses qu'ils disent la vérité ?

Parce que bon, sans les traiter de connards, Horace savait bien que ses frères n'étaient pas des saints.



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le Mer 8 Nov - 0:17

Sweet Dreams.
Il n’aurait peut-être pas dû être aussi direct en annonçant la mort de sa mère à Horace, il aurait dû réfléchir et trouver un moyen de lui dire autrement. Ou peut-être qu’il aurait dû mentir puis voir si tout cela était bien vrai avant de lui en parler…Enfin ça ne servait plus à rien de se prendre la tête avec tout cela, Horace le savait maintenant et le chevalier se sentait bien mal pour lui. Anthelme avait une façon bien particulière de gérer les morts, pour lui il était inutile de pleurer quelqu’un qui était mort, verser des larmes pour un cadavre était inutile. Cependant ça ne l’empêchait pas de sentir mal pour Horace.

-Horace, je…tu es vraiment sûr que tu veux que je lise cette lettre ?

Anthelme soupira, s’il voulait qu’il lise la lettre, hé bien il le ferait. Il se dirigea de nouveau vers le bureau et attrape le morceau de parchemin puis se mit à lire la lettre cette fois-ci. Une fois la lecture terminée il regarda Horace.

-Pour être franc, ne connaissant pas tes frères je ne pourrais pas dire s’ils sont honnêtes ou pas, mais pour une lettre annonçant le décès de votre mère je la trouve bien courte. Et surtout la dernière ligne sonne un peu comme une…mh…une menace pour moi. Enfin je me répète, je ne sais pas comment sont tes frères, si je recevais une lettre comme ça de l’un de mes frères j’aurais des gros doutes.

Il lui avait demandé son avis, petit problème, Anthelme était le moins doué de la fratrie pour tout ce qui était mensonge et manipulation. Le chevalier était quelqu’un de direct en général et cela lui avait déjà attiré quelque soucis dans le passé, mais heureusement Ariel et Aveline étaient là pour rattraper ses conneries. Sans eux, il serait surement mort à cause du noble jeu.
Anthelme alla s’asseoir au bord de son lit, la lettre toujours dans les mains.

-Tu connais tes frères, penses-tu qu’ils seraient du genre à t’envoyer une lettre de ce style ?

Il ne voulait pas aller à Val Royeaux, il le savait qu’il risquait de se mettre à dos plusieurs chevaliers s’il faisait cela…Mais il ne pouvait pas non plus laisser Horace dans ses doutes, le chevalier baissa le regard et laissa ses yeux sur la lettre. Oui il ne savait absolument pas quoi faire.


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le Jeu 9 Nov - 23:27


Sweet Dreams
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Le palefrenier était bien insensible aux formes, et il n'aurait peut-être pas compris si Anthelme avait décidé d'être moins direct. Il aimait cette franchise et cette façon d'aller toujours droit au but chez le noble ; il n'aurait pas voulu qu'il soit différent. Certes, l'annonce était terrible, si terrible qu'Horace refusait d'y croire mais... Il voulait s'assurer de quelque chose. Il voulait connaître les mots exacts de ses frères, savoir ce qu'ils avaient vraiment voulu dire. Il n'était pas sûr d'y parvenir, pas sans une aide extérieure, mais il essaierait. Alors oui, quand Anthelme lui demanda confirmation, il hocha lentement la tête.

La lecture était rude. Les mots de ses frères étaient durs, cassants et secs. Les commentaires d'Anthelme confirmèrent ce qu'Horace pressentait : cette lettre n'était pas normale. Il y avait quelque chose qui clochait quelque part... Horace s'approcha d'Anthelme qui s'était assis sur le lit, et posa une main hésitante sur son épaule. Après un truc pareil, il avait bien besoin d'un câlin. Oh et puis merde. Horace se pencha sur lui et le prit dans ses bras : il voulait nicher son visage dans son cou, juste le temps de réfléchir au pourquoi du comment. Il entendait bien la question du noble, mais la réponse l'effrayait.

— Oui... Ils auraient pu l'écrire. C'est eux.

Ils ne l'avaient jamais aimé, après tout. Bizarre, colérique, stupide... Horace n'avait pas été l'enfant préféré de la fratrie, loin de là. Heureusement pour lui qu'il savait s'occuper des chevaux, sinon ses parents n'auraient pas su quoi faire de lui.

— Anthelme, j'ai peur. La lettre... Abîmée, ouverte plusieurs fois, triturée dans tous les sens. Elle est arrivée il y a plusieurs mois. J'ai juste... Je ne savais pas à qui en parler. Sans toi, je suis un peu tout seul.

C'était dit sur le ton de la constatation, car rien n'était plus vrai. Horace avait toujours vécu seul, ou du moins c'était l'impression qu'il avait. Il avait du mal à s'attacher aux gens, parce que déjà il n'inspirait pas spécialement la sympathie, et ensuite parce qu'il se l'interdisait à demi-mots. Sans Anthelme, il était seul. Ce n'était pas fatalement une mauvaise chose, mais c'était la vérité. Ses frères ne comptaient pas vraiment et ses parents... Ils n'avaient jamais été bien présents de toute façon.

Troublé, Horace se rendit compte qu'il aurait davantage été ému pour la mort d'un des chevaux des de Lydes : eux, au moins, le connaissaient et l'appréciaient.




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