SORROWS AWAY (ALISTAIR) [FB]

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le Ven 24 Nov - 21:17


Sorrows Away

Je ne suis plus très... frais, il me semble. Ce n'est pas la première fois, certainement pas la dernière, mais je suis au moins en bonne compagnie, avec Alistair. Nous nous sommes retrouvés dans notre taverne habituelle puis de fil en aiguille nous avons migré jusqu'à la demeure de mon ami, où nous nous trouvons actuellement, après avoir titubé. Un peu. Beaucoup. Heureusement que mes camarades ne me voient pas dans cet état mais étant en permission, je peux bien m'accorder un bon moment de détente. Ce que j'aime avec Alistair, c'est qu'au final, nous partageons alcool, peine et deuil. Même si notre histoire est différente sur bien des points certains détails sont si similaires que forcément, nous nous comprenons, et nous... buvons pour oublier. Ensemble. Je peux me confier, lui aussi, même s'il nous arrive de partir sur des concours un peu idiots, comme lequel est plus à plaindre que l'autre. Certes, je conçois que c'est ridicule mais la boisson nous permet de nous lâcher sans barrières, au fond. Je ne suis clairement pas sorti de mon chagrin, de la perte de ma femme ainsi que de ma fille et là, même si mon ami ne peut compatir que pour son épouse, je me sens moins solitaire à affronter mes démons. Je m'emporte d'ailleurs dans un élan soudain, l'enlaçant tel un frère, car je craque encore un peu. J'ai vraiment trop bu. « C'est horrible à vivre... Heureusement que tu es là. » Et inversement, comme il le sait bien.

Chacun se morfond presque dans les bras de l'autre, nous fonctionnons ainsi durant ces moments, saouls mais compatissants, nous nous exprimons. Et je m'exprime encore, même si je radote très probablement, blâmez plutôt l'alcool. « Mais au moins, toi, tu as encore ta fille... Je l'ai perdue et ça me hante à chaque instant. » Mon cœur se serre encore, moins avec la boisson mais tout de même, et je suis plus enclin à me laisser aller dans paroles et... larmes. Qui s'écoulent lentement, légèrement, faiblement, discrètement mais sûrement. Je pense que je ne réfléchis plus tellement à mes paroles, mes réactions, mes actions, le naturel est dévoilé au grand jour. Peut-être le regretterais-je le lendemain mais peu m'importe, actuellement. Je me détache pour reprendre la bouteille à proximité et nous resservir un verre, reniflant vaguement. Même devant mon propre sang je craque rarement ainsi. Si je le ferais, d'une part je les inquiéterais, d'autre part j'aurais très certainement droit aux moqueries d'Anthelme, et j'en passe... Mais Alistair ne peut pas me juger, parce qu'à sa manière, il traverse un tourment similaire.



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le Dim 26 Nov - 23:59


Sorrows Away

Princesse attendant son prince charmant, Alistair veillait patiemment à la fenêtre de sa chambre, de voir enfin surgir la silhouette de son nobliaux préféré. Les habits en conséquences, il n’allait certainement pas manquer le rendez-vous fixé par son plus vieil ami, et ce depuis qu’il avait l’âge de s’envoyer une pinte ou deux, et même bien avant. Il l’avait attendu cette journée, le pauvre quidam souffrant de solitude, et ce même si sa fille comblait parfois ses silences, il lui fallait une présence masculine, une présence avec qui il pourrait parler de cul d’elfes et de chose salaces sans devoir épargner quelconques oreilles. Il avait envie de se sentir libre de responsabilité au moins le temps d’une soirée, de pouvoir s’étaler sentimentalement comme un pauvre déchet, et pleurer ses amours perdus en compagnie du seul homme sur terre pouvant le comprendre ; son charmant Alaric.

Il lui semblait qu’une éternité s’était écoulée depuis qu’il avait eu la chance d’avoir sa visite. Lui-même ne quittait pas le domaine souvent, mais en plus, le garde avait bien d’autres obligations que de se taper une cuite avec lui. Ainsi, il propose de sortir de la propriété afin de se rendre à l’auberge la plus près. Une duquel il est bien connu, tellement qu’on le sert tel un roi, tout autant qu’Alaric. Ils discutent, la routine, les mêmes sujets reviennent. Ceux qui font mal, ceux qui déprime, entrecoupés par quelques remarques salaces sur les serveuses, car même si Alistair participe à ce concours de déprime, il ne peut s’empêcher de vouloir s’en échapper. Même ivre, et même si il partage amplement la peine de son compagnon, il n’arrive pas à s’y immerger complètement. Il ne fera jamais son deuil correctement, trop peureux pour l’affronter. Et pourtant il fait comme si, car la douleur est quand même présente, chassée à coup d’humour douteux.

L’alcool coule à flot, et bientôt les larmes masculines s’y mêlent, sans honte, sans tabous, car après tout, ils étaient là pour ça ; vivre leur putain de peine. Le chemin du retour se fait beaucoup plus facilement que prévu, et c’est bien tant mieux, car à ce moment de l’aventure, les deux ont besoin d’une intimité accrue. Alistair réceptionne son ami dans ses bras solides, ses larmes venant humidifier sa joue, et il pourrait presque se laisser aller, s'il ne se retenait pas. Les bras forts retiennent la carcasse sentimentale de son partenaire de bière, et il se dit qu’heureusement, personne n’est là pour le voir. « C’est réciproque mon ami. C’est réciproque. Tu sais que je serai toujours là pour toi.» Et c’était vrai. Il allait probablement passer le restant de sa vie dans ce manoir, pas qu’il s’en plaignait, mais il assurait une figure constante envers ceux qui auraient besoin de lui, même si ils étaient peu nombreux.

Son coeur se serre lorsqu’il évoque sa fille. C’est une peine qu’il ne peut pas vivre avec lui, mais rien que de l’imaginer lui tire quelques larmes. Sans sa Eva, il ne serait pas grand chose, et ce même si parfois il se trouvait bien piètre comme père. Il espérait quand même en avoir fait une jeune femme heureuse, même si sa mère n’était plus là, morte ou disparue, il ne le savait même pas. Quand même maladroit dans ces excès de virilité rapprochée, il tapote doucement le dos de son compagnon, et ne sachant pas trop quoi faire avec ses doigts, les passe dans les cheveux d’Alaric, comme lorsqu’il console sa fille. Soudain, une idée lui vient, bêtement, tandis qu’Eva hante ses pensées, comme en majorité du temps. «Tu sais. Je peux la partager ma fille.» Il se rend compte que sa phrase ne sort pas tout à fait comme prévu. Il se recule et le prend par les épaules, le regardant avec le plus grand sérieux du monde. «Tu pourrais épouser ma fille. Tu ne serais plus seul, et...» Devant cette logique imparable, complètement convaincu qu’Alaric trouvera son idée excellente, il s’élance déjà dans ses plans imaginaires. Il attrape lui aussi une bouteille, car les idées venaient en buvant. Il attend la réponse évidente d’Alaric, persuadé de n’être aucunement déçu et qu’il venait d’avoir l’idée du siècle. Mais bon, il n’y avait qu’en cet état qu’il était prêt à vendre sa fille chérie, sa princesse, son être aimée. Il fronce les sourcils, revenant sur son idée en une fraction de seconde. Mais quelle connerie venait-il de proférer?



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▲ OCCUPATION : L'héritier et aîné de la famille Martell s'occupe de l'hydromellerie depuis son plus jeune âge. En compagnie de son frère Anibal, ils ont été formés au métier dès qu'ils eurent l'âge de tenir sur leurs jambes. Depuis, il s'occupe surtout de l'aspect fabrication, veillant sur le domaine comme sur la prunelle de ses yeux
▲ COMPÉTENCES ET ARMES : Distillateur, apiculteur à ses heures, Alistair manie quand même quelques armes de jet. En fait, lors de ses nombreuses soirées arrosées, le jeune mâle fringuant affectionnait particulièrement le lancé de couteau. Ainsi, il s'est trouvé une affinitée avec les dagues légères qu'il collectionne affectueusement.
▲ LOCALISATION : Orlésien, les terres Martell portent les stigmates de son existence depuis qu'il est enfant. Quittant rarement son patois, il vagabonde dans la campagne entourant la demeure de sa famille.

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le Lun 27 Nov - 20:37


Sorrows Away

Je n'ai pas honte de ces larmes qui coulent, surtout maintenant que nous sommes en toute intimité, entre amis, et à cœurs ouverts. Je l'enlace tel un frère, il est mon compagnon d'infortune le mieux placé pour savoir ce que je peux ressentir. Et savoir qu'il sera toujours là pour moi, comme je le serais toujours pour lui dans le besoin, c'est d'autant plus réconfortant ; je le serre encore un peu dans mes bras. Même si évidemment je repense encore à mes pertes dont l'une que je ne lui souhaite pas de connaître. Sa fille est tout ce qui lui reste, elle l'aide probablement plus à tenir la pente même si le deuil persiste. Je me demande... Si jamais Blanche avait survécu, que serais-je devenu ? Je ne serais pas dans la Garde en ce moment c'est sûr mais je ne serais pas non plus resté accroché à ma vie de noble. Enfin, je suis interrompu dans mes illusions bercées par les doigts plutôt réconfortants dans ma tignasse puis par un énième verre d'alcool quand Alistair parle de Evalyn, d'abord de manière douteuse. J'espère avoir mal compris, parce que la tournure de sa phrase est... spéciale. Mon expression témoigne de ma surprise, je reste perplexe tandis qu'il s'éloigne puis s'explique plus clairement. D'un côté je suis soulagé - mais je n'imaginais pas mon ami de ce genre là, d'un autre... non, je ne suis pas soulagé, disons-le franchement. Si je n'avais pas terminé ma gorgée je l'aurais très probablement recrachée de moitié.

Impossible, tout bonnement impossible, ce qui me propose là est inconcevable. « Tu as perdu la tête Alistair ? Elle n'a aucun avenir avec moi et... Je ne pourrais pas, en plus c'est ta fille. » Rien que par mon rôle actuel désormais, si on enlève mon tourment ainsi que mon propre deuil sans fin, et l'avenir de Evalyn qui mérite bien mieux. Oh ça oui. Le pire c'est que tout ceci me rappelle une récente frayeur, un quiproquo qui avait été heureusement percé à jour mais qui n'est pas sans m'avoir laissé quelques séquelles psychologiquement. Encore, qui s'ajoutent aux précédentes. Je continue sur ma lancée et je commence d'ailleurs à me demander si mon ami est sérieux ou s'il s'agit là d'une plaisanterie de mauvais goût. « Je n'ai aimé qu'une seule femme dans ma vie, c'est Lise, une autre serait malheureuse avec moi et je ne pourrais même pas par principe. » Quoi qu'il en soit, je suis forcé de reprendre la bouteille ainsi qu'un verre, que je bois cul sec, avant de tendre la boisson à Alistair en le regardant dans le blanc des yeux. « Toi mon ami, pourrais-tu ? » Je détecte du sérieux, ça m'inquiète presque, enfin moins avec la boisson mais un minimum. Moins que tout à l'heure aussi, finalement, c'est à cause de la proposition perturbante. Voyez comme je ne m'y retrouve plus vraiment avec mes pensées.



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le Sam 2 Déc - 4:29


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Il aurait beau se forcer, le torrent qui coule sur les joues de son ami est inimitable. Si ses yeux sont humides, par compassion, par empathie, lui, il est totalement dans le déni quant à sa situation. Il a toujours refusé de se laisser abattre, mais il doit avouer que ça lui fait mal, d’y penser. D’imaginer que sa fille aurait pu avoir une mère. Qu’il aurait pu avoir une magnifique femme pour réchauffer sa couche chaque soir, après une dure journée de travail. Et voilà, les larmes coulaient, à son tour, il se trouva être larmoyant, visage humide, trait déformés par la tristesse et la tentative brute de se retenir d’émettre le moindre son peu viril.

Mais heureusement, l’étreinte se termine, les sépare, et ils retournent tous deux vers leur autre amour ; l’alcool et les bouteilles. Maigre consolation pour la nuit solitaire qu’il passerait, mais ça lui permettait au moins de se réchauffer lui-même, à défaut de se faire chauffer par quelqu’un d’autre. D’ailleurs, parlant de chauffer, il propose sans honte sa fille, comme femme à son meilleur ami. Ce qu’il semblait trouver logique ne l’est cependant pas aux oreilles d’Alaric. Il prend son refus comme une gifle, restant quelques secondes hagard après son exclamation. « Mais...Justement ! Unissons nos familles. Elle sera une femme aimante, et elle sera beaucoup mieux avec les De Lydes qu’avec son vieux père alcoolique. Elle n’a aucun avenir ici, plutôt. Je n’ai qu’un nom à lui donner, le reste lui est interdit, tu le sais bien.» Dépité, il se laisse tomber sur un tabouret de bois qui craque dangereusement sous son poids, vestige d’un temps où il avait cru bon de s’improviser menuisier.

Il lève tout de même les yeux vers le garde des ombres lorsqu’il lui retourne la question. Alistair s’imagine Blanche, minuscule, à ses côtés et l’image ridicule le fait rigoler doucement, avant de le décourager davantage. Était-il en train de se moquer de la défunte fillette, ou de l’image que cela aurait pu être qu’elle lui soit promise? Dans tous les cas, c’était horrifiant, et surtout pas drôle. «Tu as raison, pardon. Je réfléchis mieux lorsque je n’ai pas bu. Je crois. J’essai surtout de lui trouver une issue, mais je me rend compte que le résultat de cette issue est tout aussi important.»

Pris d’un élan d’affection, il s’élance gracieusement vers son ami, lui fait une accolade et le prend par les épaules afin de le regarder profondément dans le blanc des yeux, dans le bleu, et dans tout ce qui se trouve autour car son regard est légèrement baladeur et incontrôlable, tout comme ce petit sourire stupide qu’il n’arrive pas à chasser de son faciès malgré ses larmes encore humides au coin des yeux. « Si tu n’étais pas là, je ferais n’importe quoi. Littéralement. Sans toi je ne serais qu’une pauvre comédie ! Un dingue enfermé dans un manoir puant les relents, les effluves. Sans toi je ne serai rien ! » Sa litanie se termine d’une façon beaucoup trop chantante pour être crédible, et pourtant, il est sincère, autant que possible, le pauvre Alistair.




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le Sam 9 Déc - 10:47


Sorrows Away

Je ne sais pas quelle mouche a piqué mon ami, en cet instant, même si je peux facilement comprendre son inquiétude pour l'avenir de sa fille... Je le serais tout autant à sa place, mais je ne confierais pas celle-ci à un homme brisé en proie à l'alcool. Et je le suis, alcoolique comme lui, inutile de se voiler la face. Je m'en veux néanmoins en constatant que son faciès paraît maintenant dépité et que j'ai clairement écrasé ses attentes, ses espérances incongrues. Créateur merci, il retrouve enfin ses esprits peu après. « Je sais, je sais, et je serais plus que ravi de t'épauler dans cette quête, mais parles-en aussi à ta fille, demande lui si elle n'a pas un prétendant en vue. » Je dis ça car je n'aimerais pas qu'il fasse fuir sa fille avec un mariage arrangé, il est déjà mal en point alors si celle-ci fuguait ; même si c'est peu probable. Enfin je ne me pose pas énormément de questions avec l'esprit tout autant embrumé.

Je me laisse étreindre à nouveau et quand je vois mon ami dans le blanc des yeux, les larmes encore humides, les paroles qui sortent de sa bouche, mon cœur se serre un peu. « Et qu'est-ce que je ferais si tu n'étais pas là, non plus... Je ne serais rien, moi non plus. Pire que rien. » D'un regard extérieur, ce serait presque un concours de misère. Je glisse un doigt sous l'un de ses yeux afin d'essuyer puis l'autre tandis que de mon côté je suis en proie à un énième élan de désespoir. « Mon ami... J'ai tellement peur de te perdre, ou de perdre encore quelqu'un. Je n'y survivrais pas. » Après m'être exprimé, je ne sais pas exactement ce qui me prend, je me lève vite, probablement trop, et je perds l'équilibre. Je termine en m'étalant contre mon ami ainsi que son tabouret sur lequel il est installé qui ne supporte pas un poids supplémentaire. Repose en paix, tabouret. « Mince, je suis désolé ! Je commence à fatiguer, je crois. » Une réponse évidente : l'alcool. Ma tête tourne, surtout après ça, alors je pose ma paume contre ma tempe.



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le Mar 19 Déc - 19:50


Sorrows Away

La soirée est aux confidences, il semblerait qu’ils en avaient plus à dire que lors de leur précédentes réunions. En fait, avec les visites de plus en plus espacés, il était difficile de rattraper aussi facilement le temps perdu, et Alistair devait l’avouer ; son ami lui manquait. Ses frères lui manquaient, ses soeurs, tout autant, et sa femme. Sa femme lui manquait encore plus. Il avait l’impression de devoir absolument combler tous ces vides, et il tentait de gérer en attirant une ou deux elfes dans sa couche, mais le soulagement ne durait qu’une nuit, et la journée d’après se trouvait être tout aussi morne.
-Je lui en parlerai. Mais je doute que quiconque corresponde à ce qu’elle se fait d’un homme idéal.

Il remercie cependant son ami de vouloir l’aider dans cette tâche. Après tout, Alaric avait une meilleure connaissance que lui des nobles à fréquenter ou à éviter. Le banc craque de nouveau doucement sous son poids tandis que son bras s’allonge pour le faire bénéficier d’un peu plus d’alcool. Il allonge, s’hydrate, et lorsqu’il se sent satisfait, abaisse la bouteille, mais le voilà en proie à une chute inattendu. Un poid s’allonge sur lui tandis que le tabouret rend l’âme en expirant son dernier craquement. Une exclamation de surprise accompagne la chute tandis que sa bouteille se vide et roule plus loin.

Fort est de constater que son compagnon n’a plus l’équilibre parfait d’un combattant. Lui servant de coussin de secours, il se retrouve coincé entre lui et le sol, un rire venant percer le boucan qu’il venait de causer.
-Ne me dis pas que tu veux dormir? La nuit ne fait que commencer ! Allez !

Il se redresse sur ses coudes pour regarder la loque humaine qu’ils forment à deux, puis attrape Alaric par le bras pour l’aider à se redresser. L’effort lui vaut quelques tournis, ainsi il ne se relève pas immédiatement après cet effort monumental ; c’est qu’il avait du muscle ce gaillard ! Après un long soupire, il finit par se relever, attrape Alaric comme une dame en détresse et le soulève pour le remettre sur pieds.
-En sachant que tu risques de me quitter avant l’aube, je n’ai aucune envie que nous nous plongions dans le sommeil pour écourter cette réunion.

Et il rit moins, son visage laissant paraître une ombre de tristesse. Si il pouvait le garder chez lui une semaine, il serait fou de joie, mais son ami avait un devoir à accomplir qui requerait sa présence ailleurs que dans sa résidence. Comme si il avait peur qu’il le quitte, il reste près de lui, collant, et laissant bien voir qu’il n’a aucune intention de le libérer.




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le Mar 19 Déc - 22:54


Sorrows Away

Comme si m'être étalé de tout mon long contre mon ami ne suffisait pas, je vois maintenant le sol qui tangue étrangement, à moins que ce ne soit simplement ma carcasse. Je n'en ai aucune idée. J'ai un instant de vide que je pense être de la fatigue, même si mon ami me suggère que ce n'est que le début de la nuit, certes. Et avant que je ne puisse répondre il tente de m'aider à me relever ; tâche ardue. Il faut dire que je ne l'aide pas non plus très bien, je glisse presque, je titube, je rechute, puis... Je ne le réalise pas immédiatement, suis-je bien dans les bras de Alistair ? La situation est inhabituelle même si instinctivement je m'agrippe à lui. Finalement je suis remis sur pieds, plus ou moins, cherchant toujours un appui sur son épaule. « Décidément, mon ami, tu tiens bien mieux l'alcool que moi. Ainsi que la fatigue. » J'avoue que si je tiens encore debout, c'est surtout pour lui faire plaisir, comme je peux. Je fais de mon mieux et j'essaie de me donner des baffes mentalement pour me remettre un coup de jus. Mon bras est enroulé autour de son cou en soutien, en prévention, en espérant que je ne sois pas trop lourd pour mon ami... ou que je ne l'entraîne pas à nouveau dans une chute, sait-on jamais. Un instant je me perds à l'observer, accompagnant son faible rire qui est pourtant moins intense, je comprends son sentiment. Il serait bête que je nous nous endormions aussi vite alors que dans peu de temps je devrais repartir sur la route. J'inspire un bon coup, je me ressaisis, enfin du mieux que j'en suis capable dans cet état.

Une pensée me vient en tête, elle s'échappe même d'entre mes lèvres et je m'en rends compte trop tard. « Tu sais, si je n'étais pas attiré que par les femmes, je te trouverais à mon goût ! » Bon, c'est encore la boisson, cela saute aux yeux, je ne sais plus ce que je raconte. « Ok, c'était étrange. Oublie. Je crois que j'en reprendrais bien un peu, pas toi ? » Le coupable est pourtant encore vainqueur, en un sens, étant donné que je l'appelle à nouveau à venir hanter mon gosier puis bientôt mon foie. Demain, je sens que la gueule de bois nous sera pénible à tous les deux. En attendant les festivités sont toujours d'actualité. Je m'éloigne de mon ami en quête du graal sacré - l'alcool, cheminant en sa direction plutôt maladroitement, allant jusqu'à me cogner le petit orteil contre l'un des pieds du lit. Aie, ça résonne, ça fait mal, mais je n'abandonne pas. Je parviens à prendre en main l'objet convoité peu importe si j'en ressors avec des bleus ! Mais juste après, je suis pris d'un étrange sentiment, des aveux, des excuses, rien que la vérité. « Tu sais, mon ami, je m'en veux encore d'avoir fait le mort autant de temps, des semaines d'errance à vagabonder loin de tout... Je ne le dis pas assez souvent, j'ai été stupide, j'ai inquiété tout le monde. Est-ce que tu m'en veux ? »



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le Lun 8 Jan - 20:46


Sorrows Away

Il rit sincèrement à la remarque de son frère de cœur. Il était vrai qu’il semblait tenir beaucoup mieux l’alcool que lui. Mais il avait des années et des années d’entraînement. Il savait parfaitement à quel rythme descendre des bouteilles afin de pouvoir garder un minimum de conscience, mais pour ce soir, puisque c’était une occasion spéciale, il ne regardait plus trop ce qu’il avalait. ‘’Pour la fatigue ça s’arrange. Il te faut juste un petit coup de jus ! Attend…’’ Il regarde autour de lui. Il était convaincu que l’hydromel des Martell était le meilleur de tout Thédas, mais il devait quand même avouer qu’il avait de sérieux compétiteurs, surtout du côté d’Antiva. Parmi les cadavres de bouteille se trouve quelques vestiges de bouteille encore plein, ou à demi, tout dépend. Enthousiasme, il s’élance, titube, se rend compte que son équilibre s’est fait la malle, et ralenti juste à temps pour ne pas se prendre le coin de la table en pleine gueule. Vu de l’extérieur, lui et Alaric devait produire un spectacle assez divertissant.

Avec un regard évaluateur, il cherche la bouteille en question, puis se retourne la tête vivement lorsqu’Al lui dit qu’il aurait pu être de son goût. Il grimace, il s’est sans doute étirer quelque chose tellement il s’est retourné vite. Il fronce les sourcils ‘’Tu sais déjà que ça n’a jamais été un problème pour moi.’’ Et c’était vrai, du moins, en partie. Si Alistair ne faisait pas de distinction, c’est pas qu’il s’agissait majoritairement d’elfes. En vrai, il adorait les femmes, leurs courbes, mais si un mâle passait par là, il n’allait quand même pas cracher dessus. Cependant, Alaric n’avait pas les oreilles pointues. Heureusement pour lui. Il n’allait pas gâcher des années d’amitié pour un coup d’un soir.

Il se masse le cou d’une main et attrape une bouteille de rhum d’Antiva de son autre main, puis s’approche d’Alaric tandis qu’il s’éclate l’orteil contre le pied du lit. En bon prince, il va à sa rescousse et le guide vers le lit pour qu’il s’y assoit en toute sécurité, puis lui met la bouteille de rhum entre les mains. ‘’Fait attention à toi. Faut pas que je te renvois en morceaux à la garde, on risque de me demander des comptes.’’ Puis il se laisse tomber sur le matelas à ses côtés. Vu leur état, il est sans doute plus prudent de rester sur quelque chose de moelleux.

Ému, il regarde Alaric dans les yeux. Il ne pense pas lui en avoir jamais voulu de vivre sa vie, de ne pas donner de nouvelles. Après tout, ce n’était pas le plus assidu niveau lettre non plus. Il ne prenait pas de nouvelles, et il n’en donnait que rarement, beaucoup trop occupé par le domaine et Eva pour songer à l’extérieur. Il vivait dans une sorte de bulle dont il avait de la difficulté à sortir depuis le départ de Lyria. ‘’Jamais je ne t’en voudrai. Jamais. Tu me manques affreusement. Ça c’est certain.’’ Et le voilà de nouveau avec son regard embrumé. Il le prend par les épaules, laissant tomber une bouteille sur le sol dont il ignore le fracas. ‘’Tu seras toujours l’une des personnes les plus importantes dans ma vie. Parce qu’on se comprend. Parce qu’on est frères.’’ Il hoche la tête, complètement convaincu de ce qu’il dit. Certes, il avait déjà son nombre de frères et soeurs, mais avec Alaric c’était différent. Avec Al, ils s’étaient choisis. Tombés l’un sur l’autre au bar du coin. Connectés depuis cette nuit à Val Royaux.





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le Mer 10 Jan - 15:17


Sorrows Away

Je ne me moque pas de mon ami qui peine à préserver mon équilibre, mon cas n'étant pas moins ridicule, à force d'entasser les cadavres de bouteilles et de ne pas se satisfaire de la vue de notre verre vide une fois son contenu ingurgité ; toujours à le remplir. D'ailleurs cela ne se répercute pas que sur mes gestes mais aussi sur mes paroles, mes pensées, ne sachant plus trop où j'en suis. Enfin si, je sais simplement que je suis en excellente compagnie. Si excellente que je ne mâche plus mes compliments à son égard, je lui porte énormément d'estime et d'affection. Un frère de cœur plus qu'un meilleur ami au final. Compagnon d'infortune également, chacun avec nos pertes, nos peines, nos gueules de bois après une grosse cuite la veille...

Je suis soudainement ramené à la réalité lorsque je me cogne l'orteil contre un coin, j'ai mal, ça s'entend, et j'ai encore honte du spectacle que j'offre. Heureusement c'est Alistair qui se charge de me tendre le rhum qui continue à me faire de l’œil depuis tout à l'heure peu importe si ce n'est pas raisonnable. Assis sur le lit, même si ma tête tourne affreusement, ce n'est pas grave, je ne risque rien excepté une mauvaise chute sur le matelas... ou contre mon ami qui s'installe juste à côté. « Attention, tu serais complice du crime... » Je ris légèrement, quoi que légèrement nauséeux après avoir pris une nouvelle gorgée, gardant tout de même la bouteille entre les mains. Ma précieuse.

Mais bientôt je me confie, je me demande si il m'en veut, parce que je m'en veux d'avoir eu cette attitude égoïste envers mes proches trop longtemps et de les avoir inquiétés comme jamais. Yeux dans les yeux, le cœur gros, je me sens libéré d'un poids à sa réponse. « Oh, Alistair. » Pas le temps d'en dire plus, une accolade nous rapproche encore et le fracas au sol me rappelle que j'avais également une bouteille en main... Je crois ? Avec un peu de chance le matelas l'aura réceptionnée. Pour le moment je ne m'en préoccupe pas, de toute manière, parce que mon ami me confie des sentiments sincères qui me poussent à le serrer encore plus fort dans mes bras. On se répète sûrement dans tout ce qu'on dit depuis le début mais c'est important, je trouve, de se rappeler ce genre de choses, de dire que nous tenons l'un à l'autre. Je n'en ai pas honte bien au contraire. « Nous sommes un, mon frère. Nous sommes un. Merci... Si tu savais ce que ça représente, de l'entendre de ta bouche, que tu ne m'en veux pas. » Qu'il ne m'en voudrait jamais, comme je ne lui en voudrais jamais, moi non plus.

Après tant d'émotions je me décide enfin, doucement, à m'écarter. Mais avant d'être totalement de retour à ma place je me laisse envahir par une seconde vague d'affection en venant lui embrasser le front. Une idée me vient en tête pour nous garder éveillés le plus longtemps, surtout moi en vérité, surtout si nous continuons à boire. Je ne suis pas certain que ce soit l'une de mes meilleures idées mais ça ne l'empêche pas de sortir. « Et si nous faisions une course jusqu'à ta réserve d'hydromel ? Je m'en reprendrais bien. La dernière est... Tu vois, à moins de lécher le sol... » Mon regard se pose à terre, une zone dangereuse avec les bouts de verre éparpillés et j'en profite pour vérifier où la mienne contenant du rhum s'est posée ; bien sur le lit.



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le Dim 28 Jan - 22:15


Sorrows Away

Ce moment de tendresse presque intime le prend au coeur. Il adore cet homme, de façon purement hétérosexuel. C’est bien une première, ne pas tout mélanger, laisser les choses où elles le sont ; car c’était parfait ainsi. Et vu le taux d’alcool dans leur sang, cette nuit ne serait plus qu’un vague souvenir que la honte n’aurait pas le pouvoir de venir effleurer. C’était l’avantage avec Alaric. Aussitôt fait, aussitôt oublier, rien que la sensation du moment présent restait, et le reste s’envolait, inutile, fragmenté.

Mais la réalité le frappe de plein fouet lorsqu’il aperçoit le cadavre évidé de la dernière bouteille disponible dans sa réserve. Oui, il avait une réserve dans sa chambre, comme tout le monde, non? Il jugeait que c’était important, et il se voyait mal vadrouiller avec sa dernière conquête dans le manoir à la recherche de bouteille quand il pouvait non seulement l’emmener dans sa chambre, mais en plus boire au lit avec. Quoique là, Alaric était loin d’être assez séduisante et elfique pour être sa dernière conquête. ‘’C’est une excellente idée ! ‘’ Et sur ses mots, il se lève, titube, exécute une danse plutôt bizarre pour reprendre son équilibre, puis se redresse fièrement, sur une ligne de départ imaginaire.

C’est là qu’il voit la dernière bouteille de rhume entre les pattes de son ami. Il plisse les yeux, puis croire les bras. ‘’T’es sur que t'essaye pas de m’éloigner pour l’enfiler en douce celle-là?’’ Il pointe dédaigneusement la bouteille du menton. C’est même pas de l’hydromel en plus, le traitre.

Prêt, il se positionne afin de prendre le départ. ‘’T’as intérêt à te bouger le cul parce que je referme derrière moi si t’arrive pas à temps’’ Il lui lance un clin d’oeil, son niveau de compétition augmentant rapidement, car c’est qu’il déteste perdre Alistair. Il n’attend pas que son ami se joigne à lui pour s’élancer de façon très peu gracieuse vers la porte de sa chambre. Le départ aurait pu être magnifique, mais son épaule heurte douloureusement le cadre de la dites porte. Mais rien ne l’arrête ! Il sent son épaule s’engourdir, mais tout en criant comme un animal sur lequel on aurait tiré une flèche, il part en course dans le couloir vide de présence ; car évidemment, tout le monde est en train de dormir. Heureusement les quartiers de ses employés sont loin, et Eva est habitué à ce genre de cri animal...



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▲ OCCUPATION : L'héritier et aîné de la famille Martell s'occupe de l'hydromellerie depuis son plus jeune âge. En compagnie de son frère Anibal, ils ont été formés au métier dès qu'ils eurent l'âge de tenir sur leurs jambes. Depuis, il s'occupe surtout de l'aspect fabrication, veillant sur le domaine comme sur la prunelle de ses yeux
▲ COMPÉTENCES ET ARMES : Distillateur, apiculteur à ses heures, Alistair manie quand même quelques armes de jet. En fait, lors de ses nombreuses soirées arrosées, le jeune mâle fringuant affectionnait particulièrement le lancé de couteau. Ainsi, il s'est trouvé une affinitée avec les dagues légères qu'il collectionne affectueusement.
▲ LOCALISATION : Orlésien, les terres Martell portent les stigmates de son existence depuis qu'il est enfant. Quittant rarement son patois, il vagabonde dans la campagne entourant la demeure de sa famille.

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le Mar 30 Jan - 15:56


Sorrows Away

Dans un tel état, je le sais, aucune idée proposée n'aurait pu être censée. Je nage dans un océan brumeux, plus proche de la fantaisie que de la réalité et je n'ai honte de rien. Après tout mon cher ami trouve l'idée que je viens d'avoir excellente, n'est-ce pas un signe ? J'en suis plus que ravi et me lève à mon tour du lit, ma main soigneusement agrippée au matelas par réflexe ; il serait bête que je chute aussi tôt. De l'autre libre je récupère la bouteille de rhum saine et sauve, la dernière, que je m'enfilerais bien en effet. Mais je pense à Alistair voyons. J'émets un léger rire en vérifiant ce qu'il reste de contenu puis la repose en sécurité. « C'est tentant... Mais non, je préfère venir avec toi, qu'on se refasse un stock. » Mon premier pas sans appui est presque mortel, je manque de me casser la figure en évitant les quelques bouts de verre au sol. Il faudra nettoyer ça...

Mon frère de cœur arrive ainsi sur la ligne de départ bien avant moi et je ne me vexe pas, je réalise que je suis plutôt mou pour m'y rendre. Jusqu'à cet électrochoc intérieur, cette provocation propice à la compétition, qui me redonne de l'énergie. Cependant inutile de se méprendre, ce qui me motive vraiment reste l'alcool, pas la victoire... Presque pas. Je balaye ma fatigue vers le fond pour que mes réflexes ou ce qu'il en reste reviennent sur le devant de la scène, ou au moins une partie de mon énergie. Je remarque qu'il ne m'attend pas. « Eh, tricheur ! » Heureusement la porte accueille son épaule et me laisse une petite chance de rattraper mon retard, bondissant hors de la pièce tel un lion affamé en quête de son morceau de viande. Je m'élance vite, un peu trop d'ailleurs, et je perds le contrôle une fois dans le couloir en m'étalant tête la première contre un mur. Bim. Le bruit bourdonne dans mes oreilles, je crois que je suis sonné, mes sens un peu affectés ; enfin ça ne m'empêche pas de reprendre la course dans le couloir... Dans le mauvais sens.

Très vite je me retourne dans la bonne direction où j'entends le vacarme de mon ami en chemin. Il faut que je le rattrape, il faut, même si il connaît bien mieux les lieux que moi. Aurais-je eu plus de chance si nous étions à Lydes ? Ah, en plus, je saigne du nez. Ma main le découvre en pleine course maladroite et médiocre où je manque de me reprendre un mur mais non, je tiens bon ; le frôlant juste dangereusement. Soudain j'ai une autre idée me venant en tête, qui je l'espère, le distraira et me permettra de prendre de l'avance. Oubliant que nous ne sommes pas seuls et que tout le monde dort, ma voix s'élève pour atteindre mon ami : « Alistair, sur ta gauche, une elfe à demi-nue !! » Cela se passe de commentaires. Jugez l'alcool plutôt que moi.



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le Dim 11 Mar - 18:49


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La course commence, par un départ déloyal du senior Martell. Il prend de l’avance malgré la douleur animée de son épaule, et il entend son compagnon se joindre à sa course d’un pas lourd et tout aussi bruyant que sa gorge qui se déploie en un rire étouffé entre deux reprises de respiration. Il se retourne à peine pour voir Alaric se fracasser la tête contre un mur. Encore de l’avance ! Surtout qu’il connaît le chemin par coeur. Quoiqu’il pourrait peut-être prendre une autre branche histoire d’éviter la chambre d’Evalyn et de l’effrayer au point qu’elle voudra sans doute lui foutre un pain demain matin. Fier de sa stratégie, il bifurque à gauche au lieu de prendre la droite, manque de se prendre les pieds dans les fleurs du tapis, et profite de la matière anti dérapante pour s’élancer de plus belle. Jusqu’à entendre la tactique déloyal de son meilleur ami, mais surtout, de son compétiteur direct.

Il lutte pour ne pas tourner la tête, mais évidemment, il ne peut pas s’en empêcher, et il découvre un couloir complètement vide d’elfe et de nudité. Grognant de rage, il ne voit pas l’armure vide se trouvant au bout du couloir ou il aurait dû tourner, histoire de ne pas entamer de danse débile avec la décoration. Le boucan doit se rendre jusqu’à Lydes tellement c’est fort, en plus de ses jurons, tandis qu’il se coince la main dans le casque étroit de la parure. Il voit son compagnon passer près de lui, mais se souvient qu’il a lui-même volontairement pris le mauvais chemin. Fier de son coup, il se relève tant bien que mal dans un bruit de casseroles qui tombent, puis prend la bonne direction, semant Alaric de quelques secondes, pour finalement se retrouver, vainqueur, devant les portes de la réserve, beaucoup trop majestueuses pour ce qu’elles y cachent.

-J’AI GAGNÉ, JE SUIS LE MEI...Alaric?...

Il se retourne, aucune trace de son ami. Inquiet, il tend l’oreille histoire d’entendre un potentiel bruit d’agonie qui pourrait le diriger vers le bon endroit, mais d’un autre côté si il s’éloigne de la porte, l’autre pourrait en profiter pour lui dérober la victoire. Suspicieux, il regarde autour de lui, puis s’éloigne d’un pas de la porte.

-Al? T’es là?...J’ai gagné hein. T’y peux rien avec tes petites ruses….




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le Lun 12 Mar - 10:56


Sorrows Away

J'y crois. Ainsi élancé, je m'efforce de rattraper mon retard quitte à user de stratégies qui pourraient paraître déloyales ou stupides mais qui marchent tout de même. Comme ma tentative pour détourner son attention, par exemple, qui fonctionne à merveille ! Je connais trop bien mon ami et son amour des elfes, il marche en un rien de temps. Cela m'arrache un doux rire tandis que je continue sans vraiment savoir où je m'enfonce. Gauche, droite, je suis déjà perdu... Alors je tente de ne pas me prendre le décor plutôt que d'être certain d'où je me dirige. En tout cas je sais où est Alistair qui fait entendre sa voix dans toute la demeure et me permet de le suivre, puis de lui passer sous le nez avec un sentiment de victoire. Je l'ai dépassé, j'ai réussi, plus qu'à atteindre la ligne d'arrivée ! Où est-elle, d'ailleurs ? Je réalise enfin que mon ami n'est pas derrière moi, ce qui me met la puce à l'oreille. Peut-être que... Il m'a piégé ? Ce n'était pas par ici, non ? Je me dépêche de retourner en arrière toujours au pas de course mais je ne vois les casseroles au sol que trop tard et dans un nouveau vacarme, je m'étale complètement dessus.

Je suis sonné, ma vision se trouble, et je décide de ramper au sol jusqu'au pied de la table la plus proche afin de m'aider à me relever. Belle tentative, sauf qu'une fois à la hauteur de celui-ci, que j'agrippe maladroitement, un genre de pot de cuisine chute du bord. Je n'ai aucune marge pour l'éviter, je me le prends en pleine poire. Et d'un coup, tout est noir. J'ai perdu la course mais aussi contre la fatigue qui m'emporte sans perdre de temps, quitte à ce que je ronfle dans toute la pièce. Bon. Il faut savoir perdre, parfois.



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le Lun 19 Mar - 16:26


Sorrows Away

Il attend une minute, deux minutes. Au bout de la troisième à ne plus rien entendre, il s’inquiète. La victoire est déjà sienne de toute façon, alors même si Alaric tente de la lui voler, il n’y pourra rien. L’aîné fini par abandonner son poste afin de partir à la recherche de son ami. En chemin, il parvient à se débarrasser de la tête d’armure coincée autour de son poignet, causant un nouveau bruit de féraille beaucoup plus bruyant maintenant que la demeure était replongée dans le silence. Les ombres peu rassurantes de la décoration pose des ombres difformes sur les murs, et il ne se sent que très peu rassuré, maintenant que la fièvre du défi est partie.

Il finit par retrouver son compagnon sur le sol, endormi ou évanoui, il ne sait pas trop. Attendri, il s’approche d’Alaric, constate les dégats et attrape le pan de sa chemise pour enlever le sang sur son visage, puis il passe une main sur sa nuque, et l’autre derrière ses genoux afin de le soulever difficilement - encore alcoolisé, l’équilibre n’était pas à son meilleur - et l’emmener vers sa chambre.

C’est là qu’il le dépose délicatement sur les oreillers, et se laisse lui-même tomber à côté de lui, afin de l’accompagner dans un concert bruyant de ronflements et de grognement pour le reste de la nuit.





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