I'm on my way ❖ Aurelius Argento [Flashback]

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le Lun 11 Juin - 13:57



I'm on my way
Aurelius & Maedhros

« Tell everybody I'm on my way, New friends and new places to see, With blue skies ahead yes I'm on my way, And there's no where else that I'd rather be »
La route vers Weisshaupt lui tend les bras. Pourtant, Maedhros n'est pas disposé à la suivre tout de suite. Il y a quelque chose qui le retient dans cette bourgade paisible du nord d'Orlaïs, que rien ne distingue des autres. C'est une petite ville ordinaire, lui semble-t-il, surtout habitée par des marchands et des artisans. Lacune impardonnable en revanche : l'absence de bibliothèque ou d'un semblant de librairie. Catastrophique. Ce n'est pas pour autant qu'il compte fuir les lieux au plus vite. Surtout dans la situation actuelle.

Les doigts agiles de l'elfe s'activent au dessus de la plaie qu'il vient de panser avec le plus grand soin. L'aiguille qu'il manie ne tremble pas un seul instant alors qu'elle traverse la chair laissée béante par une vilaine entaille. D'une bonne dizaine de centimètres de long, la blessure allait probablement s'infecter, ou au mieux mal se refermer. Les muscles se seraient reformés un peu au hasard, laissant non seulement une cicatrice des plus disgracieuses, mais surtout occasionnant au propriétaire de la cuisse outragée des douleurs permanentes, voire une gêne dans ses déplacements. Là, tout irait pour le mieux. Enfin en considérant que la demoiselle ne s'amuse pas à sautiller en tout sens comme une jeune chien fou.
Un soupir passe le seuil de ses lèvres tandis que le médecin improvisé se redresse. Le torchon le plus proche est promptement attrapé pour retirer le liquide carmin qui offre un contraste saisissant avec sa peau plutôt pâle. Oh Maedhros n'a rien contre le sang, il n'y voit qu'un simple composé anatomique, mais il sait que les citoyens qu'il croisera au dehors n'apprécieront guère ce genre de vue. Traumatiser ces bonnes gens est bien le cadet de ses soucis, mais là il s'inquiète davantage de sa propre sécurité. Il veut atteindre Weisshaupt entier. Ce serait mieux.

Après avoir adressé quelques recommandations à la famille de la jeune elfe aussi bien qu'à cette dernière et leur avoir laissé quelques herbes curatives juste au cas où, le Garde des Ombres en devenir quitte la maisonnette pour rejoindre les ruelles du bas-quartier. C'est au bout de quelques minutes de marche qu'il rejoint les rues plus passantes, puis finalement les artères principales, débordantes de vie à cette heure de la journée. Midi ? Probablement, à en juger par les gargouillis de son estomac. Mais comme souvent, le jeune poète les ignore totalement, l'esprit accaparé par une myriade de réflexions qui s'enchaînent à un rythme effréné au sein de sa caboche.
Des pensées qui sont abruptement interrompues lorsque ses oreilles effilées captent un son des plus intéressants. Arraché à ses rêveries éveillé, Maedhros fouille la foule grouillante -jour de marché oblige- autour de lui du regard. Ses prunelles argentées accrochent alors une silhouette assez haute, à la stature droite, épaules plutôt carrées. Curieux, l'elfe se rapproche en catimini, avec une discrétion toute féline. Mais oui, il a bien reconnu l'accent tevintide. Comme c'est intrigant !

Soudainement enthousiasmé, la flamme de la curiosité attisée comme jamais (ou plutôt comme à chaque fois que quelque chose qu'il ignore encore se profile sous le bout de son nez), le ménestrel serre un peu plus la lanière de son luth entre ses doigts pour se faufiler plus près encore.

Que fait un citoyen de l'Imperium tevintide dans le nord d'Orlaïs ? Qui est-il ? Quel métier exerce-t-il ? Est-il mage ? Oh faites qu'il soit mage, ce serait passionnant !

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le Mar 12 Juin - 14:04

« Existe-il un groupe plus fascinant que celui des Gardes des Ombres ? Pas auprès de la majorité du peuple de Thédas. Et pour de bonnes raisons, dont celle qui m'apparaît la plus évidente est la suivante : tout le monde peut y aspirer. Quelle que soit notre origine, quel que soit notre statut, quel que soit notre passé, la chance d'appartenir aux Gardes existe pour chacun d'entre nous. Pour certains, c'est un chemin vers une vie meilleure à la recherche d'un noble but. Pour d'autres, c'est l'occasion de fuir des erreurs passées, ou de pratiquer des arts interdits. Enfin, il y a ceux qui n'ont pas le choix, recrutés à travers le droit de conscription. Héroïsme et condamnation ne sont jamais allés de paire aussi bien qu'au sein de la Garde. » Extrait de « Organigramme des organisations organisées », par Aurelius Argento
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« Et bien ma belle, en voilà du monde. » glissa Aurelius Argento à la monture qu'il menait par la bride. Aglaé et lui formaient une paire qui ne manquait pas d'attirer les regards : ce n'était pas tous les jours qu'on voyait un tévintide et une dracolisk voyager de concert. L'animal avançait d'un pas lest, sifflant régulièrement et claquant de la mâchoire dès que quelqu'un s'approchait de trop près, ce qui leur laissait le champ libre. Les écailles bleues décorées de bandes rouges, les piquants jaunes, Aglaé était un spécimen en parfaite santé, bien qu'un peu nerveux. Elle accompagnait le mage depuis plusieurs années, à la suite d'une rencontre qui aurait pu être écrite dans les annales. Lesquelles ? C'était une bonne question. Sans doute faudrait-il les inventer, mais voilà qui vaudrait assurément la peine. Ils ne se quittaient plus depuis. Tous deux venaient à peine de quitter l'auberge et l'écurie où ils avaient passé la nuit. Aglaé avait tendance à rendre les chevaux nerveux, et le tenancier avait été soulagé de ne pas les voir s'attarder. Le bâton de mage d'Aurelius était attaché au paquetage de l'animal, de manière à ne pas se faire remarquer ; mieux valait ne pas afficher sa condition de mage en-dehors des frontières de Tevinter, surtout en cette époque troublée. Une leçon qu'Aurelius avait apprise au fil de pérégrinations, et plus d'une fois ; la plupart du temps dans des situations aussi rocambolesques que dangereuses. Ma fois, il était encore entier, et voilà plusieurs jours que son voyage se poursuivait sans incident.

Vêtu d'un pourpoint de cuir bleu brodés d'or et d'argent, d'un pantalon de voyage simple mais élégant de couleur pourpre, et d'une cape émeraude, l'homme était aussi visible que sa monture, ce qui ne le dérangeait pas outre-mesure. D'une part, Aurelius aimait attirer l'attention ; d'autre part, c'était souvent le meilleur moyen de passer inaperçu. Et puis ce n'était pas parce que l'on passait sa vie sur les routes qu'on ne pouvait le faire avec style. Une dague ouvragée était accrochée à sa ceinture, qu'il avait marchandée au bazar de la petite ville. L'endroit était plus agréable, typique de l'Orlaïs campagnarde, et le temps était clément, idéal pour reprendre la route. Il n'avait pas de destination précise en tête ; il avait passé la dernière semaine à intercéder en faveur du commerce familial, et l'envie de vagabonder lui était revenue, comme souvent après trop de temps passé à la même place. Il faisait confiance au destin pour lui trouver une direction intéressante. Pour l'heure, il lui fallait déjà quitter la place, plutôt bondée. L'agglomération n'était pas immense, mais elle était bien peuplée, et si on y entendait principalement la langue orlésienne, de nombreux autres accents perçaient la foule. De nombreux marchands et voyageurs la traversaient, à la manière des routes qui la reliaient au reste du monde connu. D'ailleurs, Aurelius croyait savoir que l'une d'elles menait à Weisshaupt, le célèbre quartier-général de la Garde des Ombres, dans les Anderfels.

« Autant cheminer ensemble, plutôt que de vous faufiler derrière moi, vous ne croyez pas ? » lança-t-il à la silhouette qu'il avait fini par repérer du coin de l’œil. Un elfe à la peau pâle et au cheveux clairs qui rappelait l'argent, à la manière de celui qui brillait sur la broche en forme de renard que le tévintide portait sur son pourpoint pour fermer le col de sa cape. Il adressa un sourire de bienvenue à l'adresse de l'inconnu, et nota avec intérêt le luth qu'il serrait entre ses doigts. Un ménestrel itinérant ? Ma fois, voilà qui faisait généralement bonne compagnie ! Ils connaissaient beaucoup de choses, aussi bien sur les légendes de leurs chansons que dans ce qui se racontait sur les routes. Curieuse, Aglaé approcha son museau du musicien pour mieux le renifler.

« Ne vous inquiétez pas, elle ne mord pas. La plupart du temps. » Puis, toujours avec le sourire : « Qu'est-ce qui vous amène dans le coin, l'ami ? »

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le Jeu 21 Juin - 12:37



I'm on my way
Aurelius & Maedhros

« Tell everybody I'm on my way, New friends and new places to see, With blue skies ahead yes I'm on my way, And there's no where else that I'd rather be »
L'immense curiosité intarissable de Maedhros est à la fois une bénédiction et une malédiction, sans que lui-même ne le réalise. Certains trouvent satisfaction en mangeant tout ce qui leur passe sous le nez, d'autres préfèrent collectionner les amants, lui trouve son contentement dans la lecture et la découverte de choses nouvelles. Comme avec ce vieux mercenaire avec lequel il a cheminé quelques temps, et qui a eu l'amabilité de lui enseigner comment se battre avec une arme que le jeune elfe n'avait jamais encore vue de ses propres yeux : un fauchard. Une lame que son maître d'armes improvisé lui a offerte le jour où leur chemin s'est finalement séparé, et qu'il garde aujourd'hui soigneusement empaquetée dans son dos. Si la prudence dirait que c'est pour éviter d'attirer les regards sur lui, en vérité il s'en moque bien et ne l'a fait que pour tenir le métal déjà sérieusement vieilli à l'abri des désagréments météorologiques.

D'ordinaire, les gens n'apprécient guère que le ménestrel se glisse ainsi dans leur dos. Il se retrouve régulièrement éconduit sans ménagement, ne comprenant pas vraiment pourquoi. Oh bien sûr il a fini par assumer que ce genre de comportement ne doit pas être bien admis dans les mœurs, mais il a du mal à saisir pourquoi. Comme toujours, les subtilités des mœurs sociales lui échappent.
Aussi est-il surpris lorsque le tevintide l'invite clairement à marcher à ses côtés, le tout avec une mine plus qu'avenante. Perplexe, l'elfe bat des cils quelques instants. Cette amabilité le prend de court, mais dans le bon sens du terme. Esquissant un léger sourire à son tour, il s'approche donc de l'homme ayant attisé sa curiosité, déjà enthousiaste à l'idée de lui poser l'infinité de questions qui lui viennent à l'esprit, pas plus effrayé que cela par la présence du dracolisk.
Sans se départir de son expression ravie, Maedhros lève même une main pour la tendre en douceur vers le mufle du reptile, le laissant décider s'il a envie d'un contact ou non. Au cours de ses sept années de voyage, il n'a jamais croisé ces montures typiquement tevintides. Ses prunelles argentées étincellent d'émerveillement autant que de curiosité. En revanche, il adresse un nouveau regard un rien confus à son vis-à-vis quand celui-ci le qualifie « d'ami ». Mais en un éclair il se souvient de ses conversations passées où ce terme a déjà été utilisé, et comprend qu'il s'agit là d'une manière de parler.

- Tant qu'elle ne m'arrache pas la main... Je ne suis pas comestible, tu sais. ajoute-t-il à l'intention de la dracolisk, avant de poursuivre pour lui-même. - Quoique d'un point de vue purement technique, si... Mais enfin. Son attention se reporte bien vite sur le propriétaire de la créature, auquel il adresse un léger hochement de la tête. - Je m'appelle Maedhros, et je me rends à Weisshaupt. Qu'est-ce qui peut pousser un noble tevintide à venir se perdre dans la campagne orlésienne ? Êtes-vous un mage ? Comment domestique-t-on un tel animal ? Oh dites, connaîtriez-vous quelques chansons ou poèmes de chez vous que vous accepteriez de partager avec moi ? Je n'ai jamais osé poser le pied à Tevinter, mais je suis très curieux d'en apprendre plus ! Une fois lancé, il est difficile d'arrêter le jeune elfe dans ses logorrhées sans fin, au grand dam de la quasi totalité des gens qui ont pu voyager à ses côtés.

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le Ven 29 Juin - 12:16

La curiosité, voilà bien quelque chose dont Aurelius avait à revendre. Il y avait toujours un grognon pour dire que c'était un vilain défaut, mais il la considérait au contraire comme une précieuse qualité. Du moment qu'elle se concentrait sur le savoir et l'apprentissage plutôt que la vie privée de son prochain, elle était même essentielle. Beaucoup de gens en manquaient ou s'y refusaient, plutôt tristement. Bien utilisée, elle pouvait faire office de pont jusqu'entre les peuples : c'était en se montrant curieux de l'autre, de sa manière de fonctionner et de voir les choses, qu'on pouvait apprendre à le comprendre. Autant dire que ce n'était pas quelque chose de très répandu au sein du magisterium... Au moins, Aurelius n'avait pas à s'en soucier ; que son père s'use sur les gradins, lui il préférait parcourir le monde. La curiosité, il en avait fait un de ses moteurs. Il trouvait toujours une nouvelle raison de s'étonner de tout, et plus d'une destination avait été décidée selon l'humeur du moment et la découverte d'un fait -ou d'un être- intéressant. Aujourd'hui ne serait pas différent, et il s'en réjouissait.

Aurelius avait l'habitude qu'on le remarque. La discrétion n'était pas son fort, et il ne voyait pas l'intérêt de passer pour quelqu'un qu'il n'était pas. Ce qui amenait régulièrement son lot de problèmes, surtout en sa qualité de mage pendant une période troublée, mais tant pis. Il était Aurelius Argento, fils de magister et héritier des affaires familiales, écrivain à ses heures perdues, le Renard Roug de Tevinter, le conquérant des bouges d'Antiva, le vainqueur de la grande guerre des béliers, et toute une ribambelle de titres qu'il se plaisait à ajouter au gré de ses humeurs. Avec un palmarès comme le sien, il y avait toujours de quoi raconter des histoires, et il y en avait toujours une ou deux à rajouter. Ce n'était pas la célébrité en tant que telle qui l'intéressait, cependant. Il s'en fichait qu'on le reconnaisse, il aimait simplement être remarqué. Il n'arrivait jamais rien à ceux qu'on ne remarquait jamais.

« Je crois qu'elle vous aime bien. Pas au point de vous grignoter, comestible ou non. A moins que vous ayez du céleri sur vous : elle en raffole, même si elle ne le digère pas très bien. » Aglaé avait étiré son cou pour mieux venir observer le jeune elfe. Ses narines frémirent tandis qu'elle continuait de le renifler avec intérêt. Puis, ayant terminé son examen, elle effleura doucement le coup du voyageur de son museau, comme pour quémander une caresse. Debout à côté d'elle, Aurelius lui flatta l'encolure, observant lui aussi avec soin le nouveau venu. Ce qu'il vit dans ses yeux lui plut : de la curiosité, sincère et inépuisable. Il ne semblait pas faire grand cas des manières, ce qui convenait très bien à Aurelius. Pourquoi perdre du temps en salamalecs quand on pouvait apprendre ?

« Enchanté, Maedhros. Je me nomme Aurelius. »
Il tendit la main à l'elfe, et sourit devant l'avalanche de questions. D'autres s'en seraient peut-être offusqué, mais le mage appréciait les esprits inquisiteurs. Et puis c'était toujours agréable de rencontrer des personnes directes dans leurs intentions. « J'avais une affaire à régler au nom du commerce familial, et puis je ne résiste jamais à l'appel de la route. On peut dire que je ne tiens pas en place. Je suis bien un mage, ce qui renforce le cliché comme quoi tous les tévintides en sont ; cependant, je peux vous assurer que je n'ai encore sacrifié personne depuis mon petit-déjeuner. Je ne sais pas qui d'Aglaé ou moi a domestiqué l'autre, et j'ai ces quelques phrases d'un chant de mon enfance qui me revient en tête... » Il s'éclaircit la gorge et fit quelques mouvements exagérés des lèvres et de la mâchoire, comme pour se chauffer, avant de se mettre à chanter : « C'était un magister, qui allait à la mer, c'était un magister, tombé sur son derrière, c'était un magister, sur une étoile de mer, c'était un magister, c'était que la première... Et ça continue sur quelques couplets, mais ça fonctionne mieux en canon. » La voix d'Aurelius était plutôt agréable ; il n'était pas ménestrel, mais il se débrouillait. Il faut dire qu'il avait eu le temps de s'entraîner, sur les routes ; rien de tel qu'une chanson pour se donner du courage lorsque la route est longue !

« Si je puis à mon tour vous poser quelques questions... Je sais où vous allez, mais d'où venez-vous ? Et à quoi vous occupez-vous, au fil de vos voyages ? Et enfin, mais pas la moindre : qu'allez-vous donc faire à Weisshaupt ? Seriez-vous un garde des ombres ? » Oui, la curiosité, Aurelius aussi en avait à revendre, et la mention du quartier général des gardes n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Garde ou non, Madhros avait définitivement piqué son intérêt, et le mage se réjouissait d'avoir croisé sa route !

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le Jeu 19 Juil - 10:25



I'm on my way
Aurelius & Maedhros

« Tell everybody I'm on my way, New friends and new places to see, With blue skies ahead yes I'm on my way, And there's no where else that I'd rather be »
Ce n'est pas tous les jours qu'on croise un mage originaire de l'Imperium qui n'a pas envie de vous passer un collier et une chaîne autour du cou. Ce malgré des oreilles taillées en pointe que Maedhros n'a jamais pris soin de cacher. Par fierté pour ce qu'il est ? Même pas. Il est tout simplement préoccupé par une infinité d'autres choses immensément plus importantes à ses yeux que ce genre de trivialités. Pourtant ses esgourdes lui ont déjà posé plus d'un problème au cours de ses voyages. On pourrait penser que cela lui aurait appris à faire preuve de mesure, de discrétion, qu'il tenterait à minima de dissimuler ses pointes sous ses mèches immaculées... Mais non. Pis encore, il lui arrive d'attacher ses cheveux quand ils l'agacent trop à venir dans ses yeux toutes les deux minutes ou bien encore quand les températures grimpent au point qu'ils lui tiennent chaud. Là, impossible de se tromper sur la nature du poète itinérant. Néanmoins il n'a que faire des regards inquisiteurs, lourds de reproches, pas plus qu'il ne porte actuellement la moindre attention aux murmures curieux et même un peu outrés qui commencent à s'élever autour de leur duo insolite. Un tevintide, un elfe et un dracolisk. Voilà qui ferait une bonne base pour une pièce de théâtre burlesque, à n'en pas douter.

La main tendue d'Aurelius restera dans le vide, l'antivan ayant éclipsé sans même le vouloir cette convention sociale qui soyons honnêtes, lui passe bien au dessus de la tête. Il a pris le temps de se présenter en bonne et due forme, c'est déjà bien le connaissant. Son attention se trouve presque toute accaparée par la créature aux vagues aspects draconiques qui sert de monture à son interlocuteur. Ses écailles sont d'une superbe couleur. A en juger par la taille de ses crocs, un dracolisk doit avoir un régime alimentaire strictement carnivore, et ce même si son propriétaire avance que ce spécimen-ci adore le céleri. Le céleri... Voilà qui est curieux. Dommage, l'elfe n'en a pas sur lui. Même s'il ne sait pas très bien monter à cheval, Maedhros se demande quel effet cela peut procurer de se trouver sur le dos de pareille bête. Peut-on seulement la monter à cru, d'ailleurs ? Un cheval reste agréable à chevaucher sans selle ou même tapis de quelque sorte qu'il soit grâce à ses poils, mais au vu de la peau rugueuse du reptile... Le doute l'étreint.

Un sourire étire doucement les lèvres du ménestrel quand Aurelius entame une petite chansonnette somme toute assez comique. Ce n'est pas vraiment ce qu'il avait en tête, mais cela ferait l'affaire. Qui sait, peut-être aura-t-il un jour l'opportunité de croiser la route d'un autre tevintide qui partagera avec lui quelques unes de ses connaissances en chansons de son Imperium. La chape de mystère qui enrobe Tevinter allèche Maedhros comme peu de choses parviennent à le faire. Ces lacunes-là font partie de celles qu'il tient absolument à combler, et ce même si cela pourrait s'avérer pour sa propre sécurité. A noter qu'il n'a pas encore eu la témérité de passer les frontières de la nation des mages. Il tient à sa liberté presque autant qu'à son savoir.
Puis viennent les questions d'Aurelius, auxquelles évidemment l'elfe répondra avec plaisir. Après tout, c'est de bonne guerre. Pourquoi devrait-il être le seul à avoir le droit d'assommer son vis-à-vis d'interrogations en tout genre ? D'autant plus qu'il n'a jamais vu le moindre souci à aborder le moindre aspect de son existence. Aucun sujet n'est tabou, avec lui. Jamais.

- Je suis originaire d'Antiva, c'est vrai que je n'en ai pas beaucoup l'accent ceci dit. Cela fait quelques années que je suis ménestrel sur les routes de Thedas, j'ai appris tellement de choses auprès de voyageurs que je pourrais écrire toute une série de livres je pense. pouffe-t-il légèrement, se remémorant ces bons souvenirs. Non, je ne suis pas Garde des Ombres. Pas encore, du moins. J'espère bien survivre à l'Union et rejoindre leurs rangs. Vous en avez déjà croisés ? J'ai eu la chance de passer quelques heures voire quelques jours avec certains d'entre eux, ce sont toujours des personnes passionnantes avec de belles histoires à conter. J'ai même écrit quelques chansons à leur sujet, pour passer le temps. J'avoue avoir une affection toute particulière pour Garahel, avez-vous des récits intéressants le concernant à Tevinter ? Je serais curieux de savoir quelle est l'opinion de votre peuple sur une telle personnalité. Sans doute que les mots des tevintides à l'encontre d'un elfe citadin ayant grandi dans les Bas-Cloîtres avant de devenir Garde des Ombres ne seront guère flatteurs, et ce même s'il a mis fin à un Enclin mais... Maedhros veut savoir. Comme toujours.

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le Sam 21 Juil - 12:58

Quand son nouveau compagnon de route ne réagit pas à sa main tendue, Aurelius Argento ne s'en offusqua pas le moins du monde. Déjà parce qu'il en fallait beaucoup plus pour l'offusquer, comme avaient pu en témoigner de nombreux adversaires et rivaux et ce depuis l'enfance. Le magister avait toujours été d'un tempérament égal par défaut, et il avait toujours su se servir de son ego comme un bouclier efficace qu'on n'entamait pas facilement. Ensuite, il se rendait bien compte qu'il ne s'agissait pas d'un manque de respect de la part de Maedhros ; c'était plutôt le signe de quelqu'un qui ne se souciait guère de l'étiquette ou qui n'y entendait pas grand chose. Ce qui, aux yeux d'Aurelius, représentait plus une qualité qu'autre chose. Et puis tout le monde n'était pas forcément à l'aise dès qu'il fallait se montrer social. Dans beaucoup de cercles, on aurait froncé les sourcils devant l'avalanche de questions qui avait franchie les lèvres de l'elfe sans le moindre souci du décorum. Le tévintide, lui, trouvait cette manière d'échanger rafraîchissante, et bien plus stimulante.

« Les mots sont trop précieux pour qu'on les gâche en cérémoniel inutile. Encore moins quand il y a tant de questions à poser et de choses à apprendre !» dit-il avec un sourire. Il sut aussitôt que le futur garde des ombres et lui allaient s'entendre. De plus, il était toujours plus agréable de faire un bout de chemin en bonne compagnie. Aglaé était certes une brave monture, mais elle manquait un peu de discussion ; ceci dit, personne n'écoutait mieux qu'elle... Du moins jusqu'à ce que les soliloques de son humain ne l'agacent, auquel cas elle secouait sa démarche jusqu'à ce qu'il se taise un moment.

« Traditionnellement, le chant chez les tévintides est à l'image de notre réputation : ancien, lourd, austère et doté d'un nombre effarant de couplet sur les mille et unes manières d'utiliser le sang de son prochain. Ceci dit, il existe une grande culture du chant parmi les esclaves, même si la plupart de mes homologues préfèrent penser le contraire. » A la façon dont il avait prononcé « homologue », il était clair qu'il ne portait pas ceux-ci dans son cœur. « J'aimerais bien compiler ces chants, un jour. Les inscrire quelque part, qu'ils ne soient jamais oubliés. »

Un autre point sur lequel l'elfe et le tévintide allait pouvoir s'entendre : leur amour du savoir. Pour Aurelius, il était important de toujours chercher à apprendre, de découvrir les secrets du passé pour qu'ils ne soient jamais perdus. S'il n'avait pas eu l'âme aussi vagabonde, peut-être aurait-il fait un excellent archiviste, ou du moins un bon scribe. Mais les découvertes, il préférait les faire sur la route, auprès des gens. C'était fou le nombre de choses que partageaient les voyageurs avec le ciel comme seul toit au-dessus de leurs têtes.

« Ah, Antiva ! Son vin, ses marchands, ses assassins ! Je m'y suis rendu plus d'une fois, et ça a toujours été un souvenir inoubliable ! Un de mes bons amis en est originaire, d'ailleurs. J'espère que mes pas m'y ramèneront, il y a encore tant à voir ! Souvent, je me dis qu'une vie est bien trop courte pour tout ce qu'il y a à découvrir... Antiva vous manque ? Et si je vous demandais de partager une anecdote à son sujet, qu'est-ce qui vous viendrait en tête en premier ? »

Aurelius avait constaté qu'il était toujours intéressant d'avoir le point de vue d'un voyageur sur son pays quand il n'y était pas. Se trouver à l'étranger permettait de considérer d'où l'on venait avec une perspective nouvelle, ce qui ne manquait jamais d'intérêt.  

« Si les récits de voyages vous intéressent, je crois que je peux faire quelque chose pour vous ! » Aurelius stoppa le pas d'Aglaé pour fouillé dans ses sacoches. Il en sortit un livre à peine abîmé par le voyage. En fait, il en transportait toujours quelques ouvrages ; on ne savait jamais quand on allait tomber sur une occasion de se faire connaître ! Sur la couverture, on pouvait voir une tête de renard stylisée, et le titre suivant : « Chroniques du Renard Rouge, Vol.1, par Aurelius Argento ». Il passa une main dessus comme pour en ôter de la poussière, geste né de l'habitude,  et le tendit à son interlocuteur : « Il se trouve que j'écris, à mes heures perdues. Je consigne mes voyages, notamment. Les récits qu'on m'aura racontés en cours de route, ce genre de choses. Tenez, ça me fait plaisir. » Sur la première page, il avait même préalablement inscrit une dédicace : « A un lecteur curieux de plus, Aurelius »

« J'ai eu l'honneur de rencontrer quelques gardes au fil de mes voyages, oui. Des gens fascinants, mais souvent secrets. Les mystères de l'ordre sont bien gardés, à raison sans doute. Et j'admire leur courage : car il en faut, pour faire ce qu'ils font. Prendre le risque de l'union, dans un premier lieu... Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision, si j'ose vous le demander ? » La curiosité du magister croissait à chaque pas. Qu'est-ce qui pouvait pousser un ménestrel gracieux et avide de savoir à faire un tel choix ? Mais en y réfléchissant bien, l'ordre devaient avoir des archives à consulter aussi rares que précieuses... Rien que cela devait en valoir la chandelle !

« Peut-être me ferez-vous l'honneur de quelques uns de vos chansons en chemin! Je serai ravi de les écouter...et de les consigner, si cela ne vous dérange pas. Peut-être dans un recueil des chants de la route, quelle chose comme ça... Ah, Garahel ! Sans doute un des héros les plus grands qu'ait jamais vu Thedas, n'en déplaisent à ceux qui ont la mémoire courte. Et dans l'empire, la plupart l'ont malheureusement ; c'est à se demander comment ils sont encore capables de retrouver leurs clefs... En Tevinter, la plupart se contentent de l'ignorer, j'en ai peur. Nous sommes très forts pour ignorer ce qui ne nous convient pas. Certains essaient de prouver qu'il s'agissait plus d'un coup de chance qu'autre chose, comme si un elfe pouvait vraiment être le responsable directe d'un tel coup d'éclat... Bref, ce genre de fadaises. Pour ma part, j'ai dévoré tout ce que j'avais pu à son sujet, et c'est un héros que j'admire grandement. Sans lui, et sans le sacrifice de tous les gardes à chaque enclin, nous n'aurions pas cette fascinante conversation aujourd'hui, vous et moi. Il est profondément dommage que ça ait également coûté les griffons au monde... Et je sais que Garahel est une figure importante chez les esclaves : la preuve que n'importe qui peut accéder à la véritable grandeur ! »

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