BETWEEN HEAVEN AND EARTH (ALIYAH) [FB]

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le Dim 17 Déc - 21:38


between heaven and earth

Je suis profondément perturbé depuis que la nouvelle est tombée, que notre très cher père est passé en hâte à Lydes afin de nous présenter sa nouvelle femme, une nouvelle belle-mère, que je n'accueille clairement pas de la même manière que les précédentes. Probablement en raison de son âge très - trop jeune. Je ne parviens pas à me faire à l'idée, déjà bien remué intérieurement par les derniers événements. Tout s'est enchaîné bien trop rapidement ; Armand en convalescence, l'annonce d'un décès, l'enclin à nos portes, mon séjour à Lydes et la confrontation avec ma famille, puis ça. Et bientôt je devrais reprendre mon canasson afin de combattre l'engeance aux côtés de mes compagnons Gardes, l'esprit certes plus allégé en sachant que mon cadet et les autres sont en sécurité mais pas moins libéré de tout tracas. Rien que le fait d'être retourné ici, à Lydes, éveille en moi une nostalgie qui presse fort mon cœur au plus profond de ma poitrine, sans évoquer mes visions endeuillées qui sont plus virulentes. Je le dissimule encore et toujours, tout comme ma consommation d'alcool plus élevée, mais je le sens, je le sais, certains l'ont sûrement remarqué ; comme Ariel. Rien que les dîners où nous sommes tous réunis sont une véritable épreuve avec les regards plein de sous-entendus, de liens étiolés qui ont besoin de temps pour se reconstruire ; à la manière de mon âme brisée qui je le crains, est déjà condamnée, ne sera jamais en paix.

D'ailleurs en parlant de dîner, si cette soirée je me joins le cœur gros au rassemblement, je découvre rapidement que tous ont déserté pour des raisons qui m'échappent, sauf cette charmante demoiselle qu'il me faut désormais considérer comme ma belle-mère ; Aliyah. Tâche ardue qui me gêne, je n'ose avoir un contact visuel qui ne dure plus de quelques secondes ou bien encore briser ce silence installé depuis plusieurs minutes. Il commence à être lourd et j'espère qu'elle ne s'imagine pas que je la rejette. Il est simplement difficile pour moi, peut-être est-ce aussi son cas, elle pourrait très bien être ma sœur... ou ma femme. Par crainte qu'à cette pensée des visions ne viennent encore me perturber, je balaye promptement la salle du regard, mais rien, heureusement ; cela n'empêche pas mon faciès de paraître plus morose qu'auparavant. Le repas est enfin servi et sert finalement d'excuse au manque de conversation flagrant, ma main s’empressant d'attraper la cuillère que je trempe dans la soupe juste sous mon nez. L'appétit n'est pas au rendez-vous pourtant je me nourris, j'avale doucement, je déguste sans vraiment profiter. Le Créateur et son sens de l'humour... Même si je ne ris point face aux tourments qu'il m'inflige, aux situations démesurées qu'il m'envoie, mais la vérité, c'est qu'il n'a vraisemblablement plus de pitié pour moi depuis longtemps.



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le Mar 19 Déc - 20:37


between heaven and earth

Fragile indécence, requise pour une raison qu’elle ignorait, puisque son cher mari n’avait jamais eu l’intention de l’accompagner raisonnablement. Une marchandise que l’on laisser tomber. Elle aurait pu faire le voyage dans une caisse en bois qu’il n’y aurait eu aucune différence, moins les assauts sexuels non désirés. Elle subissait, depuis ce mariage ignoble dont elle avait été l’objet. Et le pater de la fratrie de Lydes semblait se jouer d’elle, l’habillant comme une poupée vulgaire pour le plaisir de son regard lubrique. Elle le détestait, mais arriver n’était pas un soulagement. Cela marquait le définitif, la fin de ce qu’elle aurait pu avoir comme escapade. Elle était maintenant captive, l’objet de luxe d’un homme qu’elle ne reverrait que le temps d’une sauterie.

Larguée, les domestiques inconnus prenaient soin de la guider vers la chambre des maîtres, vers ses quartiers, et avec dégoût, elle constata la garde-robe qui lui avait été dédiée. Elle n’avait pas le temps de se remettre sur pieds, et à peine le temps d’un bain qu’on la convia à dîner avec les enfants, ses beaux-enfants, sa nouvelle famille.

Elle eue envie d’hurler, d’ignorer l’invitation, et de s’enfermer dans ses appartements, mais elle devait faire bonne figure, elle devait au moins montrer qu’elle était résiliente, obéissante, ainsi, on ne s’attendrait à aucun acte de rébellion de sa part. Elle devait faire basse figure, se montrer souriante, avenante, parfaite, et elle pourrait fomenter ses plans en silence, dans le plus grand anonymat, sans qu’on la soupçonne. Cependant, elle douta pouvoir feindre la moindre dose de bonheur, il ne fallait pas trop lui en demander quand même.

Ainsi, après son bain, et après avoir fait bon nombre de tresses dans ses cheveux afin de les maintenir haut sur sa nuque, elle se para de la robe la moins indécente, celle qui laissait le moindre paraître son buste, même si ce n’était pas gagner. La robe aux couleurs sombres rappelaient tristement un deuil, mais le bleu royal et le vert entrelacé de doré pouvait presque aussi laisser paraître quelque chose de royal.

Alors la voilà, l'indécence royale placée au bout d’une table...presque vide. Ils avaient presque tous trouver mieux à faire, sauf l’un des aînés, qu’elle dévisageait sans gêne tandis qu’il mangeait sa soupe. Elle ne se souvient déjà plus de son prénom, mais elle n’oublierait pas le visage de l’un de ses geôliers. Lentement, elle porte sa cuillère à ses lippes, y goûtant de la pointe des lèvres sans quitter l’homme du regard, puis elle se décide enfin à percer le silence après l'énième coup de cuillère sur le fond de leurs bols.
-Possédez vous des épées, Ser ?

Autant parler d’un sujet qui l’intéressait, bien que la question, posée avec un léger accent Antivan, flottait dans l’air comme un bruit de trop, comme si le silence était tellement épais qu’il devenait impromptu de le percer.



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le Mer 20 Déc - 16:05


between heaven and earth

Je sens son regard clairement posé sur moi et bien que je prenne grand soin de l'éviter, le malaise en moi s'intensifie. Finalement c'est de son propre chef qu'elle décide de rompre le silence, ce qui n'est pas plus mal je dois dire ; je crois. Doucement mon menton se redresse en sa direction et je laisse ma cuillère faire trempette dans ma soupe entamée, la remuant machinalement comme pour me prémunir de tout ce stress accumulé. « En effet, Sera, j'en possède une qui m'accompagne partout où je vais. Enfin presque partout, principalement sur le champ de bataille. Souhaiteriez-vous la voir ? Après le dîner bien entendu. » Heureusement je ne me laisse pas envahir par la nervosité, tout du moins ma voix n'en témoigne pas tant que ça mais je réalise après coup que sortie de son contexte, la conversation en serait bien étrange... Et moi qui en temps normal ne pense que très rarement à ce genre de choses. Très vite mes yeux se baissent à nouveau sur mon repas que je continue malgré le manque d'appétit flagrant. Une gorgée, deux, puis je fais encore une pause avant de me forcer à en reprendre une troisième. J'abandonne à la quatrième qui m'amène un bref haut-le-cœur, gagnant du temps en avalant un peu d'eau. Enfin, du temps pour quoi ? Je ne suis pas forcé de finir si je n'ai plus faim. Je n'aime pas mais je sais également que se forcer n'est pas mieux et quand bien même je ne continue pas, je reste au moins en sa compagnie.

J'affronte une énième fois son œillade intense ; à mon tour de couper le silence qui s'installe encore. « Mes excuses si je ne suis pas très bavard, ce n'est pas de votre faute, j'ai beaucoup de... tracas en tête. Je ne voudrais pas que vous vous sentiez mal accueillie ou pire encore, rejetée. Avez-vous rencontré le reste de la famille ? » Si tous ont bien réagit, en revanche... Je connais déjà plus ou moins la réponse en ce qui en concerne certains, certaines, alors qu'en dehors de Armand et Aria nous sommes censés être habitués à l'accueil d'une nouvelle belle-mère. Pas aussi jeune, cela dit. Je prends le temps de l'observer un peu plus et de détailler à mon tour ses expressions. Père s’accommode toujours avec des épouses ravissantes mais il ne s'arrête jamais, même à son âge. Je me demande maintenant si nous devons nous attendre à un futur de Lydes, une petite sœur ou un petit frère se joignant à cette fratrie déjà bien remplie. L'écart d'âge serait encore important, beaucoup plus que pour les jumeaux.



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le Sam 6 Jan - 2:41


between heaven and earth

Indécise quant au ton à adopter pendant cette conversation, elle convient qu’elle doit cacher son excittion lorsqu’il confirme, en effet, qu’il possède une épée. De mémoire, elle pense qu’il s’agit de celui qui est garde, mais elle ne saurait confirmer cette information. Pas si tôt dans une conversation. Ce serait aussi impoli que de lui demander carrément si il était en train de mourir ; car elle savait que les gardes ne survivaient pas très longtemps à la souillure. Elle se dit que lorsque ce sera le cas et qu’il succombera, ça en fera un de moins sur son dos, une paire d’yeux de moins pour la surveiller.

Un léger sourire apparaît quand même sur son visage sérieux, sans doute pour les mauvaises raisons. Il lui répondait si gentiment qu’elle pourrait presque se sentir mal de penser de telle chose à son sujet, mais elle devait garder son objectif en vue ; quitter Lydes le plus rapidement possible. ‘’Après dîner. Bien sûr, ce serait un honneur.’’ Son excitation cachée fait ressortir son léger accent, elle se rattrape, se concentre. Elle refuse de le laisser paraître, parce qu’on lui a appris, premièrement, et deuxièmement, car ce trait semble particulièrement plaire à son cher mari, et elle est prête à tout pour casser la moindre envie de ce vieux débile.

Elle baisse son regard sur sa soupe et se rend compte qu’il n’en reste plus rien. Force est d’avouer que le voyage l’a affamée. Elle n’avait pas l’habitude d’être privée de nourriture, mais il semblerait qu’il fallait qu’elle surveille sa ligne, au moins pour garder une silhouette agréable lorsqu’elle porterait ses robes indécentes. Parlant d’indécence, la seule chose qu’elle parvient à voir en dehors de son bol de soupe vide, et son décolleté effarant, et elle se sent soudainement gênée d’offrir une telle vision à son beau-fils. Pas qu’elle avait eu le choix, mais elle se promet de reléguer cette horrible robe au fond de son placard dès que cette rencontre obligatoire se terminerait.

Elle avait été insultée au départ qu’on lui fasse faux bonds, pour la majorité de la fratrie, mais au final, ça l’arrangeait. Ça évitait les discussions douteuses et les malaises, même si elle devait se les taper avec ce charmant jeune homme. Lorsqu’il évoque ses tracas, elle pense automatiquement aux problèmes des gardes. Sans aucun doute, il s’agit bien d’Alaric. Fière de se souvenir de son prénom, elle le regarde attentivement, et détourne le regard lorsqu’il parle des autres. ‘’Malheureusement, ils ont trouvés mieux à faire que de rencontrer la plus récente conquête de votre père.’’ Elle hausse les épaules, puis repousse le bol vide de son champs de vision. Elle est prête à partir, mais elle remarque qu’il n’a rien terminé, et ce même si il ne touche plus à sa cuillère. ‘’Rien ne vous oblige à rester, Ser. Je vous remercie d’avoir été présent pour mon arrivée, cependant, je me doute que vous aussi, vous avez mieux à faire que de me divertir avec vos épées.’’

Elle se lève doucement, passe ses mains sur la jupe de sa robe afin de la lisser doucement, puis regarde autour d’elle afin de trouver la sortie la plus proche. Mais rapidement, elle se rend compte de son impolitesse, et fait une révérence vers Alaric. ‘’Je vous dis à la prochaine.’’ Car il ne semble pas non plus avoir envie de prolonger cette rencontre. Elle ne voudrait surtout pas s’imposer, déjà que son arrivée semblait controversé, si en plus elle exigeait de la compagnie, on risquait de la prendre pour une gamine en mal d’attention.

En regardant autour d’elle, elle se rend subitement compte qu’elle est loin de chez elle, et un sanglot d’émotion menace de remonter dans sa gorge. Elle panique, intérieurement. Elle est loin, elle ne connait plus personne, elle ne sait même pas comment sortir de cette salle à manger de malheur et pour bien faire, personne n’a envie de la voir ici. Elle ravale difficilement son sanglot et tremble doucement. Qu’est-ce qu’elle faisait là, exactement? Était-elle condamnée à être la parure d’un homme qu’elle ne verrait presque jamais ?




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le Sam 6 Jan - 17:26


between heaven and earth

Je remarque un accent qui ressort, plutôt agréable à l'ouïe mais plutôt inhabituel pour moi, cela va de soi. Néanmoins je m'abstiens de toute remarque, je ne voudrais pas la mettre mal à l'aise ou que cela lui évoque de mauvais souvenirs, sait-on jamais. Je préfère lui répondre avec un bref sourire avant de me retrouver bien bête face à mon bol de soupe. Finalement je lui offre de maigres explications ainsi que des excuses, pour ensuite relancer la conversation et chasser le silence embarrassant. C'est tout du moins ainsi que je le ressens, je crains fortement de paraître impoli si je reste muet jusqu'à la fin du repas. Mais je sens également que ma question plus tôt posée n'est pas la meilleure idée que j'ai eue jusqu'ici. Conquête de mon père... Quelque chose me dérange là dedans. Ce n'est nullement gratifiant pour elle. Je me doute que ce n'est pas par amour qu'elle s'est unie à mon géniteur mais en y songeant ainsi, j'ai un pincement au cœur. Celui-ci s'intensifie quand elle enchaîne.

J'ai l'impression que c'est ma faute si elle quitte aussi tôt la table, je me sens mal à cette pensée. Et ce n'est pas tout. Pour être moi-même en proie à bon nombre de maux, à parader comme si tout allait bien alors qu'en mon fort intérieur j'agonise encore, il me saute aux yeux qu'elle n'est pas heureuse. Alors même si je me fais des idées, c'est une raison de plus pour ne pas que nous en restions là. De toute manière, après ça, je ne sais pas si je serais en mesure de continuer mes activités l'esprit tranquille... et quelles activités ? Si ce n'est me morfondre en grande majorité. Je me lève presque immédiatement puis j'inspire un bon coup avant de la rejoindre dans le couloir, l'interpellant poliment. « Attendez, Sera, s'il vous plait. Je tiens réellement à vous la montrer. Je n'ai rien d'autre de prévu pour le moment alors si vous non plus... » J'insiste étonnement mais de bon cœur, je songe que cela m'aidera également à me changer un peu les idées, surtout avec ma nostalgie pesante des lieux. Elle est encore dos à moi et je crains désormais un refus, remarquant qu'elle... tremble légèrement. Je m'inquiète. Doucement j'approche et je pose ma main contre son épaule dans un geste qui se veut rassurant. Je ne parviens toujours pas à la considérer comme ma nouvelle belle-mère mais si elle va mal, peu importe qui elle est, je me vois mal lui fausser compagnie.



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le Lun 8 Jan - 21:24


between heaven and earth

Le temps s’arrête, se fait lourd autour d’elle tandis qu’elle reste immobile dans le couloir, complètement figée par la réalité qu’elle vient de se prendre de plein fouet. Elle est si loin de chez elle, de ceux qu’elle aime, de ses enfants adoptifs. On l’a vendu comme une marchandise,comme un objet n’ayant qu’une valeur monétaire. Elle avait cru avoir sa place chez les Valisiti, elle avait cru pouvoir se montrer irremplaçable, et la voilà à discuter de banalité avec un parfait étranger qui ne devait pas avoir envie de la voir ici, tout comme les autres n’ayant même pas daignés l’accueillir.

Le visage entre les mains, elle ferme les yeux, soupire, tente de trouver son souffle parmi ces secondes de panique, d’angoisse, et surtout, d’une tristesse soudaine. Elle se doit de faire le deuil d’Antiva et de ses paysages exotiques, elle doit accepter Lydes dans son cœur, dans sa vie, jusqu’à pouvoir le quitter.  L’air se fait rare, et des pas derrière elle retiennent son attention. Il l’a donc suivi, pourquoi? Avait-elle oublié quelque chose? Voulait-il lui reprocher son départ soudain? Elle se retourne doucement pour lui faire face, le visage beaucoup moins aimable que lorsqu’elle discutait à table. Elle était troublée, certes, mais c’est la suite de sa phrase qui la rend circonspecte. ‘’La montrer…?’’ Elle avait subitement oublié leur conversation, puis ça lui revient en tête juste à temps, alors qu’elle était sur le point de conclure à un sous-entendu douteux. ‘’Votre épée...Évidemment.’’ Elle parle plus pour elle même que pour lui. Mais sa respiration se fait toujours troublée.

Son regard se détourne du siens pour regarder le couloir vide. Elle tente de garder en tête qu’elle ne sera pas seule, qu’elle ne soit pas faire de malaise, et ses poumons semblent enclins à vouloir se remplir. C’est la main sur son épaule qui la ramène sur terre, comme si il lui autorisait à revenir, à être là, près de lui, dans sa demeure. ‘’Mes excuses. Mon intention n’étant pas de vous déranger, je ne souhaitais pas imposer ma présence plus que nécessaire.’’  Elle tente un petit sourire contrit, puis pose sa main sur celle d’Alaric. ‘’Je vous remercie pour vos efforts, Alaric. Je garderai en tête que votre accueil est impeccable.’’

Mais elle n’oublie pas qu’elle doit partir de cet endroit à tout prix. Il peut simplement se compter chanceux qu’elle ne le déteste pas aux premiers abords. Mais ce sera tout. Elle accepte cependant d’aller voir ses armes. Elle avait besoin de se changer les idées, et l’envie de voir l’acier rutilant d’une épée lui remontait déjà le moral. Sa main quitte doucement celle d’Alaric, puis elle penche la tête, attendant qu’il la guide vers ses quartiers, car elle ne savait même pas comment retourner aux siens, de toute façon.





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le Mer 10 Jan - 14:18


between heaven and earth

Je sens qu'elle est déstabilisée, mais je ne saurais dire si c'est en raison de ma présence, de mes propos, ou autre chose. Et en ce qui concerne mes propos, je réalise qu'ils n'étaient en effet pas exprimés de la meilleure manière. C'est gênant, une fois sorti de son contexte, je m'efforce de ne pas être soudainement envahi par la gêne ; je me sens même obligé de le confirmer à nouveau derrière. « Oui, mon épée... » S'en suit un silence lorsqu'elle se tourne vers le couloir, l'air pensive, tandis que je reste immobile face à elle. Bientôt je me décide à agir en déposant une main rassurante sur son épaule qui j'espère, fonctionnera autant que des paroles, si ce n'est mieux.

Je suis soulagé à sa main sur la mienne, au faible sourire qui borde ses lèvres, lui en offrant également un petit mais sincère. Cela m'embête et m'attriste même de la voir aussi seule, abandonnée, c'est l'impression que j'ai en la regardant ; je connais bien ce sentiment de solitude depuis mes pertes. Je pourrais dire que j'en veux à ma famille de ne pas faire des efforts avec elle mais d'un autre côté, je peux les comprendre. Je suis un peu partagé entre les deux et pour être honnête, avec mes anciennes belles-mères, je n'étais pas forcément plus présent ; surtout poli. « Désolé pour le reste de la famille, Sera, sachez en tout cas que vous ne m'imposez pas votre présence. Ne me remerciez pas pour si peu, j'aimerais faire en sorte que vous vous sentiez à l'aise ici, c'est la moindre des choses. » Plus facile à dire qu'à faire, si tous n'y mettent pas du leur. Encore une fois je suis sincère, étrangement je pense que je m'entendrais beaucoup mieux avec elle à long terme que les précédences épouses de Père ; même si je n'arrive toujours pas à la considérer ainsi.

« Je ne vous force pas non plus. Si vous souhaitez la voir... mon épée, suivez moi, je vous en prie. » J'ouvre la marche en direction de mes quartiers que je ne fréquente pas tant depuis mon retour ; le souvenir de Lise est encore plus présent à l'intérieur et c'est souvent là où mes visions se font plus intenses. Plus troublantes. Le mobilier est également resté intact, rien n'a changé, ce qui ne m'aide pas dans mon deuil mais je ne sais pas si j'aurais le courage de me séparer ainsi de ce qui leur appartenait... Non, sûrement pas, pas encore. C'est juste devant la grande porte qui y mène que j'inspire profondément, le cœur plus en pleine, mais je pénètre à l'intérieur avec Aliyah ; je n'oublie pas son prénom, d'ailleurs, je n'oublie pas qu'elle n'a pas non plus égaré mon identité. Je préfère ne pas reposer une énième fois mes prunelles sur certaines affaires qui me replongeraient dans une nostalgie évidente et je l'invite à me suivre jusqu'où est entreposée mon épée.« Voyez, elle est juste là. » Je l'attrape puis la sort de son fourreau afin qu'elle l'observe, me questionnant encore sur son intérêt à ce sujet. Qu'elle soit réellement intéressée ne me choque pas spécialement, même si elle n'est pas une combattante. « Est-ce que vous voulez la tenir, Aliyah ? »



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le Lun 29 Jan - 22:37


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Elle reste tout de même sur ses gardes, mal à l’aise. C’est de la pitié qu’elle ressent dans sa voix lorsqu’il s’adresse à elle. Il comprend la situation, mais la pitié viens tout noircir, vient amoindrir ses bonnes intentions. Il n’a pas de réel intérêt, sinon peut-être par culpabilité, elle n’en sait rien, et idéalement elle devrait l’ignorer, se concentrer sur son objectif premier de quitter cet endroit rapidement...Mais la suite restait vague. Que pourrait-elle faire en cavale? Elle ne pourrait certainement pas retourner à Antiva. Et ses talents étaient moindre, limites pour se défendre, mais sans plus. On l’avait élevée pour être une épouse, une mère, et le reste avait été accessoire, inutile. Elle soupire lorsqu’il mentionne le reste de la famille. Certes, elle déplorait le manque flagrant de politesse, mais en même temps, elle n’éprouvait pas particulièrement l’envie de tous les rencontrer, surtout pas en même temps. ‘’C’est aimable à vous Ser…’’

Et l’épée revient sur le sujet, objet de fascination, elle pourrait peut-être convaincre le garde de lui enseigner quelques mouvements, ou d’au moins lui montrer comment la tenir. Elle s’imagine s’enfuir, armée jusqu’aux dents, et pouvant au moins avoir assez confiance pour manipuler ses armes volées. Elle pourrait s’inventer une nouvelle vie, devenir guerrière, peut-être même une garde des ombres, et on la laisserait enfin tranquille. Elle n'appartiendrait à nul autre qu’elle même, et serait maître de son destin.

Rêveuse, elle met quelques secondes à réaliser qu’Alaric à entamer la marche jusqu’à ses quartiers. Elle le suit d’un petit pas rapide, ayant le réflexe de soulever une robe qui au final, ne lui gêne même pas les chevilles, ni les mollets d’ailleurs. Elle a le luxe d’avoir une nouvelle collection assez provocante. Pour un homme qui n’était même pas assez présent pour en profiter. ‘’Il s’agit là de mon idée, vous ne me forcer à rien rassurez-vous.’’

En arrivant dans les quartiers, elle remarque plus effets personnels qui ne semblaient pas appartenir au garde. Comme si d’autres personnes avaient pris possession de sa chambre en son absence. Mais en regardant de plus près, elle y voit surtout de la poussière, un endroit abandonné, mis sur pause le temps d’accomplir ses devoirs. Elle se montre curieuse, mais garde ses questions pour elle, essayant de se remémorer vaguement ce que son cher mari lui à raconter sur sa progéniture. Trois frères sur quatre avaient perdu une femme. Il était sans contredit celui-là. Mais elle voyait aussi des choses d’enfants, son coeur se serra et son regard troublé vint se poser sur Alaric. Il semblait affecté par la visite de ses propres quartiers. Par respect, elle ne dit pas un mot. On lui avait appris à se taire dans de tel moment, même si elle ressentait le désir de le reconforter, de lui dire quelque chose de gentil.

Distraite, elle pose enfin les yeux sur l’objet de sa quête, un léger frisson la parcourant au son du métal frôlant le cuir lorsqu’il s’arme. Réservée, elle s’approche tout de même afin de contempler l’arme, toucher le fil du bout des doigts, sans oser y mettre réellement la main. ‘’Quel magnifique objet. C’est presque un sacrilège de devoir la souiller au combat.’’ Elle laisse tomber sa main, puis regarde le garde dans les yeux, réellement intéressée cette fois. ‘’Je n’oserais pas. Elle semble lourde. Beaucoup trop pour que je puisse la tenir dignement.’’

L’envie ne manque pas, mais sa tenue est déjà assez indécente pour qu’elle se montre en plus armée d’une épée qu’elle ne saurait même pas lever.



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le Mar 30 Jan - 17:07


between heaven and earth

Ces quartiers autrefois si familiers à mes yeux sont désormais vides de toute chaleur, de toute présence autre que fantomatique. Comme si les esprits de Lise ainsi que de Banche rôdaient encore, rattachés à leurs effets personnels que je ne pourrais jamais déloger ; j'en ai le cœur gros. Si gros que je peine à avoir un contrôle total de mes expressions, pire encore à ne pas me trahir d'une simple œillade, ce qui est là plutôt peine perdue. Mais Aliyah n'émet aucune réflexion. Promptement je la mène jusqu'à mon épée qui est dévoilée pour son plaisir certain, évident, je le lis en elle. C'est ce qui me permet de ne pas me laisser envahir par l'ambiance nostalgique qui se dégage de la pièce. Je suis emporté par son enthousiasme, son intérêt sincère pour mon arme - ou plutôt celles en général si j'ai bien compris. « Et ce n'est là qu'un modèle parmi tant d'autres. A la Forteresse Inébranlable, beaucoup plus d'épées de toutes sortes sont entreposées. » Soyons clair, je ne me prétend pas expert en épées mais depuis le temps que j'en manie, j'ai suffisamment de connaissances en la matière. Toutes ne conviennent pas à tout le monde. Elles sont variées et comme nous, il en existe des plus robustes, élancées, lourdes ou légères. Je suis certain qu'elle en trouverait une adaptée à sa morphologie si tel était son souhait. Et si je ne pense pas que la mienne soit adaptée, je lui propose de la tenir, qu'elle se fasse une idée.

Pourtant, elle n'ose pas, quand bien même je vois de l'envie dans ses yeux. Il serait dommage qu'elle se prive pour si peu ; j'ai une idée en tête. « Elle n'est pas légère, en effet, mais je vais vous aider pour que vous puissiez en profiter. Doucement... Laissez-moi vous guider. » Suivant mes paroles, je glisse soigneusement le manche dans sa paume tout en englobant les miennes autour des siennes pour qu'elle ne se retrouve pas avec tout le poids d'un coup. La proximité est évidente mais nécessaire car je guide ses gestes, je lui enseigne de quelle manière la tenir. Dire que je lui montre tout ceci par politesse serait faux, ou plutôt, est désormais faux : je suis content de partager avec elle. Seulement la réalité me frappe à nouveau de plein fouet quand je suis pris de ce qui paraît n'être qu'une hallucination auditive, un simple écho, sûrement fruit de mon imagination ; comme un rire d'enfant, celui de Blanche. Je ravale ma salive puis reprend mon épée pour éviter un malheureux accident, fuyant du regard l'origine du son, derrière moi. Mon expression paraît soudainement plus mélancolique et je n'avais pas envie de lui offrir un tel spectacle ; j'enchaîne sur une proposition qui nous permettra de sortir d'ici. « Il y a des mannequins d'entraînement à l'extérieur, non loin de l'écurie, venez, je vais vous en montrer plus. » Si je reste une minute de plus, si je songe encore à ma douce Blanche, je risque de partir en sanglots.



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le Lun 19 Mar - 19:46


between heaven and earth

Elle lève un regard brillant vers Alaric, réellement admirative qu’il semble tenir l’arme comme s'il s’agissait d’un simple couteau à beurre. Qu’elle aurait aimé avoir la force nécessaire pour soulever autant de métal. Mais lorsqu’elle le regarde lui, plutôt que l’épée, elle peut y avoir le malaise, la tristesse se poser comme un voile devant son regard ; il n’a pas envie d’être là, presque autant qu’elle n’a pas envie d’être à Lydes.

Mais il la prend par surprise en lui mettant l’épée entre les mains, non sans assistance, car même avec l’aide de l’homme, elle douta pouvoir la tenir à bonne hauteur par elle-même, et elle s’en serait voulu énormément de l’abîmer en la laissant tomber.

-C’est...Une sensation étrange.

Elle regarde les mains sur les siennes, et se sent en sécurité, pour la première fois depuis qu’elle est arrivée à Lydes. Sans savoir si c’est parce qu’elle est maintenant armée, ou parce qu’il l’enveloppe de sa présence, elle finit par redresser la tête avec de s’adresser au garde lorsque le poids de l’épée devient plus évident, plus lourd, comme si il avait lâché prise.

-C’est une excellente idée. Quittons cet endroit. Je n’ai pas pu encore profiter de vos jardins, j’ai soudain une grande envie d’air frais.

Elle mentait. Elle avait déjà admiré les jardins, de loin, de la fenêtre de sa tour, et elle n’éprouvait aucune envie d’évoluer parmi les plantes et les hautes herbes. Elle était encore trop désorienté, nostalgique de ses propres jardins pour vouloir y mettre les pieds, mais le trouble qui semblait s’être épris d’Alaric la motivait à quitter ses quartiers sinistres et épouvantablement silencieux.

-Vous devriez l’emmener vous-même, sinon je risque d’abîmer quelques tapisseries.

Elle ose un léger sourire, le sentiment d’urgence la prenant lorsqu’elle croise son regard de nouveau. Elle lui laisse le temps de remettre son épée au fourreau et le prend doucement par le bras afin de sortir de cet endroit avec lui, au plus vite, comme si une certaine lourdeur était en train de s’emparer des lieux. Lorsqu’ils franchissent le pas de la porte, elle souffle doucement, de soulagement, mais aussi heureuse de pouvoir respirer un air beaucoup moins poussiéreux.

La jeune femme reste partiellement silencieuse durant le trajet, jetant quelques oeillades autour d’elle, et surtout sur l’épée toujours attachée à la taille du garde. Elle n’a pas envie de croiser d’autres membres de la famille, aussi, elle baisse le regard dès qu’ils croisent quelqu’un, familier ou non. Plus vite elle se fera oublier, plus vite elle pourra partir sans qu’on ne s’aperçoive de son absence. Après, elle se doutait bien que la majorité des membres de la famille avait tout autant envie de la voir partir.




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le Mer 21 Mar - 18:52


between heaven and earth

Cette hallucination auditive écourte malheureusement cette démonstration, quand bien même quelques instants, j'ai senti un réconfort à son contact. Mais ce n'est pas un lieu propice, il me hante encore bien trop pour que je sois totalement serein. Ainsi je suggère de sortir prendre l'air et je suis soulagé que Aliyah approuve tout autant. « Oui, merci. » J'évite son regard le temps de ranger mon épée dans le fourreau, avalant difficilement ma salive quand je songe qu'il va falloir nous retourner pour atteindre la porte de sortie. Je serre fort les dents, conforté quand elle agrippe mon bras, mais je ne découvre aucune silhouette fantomatique qui se dessine à l'horizon et le rire d'enfant ne résonne plus. Pour autant, cette ambiance pesante reste trop encrée à mon goût, même si la présence à mes côtés me berce un peu. Enfin à l'extérieur de mes quartiers, je lâche un faible soupire de soulagement. Je ne me détache pas d'elle même si je m'enferme dans un certain mutisme le temps du trajet jusqu'aux jardins.

Quand enfin nous y parvenons, j'inspire à nouveau, l'air frais terminant de m'apaiser. C'est seulement là que j'ose un sourire timide à Aliyah à mes côtés. « Désolé pour toute cette hâte... J'ai encore du mal avec certaines pièces ici, même dans ma propre demeure. Merci encore. » Je me confie un peu, probablement encore chahuté, et j'accompagne mon nouveau remerciement d'un baiser sur sa main. Je me sens désormais mieux, apte à lui faire une démonstration plus poussée avec les mannequins d'entraînement. Nous n'y sommes pas encore mais je la guide, attrapant naturellement cette même main avant de réaliser que le geste n'est peut-être pas très... approprié, ou plutôt, qu'il est peut-être trop hâtif alors que nous ne nous connaissons pas encore assez. J'espère ne pas être gênant.

Je la lâche quand nous arrivons à l'espace d'entraînement, entouré de verdure, d'air frais et loin de toute cette nostalgie regroupée dans mes appartements. Je parviens ainsi à être plus détendu et je ressors mon épée de son fourreau, levant la tête vers Aliyah. « Je vais vous montrer quelques bases. » J'hésite à lui proposer de les essayer après mais je suis conscient que ma lame est trop lourde pour elle, pour le moment. Peut-être que... Avant d'entamer les hostilités face au mannequin face à moi, je m'amène juste à côté, où se situent quelques épées d'entraînement. L'une d'entre elle est très fine, légère, et il me semble que Arthur l'utilise parfois. Je l'attrape puis retourne la lui confier. « Tenez, je pense que celle-ci conviendra parfaitement si vous voulez suivre mes mouvements. » Oui, je prends les devants, mais je sens qu'elle ne sera pas contre. Je sens dans ses yeux un intérêt certain pour les épées, à moins que je ne me trompe ? Dans tous les cas, je ne la force à rien, cela va sans dire. Je me mets en position puis m'élance en direction de l'un des mannequins pour lui présenter une attaque simple.



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